Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 10:20

 

72832240.jpg

 

Prends le temps d'avoir des amis

c'est le chemin du bonheur.

Prends le temps de rêver

c'est accrocher ton char aux étoiles.

Prends le temps

d'aimer et d'être aimé

c'est le privilège des dieux.

Prends le temps

d'admirer ce qui t'entoure

les jours sont trop courts

pour rester cloîtré.

Prends le temps de rire

c'est la musique de l'âme.

 

( Ancienne prière Anglaise )

Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 10:00

Adalana vit depuis deux ans au Japon et elle nous propose de partager ses découvertes littéraires au travers d'un "challenge".

Ainsi, elle propose un auteur par mois avec libre choix pour le mois de décembre 2013. Il n'y a pas l'obligation de faire un article chaque mois.

Comme j'aime beaucoup la littérature japonaise et que j'ai aussi envie de découvrir quelques auteurs, je me suis inscrit.

HIGASHINO Keigo : janvier
MURAKAMI Haruki : février
OGAWA Yōko : mars
DAZAI Osamu : avril
MURAKAMI Ryū : mai
ŌE Kenzaburō : juin
MIYABE Miyuki : juillet
YOSHIMURA Akira : août
MISHIMA Yukio : septembre
KIRINO Natsuo : octobre
KAWAKAMI Hiromi : novembre
LIBRE : décembre. Pour ce dernier mois vous pourrez choisir un écrivain japonais qui ne fait pas partie de cette liste ou lire un autre roman d’un des auteurs ci-dessus que vous auriez particulièrement apprécié, bref, vous avez le champ libre !

Pour vous inscrire, il faut cliquer ici

Repost0
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 21:30

 

J'appartiens au vent de Julien Weber

 (Editions Baudelaure - 2e trimestre 2012 - 82 pages)

 

L'auteur m'a gentiment adressé son roman pour que je le lise et le présente sur le blog.

Tout d'abord, vous pouvez aller sur le site j'appartiens au vent pour avoir des informations sur le livre et sa suite, car Julien Weber prépare un deuxième tome, suite de celui-ci.

Maëva est une vieille bohémienne sédentarisée. Mano, jeune orphelin de 17 ans, vit prêt d'elle, depuis qu'elle l'a recueilli dans sa prime jeunesse. Il s'occupe d'elle mais veut vivre aussi pour lui. Il est amoureux de Tita, infirmière, qui s'est prise d'amitié pour Maëva et lui fait les soins dont elle a besoin.

Un jour Maëva, qui mendie régulièrement, a rencontré un jeune libraire Aèle. Elle lui dit qu'il devrait changer de vie car elle sent qu'il s'ennuie dans sa boutique peu attrayante. Elle lui dit qu'il appartient au vent, comme elle d'ailleurs.

Aèle, un soir, rencontre un violoniste, lui aussi bien seul au retour d'une tournée triomphante. Ils vont se prendre d'amitié...

Tous les protagonistes sont des solitaires, avides d'aventure, y compris Maëva qui va partir seule en quête de plantes de "jouvence".

En résumé, un court roman avec des figures attachantes de personnages en quête d'un ailleurs qu'ils vont tenter d'atteindre...

N'hésitez pas à aller à la rencontre de ce livre.

Bonne lecture,

Denis

 

 

Repost0
16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 20:27

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

 
 
Voici le quatrième récapitulatif des articles publiés par Claire, Catherine, Heide, Natiora, Philisine Cave et moi-même en "littérature francophone d'ailleurs" selon la géographie que j'ai proposée.
 
Sont venus nous rejoindre cette semaine : Minou, Yv, Achille 49 et Valentyne. Nous sommes dix à présent. 
Valentyne (l'écho des écuries) n'a pas encore d'article à nous présenter mais elle a écrit un billet d'accueil.
 
9 nouveaux articles : 4 pour la Belgique (Patrick Dupuis, Aurélia Jan Lee, Marie-France Versailles et Sandrine Willems), 1 pour la Tunisie  (Hubert Haddad), 1 pour la Chine (Xiamin Giafferi-Huang), 1 pour le Québec (Kim Thuy), 1 pour Haïti (Makenzy Orcel 2e critique pour le même livre) et 1 pour le Liban (Hyam Yared).
      
