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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 00:30

 

Bonne année 2013 à tous et à toutes.

 

Année Albert Camus également puisque pour rappel il est né à Mondovi le 7 novembre 2013.

Je n'ai pas encore réfléchi de quelle manière je le fêterai cette année.

Assurément comme pour le 4 janvier 2010(50e anniversaire de sa mort), je ferai une journée spéciale le 7 novembre 2013, où chacun pourra à sa manière lui rendre hommage (article, pensée de Camus...).

 

Fabienne et moi-même, nous vous souhaitons une bonne année autour du "bonheur de lire". 

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:32

J'ai une lecture commune prévue pour le 31 janvier 2013 avec "Les Frères Karamazov".

Et je viens de trouver un article intéressant pour une première présentation du chef d'oeuvre, un peu "ardu" tout de même :

http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2009/03/01/les-freres-karamazov-de-dostoievski,9859303.php

Je vous renvoie également à mon article de présentation de cette lecture commune sur mon blog.

http://bonheurdelire.over-blog.com/article-lecture-commune-les-freres-karamazov-de-dostoievski-113362871.html

 

Bonne fin d'année à tous et à toutes,

Denis

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 20:16

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

Voici le sixième récapitulatif des articles publiés par Claire, Catherine, Heide, Natiora, Philisine Cave, Minou, Yv, Achille 49, Valentyne, Laure, Angeselphie, Opaline et moi-même en "littérature francophone d'ailleurs" selon la géographie que j'ai proposée.
 
Nous sommes treize à présent.
 
J'ai également créé sur facebook un groupe littérature francophone d'ailleurs dans lequel vous pourrez mettre vos articles et éventuellement créer un forum de discussion. https://www.facebook.com/groups/314748795298305/
 
6 nouveaux articles cette semaine : 2 pour la Belgique (Amélie Nothomb - Barbe bleue - 2e article et Thomas Lavachery), 2 pour le Canada (Pascal Chevarie et Claire Bergeron), 1 pour le Maghreb (Yasmina Khadra - L'automne des chimères) et 1 pour l'Afrique subsaharienne (Pie Tshibanda).
 
1/ Littérature des pays où le français est la langue maternelle des écrivains :

 

Belgique :

- Jolie libraire dans la lumière de Franck Andriat par Philisine Cave

- Passés imparfaits de Patrick Dupuis par Philisine Cave

- Bjorn le morphier de Thomas Lavachery par Angeselphie

- La méridienne du coeur d'Aurelia Jane Lee par Minou

- Barbe bleue de Amélie Nothomb par Natiora et Angeselphie   

- Sur la pointe des mots de Marie France Versailles par Minou

- Eros en son absence de Sandrine Willems par Minou

Suisse :

- La vérité sur l'affaire Harry Quebert par Philisine Cave

- Quidam de Thierry Luterbacher par Natiora

- Le silence d'Ilona de Vincent Philippe par Natiora

Québec et Canada :

- Sous le manteau de silence de Claire Bergeron par Angeselphie

- La constellation du chien de Pascal Chevarie (théâtre) par Catherine   

- Marraine d'Hélène Koscielniak par Opaline

- La marche en forêt de Catherine Leroux par Denis

- Ru de Kim Thúy par Minou

2/ Littérature des pays où le français s'est développé comme langue de colonisation, et subsiste comme langue de culture ou de communication :

Afrique Subsaharienne :

- Solo d'un revenant de Kossi Efoui (né au Togo) par bonheur de lire

- L'étrange rêve d'une femme inachevée de Libar Fofana (né en Guinée) par Claire

- Des fourmis dans la bouche de Khadi Hane (née au Sénégal) par Philisine Cave

- Un fou noir au pays des blancs de Pie Tshibanda (né au Congo) par Angeselphie

 

Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) :

- La bohémienne endormie d'Hubert Haddad (Tunisie) par Minou

- L'automne des chimères de Yasmina Khadra (Algérie) par Angeselphie

- L'équation africaine de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide

- Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide



Pays de la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos) :

 

3/ Littérature des îles

Iles créoles :

Antilles :

- Une saison au Congo d'Aimé Césaire par Denis

Haïti :

- Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière par Natiora

- Les immortelles de Makenzy Orcel par Philisine Cave et Yv

Iles de l'océan indien :

 

4/ Ecrivains qui ont choisi de s'exprimer en français (et qui ne viennent pas de ces pays)

- La montagne de jade de Xiaomin Giafferi-Huang (Chine) par Minou

- Les désorientés d'Amin Maalouf (Liban) par Natiora

- Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Heide

- La malédiction de Hyam Yared (Liban) par Yv

 

Pour ce qui concerne Catherine, je renvoie à sa géographie qu'elle a construite à partir de ses anciens articles. J'ajoute à présent ses nouveaux articles.   

 

Petit bilan :

13 lecteurs, lectrices et 32 articles (plus ceux de Catherine à retrouver sur son blog).

Yasmina Khadra est le mieux représenté avec 3 livres chroniqués.

 

N'hésitez pas à nous rejoindre car il n'y a aucune contrainte à adhérer à notre "communauté". Uniquement, m'informez quand vous publiez un article sur un auteur francophone (hors français de métropole).

Bonne fin d'année et que 2013 soit une belle année littéraire. Ce sera l'année d'Albert Camus.

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 00:25

 

Les impudents de Marguerite Duras

 

Il est le premier roman publié par Marguerite Donnadieu, devenue Duras à cette occasion. Son entrée littéraire s'est faite par ce changement de nom, comme pour dire qu'elle est née à la littérature, se "nettoyant" de son lourd passé de Donnadieu. Car ce nom est celui de son frère ainé notamment qui l'a tant fait souffrir.

Marguerite Duras avait fait une première tentative éditoriale avec un livre de commande, écrit en collaboration avec Philippe Roques, "L'empire français".

C'est Raymond Queneau qui l'a incitée à continuer à écrire après avec critiqué "Les impudents". Corrigé par Marguerite, et malgré des défauts persistants, notamment au niveau du style, Plon l'accepte et le publie en 1943, en cette période trouble et difficile de la deuxième guerre mondiale. Le livre va êre mal accueilli sauf par un homme qu'elle connait bien puisqu'il est son voisin au 5, rue Saint Benoit, collaborateur bien connu, influent dans le milieu éditorial, favorable aux allemands : Ramon Fernandez, le père de Dominique Fernandez.

L'article est reproduit en note de l'excellente biographie de Laure Adler

 

Ramon Fernandez débute ainsi son article : "Les impudents" est l'oeuvre d'une jeune romancière qui témoigne dès l'abord d'un des dons essentiels de son art: celui de remier de nombreux personnages, de les grouper, de les tenir en main et de les débrider soudain, et de suivre chacun d'eux au milieu de tous les autres sans être obligée de les distinguer sans cesse par des traits trop appuyés. Assurément, Madame Marguerite Duras doit plus ou moins rêver ses héros, se laisser obséder par eux..."

La carrière littéraire de Marguerite Duras est lancée, même si ce livre qui n'a pas eu de succès, a été renié par l'auteur jusqu'au début des années 1990 où elle a bien voulu la réintégrer dans sa bibliographie et c'est donc bien sa première oeuvre littéraire.

L'aventure est lancée et Heide nous invite à lire toute l'oeuvre dans sa chronologie que l'on retrouve facilement dans l'édition de la Pléiade 

 

Alors, ce roman? Très critiqué pour son style, un peu scolaire, d'apprentie littéraire. Fascinée par Hemingway et Faulkner, il a même été souvent dit à MD qu'elle écrivait à l'américaine et q'il fallait qu'elle fasse de la littérature française, avec un style français.

J'ai trouvé des qualités à son livre qui n'est pas encore du Duras tout en en étant. Oui, elle rêve ses personnages, mais comme elle le fera toute sa vie, à partir des personnes réelles qu'elle a connues.

Maud, c'est elle. Jacques, c'est son frère ainé Pierre et Muriel, c'est la femme de Jacques, morte comme la réelle dans un accident de voiture. Et Mme Grand, mariée Taneran, c'est bien Mme Donnadieu, mère. Et Uderan, c'est Duras, propriété familiale. 

