Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 16:57

 

 

 

midoun123590001392_art.png

Repost0
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 19:12

Alain Daumer nous informe :

 

ESPACE BONSAÏ / 21 avenue Gazan (0 971 484 395 )

 

1° - le JEUDI 17 JANVIER 2013 à 20h30

 

- Conférence : "Albert CAMUS et le prix NOBEL de littérature" par Ake ERLANDSSON ( ancien Directeur de la Bibliothèque Nobel de STOCKHOLM ; suivie de

- Lecture : "Retour à Tipasa" de Albert CAMUS par Alain Daumer

 

ENTRE LIBRE dans la mesure des places disponibles

 

2° - les Vendredi 18 - Samedi 19 (20h30) et de Dimanche 20 (17h) JANVIER 2013

 

- " LA CHUTE " de Albert CAMUS par Alain Daumer

Spectacle Festivals Avignon 2010 & 2012

 

Prix public : 15 euros / réduit : 12 euros 

 

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Pour toutes informations complémentaires, rendez-vous sur le site d'Alain Doumer

 

Denis

Repost0
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 20:00

 

Un dieu un animal de jérôme Ferrari (Actes Sud - 2009 - 110 pages)

 

Ce livre est court mais d'une grande efficacité littéraire. Pas de chapitres. Une succession de phrases et quelques paragraphes. Un flot continu donc pour dire l'horreur de la guerre qu'un homme a toutefois choisie en devenant mercenaire au Proche Orient.

Le narrateur s'adresse au personnage. Il lui parle en lui disant "tu". Regard extérieur qui pourrait paraître distant, mais qui va au coeur de la vie et de l'être pour mieux le comprendre, l'interroger.

"Tu" a quitté son village pour affronter la guerre dans toute son horreur. Entre deux missions, il discute avec son ami Jean-Do et sort avec lui pour se distraire dans les cafés et auprès de filles faciles.

Mais, il est tout de même nostalgique de son village natal et pense beaucoup à Magali, qu'il a aimé dans sa jeunesse. Il lui écriot, espérant ainsi la revoir.

Magali travaille à présent de plus en plus "durement" pour remporter des challenges. Sa vie professionnelle l'absorbe complètement mais elle est disposé tout de même à revoir son ami d'enfance, au village, où elle ne va plus guère.

Lui est heureux de penser à ces retrouvailles, alors que la mort l'a touché de très prêt entretemps...

On est "happé" par cette narration "efficace" où il n'y a pas de mots en trop et Jérôme Ferrari sait écrire avec beaucoup de "poésie" malgré la violence soutendue tout au long du roman.

Un exemple : "Les guerres civiles t'oubliaient dans l'asphyxie de la vie de garnison, des légionnaires te regardaient avec mépris et, dans la nuit silencieuse du poste de garde, l'adjudant Conti renonçait parfois à l'impartialité de son gouvernement car, depuis toujours, tu étais l'un des siens, il te consolait de tes rêves consumés par la canicule en te parlant des guerres anciennes et de la façon dont les hommes ont toujours su mourir, et il disait que rien n'était éternel si ce n'est la guerre et le combat que l'âme humaine est condamnée à livrer contre elle-même pour renaître de son propre feu".

Bonne lecture,

Denis

 

 

Repost0
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 19:38
litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg
  
  
Voici le deuxième récapitulatif des articles publiés par Heide, Catherine, Natiora et moi-même en "littérature francophone d'ailleurs" selon la géographie que j'ai proposée. Sont venues nous rejoindre Claire et Philisine Cave.
 
4 nouveaux articles : 1 pour la Belgique (Franck Andriat), 2 pour l'Afrique subsaharienne (Khadi Hane et Libar Fofana) et un pour Haïti (Makenzy Orcel).
 
