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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:00

 

  J'aime beaucoup les peintures de fées réalisées avec talent

par Christine HAWORTH.

J'aime la douceur des personnages , des couleurs ...

qui m'invite au rêve... tout simplement !

 

 

 

 

 

 

 

encore de jolies petites fées

 

 

 

 

 

encore de jolies petites fées

 

 

 

 

 

encore de jolies petites fées

 

 

 

 

 

encore de jolies petites fées

 

 

 

 

 

encore de jolies petites fées

 

 

 

 

 

encore de jolies petites fées

 

 

 

  ( Source photos internet )

 

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 12:00


J'aime beaucoup le monde des fées , de la féérie en général et ce samedi , c'est avec plaisir que je vous invite dans ce monde imaginaire par le biais de ces magnifiques photos accompagnées de quelques citations.
BON VOYAGE AU PAYS DES FEES !!!










Les
contes de fées sont les romans érotiques des enfants.



Jean Paulhan








Les
fées nous endorment, nous ouvrent les portes de leur royaume, qui se referment sur nous sans qu'elles aient pris la précaution de nous en remettre la clé
.



Jean Tétreau










N'est-il pas suffisant de contempler un jardin si magnifique sans avoir à croire en plus que des fées l'habitent?


Douglas Adams







 Etre musicienne ? C'est être fée !



Françoise Dumoulin-Tessier








La bonne grâce est le vrai don des fées ; Sans elle on ne peut rien, avec elle on peut tout.



Charles Perrault








Les
fées font leur lessive dans une bulle de savon et cuisent leur soupe sur un feu follet.



Béatrix Beck










La
vie est un conte de fée qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons.




Robert Lalonde









La
féerie est un monde vivant que l'imagination de l'enfant est seule capable de créer à sa démesure ; les fées ont été inventées par les adultes pour tuer la féerie des lieux
.



Dominique Blondeau








Fées
répandez partout La rosée sacrée des champs
.


William Shakespeare









Belles, ce don vaut mieux que d'être bien coiffées,
Pour engager un coeur, pour en venir à bout
La bonne grâce est le vrai don des Fées
Sans elle on ne peut rien, avec elle, on peut tout.


Charles Perrault




bon week end gifs belles images

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 22:26
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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 16:35






La Fée des neiges

 



Sur son édredon tout blanc brodé de mille et un diamants,
En ce début du mois de mars, l'hiver s'étirait paresseusement
En cette heure matinale, près de la fenêtre je m'étais assise.
Je savourais, oh! vestige des beaux jours, la confiture de cerises.

En cet instant de douce sérénité, soudain une frêle silhouette je vis.
Couverte d'un magnifique manteau de frimas, mon regard elle a ravi.
Des perles luisaient quand s'entrouvaient ses lèvres vermeilles
Et ses yeux brillaient comme des cristaux de neige: quelle merveille!

Tandis que le vent agitait en tout sens ses cheveux couverts de glaçons,
D'une multitude de jolis dessins givrés elle ornait les carreaux à sa façon.
De son souffle glacial, elle s'amusait à éparpiller les flocons de neige,
Se riant du sortilège qui les faisait tournoyer au céleste manège.

C'est alors que j'osai lui demander, tandis que j'admirais ce spectacle féérique:
"Oh! Jolie créature, qui êtes-vous donc? Elles sont si jolies ces rondes magiques!"
Écrivant son nom en lettres d'argent sur les vitraux embués elle me dit alors:
"Je suis la Fée des neiges". Je viens du pays du Nord, là où autrefois abondait l'or."

"Que désirez-vous?" lui demandai-je ensuite dans un murmure.
"Avant que le soleil ne réussisse à briser de l'hiver l'armure,
J'aimerais vous apporter un peu de magie afin d'égayer vos jours gris
Et comme aux beaux jours d'autrefois, voir renaître en vous l'enfant qui rit.

Sur la vitre glacée je soufflai à mon tour et m'empressai d'y créer un dessin.
C'était un petit coeur dans lequel j'avais écrit ces simples mots, bien à dessein:
"Je vous aime chère Fée des neiges! Je vous en prie, revenez autant qu'il vous plaira."
Dans un tourbillon de flocons elle me souria, une derniere fois mon regard l'admira.