   
1/ Littérature des pays où le français est la langue maternelle des écrivains :

 

Belgique :

- Jolie libraire dans la lumière de Franck Andriat par Philisine Cave

- Passés imparfaits de Patrick Dupuis par Philisine Cave

-  La méridienne du coeur d'Aurelia Jane Lee par Minou

- Barbe bleue de Amélie Nothomb par Natiora

- Sur la pointe des mots de Marie France Versailles par Minou

- Eros en son absence de Sandrine Willems par Minou

Suisse :

- La vérité sur l'affaire Harry Quebert par Philisine Cave

- Quidam de Thierry Luterbacher par Natiora

- Le silence d'Ilona de Vincent Philippe par Natiora

Québec et Canada français :

 

- La marche en forêt de Catherine Leroux par Denis

-   Ru de Kim Thúy par Minou

2/ Littérature des pays où le français s'est développé comme langue de colonisation, et subsiste comme langue de culture ou de communication :

Afrique Subsaharienne :

- Solo d'un revenant de Kossi Efoui (né au Togo) par bonheur de lire

- L'étrange rêve d'une femme inachevée de Libar Fofana (né en Guinée) par Claire

- Des fourmis dans la bouche de Khadi Hane (née au Sénégal) par Philisine Cave

 

Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) :

 - La bohémienne endormie d'Hubert Haddad (Tunisie) par Minou

- L'équation africaine de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide

- Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide



Pays de la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos) :

 

3/ Littérature des îles

Iles créoles :

Antilles :

Haïti :

- Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière par Natiora

- Les immortelles de Makenzy Orcel par Philisine Cave et Yv   

Iles de l'océan indien :

 

4/ Ecrivains qui ont choisi de s'exprimer en français (et qui ne viennent pas de ces pays)

  - La montagne de jade de Xiaomin Giafferi-Huang (Chine) par Minou

- Les désorientés d'Amin Maalouf (Liban) par Natiora

- Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Heide

- La malédiction de Hyam Yared (Liban) par Yv   

 

Pour ce qui concerne Catherine, je renvoie à sa géographie qu'elle a construite à partir de ses anciens articles.

 

N'hésitez pas à nous rejoindre car il n'y a aucune contrainte à adhérer à notre "communauté". Uniquement, m'informez quand vous publiez un article sur un auteur francophone (hors français de métropole).   

 

 

Bonnes lectures

Denis

Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 07:50

m

 

Tombé hors du temps de David Grossman

 (Editions du Seuil - octobre 2012 - 200 pages)

Traduit de l'hébreux par Emmanuel Moses - édition originale 2011

 

-----------------------------

David Grossman, dans son précédent livre, "Une femme fuyant l'annonce" (Prix Médicis étranger 2011),

 

à présent disponible en poche, avait parlé de la mort tragique de son fils quelques années auparavant.

Il revient sur cette tragédie dans cet étonnant livre "Tombé hors du temps", sous-titré "récit pour voix".

Etonnant par sa présentation : des personnages non définis (l'homme, la femme, le centaure, le chroniqueur de la ville et sa femme, le duc, la sage-femme, le vieux professeur de mathématiques, le cordonnier), des textes la plupart du temps en forme de poèmes sous forme dialoguée :

Exemple page 35 :

"L'homme :

L'odeur que répand

Ton corps

Dans son affliction

Lorsque ça plonge, lorsque ça fond

Sur toi;

L'odeur amère, où

Je retrouve toujours

Son odeur

La femme :

Ses odeurs -

Sucrée, âcre,

Acide.

Ses cheveux lavés

Sa chair savonnée

Les épices simples

Du corps - "

 

L'homme et la femme parlent de leur fils mort. Lui va décider de partir sur ses traces alors que la femme va rester. Il va alors devenir pour la suite du récit "l'homme qui marche". Une marche infinie à plusieurs, tous en quête d'un enfant mort. 

Le chroniqueur de la ville, ami du duc, a eu pour mission, depuis la mort de sa fille, de faire le récit de tous ceux qui souffrent de la mort de leur enfant. Il a été également l'élève du vieux professeur de mathématique.

Et tous de partir marcher pour "là-bas", à la recherche des enfants morts. Pour exorcicer le mal qui est en eux à l'infini. Pour espérer trouver un réconfort, notamment en vivant ensemble ce voyage vers un ailleurs...