 
 
1/ Littérature des pays où le français est la langue maternelle des écrivains :

 

Belgique :

- Jolie libraire dans la lumière de Franck Andriat (littérature jeunesse) par Philisine Cave

- Barbe bleue de Amélie Nothomb par Natiora

Suisse :

- Quidam de Thierry Luterbacher par Natiora

- Le silence d'Ilona de Vincent Philippe par Natiora

Québec et Canada français :

- La marche en forêt de Catherine Leroux par Denis

2/ Littérature des pays où le français s'est développé comme langue de colonisation, et subsiste comme langue de culture ou de communication :

Afrique Subsaharienne :

- L'étrange rêve d'une femme inachevée de Libar Fofana (né en Guinée) par Claire     

- Des fourmis dans la bouche de Khadi Hane (née au Sénégal) par Philisine Cave

 

Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) :

Pays de la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos) :

 

3/ Littérature des îles

Iles créoles :

Antilles :

Haïti :

- Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière par Natiora

- Les immortelles de Makenzy Orcel par Philisine Cave

Iles de l'océan indien :

 

4/ Ecrivains qui ont choisi de s'exprimer en français (et qui ne viennent pas de ces pays)

- Les désorientés d'Amin Maalouf (Liban) par Natiora

- Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Heide

 

Pour ce qui concerne Catherine, dans un premier temps, je renvoie à sa géographie qu'elle a construite à partir de ses anciens articles.

 

 

Bonnes lectures

Denis

Repost0
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 16:46

Le journal Le Monde dans son supplément "Le monde des livres" de cette semaine a relayé une pétition internationale "l'urgence de lire" initiée par l'ONG "Bibliothèques sans frontières.

De nombreuses personnalités soutiennent le projet dont Dany Laferrière, Doris Lessing, Toni Morrison, Joyce Carol Oates, Bernard Pivot, Jean-Christophe Rufin...

Voici le texte de l'appel :

 

Lorsqu’une catastrophe humanitaire survient, les premiers secours se portent sur les blessés qu’il faut sauver, sur la nourriture, les abris et les vêtements qu’il faut rapidement fournir aux hommes, femmes et enfants qui en sont souvent démunis. Ces besoins vitaux une fois assurés, très vite cependant, quelque chose manque. Après une catastrophe, il faut également pouvoir lire, écrire et communiquer.

Bibliothèques Sans Frontières est intervenue trois jours après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti, à la demande des institutions haïtiennes qui pensaient que son intervention était urgente. Nous avons été frappés de certaines réactions que nous avons rencontrées en France, en Europe et en Amérique où beaucoup, trop de nos interlocuteurs nous ont dit alors : ce que vous faites est-il vraiment prioritaire ?

Aujourd’hui, aucun des principes guidant l’ONU lorsqu’elle doit gérer le sort de personnes déplacées ne porte sur cette dimension intellectuelle du sauvetage de l’être humain en danger, ce besoin fondamental d’information, de dialogue et de réassurance. Il est question d’aliments de base et d’eau potable, d’abri et de logement, de vêtements décents, d’installations sanitaires et de services médicaux. Mais presque jamais de moyens de communiquer ou de s’informer, également ignorés par la plupart des agences d’aide humanitaire.

Or qu’est-ce qu’un homme, une femme, un enfant, une fois sa vie sauvée, sa nourriture et son gîte retrouvés, si, sans activité, il ne peut pas lire, écrire, dessiner ou communiquer, et ainsi reprendre sa place dans la communauté des humains, pour mieux se projeter dans l’avenir et se reconstruire ? Se nourrir, s’abriter et se soigner demeurent bien sûr les priorités immédiates dans les situations d’urgence, mais l’action internationale doit, très rapidement, s’efforcer de donner accès à l’information, à l’expression et à la culture aux victimes de catastrophes.

Les bibliothèques peuvent être à la pointe du partage et de la circulation de l’information en situation de crise. L’exemple du formidable impact des bibliothèques chiliennes, suite au séisme de 2010 dans le nord du pays, est frappant : leur ancrage direct dans les communautés et leur savoir-faire en matière de recherche, de vérification et de mise à disposition de l’information, ont joué un rôle décisif pour le sauvetage des hommes, la prévention des nouveaux risques et le rétablissement des moyens d’accès à l’information.