 

                                               
                                  Laurence Rocheleau
01-04-05


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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 08:00






La Fée poussière

George Sand
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Autrefois, il y a bien longtemps, mes chers enfants, j'étais jeune et j'entendais souvent les gens se plaindre d'une importune petite vieille qui entrait par les fenêtres quand on l'avait chassée par les portes. Elle était si fine et si menue, qu'en eût dit qu'elle flottait au lieu de marcher, et mes parents la comparaient à une petite fée. Les domestiques la détestaient et la renvoyaient à coups de plumeau, mais on ne l'avait pas plus tôt délogée d'une place qu'elle reparaissait à une autre.
Elle portait toujours une vilaine robe grise traînante et une sorte de voile pâle que le moindre vent faisait voltiger autour de sa tête ébouriffée en mèches jaunâtres.
A force d'être persécutée, elle me faisait pitié et je la laissais volontiers se reposer dans mon petit jardin, bien qu'elle abimât beaucoup mes fleurs. Je causais avec elle, mais sans en pouvoir tirer une parole qui eût le sens commun. Elle voulait toucher à tout, disant qu'elle ne faisait que du bien. On me reprochait de la tolérer, et, quand je l'avais laissée s'approcher de moi, on m'envoyait laver et changer, en me menaçant de me donner le nom qu'elle portait.
C'était un vilain nom que je redoutais beaucoup. Elle était si malpropre qu'on prétendait qu'elle couchait dans les balayures des maisons et des rues, et, à cause de cela, on la nommait la fée Poussière.
- Pourquoi donc êtes-vous si poudreuse ? lui dis-je un jour qu'elle voulait m'embrasser.
- Tu es une sotte de me craindre, répondit-elle alors d'un ton railleur : tu m'appartiens, et tu me ressembles plus que tu ne penses. Mais tu es une enfant esclave de l'ignorance, et je perdrais mon temps à te le démontrer.
- Voyons, repris-je, vous paraissez vouloir parler raison pour la première fois. Expliquez-moi vos paroles.
- Je ne puis te parler ici, répondit-elle. J'en ai trop long à te dire, et, sitôt que je m'installe quelque part chez vous, on me balaye avec mépris ; mais, si tu veux savoir qui je suis, appelle-moi par trois fois cette nuit, aussitôt que tu seras endormie.
Là-dessus, elle s'éloigna en poussant un grand éclat de rire, et il me sembla la voir se dissoudre et s'élever en grande traînée d'or, rougi par le soleil couchant. 
Le même soir, j'étais dans mon lit et je pensais à elle en commençant à sommeiller.
- J'ai rêvé tout cela, me disais-je, ou bien cette petite vieille est une vraie folle. Comment me serait-il possible de l'appeler en dormant ?
Je m'endormis, et tout aussitôt je rêvai que je l'appelais. Je ne suis même pas sûre de n'avoir pas crié tout haut par trois fois : «Fée Poussière ! fée Poussière ! fée Poussière !»
A l'instant même, je fus transportée dans un immense jardin au milieu duquel s'élevait un palais enchanté, et sur le seuil de cette merveilleuse demeure, une dame resplendissante de jeunesse et de beauté m'attendait dans de magnifiques habits de fête.
Je courus à elle et elle m'embrassa en me disant :
- Eh bien, reconnais-tu, à présent, la fée Poussière ?
- Non, pas du tout, madame, répondis-je, et je pense que vous vous moquez de moi.
- Je ne me moque point, reprit-elle ; mais, comme tu ne saurais comprendre mes paroles, je vais te faire assister à un spectacle qui te paraîtra étrange et que je rendrai aussi court que possible. Suis-moi.
Elle me conduisit dans le plus bel endroit de sa résidence. C'était un petit lac limpide qui ressemblait à un diamant vert enchâssé dans un anneau de fleurs, et où se jouaient des poissons de toutes les nuances de l'orange et de la cornaline, des carpes de Chine couleur d'ambre, des cygnes blancs et noirs, des sarcelles exotiques vêtues de pierreries, et, au fond de l'eau, des coquillages de nacre et de pourpre, des salamandres aux vives couleurs et aux panaches dentelés, enfin tout un monde de merveilles vivantes glissant et plongeant sur un lit de sable argenté, où poussaient des herbes fines, plus fleuries et plus jolies les unes que les autres. Autour de ce vaste bassin s'arrondissait sur plusieurs rangs une colonnade de porphyre à chapiteaux d'albâtre. L'entablement, fait des minéraux les plus précieux, disparaissait presque sous les clématites, les jasmins, les glycines, les bryones et les chèvrefeuilles où mille oiseaux faisaient leurs nids. Des buissons de roses de toutes nuances et de tous parfums se miraient dans l'eau, ainsi que le fût des colonnes et les belles statues de marbre de Paros placées sous les arcades. Au milieu du bassin jaillissait en mille fusées de diamants et de perles un jet d'eau qui retombait dans de colossales vasques de nacre.
