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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 10:18

Cela fait un moment que je n'en avais pas publiées mais une petite pensée à lire ou à méditer, ça fait du bien !

BON DIMANCHE à toutes & tous !!!

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 22:35

Ecrivain et oiseau migrateur d'Alain Mabanckou

(André Versaille éditeur - 192 pages - Septembre 2011 -

 collection "Chemin faisant")

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C'est mon troisième partenariat avec André Versaille éditeur, autour de cette très intéressante collection "Chemin faisant" :

- Gilles Lapouge : le flâneur de l'autre rive

- Jean-Claude Carrière : désordre

Et comme pour les deux précédents ouvrages lus, celui-ci est passionnant.

Toujours le même principe : l'auteur présente des "fragments de vie" par courts chapitres classé de A à Z.

"Ecrivain et oiseau migrateur" d'Alain Mabanckou débute par "Algérie (souvenirs d')" et se termine par "Zembla, le héros de mon enfance".

L'auteur nous promène dans son univers très littéraire, ce qui n'est pas étonnant. La francophonie y est très présente puisque l'auteur, d'origine congolaise, parle régulièrement de ses amis de la négritude, d'Afrique ou d'ailleurs.

Ainsi, parmi les entrées : Diop (Boubacar Boris); Frankétienne (le chapeau de ); Kourouma (Rencontres avec Ahmadou); Laferrière (lettre à); U Tam'si (La voix de Tchicaya); Victor (Gary), le king créole...

J'ai ainsi découvert nombre d'écrivains africains que je lirai avec plaisir, revenant alors à ce livre pour me remémorer ce qu'en aura dit Alain Mabanckou.

Exemple : "Laye (Camara), l'extraordinaire écrivain guinéen" (page 91-92)

"Auteur qui ne me quitte jamais. Né en Guinée-Conakry en 1928 et mort en exil au Sénégal en 1980, traqué par le régime guinéen du dictateur Sékou Touré, qui refusera que les cendres de l'écrivain soient rapatriées dans sa terre natale. Ce qui le rendit célèbre dans nos écoles primaires d'Afrique fut surtout le poème qui précédait son roman "L'enfant noir", intitulé tout sobrement "A ma mère"... Pour moi Laye était devenu à la fois un père, un compagnon et un confident... Avec son roman "L'enfant noir, Camara Laye a sans doute écrit l'oeuvre la plus indépendante et la plus intemporelle de la littérature africaine..."  

Si après avoir lu cela, vous n'avez pas envie de plonger dans l'oeuvre de Laye et l'univers littéraire d'Alain Mabanckou, c'est que vous n'avez pas une "âme littéraire"!!!

 

La francophonie est au coeur de ce livre et l'auteur préfère de parler de "littérature-monde en langue française" que de littérature francophone.

Page 111 : "Elle (la littérature-monde) part du constat qu'il nous faut désormais imaginer l'écrivain dans sa "mobilité" et dans l'influenceque suscite en lui l'émerveillement de ce qui ne vient pas forcément de son univers... La "littérature-monde en langue française"est la reconnaissance et la prise de conscience de notre apport à l'intelligence humaine par cet outil qu'est la langue française, cet outil que beaucoup ont hérité de manière conflictuelle, d'autres par choix, d'autres encore parce que leurs ancêtres étaient des gaulois - mais faut-il passer notre existance à accuser le passé ou à bâtir un avenir?..."

 

Merci M. Alain Mabanckou, pour ce livre intelligent, "ivre" de littéraire, donnant encore plus envie d'être un "compagnon" de votre route au coeur des livres et de la littérature francophone, que vous enseignez aux Etats-Unis d'Amérique, et qui vient du plus profond de vous-même. 

Et encore merci aux Editions André Versaille pour ce riche partenariat.

Bien sûr, je rattache ce livre au challenge "littérature francophone d'ailleurs" que j'anime sur ce blog.

   

 

Bonne lecture,

Denis

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 10:31

ATOM[KA] de Franck Thilliez

 (Fleuve Noir - 600 pages - septembre 2012)

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Je ne connaissais Franck Thilliez que de nom, et grâce aux éditions Fleuve Noir, j'ai pu lire ce livre et ainsi faire connaissance avec le commissaire Franck Sharko et son épouse le lieutenant Lucie Henebelle. Et j'avoue avec été "envahi" par cette folle histoire au point, ce qui est rare chez moi, de vouloir avancer dans la lecture pour en savoir plus. Car à chaque chapitre, de nouveaux éléments de l'enquête se révèlent à nous et c'est alors la spirale du suspens.