Le "trio infernal" de l'oeuvre future est déjà bien là : la mère, le frère tyran et elle, MD.

La famille vit en région parisienne et est harcelée par les huissiers à cause des dettes de Jacques. Il est alors décidé de partir pour Uderan, maison délaissée depuis 10 ans, et qu'ils retrouvent en mauvais état. L'idée est de revendre la maison, mais elle ne vaut plus grand chose. Mais, là, la vie de campagne permet de se "ressourcer".

Maud, l'héroïne principale, se sent mal partout, car elle est triste souvent. La famille est obligée de se loger chez les Pecresse. Madame Pecresse verra bien que Maud épouse son fils Jean. Mais Maud est une solitaire et elle est souvent seule, au bord de la rivière

Elle rencontre Georges, fils de négociants en vin à Bordeaux, et ils vont s'aimer. Mais là encore, Maud met facilement des distances pour garder sa liberté, d'autant qu'elle est venue habiter seule la maison d'Uderan.

Et un jour, il faut rentrer en banlieue, et repartir dans une vie terne...

On se dit en lisant ce roman : où est le bonheur? dans cette famille, c'est impossible!!!

Un passage (Page 83 de la Pléiade - milieu du roman) quand Maud revient après une absence qui a inquiété sa mère sans qu'elle le sache :

" Maud ne revint chez les Pecresse que le lendemain soir. Dès son entrée elle s'aperçut que personne ne parlait dans la salle. Il semblait qu'on n'eût pas remarqué sa présence et qu'une même obsession les préoccupât tous.

Le voisin lui même, après lui avoir tendu une chaise, reprit sa pose immuable près du feu, entre ses chiens.

Mme Taneran n'était pas là. L'absence de sa mère frappa Maud car l'heure habituelle du dîner était passée sans que personne n'y prît garde.

Une sorte de peur contenue surgit en Maud. Que venait-elle chercher chez les Pecresse? N'aurait-elle pas dû rester chez Georges Durieux au lieu de s'enfuir dès le matin?

Elle s'assit apparemment calme".

C'est déjà du Duras non? J'aime déjà son style, l'atmosphère lourde de son récit et Maud ne laisse pas indifférent le lecteur par sa psychologie, ses doutes, ses envies...

 

N'hésitez pas à nous rejoindre dans la communauté Marguerite Duras d'Heide et de son challenge.

L'aventure durassienne ne fait que commencer, et pour fin janvier 2013, ce sera 'La vie tranquille"

Bonnes lectures,

Denis

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 21:43

   

 

L'histoire d'Horario de Tomas Gonzalez

 (Carnets Nord - septembre 2012 - 220 pages)

Traduit de l'espagnol (colombien) par Delphine Valentin 

Première publication en Colombie 2011 "La Historia de Haracio"

 

------------------------

Grâce au partenariat que j'ai avec Carnets Nord, j'ai pu lire le second roman de Tomas Gonzalez publié en France, le premier étant "Au commencement était la mer", paru en 2010, et que j'avais également aimé.

Le roman se passe au début des années 1960 dans la campagne près de Medelin. Le narrateur raconte les derniers moments de la vie d'Horacio, homme hanté par la mort.

Il est marié à Margarita, a six filles et un fils Jéronimo, insolent notamment vis-à-vis de Carlina, l'employée, mais en général de toutes les femmes qui gravitent autour de la maison.

Elias et Alvaro, ses frères, vivent non loin de chez lui, ainsi que les soeurs de son épouse.

Horacio s'occupe beaucoup de ses vaches comme si elles étaient sacrées, et il est très attentif à leur bien être. Ses frères ont cette même passion.

Et puis, il y a la Volswagen, presque neuve, achetée illégalement. La police vient un jour la chercher et c'est le drame pour Horacio. Il va tout faire pour la récupérer et surveille de loin qu'elle n'est pas maltraitée. Mais quand il réussit à la récupérer, il a besoin de la réparer.

Et puis, la mort est toujours là qui rôde autour de lui, avec les animaux qui meurent, avec des voisins aussi... Et justement, il est victime d'un infarctus, dont il va se remettre doucement, avant l'arrivée du second.