Le fond de l'amphithéâtre d'architecture s'ouvrait sur de riants parterres qu'ombrageaient des arbres géants couronnés de fleurs et de fruits, et dont les tiges enlacées de pampres formaient, au-delà de la colonnade de porphyre, une colonnade de verdure et de fleurs.
La fée me fit assoir avec elle au seuil d'une grotte d'où s'élançait une cascade mélodieuse et que tapissaient les beaux rubans des scolopendres et le velours des mousses fraîches diamantées de gouttes d'eau.
- Tout ce que tu vois là, me dit-elle, est mon ouvrage. Tout cela est fait de poussière ; c'est en secouant ma robe dans les nuages que j'ai fourni tous les matériaux de ce paradis. Mon ami le feu les avait lancés dans les airs, les a repris pour les recuire, les cristalliser ou les agglomérer après que mon serviteur le vent les a eu promenés dans l'humidité et dans l'électricité des nues, et rabattus sur la terre ; ce grand plateau solidifié s'est revêtu alors de ma substance féconde et la pluie en a fait des sables et des engrais, après en avoir fait des granits, des porphyres, des marbres, des métaux et des roches de toute sorte.
J'écoutais sans comprendre et je pensais que la fée continuait à me mystifier. Qu'elle eût pu faire de la terre avec de la poussière, passe encore ; mais qu'elle eût fait avec cela du marbre, des granits et d'autres minéraux, qu'en se secouant elle aurait fait tomber du ciel, je n'en croyais rien. Je n'osais pas lui donner un démenti, mais je me retournai involontairement vers elle pour voir si elle disait sérieusement une pareille absurdité.
Quelle fut ma surprise de ne plus la trouver derrière moi ! mais j'entendis sa voix qui partait de dessous terre et qui m'appelait. En même temps, je m'enfonçai sous terre aussi, sans pouvoir m'en défendre, et je me trouvai dans un lieu terrible où tout était feu et flamme. On m'avait parlé de l'enfer, je crus que c'était cela. Des lueurs rouges, bleues, vertes, blanches, violettes, tantôt livides, tantôt éblouissantes, remplaçaient le jour, et, si le soleil pénétrait en cet endroit, les vapeurs qui s'exhalaient de la fournaise le rendaient tout à fait invisible.
Des bruits formidables, des sifflements aigus, des explosions, des éclats de tonnerre remplissaient cette caverne de nuages noirs où je me sentais enfermée.
Au milieu de tout cela, j'apercevais la petite fée Poussière qui avait repris sa face terreuse et son sordide vêtement incolore. Elle allait et venait, travaillant, poussant, tassant, brassant, versant je ne sais quels acides, se livrant en un mot à des opérations incompréhensibles.
- N'aie pas peur, me cria-t-elle d'une voix qui dominait les bruits assourdissants de ce Tartare. Tu es ici dans mon laboratoire. Ne connais-tu pas la chimie ?
- Je n'en sais pas un mot, m'écriai-je, et ne désire pas l'apprendre en un pareil endroit.
- Tu as voulu savoir, il faut te résigner à regarder. Il est bien commode d'habiter la surface de la terre, de vivre avec les fleurs, les oiseaux et les animaux apprivoisés ; de se baigner dans les eaux tranquilles, de manger des fruits savoureux en marchant sur des tapis de gazon et de marguerites. Tu t'es imaginée que la vie humaine avait subsisté de tout temps ainsi, dans des conditions bénies. Il est temps de t'aviser du commencement des choses et de la puissance de la fée Poussière, ton aïeule, ta mère et ta nourrice.
En parlant ainsi, la petite vieille me fit rouler avec elle au plus profond de l'abîme à travers les flammes dévorantes, les explosions effroyables, les âcres fumées noires, les métaux en fusion, les laves au vomissement hideux de toutes les terreurs de l'éruption volcanique.
- Voici mes fourneaux, me dit-elle, c'est le sous-sol où s'élaborent mes provisions. Tu vois, il fait bon ici pour un esprit débarrassé de cette carapace qu'on appelle un corps. Tu as laissé le tien dans ton lit et ton esprit seul est avec moi. Donc, tu peux toucher et brasser la matière première. Tu ignores la chimie, tu ne sais pas encore de quoi cette matière est faite, ni par quelle opération mystérieuse ce qui apparaît ici sous l'aspect de corps solides provient d'un corps gazeux qui a lui dans l'espace comme une nébuleuse et qui plus tard a brillé comme un soleil. Tu es une enfant, je ne peux pas t'initier aux grands secrets de la création et il se passera encore du temps avant que tes professeurs les sachent eux-mêmes. Mais je peux te faire voir les produits de mon art culinaire. Tout est ici un peu confus pour toi. Remontons d'un étage. Prends l'échelle et suis-moi.
