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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 21:45

 

 

Le phyto-analyste de Bertrand Busson (Carnets Nord - 254 pages - avril 2013)

 

 

Voici un roman noir que l'éditeur annonce comme "le premier thriller botanique", ce qui est sans doute vrai.

Ce pourrait être un roman de scince-fiction aussi, car le sujet est parculièrement étonnant.

Germain Tzaricot est phyto-analyste, fils d’un botaniste-philosophe auquel il se réfère à chaque fois qu’il est en difficulté. Son livre de chevet est "Guide et glossaire de la phyto-analyse". Brutalement, ses plantes pourrissent et lui-même s’aperçoit qu’il a une tâche verte qui se forme sur son front et il va apprendre un peu plus tard qu’il a un chou-fleur à la place du cœur. Ainsi, le genre humain commence une décomposition qui aura pour origine « le nucléaire », une drogue fabriquée dans une usine reconvertie. Deux anciens flics véreux y travaillent et traquent Germain, lequel se défend avec Rachel son amie intime et de deux amis étranges : Pigalle, un barman crasseux et Jamal, trop grand, roulant en chaise roulante. Et il y a cet égyptologue russe Gloukov, ami ou ennemi, qui entraîne bien malgré lui le brave vieux docteur Riopel dans son aventure écolo-destructrice. Les plantes meurent  et les hommes vont suivre. Comment arrêter cette hémorragie ? 

Vous voyez que le thème est original et ce livre est composé comme un thriller, car il faut découvrir qui est derrière cette oeuvre destructrice et qui tronsfore les hommes en légumes.

Une "science-fiction" qui est une allégorie de la vie si peu écologique à l'échelle humaine. Dans ce livre, le forêt amazonienne est en train de se détruire, tiens bizarre non!!!

Bref, ce premier roman d'un auteur canadien est un bel ouvrage, bien construit et on est tenu en haleine, oubliant l'absurde de l'histoire...

Ainsi débute le premier chapitre, page 15 :

"Un matin, toutes mes plantes sont mortes. Sans aucun avertissement. Plus de quatre-vingts espèces : de la Cissus rhombifrlia qui grimpait tout autour de mon globe terrestre jusqu'à la Nolina recurvata que l'on m'avait offerte et qui, jusqu'à tout récemment, trônait encore sur son pied d'éléphant".

Début du chapitre 13 (page 119) : "Il faut savoir rêver comme une plante". Papa, lorsque j'étais petit, avait cette phrase imprimée sur son chandail favori. Dans ses essais, il disait tout le temps "la différence entre rêver comme une herbe et ronfler comme un homme est aussi abstraite que le concept de l'imagination..."

Très philosophique, certes, mais vraiment très agréable à lire.

Le livre est paru au Canada en 2012, chez "Marchant de feuiles" En voici la très belle couverture :

Merci à Carnets Nord pour ce nouveau partenariat et pour ce livre tellement original et si bien écrit qui vient tout juste de paraitre.

Et il rentre pour le Canada dans mon challenge "littérature francophone d'ailleurs".

Bonne lecture,

Denis

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:10

 

A ne pas manquer, le hors-série "philosophie magazine" d'avril-mai 2013 consacré à Albert Camus "La pensée révoltée".

C'est l'occasion de fêter les cent ans de l'écrivain - philosophe, car on néglige souvent cet aspect de sa pensée et de son oeuvre, le prenant pour un "amateur", alors qu'il a vécu dans la pauvreté, se forgeant "intellectuel" à la force de sa vie.

Cette approche e son "combat" d'homme révolté est d'ailleurs très bien décrit dans le livre de Michel Onfray :

 

Ce livre est proposé en lecture par Heide pour ses lundis philo.

Et n'oubliez jamais la phrase de Camus : "il faut imaginer Sisyphe heureux"

 

 

Belle image d'espoir, non !!