Il aime l'ambiance de la maison avec toutes ces femmes qui vivent autour de lui. Seul Jéronimo vient briser l'harmonie par son attitude à la limite de la délinquence.

Mais la mort qui rôde gâche presque tout de la vie d'Horacio.

Voici le début du roman :

"Horacio vit Pacho et le taureau passer sous les orangers, à côté de la Volswagen noire, dont les vitres reflétaient les premiers rayons du soleil. Un peu plus tôt, quand il faisait encore nuit, Horacio était sorti en robe de chambre pour essuyer la rosée avec un torchon et faire briller la voiture avec un autre; puis il était revenu à la maison, s'était assis dans la salle à manger, les jambes croisées, avait fumé en agitnat le pied, bu un café et attendu que Pacho amène le taureau. "Il est né pour être nerveux", commentait soudain Eladio, beau-frère d'Horacio, et médecin. "Comment comprendre qu'on puisse être attaché à ce point à quelque chose qui nous fait autant trembler?" disait-il de sa voix profonde, faisant référence à l'amour de la vie d'Horacio".

 

Un style très pur, très simple et poétique en même temps, et on s'attache à Horacio et à son petit monde. La violence du pays est transcrite à partir de l'attitude de Jéronimo. On semble être dans un univers clos ici.

Le roman a fait la une du Monde des Livres il y a quelques semaines.

Excellent travail de découverte de Carnets Nord, que je remercie encore pour leur envoi de ce livre.

 

Bonne lecture,

Denis

 

Et Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

 

 

10/14

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 21:18
 
 
 
Parole de Hallelujah:
(Leonard Cohen)

I heard there was a secret chord
That david played and it pleased the lord
But you don't really care for music, do you
Well it goes like this the fourth, the fifth
The minor fall and the major lift
The baffled king composing hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah ....

Well your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you to her kitchen chair
She broke your throne and she cut your hair
And from your lips she drew the hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah .... .

Baby i've been here before
I've seen this room and i've walked this floor
I used to live alone before i knew you
I've seen your flag on the marble arch
But love is not a victory march
It's a cold and it's a broken hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah ....

Well there was a time when you let me know
What's really going on below
But now you never show that to me do you
But remember when i moved in you
And the holy dove was moving too
And every breath we drew was hallelujah

Well, maybe there's a god above
But all i've ever learned from love
Was how to shoot somebody who outdrew you
It's not a cry that you hear at night
It's not somebody who's seen the light
It's a cold and it's a broken hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah ....


[ Hallelujah Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ]
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 07:00

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

Voici le cinquième récapitulatif des articles publiés par Claire, Catherine, Heide, Natiora, Philisine Cave, Minou, Yv, Achille 49, Valentyne et moi-même en "littérature francophone d'ailleurs" selon la géographie que j'ai proposée.
 
Sont venus nous rejoindre cette semaine : Laure, Angeselphie (amis lecteurs) et Opaline (du Canada). Nous sommes treize à présent.
 
Laure (ma danse du monde) n'a pas encore d'article à nous présenter mais elle a écrit un billet d'accueil.
 
J'ai également créé sur facebook un groupe littérature francophone d'ailleurs dans lequel vous pourrez mettre vos articles et éventuellement créer un forum de discussion.  https://www.facebook.com/groups/314748795298305/
 
2 nouveaux articles cette semaine : 1 pour la Martinique (Aimé Césaire) et 1 pour le Canada (Hélène Koscielniak).
 
1/ Littérature des pays où le français est la langue maternelle des écrivains :

 

Belgique :

- Jolie libraire dans la lumière de Franck Andriat par Philisine Cave

- Passés imparfaits de Patrick Dupuis par Philisine Cave

- La méridienne du coeur d'Aurelia Jane Lee par Minou

- Barbe bleue de Amélie Nothomb par Natiora

- Sur la pointe des mots de Marie France Versailles par Minou

- Eros en son absence de Sandrine Willems par Minou

Suisse :

- La vérité sur l'affaire Harry Quebert par Philisine Cave

- Quidam de Thierry Luterbacher par Natiora

- Le silence d'Ilona de Vincent Philippe par Natiora

Québec et Canada :