Une échelle, dont je ne pouvais apercevoir ni la base ni le faîte, se présentait en effet devant nous. Je suivis la fée et me trouvai avec elle dans les ténèbres, mais je m'aperçus alors qu'elle était toute lumineuse et rayonnait comme un flambeau. Je vis donc des dépôts énormes d'une pâte rosée, des blocs d'un cristal blanchâtre et des lames immenses d'une matière vitreuse noire et brillante que la fée se mit à écraser sous ses doigts ; puis elle pila le cristal en petits morceaux et mêla le tout avec la pâte rose, qu'elle porta sur ce qu'il lui plaisait d'appeler un feu doux.
- Quel plat faites-vous donc là ? lui demandai-je.
- Un plat très nécessaire à ta pauvre petite existence, répondit-elle ; je fais du granit, c'est-à-dire qu'avec la poussière je fais la plus dure et la plus résistante des pierres. Il faut bien cela, pour enfermer le Cocyte et le Phlégéthon. Je fais aussi des mélanges variés des mêmes éléments. Voici ce qu'on t'a montré sous des noms barbares, les gneiss, les quartzites, les talcschistes, les micaschistes, etc. De tout cela, qui provient de mes poussières, je ferai plus tard d'autres poussières avec des éléments nouveaux, et ce seront alors des ardoises, des sables et des grès. Je suis habile et patiente, je pulvérise sans cesse pour réagglomérer. La base de tout gâteau n'est-elle pas la farine ? Quant à présent, j'emprisonne mes fourneaux en leur ménageant toutefois quelques soupiraux nécessaires pour qu'ils ne fassent pas tout éclater. Nous irons voir plus haut ce qui se passe. Si tu es fatiguée, tu peux faire un somme, car il me faut un peu de temps pour cet ouvrage.
Je perdis la notion du temps, et, quand la fée m'éveilla.
- Tu as dormi, me dit-elle, un joli nombre de siècles !
- Combien donc, madame la fée ?
- Tu demanderas cela à tes professeurs, répondit-elle en ricanant ; reprenons l'échelle.
Elle me fit monter plusieurs étages de divers dépôts, où je la vis manipuler des rouilles de métaux dont elle fit du calcaire, des marnes, des argiles, des ardoises, des jaspes ; et, comme je l'interrogeais sur l'origine des métaux :
- Tu en veux savoir beaucoup, me dit-elle. Vos chercheurs peuvent expliquer beaucoup de phénomènes par l'eau et par le feu. Mais peuvent-ils savoir ce qui s'est passé entre terre et ciel quand toutes mes pouzzolanes, lancées par le vent de l'abîme, ont formé des nuées solides, que les nuages d'eau ont roulés dans leurs tourbillons d'orage, que la foudre a pénétrées de ses aimants mystérieux et que les vents supérieurs ont rabattues sur la surface terrestre en pluies torrentielles ? C'est là l'origine des premiers dépôts. Tu vas assister à leurs merveilleuses transofrmations.
Nous montâmes plus haut et nous vîmes des craies, des marbres et des bancs de pierre calcaire, de quoi bâtir une ville aussi grande que le globe entier. Et, comme j'étais émerveillée de ce qu'elle pouvait produire par le sassement, l'agglomération, le métamorphisme et la cuisson, elle me dit :
- Tout ceci n'est rien, et tu vas voir bien autre chose ! tu vas voir la vie déjà éclose au milieu de ces pierres.
Elle s'approcha d'un bassin grand comme une mer, et, y plongeant le bras, elle en retira d'abord des plantes étranges, puis des animaux plus étranges encore, qui était encore à moitié plantes ; puis des êtres libres, indépendants les uns des autres, des coquillages vivants, puis enfin des poissons, qu'elle fit sauter en disant :
- Voilà ce que dame Poussière sait produire quand elle se dépose au fond des eaux. Mais il y a mieux ; retourne-toi et regarde le rivage.
Je me retournai : le calcaire et tous ses composés, mêlés à la silice et à l'argile, avaient formé à leur surface une fine poussière brune et grasse où poussaient des plantes chevelues fort singulières.
- Voici la terre végétale, dit la fée, attends un peu, tu verras pousser des arbres.
En effet, je vis une végétation arborescente s'élever rapidement et se peupler de reptiles et d'insectes, tandis que sur les rivages s'agitaient des êtres inconnus qui me causèrent une véritable terreur.
- Ces animaux ne t'effrayeront pas sur la terre de l'avenir, dit la fée. Ils sont destinés à l'engraisser de leurs dépouilles. Il n'y a pas encore ici d'hommes pour les craindre.
- Attendez ! m'écriai-je, voici un luxe de monstres qui me scandalise ! Voici votre terre qui appartient à ces dévorants qui vivent les uns des autres. Il vous fallait tous ces massacres et toutes ces stupidités pour nous faire un fumier ? Je comprends qu'ils ne soient pas bons à autre chose, mais je ne comprends pas une création si exubérante de formes animées, pour ne rien faire et ne rien laisser qui vaille.