74 chapitres et 600 pages de folie. Deux histoires s'enchevêtrent sans pour autant que le lecteur soit perdu. Sharko est lui-même visé dans la deuxième enquête qu'il mène où les meurtres se suivent, réveillant une vieille affaire, celle de l'ange rouge qui a emprisonné Suzanne pendant 6 mois, elle était la première femme de Sharko. Le "flic" a lui-même tué cet Ange rouge, mais son disciple revient et menace sérieusement Sharko et Lucie. Sharko avance sur cette affaire secrètement, ne laissant rien filtrer.

Mais l'affaire principale concerne le nucléaire et une certaine affaire "Tchernobyl" qui refait surface 26 ans après le drame ukrainien... Un journaliste, Christophe Gamblin a été assassiné. Une journaliste Valérie Duprès a disparu brutalement, alors qu'elle était en contact avec Gamblin, comme quoi, l'affaire qu'ils suivaient devaient être bien "dangereuse". Des meurtres, des histoires de congélation... vont surgir... Un imbroglio que va conduire notre couple policier à Chambéry, aux USA (Lucie y va seule) et enfin en Ukraine...

Il n'est pas question ici de donner plus de précisions pour ne pas tuer le suspens, souvent intenable, car il y a des morts atrocement mutilés, refroidis... Chut, il faut lire ce livre tellement il est prenant et bien conduit. Bien écrit également... Un livre de grande qualité et de grande intensité...

 

Atom[ka] est le 11e roman de Franck Thilliez, né en 1973 à Annecy et devenu maître du thriller scientifique.

Encore merci aux Editions Fleuve Noir et à Laura de Athomedia pour m'avoir adressé ce thriller.

Bonne lecture,

Denis

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 20:50

 

(Photo Internet)

Voilà un tag sympa !! qui a déjà fiat le tour de presque tous les blogs amis : Nina, Laure et Litterama notamment m'ont tagué.

Voilà mes réponses :

Décris toi ? La cantatrice chauve (Eugène Ionesco) (devrait être le chanteur chauve, bien sûr, je m'en arrache les cheveux)

Comment te-sens-tu ?  L'encre de la mélancolie (Jean Starobinski)

Décris où tu vis actuellement : Rue des boutiques obscures (Patrick Modiano)

Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ? Voyage à Rodrigues (J.M.G. Le Clezio)

Ton moyen de transport préféré : Zazie dans le métro (Raymond Queneau) (devrait être Denis dans le métro, bien sûr et Queneau est havrais comme moi alors... autant se retrouver dans un métro, même si ce n'est pas le paradis...)

Toi et tes ami(e)s vous êtes : L'ami retrouvé (Fred Uhlman) car on a des amis perdus et retrouvés régulièrement

Comment est le temps ? La Pluie d'été (Marguerite Duras) (en Normandie, la pluie est "éternelle")

Ton moment préféré ? La promesse de l'aube (Romain Gary)

Qu'est la vie pour toi ? L'espoir (André Malraux)

Quelle est le meilleur conseil que tu as à donner ? Révolution non-violente (Martin Luther King)

Ta peur ? La peste (Albert Camus) celle plus largement qui empoisonne la vie quotidienne

Ta pensée du jour ? Les rêveries du promeneur solitaire (Jean-Jacques Rousseau)

Comment aimerais-tu mourir ? Les yeux ouverts (Marguerite Yourcenar - entretiens avec Matthieu Galey)

La condition actuelle de ton âme ? Le mythe de Sisyphe (Albert Camus) - rouler son rocher à l'infini...

Je ne tague personne... A chacun de choisir ou non de se prêter à ce jeu très révélateur de notre état d'esprit au moment de le faire.

Denis

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:57

 

 

 

" Je t'aime "

des mots si brefs, mais si durs

à dire !

 

SENRYU

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Lueurs du regard

gorge sans dessus dessous

on est amoureux

 

ANNA SANTORO

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Papillons roses

les mains de l'amour

donnent de la chaleur

 

ANNA SANTORO

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Te cherchant

dans des centaines

de haïku d'amour

 

MANU BAZZANO

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Obscurité glacée:

quelqu'un frappe

à mon coeur

 

TOSHIMI HORIUCHI

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:41

 

La Saint Valentin est le jour réservé aux amants.