 

Bonnes lectures philosophiques, car la philo de Camus n'est jamais ennuyeuse,

Denis

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 21:50

pleines-lunes.jpg

 

Nos pleines lunes de Sophie Krebs

 (Editions Baudelaire - 152 pages - 4e trimestre 2012)

 

Un premier roman dont l'auteure m'a proposé la lecture et que son éditeur m'a gentiment envoyé en "service de presse".

Lucas vit dans un hôpital psychiatrique et aime faire des noeuds en pensant à Lolita.

Lolita, en fait Laetitia est photographe. Elle a souvent photographié Lucas et s'apprête à faire une exposition dans laquelle il sera représenté par quelques clichés.

Ces deux personnages, éloignés, qui racontent chacun leur vie au quotidien, vont se rejoindre au moment de Noël.

Pour Lucas, cette fête est importante car il sait qu'il va revoir sa Lolita avec ses cheveux et ses noeuds. Alors, il prépare ses surprises pour elle.

Et elle s'occupe de son exposition, si importante pour sa carrière et sa notoriété.

Deux voix mystérieuses, emportées dans leur univers, proche de la folie pour l'un et de l'espoir pour l'autre. 

Deux êtres qui ont un destin lié... mais tout l'art du livre est de nous révéler certains éléments de l'intrigue au fur et à mesure, il n'est donc pas possible d'en dire plus au risque d'ôter l'intérêt du livre...

Un livre intrigant mais aussi foisonnant, bien écrit de surcroît qui se laisse "déguster" malgré des tensions parfois "extrêmes".

Le monde psychiatrique est bien rendu également... et l'écriture témoigne aussi de ce cheminement alambiqué de la pensée chez un être fragilisé.

Une belle lecture à compléter par un entretien de l'auteure avec Anis sur son blog.

Bonne lecture,

 

Denis

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:53

 

Histoire de la littérature des Etats-Unis d'Amérique

par Michel Barrucand

(Ellipses - "Littérature des cinq continents" - 136 pages - 2006)

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5 périodes pour un panorama rapide et pertinent de la littérature des U.S.A. :

- La période coloniale (1620-1800)

- Un romantisme américain (1800-1865)

- Un monde sans limite (1860-1920)

- La nouvelle Amérique (1920-1950)

- Le grand chambardement (1950-2005)

Tous les écrivains importants de l'histoires des lettres américaines sont présentées sur une page environ, et bien d'autres peu ou pas coonus sont présentés en quelques lignes.

C'est l'occasion de recadrer également les auteurs dans un contexte politique, historique.

Roman, poésie, théâtre, nouvelles... pour bientôt 400 ans de littérature, dont on sait aujourd'hui l'importance qu'elle revêt...

Cette présentaion permet de s'apercevoir qu'il y a de très nombreux écrivains inconnus. Et quelle richesse...

 

Cette lecture m'a donné envie de proposer à Adalana qui organise cette année "un challenge littérature japonaise" avec un auteur par mois, de poursuivre l'an prochain, ensemble, avec un "challenge écrivains précurseurs des U.S.A." avec :

janvier 2014 : Edgar Allan Poe 

février :           Walt Witman

mars :             Nathaniel Hawthorne

avril :              Herman Melville

mai :               Jack London

juin :               Mark Twain

juillet :            Henry James

août :              Edith Wharton

septembre :   Emily Dickinson

octobre :        William Faulkner

novembre :    Ernest Hemingway

décembre :    John Steinbeck

 

Beau programme, non !!!

Nous aurons l'occasion d'en reparler à l'automne, mais une manière de revenir aux auteurs signaficatifs du 19e siècle et du début du 20e siècle...