- L'engrais est quelque chose, si ce n'est pas tout, répondit la fée. Les conditions que celui-ci va créer seront propices à des êtres différents qui succéderont à ceux-ci.
- Et qui disparaîtront à leur tour, je sais cela. Je sais que la création se perfectionnera jusqu'à l'homme, du moins on me l'a dit et je le crois. Mais je ne m'étais pas encore représenté cette prodigalité de vie et de destruction qui m'effraye et me répugne. Ces formes hideuses, ces amphibies gigantesques, ces crocodiles monstrueux, et toutes ces bêtes rampantes ou nageantes qui ne semblent vivre que pour se servir de leurs dents et dévorer les autres...
Mon indignation divertit beaucoup la fée Poussière.
- La matière est la matière, répondit-elle, elle est toujours logique dans ses opérations. L'esprit humain ne l'est pas et tu en es la preuve, toi qui te nourris de charmants oiseaux et d'une foule de créatures plus belles et plus intelligentes que celles-ci. Est-ce à moi de t'apprendre qu'il n'y a point de production possible sans destruction permanente, et veux-tu renverser l'ordre de la nature ?
- Oui, je le voudrais, je voudrais que tout fût bien, dès le premier jour. Si la nature est une grande fée, elle pouvait bien se passer de tous ces essais abominables, et faire un monde où nous serions des anges, vivant par l'esprit, au sein d'une création immuable et toujours belle.
- La grande fée Nature a de plus hautes visées, répondit dame Poussière. Elle ne prétend pas s'arrêter aux choses que tu connais. Elle travaille et invente toujours. Pour elle, qui ne connaît pas la suspension de la vie, le repos serait la mort. Si les choses ne changeaient pas, l'oeuvre du roi des génies serait terminée et ce roi, qui est l'activité incessante et suprême, finirait avec son oeuvre. Le monde où tu vis et où tu vas retourner tout à l'heure quand ta vision du passé se dissipera, - ce monde de l'homme que tu crois meilleur que celui des animaux anciens, ce monde dont tu n'es pourtant pas satisfait, puisque tu voudrais y vivre éternellement à l'état de pur esprit, cette pauvre planète encore enfant, est destinée à se transformer indéfiniment. L'avenir fera de vous tous et de vous toutes, faibles créatures humaines, des fées et des génies qui posséderont la science, la raison et la bonté ; vois ce que je te fais voir, et sache que ces premières ébauches de la vie résumée dans l'instinct sont plus près de toi que tu ne l'es de ce que sera, un jour, le règne de l'esprit sur la terre que tu habites. Les occupants de ce monde futur seront alors en droit de te mépriser aussi profondément que tu méprises aujourd'hui le monde des grands sauriens.
- A la bonne heure, répondis-je, si tout ce que je vois du passé doit me faire aimer l'avenir, continuons à voir du nouveau.
- Et surtout, reprit la fée, ne le méprisons pas trop, ce passé, afin de ne pas commettre l'ingratitude de mépriser le présent. Quand le grand esprit de la vie se sert des matériaux que je lui fournis, il fait des merveilles dès le premier jour. Regarde les yeux de ce prétendu monstre que vos savants ont nommé l'ichthyosaure.
- Ils sont plus gros que ma tête et me font peur.
- Ils sont très supérieurs aux tiens. Ils sont à la fois myopes et presbytes à volonté. Ils voient la proie à des distances considérables comme avec un télescope, et, quand elle est tout près, par un simple changement de fonction, ils la voient parfaitement à sa véritable distance sans avoir besoin de lunettes. A ce moment de la création, la nature n'a qu'un but : faire un animal pensant. Elle lui donne des organes merveilleusement appropriés à ses besoins. C'est un joli commencement : n'en es-tu pas frappée ? - Il en sera ainsi, et de mieux en mieux, de tous les êtres qui vont succéder à ceux-ci. Ceux qui te paraîtront pauvres, laids ou chétifs seront encore des prodiges d'adaption au milieu où ils devront se manifester.
- Et comme ceux-ci, ils ne songeront pourtant qu'à se nourrir ?
- A quoi veux-tu qu'ils songent ? La terre n'éprouve pas le besoin d'être admirée. Le ciel subsistera aujourd'hui et toujours sans que les aspirations et les prières des créatures ajoutent rien à son éclat et à la majesté de ses lois. La fée de ta petite planète connaît la grande cause, n'en doute pas ; mais, si elle est chargée de faire un être qui pressente ou devine cette cause, elle est soumise à la loi du temps, cette chose dont vous ne pouvez pas vous rendre compte, parce que vous vivez trop peu pour en apprécier les opérations. Vous les croyez lentes, et elles sont d'une rapidité foudroyante. Je vais affranchir ton esprit de son infirmité et faire passer devant toi les résultats de siècles innombrables. Regarde et n'ergote plus. Mets à profit ma complaisance pour toi.