Ce récit "polyphonique" est envoûtant car on se prend comme ces "désespérés" à voir surgir leurs enfants vivants...

Ce texte est unique dans la littérature par sa présentation, sa force poétique "tragique" et ces voix qui se répondent, s'unissent aussi...

Un coup de coeur à méditer, à relire aussi... Bref un exceptionnel récit par David Grossman, qui n'a plus rien à prouver pour dire que c'est un auteur important. Il est engagé dans la paix au Proche Orient aussi et mérite d'être lu, écouté...

 

 

Bonne lecture,

Denis

 

Ce livre s'inscrit dans le challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

 

 

                                                      9/14

Repost0
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 19:35

Sapristi

 

 

Lecture commune proposée par le blog des livres qui rêvent pour le 31 janvier 2013:

 

 

 

Le chef d'oeuvre absolu à lire, relire pour moi (première lecture à 17 ans il y a très longtemps), même si cette oeuvre n'est pas très facile à lire, tellement riche de ses dialogues.

Albert Camus en a dit : "j'ai rencontré cette oeuvre à 20 ans, et l'ébranlement que j'en ai reçu dure encore".

Il en a fait une adaptation théâtrale en 1938 sur la scène du Théâtre de l'Europe. Il dira de cette expérience : "J'ai aimé par dessus tout Ivan Karamazov. Je le jouais peut-être mal, mais il me semblait le comprendre parfaitement. Je m'exprimais directement en le jouant".

Je le lirai dans cette version :

 

 

Rendez-vous le 31 janvier au terme d'une lecture patiente et attentive de plus de 800 pages serrées dans la version Omnibus.

N'hésitez pas à vous joindre à nous, en vous inscrivant sur le site "le blog des livres qui rêvent". C'est ici ou chez metaphorebookaddict initiatrice de cette lecture. 

Bonne future lecture,

Denis

Repost0
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 00:02

Tout mon amour de Laurent Mauvignier

 (Editions de Minuit - 128 pages - septembre 2012)

 

Voici le 9e livre de Laurent Mauvignier qui s'était fait connaitre par un livre qu'il avait écrit sur la guerre d'Algérie : "Des hommes".

Tous ses livres sont publiés aux Editions de Minuit.

 

"Tout mon amour" est une pièce de théâtre jouée actuellement par la compagnie "les possédés" au théâtre de la Colline (jusqu'au 21 décembre 2012).

5 personnages. 4 avec une lettre : P - le père ; M - la mère ; F - le fils ; GP - le grand-père et 1 avec un prénom Elisa (Elisa dira au cours du texte que son nom peut se lire dans un miroir : Asile).

Un lieu : la maison du grand-père qui vient de mourir. P et M sont les seuls à être allés à l'enterrement car le fils a des examens à préparer et le frère de P vit très loin d'ici.

Alors que P et M devraient rentrer chez eux, Elisa arrive avec un coffret, boite de souvenirs et trouble l'ordre familial. M voudrait que F vienne les rejoindre, puis elle veut rentrer. GP fait son apparition car, bien que mort, il a bien des choses à reprocher à ses enfants et petit-enfants. F arrive aussi et Elisa se montre, intrigante, soeur de F? La soeur est décédée il y a dix ans, alors !!!

Tout se brouille, s'enbrouille dans le non-dit et le non-dicible. M prévient la gendarmerie qu'il y a une fille qui les ennuie. Où est l'amour? Qui est l'objet de "tout mon amour"?

 

 

Laurent Mauvignier est né en 1967 et a obtenu le Prix Livre Inter 2001 pour Apprendre à finir. Prix du roman Fnac 2006 pour Dans la foule.

Diplômé en arts plastiques en 1991, il publie son premier roman en 1999. Installé à Toulouse, il a été pensionnaire de la Villa Médicis pour un an à partir de septembre 2008.

Ce livre est étonnant, intrigant, avec ces personnages pris entre réalité et absence, revenance. Et ces dialogues de la difficulté de d'exprimer, d'accepter la réalité au regard des souvenirs. Et Elisa joue ce rôle de "trouble-fête".

Un livre de théâtre est à voir sur scène bien sûr. Alors n'hésitez pas à aller à sa découverte, si vous ne l'avez déjà fait à Toulouse ou à Paris. Et peut-être ailleurs ensuite.