Voilà pourquoi BSF, forte de son expérience en Haïti, de ses interventions en Tunisie et au Rwanda, décide de lancer cet appel international pour que la lecture, l’écriture et l’accès à l’information fassent partie des priorités de l’aide d’urgence ; pour que les agences d’aide et les États prennent mieux en compte cette dimension essentielle des besoins humains. Pour guérir et se reconstruire, il faut aussi pouvoir lire et dire.

 

 

Vous retrouverez l'appel et la pétition à signer (ce que j'ai fait cet après-midi) sur le site :

http://www.urgencedelire.fr/

 

Denis

Repost0
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 22:35

   

 

Bois sauvage de Jesmyn Ward

(Belfond - collection Littérature étrangère - août 2012)

Traduit de l'américain par Jean-Luc Piningre

Titre original : Salvage the bones - 2011

Primé en 2011 du prestigieux National Book Award

 

------------------------------

Ce roman se déroule sur douze jours : 10 jours qui précèdent l'arrivée de l'ouragan Katrina, le ouzième jour est celui de tous les dangers et le douzième, l'après passage de Katrina.

 

Cette photo montre l'ambiance à Bois Sauvage après le passage de l'ouragan, le 29 août 2005.

Le livre montre par petites touches la préparation de la famille Batiste à l'arrivée de la tempête, devenue un ouragan de force 3 pour finir de force 5 après avoir été baptisé entretemps Katrina.

Seul le père se sent concerné par l'arrivée de cette catastrophe quand il commence à consolider la maison pour qu'elle puisse résister aux forces du vent. Ses enfants, eux, sont pris dans leur vie de jeunes gens "insouciants".

Skeet passe son temps à s'occuper de sa chienne pitbull China et de sa portée pour laquelle il espère obtenir de l'argent, d'autant que la famille est très pauvre. Il a du mal à nourrir les chiots et leur mère.

Randall, lui, est l'aîné. Passionné de basket, il s'entraîne avec un ami, Manny, car il espère décrocher une bourse pour faire une carrière dans ce sport.

Junior est le plus jeune des garçons, né orphelin à sa naissance. En effet, la mère est morte lors de l'accouchement.

Enfin, la seule fille est Esch, la narratrice de 14 ans, amoureuse de Manny. Elle s'aperçoit qu'elle est enceinte de lui et ne veut le dire à personne. Elle garde ce secret pour elle.

Ainsi, chacun vit ses propres aventures, ici, à Bois Sauvage, lieu de pauvreté absolue où l'entraide entre voisins s'impose, notamment avec Big John.

China occupe une grande place dans ce roman, aux côtés de Katrina, dont on sent venir de jour en jour le danger. Le père se blesse en travaillant à la consolidation de la maison, ce qui aide à faire comprendre à ses enfants que la situation est dangereuse...

Et, si le roman n'est pas toujours très "passionnant", car il y a beaucoup de moments de redite où l'on sent la monotonie de la vie à Bois Sauvage, l'arrivée de Katrina et ainsi les 50 dernières pages sont d'une grande force littéraire, et rien que pour ces pages et la "poésie lugubre" qui s'en dégage, ce livre est à lire.

Esch a le langage "vrai" de cette famille. Et elle sait donner l'ambiance difficile et violente de cette vie "buisonnière".

Merci à Jérémy de Athomedia de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Belfond.

 

L'auteur, Jasmin Ward, 35 ans, est née dans le Mississipi. Ce roman est son deuxième, après "Where the Line Bleeds", qui est annoncé prochainement chez Belfond.

Bonne lecture,

Denis

 

Je publie ce texte notamment dans le cadre du challenge rentrée littéraire chez Hérisson

7/7

J'ai atteint le 1%, je vais donc continuer le challenge

car je pense pouvoir lire 14 livres, soit 2% des livres publiés

entre août et octobre 2012 

Repost0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 21:32

Barbara, que l'on ne présente plus, du moins aux plus anciens, car je crains que les plus jeunes l'ont oubliée, est décédée il y a exactement 15 ans.