Je sentis que la fée avait raison et je regardai, de tous mes yeux, la succession des aspects de la terre. Je vis naître et mourir des végétaux et des animaux de plus en plus ingénieux par l'instinct et de plus en plus agréables ou imposants par la forme. A mesure que le sol s'embellissait de productions plus ressemblantes à celles de nos jours, les habitants de ce grand jardin que de grands accidents transformaient sans cesse, me parurent moins avides pour eux-mêmes et plus soucieux de leur progéniture. Je les vis construire des demeures à l'usage de leur famille et montrer de l'attachement pour leur localité. Si bien que, de moment en moment, je voyais s'évanouir un monde et surgir un monde nouveau, comme les actes d'une féerie.
- Repose-toi, me dit la fée, car tu viens de parcourir beaucoup de milliers de siècles, sans t'en douter, et monsieur l'homme va naître à son tour quand le règne de monsieur le singe sera accompli.
Je me rendormis, écrasée de fatigue, et, quand je m'éveillai, je me trouvai au milieu d'un grand bal dans le palais de la fée, redevenue jeune, belle et parée.
- Tu vois toutes ces belles choses et tout ce beau monde, me dit-elle. Eh bien, mon enfant, poussière que tout cela ! Ces parois de porphyre et de marbre, c'est de la poussière de molécules pétrie et cuite à point. Ces murailles de pierres taillées, c'est de la poussière de chaux ou de granit amenée à bien par les mêmes procédés. Ces lustres et ces cristaux, c'est du sable fin cuit par la main des hommes en imitation du travail de la nature. Ces porcelaines et ces faïences, c'est de la poudre de feldspath, le kaolin dont les Chinois nous ont fait trouver l'emploi. Ces diamants qui parent les danseuses, c'est de la poudre de charbon qui s'est cristallisée. Ces perles, c'est le phosphate de chaux que l'huître suinte dans sa coquille. L'or et tous les métaux n'ont pas d'autre origine que l'assemblage bien tassé, bien manipulé, bien fondu, bien chauffé et bien refroidi, de molécules infinitésimales. Ces beaux végétaux, ces roses couleur de chair, ces lis tachetés, ces gardénias qui embaument l'atmosphère, sont nés de la poussière que je leur ai préparée, et ces gens qui dansent et sourient au son des instruments, ces vivants par excellence qu'on appelle des personnes, eux aussi, ne t'en déplaise, sont nés de moi et retourneront à moi.
Comme elle disait cela, la fête et le palais disparurent. Je me trouvai avec la fée dans un champ où il poussait du blé. Elle se baissa et ramassa une pierre où il y avait un coquillage incrusté.
- Voilà, me dit-elle, à l'état fossile, un être que je t'ai montré vivant aux premiers âges de la vie. Qu'est-ce que c'est, à présent ? Du phosphate de chaux. On le réduit en poussière et on en fait de l'engrais pour les terres trop siliceuses. Tu vois, l'homme commence à s'aviser d'une chose, c'est que le seul maître à étudier, c'est la nature. 
Elle écrasa sous ses doigts le fossile et en sema la poudre sur le sol cultivé, en disant :
- Ceci rentre dans ma cuisine. Je sème la destruction pour faire pousser le germe. Il en est ainsi de toutes les poussières, qu'elles aient été plantes, animaux ou personnes. Elles sont la mort après avoir été la vie, et cela n'a rien de triste, puisqu'elles recommencent toujours, grâce à moi, à être la vie après avoir été la mort. Adieu. Je veux que tu gardes un souvenir de moi. Tu admires beaucoup ma robe de bal. En voici un petit morceau que tu examineras à loisir.
Tout disparut, et, quand j'ouvris les yeux, je me retrouvai dans mon lit. Le soleil était levé et m'envoyait un beau rayon. Je regardai le bout d'étoffe que la fée m'avait mis dans la main. Ce n'était qu'un petit tas de fine poussière, mais mon esprit était encore sous le charme du rêve et il communiqua à mes sens le pouvoir de distinguer les moindres atomes de cette poussière.
Je fus émerveillée ; il y avait de tout : de l'air, de l'eau, du soleil, de l'or, des diamants, de la cendre, du pollen de fleur, des coquillages, des perles, de la poussière d'ailes de papillon, du fil, de la cire, du fer, du bois, et beaucoup de cadavres microscopiques ; mais, au milieu de ce mélange de débris imperceptibles, je vis fermenter je ne sais quelle vie d'êtres insaisissables qui paraissaient chercher à se fixer quelque part pour éclore ou pour se transformer, et qui se fondirent en nuage d'or dans le rayon rose du soleil levant.