Bonne découverte,

Denis

Je publie également ce livre dans le cadre du challenge rentrée littéraire 2012 chez Hérisson

 

8/14

Repost0
10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 00:49

Sur une idée de Heide :

LundisPhilo.jpg

Je participe pour la sixième fois aux lundis philo. Et lundi dernier, c'était le thème de la sagesse qui avait été retenu, mais je n'avais pas terminé le livre objet de cette chronique, donc c'est avec une semaine de retard que je me propose de parler de la sagesse en philosophie.

Et j'ai choisi ce petit livre de 140 pages :

 

 

ABC d'une sagesse par Svami Prajnanpad

(La table ronde - collection "les petits livres de la sagesse"- 1998)

 

L'auteur de l'abécédaire qui nous est proposé n'a jamais publié de livre. Ses pensées ont été recueillies par ses disciples, au cours de ses discussions, de sa correspondance.

 

Svami Prajnanpad est un maître indien (1891-1974) qui a eu des disciples français dont Daniel Roumanoff qui a composé ce recueil de pensées classées par thèmes sous forme d'abécédaire. 

Il n'y a pas d'entrée au mot sagesse puisque le recueil a été conçu pour exprimer la "sage" pensée de Svami Prajnanpad. Sa pensée demande à se recentrer sur soi, sur son présent "ici et maintenant" plutôt que sur son mental. Il apprend aussi à suivre son chemin, ses décisions. 

Voici quelques-unes de ses pensées :

"L'Absolu est ce qui ne change pas, quels que soient le temps, le lieu ou les circonstances" (page 11 - première citation du recueil)

"Ne craignez pas de faire des erreurs. C'est tout à fait naturel d'en faire. C'est seulement par les erreurs que vous pouvez apprendre et progresser" (page 69 - mot "erreur")

"L'intellect permet de voir. Et quand on voit, on sent. Il n'y a dnc pas d'oppositions entre l'intellect et le coeur. (page 82 - mot "intellect - place de l'")

"Quand vous prenez une décision, il faut vous y tenir, quoi qu'il arrive. Vous devez vous décider en fonction de la situation, de vos capacités et de vos besoins. Prenez tout en considération, prenez l'engagement minimum. Mais dès que la décision est prise, ne changez pas. Assitôt, vous vous sentirez fort. Après, vous pourrez décider d'en faire davantage, mais ne changez jamais, car si vous n'accomplissez pas ce que vous décidez, vous perdrez confiance en vous". (page 39 - mot "décider").

Cette dernière sentance donne une bonne philosophie de sagesse active, car je pense que la sagesse, c'est savoir prendre des décisions importantes, raisonnées et raisonnables, et les mettre en oeuvre.

Denis

Repost0
9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 16:50

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

Voici le troisième récapitulatif des articles publiés par Claire, Catherine, Heide, Natiora, Philisine Cave et moi-même en "littérature francophone d'ailleurs" selon la géographie que j'ai proposée.
4 nouveaux articles : 1 pour la Suisse (Joël Dicker), 1 pour l'Afrique subsaharienne (Kossi Efoui) et deux pour l'Algérie (Yasmina Khadra).
1/ Littérature des pays où le français est la langue maternelle des écrivains :

 

Belgique :

- Jolie libraire dans la lumière de Franck Andriat  par Philisine Cave

- Barbe bleue de Amélie Nothomb par Natiora

Suisse :

- La vérité sur l'affaire Harry Quebert par Philisine Cave

- Quidam de Thierry Luterbacher par Natiora

- Le silence d'Ilona de Vincent Philippe par Natiora

Québec et Canada français :

- La marche en forêt de Catherine Leroux par Denis

2/ Littérature des pays où le français s'est développé comme langue de colonisation, et subsiste comme langue de culture ou de communication :

Afrique Subsaharienne :

- Solo d'un revenant de Kossi Efoui (né au Togo) par bonheur de lire

- L'étrange rêve d'une femme inachevée de Libar Fofana (né en Guinée) par Claire

        

- Des fourmis dans la bouche de Khadi Hane (née au Sénégal) par Philisine Cave

 

Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) :

- L'équation africaine de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide

- Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide



Pays de la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos) :

 

3/ Littérature des îles

Iles créoles :

Antilles :

Haïti :

- Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière par Natiora

- Les immortelles de Makenzy Orcel par Philisine Cave

Iles de l'océan indien :

 

4/ Ecrivains qui ont choisi de s'exprimer en français (et qui ne viennent pas de ces pays)

- Les désorientés d'Amin Maalouf (Liban) par Natiora

- Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Heide

 

Pour ce qui concerne Catherine, je renvoie à sa géographie qu'elle a construite à partir de ses anciens articles.