Plusieurs blogs dont celui de Heide lui ont rendu hommage aujourd'hui.

Alors, que représente pour moi Barbara : une grande chanteuse découverte dans l'émission de Denise Glaser "discorama" dans les années soixante.

Elle était tellement étonnante, originale, avec sa voix tellement chaude et envoûtante.

"L'aigle noir" est une chanson tellement belle et chantée avec tant de passion que l'on ne pouvait qu'être ému à son écoute.

 Cette chanson date de 1970.

L'AIGLE NOIR
paroles et musique: Barbara


Un beau jour ou peut-être une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir.

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel
L'oiseau vint se poser.

Il avait les yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit
À son front, brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné
Portait un diamant bleu.

De son bec, il a touché ma joue
Dans ma main, il a glissé son cou
C'est alors que je l'ai reconnu
Surgissant du passé
Il m'était revenu.

Dis l'oiseau, o dis, emmène-moi
Retournons au pays d'autrefois
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles.

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles.

L'aigle noir dans un bruissement d'ailes
Prit son vol pour regagner le ciel

Quatre plumes, couleur de la nuit,
Une larme, ou peut-être un rubis
J'avais froid, il ne me restait rien
L'oiseau m'avait laissée
Seule avec mon chagrin

Un beau jour, ou était-ce une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir.

Repost0
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 21:23

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

 

 

Voici le premier récapitulatif des articles publiés par Heide, Catherine, Natiora et moi-même en "littérature francophone d'ailleurs" selon la géographie que j'ai proposée :

 

1/ Littérature des pays où le français est la langue maternelle des écrivains :

 

Belgique :

- Barbe bleue de Amélie Nothomb par Natiora

Suisse :

- Quidam de Thierry Luterbacher par Natiora

- Le silence d'Ilona de Vincent Philippe par Natiora 

Québec et Canada français :

- La marche en forêt de Catherine Leroux  par Denis 

2/ Littérature des pays où le français s'est développé comme langue de colonisation, et subsiste comme langue de culture ou de communication :

Afrique Subsaharienne :

Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) :

Pays de la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos) :

 

3/ Littérature des îles

Iles créoles :

Antilles :

Haïti :

- Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière par Natiora

Iles de l'océan indien :

 

4/ Ecrivains qui ont choisi de s'exprimer en français (et qui ne viennent pas de ces pays)

- Les désorientés d'Amin Maalouf (Liban) par Natiora

- Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Heide

 

Pour ce qui concerne Catherine, dans un premier temps, je renvoie à sa géographie qu'elle a construite à partir de ses anciens articles. 

 

Bonne lecture 

Denis 

Repost0
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:00

Prix des cinq continents de la FrancophonieCréé en 2001 par l’Organisation internationale de la Francophonie, le Prix des cinq continents consacre un roman d’un écrivain témoignant d’une expérience culturelle spécifique enrichissant la langue française.
Accueillant tout auteur d’expression française quelle que soit sa maturité littéraire, le Prix des cinq continents de la Francophonie met en valeur l’expression de la diversité culturelle et éditoriale de la langue française sur les cinq continents.

Un jury prestigieux

Composé de onze écrivains de renom, originaires de tout l’espace francophone, le jury du Prix des cinq continents de la Francophonie 2012 est présidé par Lyonel Trouillot (Haïti) et réunit : Lise Bissonnette (Canada-Québec) Monique Ilboudo (Burkina Faso), Paula Jacques (France-Égypte), Vénus Khoury-Ghata (Liban), Pascale Kramer (Suisse), Jean-Marie Gustave Le Clézio (Maurice), Henri Lopes (Congo), René de Obaldia (Hong-Kong), Leïla Sebbar (France-Algérie) et Jocelyne Saucier (Canada-Québec), lauréate du prix en 2011.