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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 11:44



Coup de coeur en découvrant ces magnifiques illustrations de fées by Carmen Keys.
En voici quelques -unes mais n'hésitez pas à aller voir son site où vous en découvrirez encore beaucoup d'autres ...


























































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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 18:39









Editeur

Fetjaine

Auteur

Jean-Louis Fetjaine , Jean-Baptiste Rabouan , Sandrine Rabouan

   Age :

5 ans, 6 ans, 7 ans, 8 ans, 9 ans





En deux mots...



Avant, il y a très longtemps, il n'y avait que deux saisons : l'été et l'hiver. Et comme il n'y avait pas de demi-saison, tout le monde s'enrhumait quand la neige arrivait d'un seul coup. Jusqu'au jour où une petite elfe nommée Automne eut l'idée de peindre la forêt aux couleurs du soleil couchant...

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 08:00








Les fées peuplent la tradition populaire depuis longtemps.Leur nom vient du latin FATA. Nom données au déesses qui se penchaient sur le berceau des nouveaux nés et qui déterminaient leur destin.
Ce sont des êtres fantastiques, du sexe
féminin, qu'on suppose douées d'un
pouvoir surnaturel.







Avant toute chose, définissons ce qu'est une fée. Tout le monde a déjà entendu des tas de "contes de fées" en étant petit mais qui  sont-elles au juste?






Selon les dictionnaires usuels, les fées sont des êtres éthérés, fantastiques, immatériels, jouissant d'un pouvoir surhumain et d'un don de divination. On les représente tantôt comme une vielle ridée et couverte de haillons (sorcière ?), mais elles sont toujours armées dune baguette magique, instrument de leur puissance surnaturelle. Sans être immortelles, elles ont une existence de plusieurs milliers d'années.Chez la plupart des peuples, on rencontre la croyance à des êtres surnaturels qui se mêlent à la vie des hommes, président à leur naissance pour les „douer“ plus ou moins heureusement, et leur font sentir au cours de l'existence l'action de leur bienfaisance ou de leur malfaisance.