 

Bonnes futures lectures,

Denis

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:20

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

Voici le douzième récapitulatif des articles publiés par Claire, Catherine, Heide, Natiora, Philisine Cave, Minou, Yv, Achille 49, Valentyne, Laure, Angeselphie, Opaline, Philippe, Anis, Malorie, Rosemonde et moi-même en "littérature francophone d'ailleurs" selon la géographie que j'ai proposée.
Lilou s'est inscrite pour la lecture de Joseph Kessel en avril. Nous sommes ainsi dix-huit à présent.
J'ai également créé sur facebook un groupe littérature francophone d'ailleurs dans lequel vous pourrez mettre vos articles et éventuellement animer un forum de discussion. https://www.facebook.com/groups/314748795298305/
8 nouveaux articles pour cette période : 4 pour la Belgique (Henri Bauchau par Valentyne, Marie-France Versailles par Laure, Dominique Maes et un ouvrage collectif), 1 pour le Canada (Hervé Gagnon), 2 pour l'Algérie, Maroc (Tahar Ben Jelloun et Maïssa Bey) et 1 pour l'Afrique Sub-saharienne (Gaston-Paul Effa par Laure)

1/ Littérature des pays où le français est la langue maternelle des écrivains :

Belgique :

- Compartiment auteurs (Collectif) par Minou

- Jolie libraire dans la lumière de Franck Andriat par Philisine Cave

- Diotime et les lions de Henri Bauchau par Philisine Cave

- L'enfant bleu de Henri Bauchau par Valentyne

- Passés imparfaits de Patrick Dupuis par Philisine Cave et Minou

- Trois ombres au soleil de John Henry par Philisine Cave

http://minoualu.blogspot.be/2013/03/flb-2013-compartiment-auteurs.html

- La dame de l'abeille de Françoise Houdart par Minou

- Bjorn le morphier de Thomas Lavachery par Angeselphie

- La méridienne du coeur d'Aurelia Jane Lee par Minou

- Histoire de culte de Donimique Maes par Minou

- Les minutes célibataires de Valérie Nimal par Minou et Philisine Cave

- Barbe bleue de Amélie Nothomb par Natiora et Angeselphie

- Sur la pointe des mots de Marie France Versailles par Minou, Philisine Cave et Laure

- Eros en son absence de Sandrine Willems par Minou

Suisse :

- La vérité sur l'affaire Harry Quebert par Philisine Cave

- Quidam de Thierry Luterbacher par Natiora

- Le silence d'Ilona de Vincent Philippe par Natiora

Québec et Canada :

- Sous le manteau de silence de Claire Bergeron par Angeselphie

- Les maîtres de la pierre d'Isabelle Berrubey par Opaline

- La constellation du chien de Pascal Chevarie (théâtre) par Catherine

- Kuessipan de Naomi Fontaine par Anis

- Vengeance (Tome 1 : le glaive de Dieu) d'Hervé Gagnon par  Opaline  

- Marraine d'Hélène Koscielniak par Opaline

- Présence de l'absence de Rina Lasnier par Heide

- La vie épicée de Charlotte Lavigne (Tome 1) de Nathalie Roy par Opaline

- La marche en forêt de Catherine Leroux par Denis

- Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier par Opaline

- Les derniers jours de Smokey Nelson de Catherine Mavrikakis par

- Mais qu'est-ce-que tu fais là tout seul de Pierre Szalowski par Philisine

- Ru de Kim Thúy par Minou et Laure

 

2/ Littérature des pays où le français s'est développé comme langue de colonisation, et subsiste comme langue de culture ou de communication :

Afrique Subsaharienne :

- Cheval-roi de Gaston-Paul Effa (né au Cameroun) par Valentyne

- Je la voulais lointaine de Gaston-Paul Effa (né au Cameroun) par Laure

- Solo d'un revenant de Kossi Efoui (né au Togo) par bonheur de lire

- L'étrange rêve d'une femme inachevée de Libar Fofana (né en Guinée) par Claire

- Des fourmis dans la bouche de Khadi Hane (née au Sénégal) par Philisine Cave

- Ecrivain et oiseau migrateur de Alain Mabanckou (né au Congo) par Denis

- Le socle des vertiges de Dieudonné Niangouna (né au Congo) par Denis

- Un fou noir au pays des blancs de Pie Tshibanda (né au Congo) par Angeselphie

 

Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) :

- Le dernier ami de Tahar Ben Jelloun (Maroc) par Heide

- Puisque mon coeur est mort de Maïssa Bey (Algérie) par Denis

- La bohémienne endormie d'Hubert Haddad (Tunisie) par Minou

- L'automne des chimères de Yasmina Khadra (Algérie) par Angeselphie

- L'équation africaine de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide

- Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide, Minou et Philisine Cave



Pays de la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos) et Chine, Taïwan :

- Formose de Li-Chin Lin (Taïwan) (B.D.) par Catherine

3/ Littérature des îles

Iles créoles :

Antilles :

- Une saison au Congo d'Aimé Césaire par Denis

- La lessive du diable de Raphael Confiant par Denis

Haïti :

- Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière par Natiora

- Les immortelles de Makenzy Orcel par Philisine Cave et Yv

Iles de l'océan indien :

 

4/ Ecrivains qui ont choisi de s'exprimer en français (et qui ne viennent pas de ces pays)

 

- La vie devant soi de Romain Gary (Russie) par Laure

- La montagne de jade de Xiaomin Giafferi-Huang (Chine) par Minou

- Col de l'ange de Simonetta Greggio (Italie) par Laure

- L'armée de l'ombre de Joseph Kessel (Russie) par Laure

- Les cavaliers de Joseph Kessel (Russie) par Valentyne

- Les désorientés d'Amin Maalouf (Liban) par Natiora

- Le livre des brèves amours éternelles d'Andréï Makine par Minou

- La femme aux pieds nus de Scholastique Mukasonga (Rwanda) par Philisine cave

- Lira bien qui lira le dernier d'Hubert Nyssen (Belgique) par Laure

- Maudit soit Dostoïevski de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Valentyne

- Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Heide

- La malédiction de Hyam Yared (Liban) par Yv

 

Pour ce qui concerne Catherine, je renvoie à sa géographie qu'elle a construite à partir de ses anciens articles. J'ajoute à présent ses nouveaux articles.

 

N'hésitez pas à nous rejoindre car il n'y a aucune contrainte à adhérer à notre "communauté". Uniquement, m'informez quand vous publiez un article sur un auteur francophone (hors français de métropole).

 Et merci pour votre participation du 16 au 24 mars 2013, dans le cadre de la semaine de la francophonie.

N'oubliez pas notre lecture commune d'avril 2013 à partir d'une oeuvre de Joseph Kessel .

 

Bonnes lectures francophones,

Denis

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 16:45
Dans le cadre des lundis philo de Heide

LundisPhilo.jpg

 

voici ma 12e contribution autour du thème mensuel

(premier lundi de chaque mois) ce mois-ci : le rire

Abba Euloge a dit :
“Ne me parlez pas des moines qui ne rient jamais, ils ne sont pas sérieux.”
La fin de la sagesse est le rire, assure très curieusement Philon d’Alexandrie.
On s’en étonne tant il paraît communément admis que la fin de la sagesse est la vie bonne. S’il suffit de rire pour se reconnaître sage, à quoi bon alors l’ascèse philosophique, dont on sait que, par le travail du concept, elle vise la sagesse ? A moins que le rire du sage ne submerge de tout son sens le rire du commun ? L’existence d’une philosophie du rire n’échappe à personne, mais inversement, peut-on concevoir la possibilité d’un rire philosophique en acte, irréductible au concept du rire, et qui procède de l’effort de connaissance ?
 
Je ne vais pas tricher un premier avril, ce début de texte n'est pas de moi, mais vient d'un site très sérieux auquel je vous renvoie pour lire ce passionnant article sur le rire philosophique :
 
 
Lorsque Heide a proposé ce thème j'ai tout de suite pensé à "Candide" de Voltaire, car l'écrivain a su se servir avec force rire et dérision la célèbre phrase de Leibnitz : "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles".
Je n'ai pas eu le temps de relire ce livre lu il y a si longtemps et qui m'avait fait rire, je l'avoue.
 