- Marraine d'Hélène Koscielniak par Opaline

- La marche en forêt de Catherine Leroux par Denis

- Ru de Kim Thúy par Minou

2/ Littérature des pays où le français s'est développé comme langue de colonisation, et subsiste comme langue de culture ou de communication :

Afrique Subsaharienne :

- Solo d'un revenant de Kossi Efoui (né au Togo) par bonheur de lire

- L'étrange rêve d'une femme inachevée de Libar Fofana (né en Guinée) par Claire

- Des fourmis dans la bouche de Khadi Hane (née au Sénégal) par Philisine Cave

 

Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) :

- La bohémienne endormie d'Hubert Haddad (Tunisie) par Minou

- L'équation africaine de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide

- Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide



Pays de la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos) :

 

3/ Littérature des îles

Iles créoles :

Antilles :

- Une saison au Congo d'Aimé Césaire par Denis

Haïti :

- Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière par Natiora

- Les immortelles de Makenzy Orcel par Philisine Cave et Yv

Iles de l'océan indien :

 

4/ Ecrivains qui ont choisi de s'exprimer en français (et qui ne viennent pas de ces pays)

- La montagne de jade de Xiaomin Giafferi-Huang (Chine) par Minou

- Les désorientés d'Amin Maalouf (Liban) par Natiora

- Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Heide

- La malédiction de Hyam Yared (Liban) par Yv

 

Pour ce qui concerne Catherine, je renvoie à sa géographie qu'elle a construite à partir de ses anciens articles.

 

N'hésitez pas à nous rejoindre car il n'y a aucune contrainte à adhérer à notre "communauté". Uniquement, m'informez quand vous publiez un article sur un auteur francophone (hors français de métropole).

 

Bonnes lectures et joyeux Noël à tous   

Denis

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 23:00

Voici un extrait de roman numérique reçu de Jean Claude Thibault :

 

« Ca lui rapporte à Papa la télévision : la richesse et… la gloire.
Car, sitôt dans la rue, des regards se tournent vers mon père. Des
regards en phase avec des sourires un rien obséquieux. Moi, je
disparais, engoncé dans l’énorme siège. Mais Papa, lui, dépasse. C’est
mieux pour conduire. Et beaucoup de gens, avec bonheur, remarquent
parfaitement qu’il dépasse. C’est un concert de regards comblés qui
nous poursuit.
Au feu rouge, les mines ensoleillées se propagent à la vitesse des
fausses nouvelles – comme la propagande en temps de guerre, dirait
l’Oncle James – ou ainsi que tirage de best-sellers. Le ravissement
galope de carrosseries en carrosseries, de berline en break, de coupé
en limousine. La contagion est telle que l’enchantement gagne le
passage clouté. Et Papa, décontracté, affiche un sourire indulgent qui
ne laisse pas paraître sa jubilation. Fortiche !
C’est un festival de pupilles dilatées par l’admiration. Si bien que
cent mètres plus loin, le 4 x 4 enfin garé, ayant tous deux pris pied
sur le trottoir, ce n’est alentour qu’éblouissement, fascination et
envoûtement. Très à l’aise, Papa m’a pris la main et s’avance tel un
guérisseur vers ses patients volontaires. Je ne sais pas pourquoi, une
saillie de l’Oncle me traverse l’esprit : « marchand de courants d’air
», mais très vite, mon père m’ayant lâché la menotte, je m’attends à ce
qu’il procède à l’imposition des mains ; puis, sous les yeux ensorcelés
de la petite foule, qu’un bipède ose le baiser à la bague. Mais, pas
fou, le paternel l’a ôtée récemment.
C’est vraiment le petit Jésus qui s’avance sur le chemin de la vie… »


J.Thibault, auteur de « Ô AUDIMAT… », de l’ironie au satirique.
(www.de-la-plume-aux-liseuses.com)

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 18:56

 

Une saison au Congo d'Aimé Césaire

(Points -Seuil février 2001 - 135 pages)

C'est ici le texte définitif pour le théâtre d'une pièce éditée en 1966 et créée le 4 octobre 1967 au Théâtre de l'Est-Parisien par la compagnie Serreau-Perinetti dans une mise en scène de Jean-Marie Serreau.