La croyance aux fées paraît se rattacher à la religion des Druides et dériver de la vénération que les Gaulois avaient pour les Druidesses (prêtesses). Quoi qu'il en soit, les fées ont joué un très grand rôle au Moyen âge; elles occupent une grande place dans les romans de chevalerie. A cette époque, de grandes familles, des contrées même avaient leur fée protectrice: telles étaient Mélusine, patronne de la maison de Lusigna; la fée Banshee, en Irlande, protectrice des Fitzgerald; Viviane, élève de l'enchanteur Merlin, renommée en Bretagne; la fée des Ortoli, en Corse; la fée Morgane, à Reggio (et à l'ile de Sein); la Dame Blanche des Avenel, en Ecosse; la fée Urgèle, etc.. (auxquelles on ne saurait omettre de réunir une des seules fée malfaisantes, la vielle „bossue à trente-six carats“, Carabosse).







Une fée est décrite comme un " être imaginaire " de forme féminine auquel la légende attribue un pouvoir surnaturel et une influence sur la destinée des humains. La (bonne) fée est souvent représentée comme une jolie femme à l'abondante chevelure, vêtue d'une robe longue et tenant à la main une baguette magique.







 

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 09:00



Voici mon coup de coeur du jour !

Envie de vous faire découvrir quelques tableaux Fées - Princesses réalisés par Corinne Demuynck.

Ces tableaux sont imprimés sur toiles.




DEMUYNCK La fée du bonheur



La fée du bonheur





 

DEMUYNCK Princesse au cheval ailé



 Princesse au cheval ailé





DEMUYNCK La fée des bois




                                                                                  La fée des bois





DEMUYNCK Princesse Porte-bonheur



                                                                  Princesse porte-bonheur






DEMUYNCK Fleur de Princesse




                                                                              Fleur de Princesse






DEMUYNCK Princesse au violon




                                                                           Princesse au violon






DEMUYNCK Princesse fleur de lotus




                                                                   Princesse fleur de lotus






DEMUYNCK Princesse fleur




                                        Princesse fleur



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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 12:48










La fée des fleurs


Ici et là, parsemant le sol, quelques flocons de neige...
La planète bleue, telle un manège,
Le printemps poursuit dans un incessant tournoiement.
La nature enfin l'enlace dans un dernier larmoiement.

"Voici mars!" chuchote le vent aux arbres dénudés.
"Une mystérieuse renaissance vous ne pourrez éluder."
À cet heureux présage, la vallée peu à peu reverdit
Et le ruisseau offre à l'hiver son requiem de Verdi.

À l'orée du sous-bois, le pluvier s'est posé.
L'aurore l'accueille dans un scintillement de rosée.
Timidement les tussilages déploient leurs pétales,
Tels des topazes qu'un bon magicien étale.

Au chant nostalgique de la gracieuse tourterelle,
Sur un lit de fougères s'éveillent les chanterelles.
Sur la branche du pommier rêve la chrysalide,
Magnifique papillon de devenir elle est avide.

Sous la terre du jardin d'impatience elles frémissent
Ces belles trop longtemps enfouies, du printemps les prémices.
Tandis que jonquilles, tulipes et muguets de fleurir se languissent
Délicatement se pose la "Fée des fleurs" sur la narcisse.

"Mes chères amies les fleurs, combien vous m'avez manqué durant ce long hiver
Et combien il m'a manqué votre beau feuillage vert!"
Vêtue d'une incomparable robe aux couleurs translucides d'azur et de soleil,
Au sein de la corolle du hortensia la "Fée des fleurs" s'éveille.

"À jamais auprès de vous je veux vivre,
Vos doux parfums comme un elixir m'ennivrent!
Quand reverrais-je mes chers amis les papillons et les oiseaux?"
La brise printaniere lui répond: "Envoles-toi vers la prairie aux grands roseaux!"

La "Fée des fleurs" étire ses ailes frêles et s'envole vers le grand étang.
À sa proximité, une hirondelle, puis enfin un roseau lui parler elle entend.
"Que cherches-tu jolie "Fée des fleurs?" lui demande alors le roseau.
Et la "Fée des fleurs" de lui répondre: "Mes amis les papillons et les oiseaux."

"L'hirondelle est déjà de retour. Dans sa petite maison bleue tu la trouveras.
Quant au beau papillon orangé, sur la branche du lilas il t'attendra."
La "Fée des fleurs" s'envole alors vers le jardin où les tulipes l'attendent.
En compagnie des trilles blancs et rouges, allègrement elles bavardent.

"Enfin,vous voici "Fée des fleurs!" lui disent-elles alors en choeur.
"Ne nous quittez plus!" À ces mots, la "Fée des fleurs" entre dans leurs coeurs.
Leur parfum elle respire, leurs pétales si délicates elle caresse.
Avec tout son amour, un baiser elle leur donne avec tendresse.



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