 

N'hésitez pas à nous rejoindre car il n'y a aucune contrainte à adhérer à notre "communauté". Uniquement, m'informez quand vous publiez un article sur un autour francophone (hors français de métropole)

 

 

Bonnes lectures

Denis

Repost0
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 18:41

 

Solo d'un revenant de Kossi Efoui

(Editions du Seuil - Août 2008 - 208 pages)

Ce livre a été couronné par les prestigieux prix Tropiques et Ahmadou Kourouma, ainsi que par le prix littéraire des cinq continents de la francophonie que j'ai récemment présenté.

Ce livre s'inscrit donc ma série de lectures sur la francophonie et notamment sur la lecture des lauréats du prix des cinq continents.

 

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

 

J'ai beaucoup aimé la poésie de ce livre en tout premier, et encore plus sa musicalité.

Déjà, le titre "solo...". C'est là un solo vocal à la manière du jazz. Le solo d'un homme de retour dans son pays après un exil de 10 ans. On entend les sons de la rue, notamment.

Pays imaginaire d'Afrique où deux frères se sont querellés pour la succession du père. Et ce sont à présent les soldats belges qui gèrent la paix dans ce pays en reconstruction.

Il faut rééduquer les anciens rebelles, ceux pour qu'on a appelés "les coupeurs de routes et de têtes".

Quant au narrateur, il revient pour espérer retrouver ses amis d'il y a 10 ans, compagnons d'une troupe théâtrale qu'il avait créée : Mozaya et Asafo Johnson.

Hélas, les pistes de recherche sont difficiles, car Asafo est parti vers le nord du pays, quittant sa maison natale. Mozaya, lui, a disparu.

Avant de partir vers le nord, le narrateur va rencontrer plusieurs personnes dont Xhosa-Anna, avec qui il va passer une nuit d'amour et ensemble, ils vont aller vers le quartier Lamentin.

Puis, c'est le départ vers Riveria I, là où vit à présent Asafo et il est accompagné de Marlène, membre d'une ONG qui travaille là-bas. Ce quartier du nord du pays a été construit par le "suprême régnant". Et c'est à sa mort que ses deux fils vont se quereller entraînant le chaos du pays.

Le narrateur va-t-il retrouver son ami et y a -t- il encore espoir de refonder une compagnie théâtral?

Au-delà de cette intrigue et de ces retrouvailles avec un pays qui a bien changé, c'est la langue, la poésie des phrases qui font le bonheur du livre.

Voici un exemple de son écriture et de la musicalité du roman page 88 : "Elle dit alors à l'enfant qu'elle entendait la voix de l'homme dans l'oreille, sa voix dans l'oreille, non pas le souvenir de sa voix mais la sensation physique, le toucher de la matière sonore dans l'oreille. Comme il arrive que l'évocation de quelqu'un vous ramène aussitôt son odeur dans le nez.

Elle dit à l'enfant..."

Phrases incantatoires, mais ce livre n'est pas fait non plus que de telles tonalités qui pourraient finir par lasser, car, au contraire, Kossi Efoui sait nous emporter dans son histoire.

Un vrai bonheur de lecture, que je conseille fortement.

Kossi Efoui, né au Togo en 196, a été plusieurs romans et oeuvres théâtrales, car il est également dramaturge. Ce livre est un peu son histoire car lui aussi a vécu en exil suite à son opposition au régime togolais.

Bonne lecture,

Denis

Repost0

Présentation

  • : BONHEUR DE LIRE
  •                       BONHEUR DE LIRE
  • : BLOC D'UN COUPLE PASSIONNE DE LIVRES, ART , HISTOIRE, LITTERATURE ET COLLECTIONNEURS DE MARQUE-PAGES.
  • Contact

             

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Texte Libre

*** Phrases diverses ***