            Ici dans une mise en scène au théâtre de la Colline (1989)

Aimé Césaire (1913 - 2006), dont on célébrera le centième anniversaire de sa naissance en avril 2013, est natif de Martinique

 - next picture

Photo issue du site très intéressant

hommage à Aimé Césaire (http://www.hommage-cesaire.net/)

 

Poète, homme de théâtre et homme politique, il fonde la revue Présence Africaine et est très attentif à la francophonie.

"Une Saison au Congo" se passe au moment de l'indépendance du Congo. Patrice Lumumba est un des héros nationaux de la libération du pays du joug belge, en juin 1960.

 

Fichier:PatricelumumbaIISG.jpg

 

Malheureusement pour Lumumba, les choses ne passent pas comme il le souhaitait, car sitôt l'indépendance signée à Bruxelles (on le libère de prison pour se rendre en Belgique participer aux négociations), la situation se complique quand le Katanga quelques semaines plus tard se proclame état indépendant. Lumumba, premier ministre, doit prendre position et comprend que son armée ne marche pas forcément dans son sens. Il est arrêté, mis en prison, ne veut pas céder aux menaces, et les états occidentaux et l'ONU ne le soutiennent plus...

Aimé Césaire met en scène cette "tragédie" de l'indépendance, cette "saison" de l'été 1960 autour de la personnalité de Patrice Lumumba qui sera d'ailleurs assassiné le 17 janvier 1961.

Il y a de nombreux personnages mais l'intrigue est facile à suivre, rythmée par de la musique et des chants locaux. Certains passages sont  en vers, montrant là la poésie chère au coeur d'Aimé Césaire, l'auteur ne l'oublions pas d'un livre mythique :

 

 

Extrait d'un texte dit par Lumumba après avoir vu danser Hélène Bijou (dans la liesse de l'indépendance) page 76 :

"C'est bien Bijou ! voilà dansée la danse de ma vie !

Bijou, quand je ne serai plus :

quand je me serai défait, comme dans

le ciel nocturne, l'aveuglant météore aveugle,

quand le Congo ne sera plus qu'une saison que le sang assaisonne

continue à être belle

ne gardant du temps épouvantable

que les quelques gouttes de rosée qui rendent plus émouvante d'avoir traversé l'orage

l'aigrette du colibre.

Allons amie, point de tristesse ;  dansons jusqu'à l'aube et me donne le coeur à marcher

jusqu'au bout de la nuit !"

 

Un merveilleux texte et une pièce engagée politiquement mais aussi poétiquement, pour rappelr que la francophonie a aussi beaucoup à voir avec la colonisation. Et la littérature, depuis l'indépendance, est d'une richesse infinie en Afrique et partout où elle s'est déclarée. Et Césaire, martiniquais, y a été très sensible.

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

Je rattache cette lecture à la série que j'ai initiée :

"littérature francophone d'ailleurs"

Bonnes lectures francophones,

Denis

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 11:25

 

 

Envie de partager avec vous quelques photos prises lors de de mon voyage en Egypte du 17 au 24 novembre 2012.

Un rêve devenu réalité !!!

 

P1010769.JPG

Temple d'EDFOU dédié au Dieu HORUS

 

felouque-P1020431.jpg

Felouques sur le Nil

 

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Temple de PHILAE 

 

 P1020100.JPG

Site de l'obélisque inachevé

 

P1020183.JPG

Temple d'ABOU SIMBEL dédié à Ramsès II

 

P1020164.JPG

Temple de NEFERTARI à ABOU SIMBEL

 

P1020206.JPG

Et me voilà devant le temple d'ABOU SIMBEL

 

P1020379.JPG

Le Jardin Botanique d'Assouan 

 

 P1020472.JPG

Vue sur le désert Nubien et le Nil 

 

P1020597.JPG

  Les colosses de Memnon

 

P1020645.JPG

Temple de LOUXOR le soir 

 

P1020756.JPG

Temple de KARNAK 

 

 

 

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