En dépit d'une croyance populaire, la coutume amoureuse que célèbre cette journée n'est pas due à un saint, mais plutôt à sa date, le 14 février.

Sous l'Empire romain, ce jour marquait le commencement des Lupercales, une fête en l'honneur de Lupercus, le dieu des troupeaux et de la fertilité.

 

 

Durant la première nuit de la fête, les candidats amants participaient à une loterie insolite dont le but était de former des couples, fondée sur un tirage aléatoire de noms renfermés dans une boîte de bois, grâce à laquelle les jeunes femmes étaient associées à des jeunes hommes de bonne famille.

Le partenaires du couple ainsi formé étaient époux pour la durée de la nuit ou, si le sort leur souriait, pour la vie entière.

Lorsque les chrétiens eurent pris le pouvoir, la fête des Lupercales se changea en Saint Valentin.

Au début du I er millénaire, les chrétiens reprirent à leur compte les fêtes païennes dans toute l'Europe en les rebaptisant d'après les saints.

Les Lupercales ne firent pas exception : elles furent renommées d'après un obscur martyr du III è siècle, saint Valentin, dont la date de décapitation se trouva être le 14 février. Bien que de nombreuses rumeurs aient circulé, on connaît bien peu de choses de ce saint.En réalité, il n'a légué à cette fête que son nom.

En substance, notre Saint Valentin moderne est un vestige de la tradition romaine qui consistait à former des couples.

Une autre vieille tradition européenne a contribué à faire du 14 février une date significative pour les amoureux.

D'après le folklore médiéval, c'est en effet ce jour - là que les oiseaux choississent leurs partenaires.

Au fur et à mesure que se diffusaient ces histoires sur les habitudes d'appariement des oiseaux, la fête devint de plus en plus populaire.

Dans l'Angleterre du XV è siècle, par exemple, on croyait que la première personne du sexe opposé que l'on rencontrait le jour de la saint Valentin était destinée à devenir son époux(se).

A peu près à la même période, on prit l'habitude d'écrire les lettres d'amour que l'on peut considérer comme les ancêtres des cartes de la Saint Valentin.

L'une des premières fut envoyée en 1415 par le duc charles d'Orléans, poète renommé, à sa femme, depuis sa prison dans la Tour de Londres.

Le rite de la lettre prit de plus en plus d'ampleur au fil du temps et, dès les années 1800, les bureaux de poste en Angleterre et aux Etats - Unis furent régulièrement submergés le jour de la Saint Valentin.

Bien que la coutume d'écrire des lettres soit encore très répandue ( en volume de cartes achetées, la Saint Valentin tient la deuxième place après Noël ), les amoureux d'aujourd'hui expriment aussi bien leur affection par des bonbons, des chocolats ou des bijoux.

Toutes les cartes de la Saint Valentin, il faut le noter,ne sont pas échangées entre les amoureux.

Par un retour aux anciennes fêtes des Lupercales, beaucoup sont envoyées anonymement, dans le secret espoir de susciter une nouvelle histoire d'amour.

Pour un amoureux timide, la fête offre une occasion sûre de risquer à avouer un amour secret. Quel meilleur moyen de célébrer l'esprit inconnu de Saint valentin ?

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 21:56

 

 

 

Helran nous propose un challenge qui durera jusqu'en août 2020 (et oui)

Nom : Le tour du monde en 8 ans !

But : Lire au moins 1 auteur de chaque pays. Evidemment, ce challenge est rétroactif, donc les lectures précédentes comptent.

Voici les 5 grades du challenge :

30 pays : Touriste

70 pays : Routard

100 pays / la carte livraddict remplie à 100% : Voyageur / Voyageur livraddictien

193 pays (ou 194 si Vatican) : Globe-trotter

206 pays : Bourlingueur intrépide

Toutes les précisions sur la liste des pays, des auteurs etc... directement sur le site de Helran que je vous invite à visiter et c'est chez elle qu'il faut s'inscrire.

J'opte pour ma part pour la catégorie : 100 pays.

Denis



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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 21:48

Petit art de la fuite d'Enrico Remmert

(Philippe Rey - 240 pages - janvier 2013)

Traduit de l'italien par Nathalie Bauer

Titre original : Strade bianche (2010)

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Troisième roman d'Enrico Remmert, après Rossenotti (1997) et La ballade des canailles (la ballada delle canaglie - 2002).

Ecrivain italien, né en 1966, scénariste, traducteur, grand voyageur, il a écrit ainsi trois romans très remarqués en Italie.