Source : http://www.francophonie.org/Prix-des-cinq-continents-de-la,28807.html

Les lauréats

2012 : Geneviève Damas, "Si tu passes la rivière" (Ed. Luce Wilquin)
Jocelyne Saucier 2011 : Jocelyne Saucier, "Il pleuvait des oiseaux" (Ed. XYZ)
Mention spéciale : Patrice Nganang, "Mont Plaisant" (Ed. Philippe Rey)
Liliana Lazar 2010 : Liliana Lazar, "Terre des affranchis" (Ed. Gaia)
Kossi Efoui 2009 : Kossi Efoui, "Solo d’un revenant" (Le Seuil)
Hubert Haddad 2008 : Hubert Haddad, "Palestine" (Éd. Zulma)
Wilfried N'Sondé 2007 : Wilfried N’Sondé, "Le Coeur des enfants Léopards" (Actes Sud)
Ananda Devi 2006 : Ananda Devi, "Eve de ses décombres" (Gallimard).
Mention spéciale : Pierre Yergeau, "La cité des Vents" (L’instant même)
Alain Mabanckou 2005 : Alain Mabanckou, "Verre Cassé" (Seuil)
Mathias Enard 2004 : Mathias Enard, "La Perfection du tir" (Actes Sud).
Mention spéciale : Seyhmus Dagtekin, "À la source, la nuit" (Robert Laffont)
Marc Durin-Valois 2003 : Marc Durin-Valois, "Chamelle" (Jean-Claude Lattès).
Mention spéciale : Fawzia Zouari, "La Retournée" (Ramsay, Paris)
Yasmine Khlat 2001 : Yasmine Khlat, "Le désespoir est un péché" (Le Seuil)
Repost0
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:10

Sur une idée de Sophie, je participe pour la dix huitième fois à ce "jeu" qui consiste à ouvrir le livre que l'on est en train de lire page 31, d'en extraire une phrase et d'en dire quelques mots..."

logo-mardi-31.jpg

 

Cette semaine, je lis Charulata de Rabindranagh Tagore

Page 31 : "C'est très bien écrit, dit Bhupati en se grattant la tête. Mais pourquoi me le faire lire à moi? Est-ce que je comprends quelque chose à toute cette poésie?

Charulata, contrariée, arracha la revue des mains de Bhupati:

Qu'est-ce que tu comprends, alors?

- Je suis un homme pratique, je comprends les hommes.

- La littérature ne parle-t-elle pas d'eux?

- Elle en parle mal. Et faut-il chercher l'homme dans les propos inventés quand il est présent en chair et en os".

                            ---------------------------

Etonnant dialogue entre Charulata et son mari sur la littérature. Vous aurez compris que Bhupati, homme d'affaires occupé à la survie de son journal, n'a pas de temps à consacrer à la lecture et donc à la littérature. Il vit dans le concret, non dans les rêves. Charulata s'ennuie et grâce à Amal, un cousin, elle a découvert l'art d'écrire et de la littérature. Et page 31, elle fait lire à son mari un texte d'Amal. Très vite, elle va également écrire et publier dans une revue. 

Ce livre est une longue nouvelle de 100 pages de Rabindranath Tagore, très grand écrivain indien, prix Nobel de Littérature 1913.

Les cinéphiles se souviendront de ce magnifique film indien de Satyajit Ray au titre éponyme de Charulata

Un nouveau film a été réalisé récemment "Charulata 2011" mais je ne pense pas qu'il ait été commercialisé en France.

En tout état de cause, ce livre est magnifique de par son écriture limpide, ciselée et comme le dit le titre de l'affiche du film de Ray, elle est "the lonely wife". Elle est délaissée par son mari, s'ennuie et se divertit grâce à Amal et à la littérature.

Bonne lecture,

Denis

Repost0

Présentation

  • : BONHEUR DE LIRE
  •                       BONHEUR DE LIRE
  • : BLOC D'UN COUPLE PASSIONNE DE LIVRES, ART , HISTOIRE, LITTERATURE ET COLLECTIONNEURS DE MARQUE-PAGES.
  • Contact

             

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Texte Libre

*** Phrases diverses ***