Ce roman "Strade bianche" a été publié selon une converture semblable à celle des éditions Philippe Rey

Je peux dire d'entrer de jeu que ce livre a été un grand coup de coeur. Un livre très bien écrit, à l'intrigue menée avec humour, un ton juste qui nous laisse nous emporter dans ce voayge fou à travers l'Italie.

Vittorio sous-loue son appartement car il vient d'être engagé pour 5 mois en tant que violoncelliste à l'orchestre de Bari.

Turin - Bari, c'est une traversée complète de l'Italie du nord au sud. Et là, je félicite l'éditeur d'avoir mis une carte de l'itinéraire, ce qui permet de vraiment bien suivre l'avancée de cette "Punto (et non une 500 comme le montre la photo).

Et Vittorio part avec Francesca, sa petite amie, qui a promis de l'accompagner puis de rentrer à Turin. En fait, elle a prévu de lui annoncer sa rupture avec lui car elle aime Luca. Ils ont réservé leur billet de train, mais au dernier moment, surgit Manu, la meilleure amie de Francesca. Ivan, DJ de son état, l'a frappé et elle a décidé de le quitter et de partir dans la propriété de son père. Aussi, propose-t-elle à ses deux amis de les emmener jusqu'à Senigallia, soit environ mi-route.

Et le trio part donc sur les routes, avec les bagages et le violoncelle, dans la petite Fiat. Seulement, Manu a volé un tableau de valeur à Ivan et ce dernier ne veut pas perdre son bien et part à la recherche de Manu.

On est pris alors dans ce "road-movie", où l'on va de surprise en surprise.

La narration se fait à trois voix. Celles de nos trois héros. On a ainsi la vision du voyage en "trois dimensions". Chacun à son tour se rappelle des souvenirs anciens. Ces alternances de voix n'ont aucun effet sur le déroulement de l'histoire car est "orchestré" de main de maître par l'auteur.

57 courts chapitres dont celui-ci :

Chapitre 30 (page 141):

 "Vittorio

Quinze tunnels et une quarantaine de viaducs séparent Senigallia  de Giulianova. De temps en temps la mer jaillit à gauche, toute grise. Miettes de gaufrettes sur le tableau de bord, épaisses broussailles que seuls d'énormes pylônes transpercent. Nous dépassons un minibus Volkswagen jaune qui tire un minibus Volswagen jaune. Manu déclare que la seule émission de télé qu'elle apprécie cette année est celle du gros cuisinier qui vend des couteaux. Une partie de silence m'oppose de nouveau à Francesca: peu de questions, aucune réponse. Ou, mieux, chacun glisse dans les espaces vides des réponses non ce qui manque, mais ce qui lui manque. Mon inquiétude grandit à chaque panneau, Ancône, Porto Recanati, Civitanova Marche, Fermo, Grottamare, San Benedetto del Tronto, pourquoi existons-nous?"

Course poursuite, rencontres étonnantes et insolites, pannes. Chacun avec ses soucis mais une solidarité et une amitié très forte entre eux. Que sera la séparation de ce trio à Bari, si jamais ils y arrivent, tellement les embûches, les doutes, les envies de route buissonnière sont au coeur de ce voyage? et cet Ivan, qui surgit quand on ne l'attend pas...

Page 202, Vittorio joue un morceau improvisé au violoncelle "...ce n'est pas lui que Vittorio interprète, c'est "vous trois", c'est une espèce de bande originale de vous trois ..."

Et oui, c'est la musique de ce livre en forme de "petit art de la fugue", pourrions-nous dire, à la manière de J.S. Bach.

Un pur bijou littéraire ce roman à conseiller ++++

Et merci aux éditions Philippe Rey de m'avoir adressé ce livre pour le lire et le chroniquer.

Et cerise sur le gâteau, j'avais acheté à sa sortie en "inédit 10/18" son premier roman que je vais m'empresser de lire puis de chroniquer ici le mois prochain.

Et voici la video de présentation du roman 

http://www.youtube.com/watch?v=FkV9Ip5T6ds

 

Bonne lecture jubilatoire de ce roman, en espérant qu'il vous plaira autant qu'à moi

Denis

 

Je commence "un tour du monde en 8 ans" challenge proposé depuis août 2012 par Helran. Premier pays : Italie

 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 00:54

L'ordre libertaire : la vie philosophique d'Albert Camus

par Michel Onfray (J'ai lu - 800 pages)

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Après sa parution chez Flammarion en 2012, le livre de Michel Onfray sort en poche ce début d'année.

J'avoue que je n'avais pas voulu acheter le livre lors de sa parution car le livre n'a pas fait l'unanimité des critiques et des philosophes ou écrivains. Dès lors où il sort en poche, je me le suis offert car je pense que malgré les imperfections du livre, il est une grande source de réflexion sur Camus philosophe. Michel Onfray est toujours partial, donc ce livre ne pouvait être qu'ainsi. Il préfère Camus à Sartre (comme moi d'ailleurs).

Michel Onfray rappelle en 4e de couverture que Camus (pour lui) fut hédoniste, libertaire, anarchiste, anticolonialiste et hostile à tous les totalitarismes, ce qui est vrai bien sûr.

Un livre à découvrir. Peut-être une lecture commune plus tard pour les "lundis philo"...

Bonne lecture,

Denis

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 22:35

 

Monsieur Ho de Max Férandon

(Carnets Nord - Editions Montparnasse - 158 pages - janvier 2013)

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Voici un  premier roman d'un français parti vivre au Québec en 1988. Le livre est paru en 2008 aux Editions Alto au Canada.

Max Férandon nous conduit dans la Chine contemporaine. Monsieur Ho, son personnage est chinois et mène une vie de fonctionnaire bien rangé à Pékin. Sa vie est très régulière selon un rituel bien établi. Wei Bei, son chauffeur, vient le chercher en voiture à 7h00, mais il préfère à chaque fois aller au bureau à pied. Ainsi, tous ses rituels devraient faire de Monsieur Ho un homme sans histoire. Et il se retrouve seul car sa fille Lin part étudier à Paris.

Et alors, sa vie change brutalement, car il est nommé commissaire au recensement. On lui donne comme moyen de transport un train, afin qu'il collecte les fiches des chinois au fur et à mesure de son voyage.

Le voici donc parti faire le tour de la Chine, plus ou  moins surveillé par M. Xie Xun, du ministère de la sécurité publique.

Ce périple n'est pas sans soucis, car les chinois profitent de ce recensement pour interpeller Monsieur Ho et lui dire tout ce qui va mal en Chine. Les ouvriers, les paysans, les détenus font leurs doléances à Monsieur Ho, qui écoute patiemment ces "malheureux", malgré les remontrances de M. Xie Xun. N'oublions pas que la Chine n'est pas un pays démocratique.

Monsieur Ho se prend de liberté et après avoir écouté tous ces "opprimés", fait conduire le train dans les contrées les plus retirées du pays et échoue en "plein désert", sur une ligne de chemin de fer inutilisée depuis plus de 10 ans. Le chef de gare n'avait pas vu de train en effet depuis si longtemps, qu'il vit en ermite dans un coin perdu de la Chine du nord. Seule une française photographe et ce train à présent viennent bousculer la vie du paisible Jin Chuang.

Vous aurez compris que ce court roman de 150 pages est foisonnant, drôle, politique mais vu du côté "dérision". On a là un oeil neuf sur la Chine d'aujourd'hui, ses folies.

Un style qui sait prendre de belles envolées lyriques.

La première phrase du livre : "Le jour entrait dans une nuit à court d'arguments." Vous voyez déjà l'ambiance et le style du livre.

Page 27 : "C'était connu, Pékin cultivait l'ambiguïté, parfois de façon très grossière. Un recensement, certes, mais quel genre de recensement? Au fond, Ho savait bien que l'exercice de comptabilité démographique n'était qu'une façade généreusement exposée, un exercice important, mais en principe seulement. Sa mission visait essentiellement à rédiger selon les règles de l'art un rapport flou et précis à la fois".

On voit bien la "folie" et la démesure de la mission. Faire une fiche par chinois !!!

Bref, ce roman est un délice, car il faut se laisser porter par ce Monsieur, tellement sympathique et rebelle malgré son apparence du "bon chinois" discipliné, parfait fonctionnaire...

A découvrir absolument, un premier roman très prometteur.

Merci à Carnets Nord de m'avoir envoyé ce livre pour le lire et vous le faire connaitre.

Les éditions Alto ont également présenté ce livre lors de sa parution.

Carnets Nord a récemment publié un autre livre préalablement publié aux Editions Alto et que j'avais mis en "coup de coeur" : "La marche en forêt" de  Catherine Leroux.

Bonne lecture,

Denis

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