 
 
 
Alors, j'ai retenu à la bibliothèque "le rire" de Bergson, car je pense que c'est le livre qui répond le mieux au thème du mois. Comme il était sorti, je ne le lirai que dans le courant du mois d'avril, donc à bientôt pour la suite...
 
Citons Bergson tout de même :
 
"Le rire châtie certains défauts à peu près comme la maladie châtie certains excès".
 
"Les attitudes, gestes et mouvements du corps humain sont risibles dans l'exacte mesure où ce corps nous fait penser à une simple mécanique".
 
Une image de rire tout de même pour finir cet article :
 
 
 
 
Bonne sagesse phgilosophique,
 
Denis
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:52

Quelle époque ! d'Anthony Trollope

 (Fayard - 820 pages - décembre 2009)

Traduit de l'anglais par Alain Jumeau

Titre original : The way we live now (publié en 1874-1875)

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Anthony Trollope (1815-1882) est un auteur anglais de l'époque victorienne peu connu en France dont l'oeuvre parait régulièrement en France depuis 1991 chez divers éditeurs : Fayard, Albin Michel, Aubier, Autrement...

C'est dire qu'il commence à se faire connaitre plus d'un siècle après sa mort. Ecrivain prolixe, il a publié 47 romans, de nombreuses nouvelles et des textes autobiographiques.

Alain Jumeau, traducteur et préfacier de ce roman, précise que c'est son roman le plus remarquable, le plus riche et le plus long, considéré comme son chef d'oeuvre.

Alors, attention, sa lecture demande une immense patience, car ce sont de longues heures de lecture et je l'avoue quasiment aucun personnage n'est attachant. Ils sont tous hyppocrites, avides de gloire et d'argent, cupides en un mot.

Exemple : Paul Montague dit à Mrs Hurtle qu'il va l'épouser, puis brusquement, il lui dit qu'il n'en est pas question.

Alors, bien malgré elle, elle lui écrit : (page 392) "Cher Paul, Vous avez raison et j'ai tort. Notre mariage n'aurait pas été bien assorti. Je ne vous en veux pas. Je vous ai séduit, lorsque nous étions ensemble; mais vous avez appris, et à juste titre, que vous ne deviez pas renoncer à votre vie pour de tels attraits..."

En fait, Paul aime une autre femme, Henrietta Cadbury, "volée" à son ami Roger Cadbury.

Sir Felix Cadbury, frère d'Henrietta, lui aussi, joue sur deux tableaux : Ruby Ruggles et Marie Melmotte, fille du très riche et convoité Mr Melmotte. Rudy vient à Londres et Felix n'hésite as à rompre avec elle...

Ces deux personnages sont à l'image des autres personnalités. Ce qui est vrai aujoud'hui ne l'est plus demain, on change de "favoris" par arrivisme notammeent.

L'écrivaine Lady Cadbury, dont l'écriture est de faible qualité fait sa cour aux journalistes influents et le roman débute par les trois lettres écrites aux trois éditorialistes. Beaucoup d'humour dans l'approche par l'auteur de ces "portraits".

La bourse, les finances sont un autre persoonage important du roman car tous ces "bons hommes" s'arrachent Mr Melmotte pour en faire un allié car il fait les beaux jours des marchés londoniens, notamment autour des titres de la «Compagnie du chemin de fer du Pacifique centre et sud et du Mexique». Et pourtant, on dit qu'il a fait faillite en France et n'est pas très recommandables.

Vous aurez compris que ce livre est riche, magnifiquement écrit, mais alors, quels désagréables et infréquentables personnages.

Ce livre est une lecture commune organisée par Adalana, donc vous retrouverez un lien vers tous les articles sur son blog.

Bonne lecture,

Denis

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 22:37

 

Situations délicates de Serge Joncour (J'ai lu - 156 pages)

Première édition : 2001

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Recueil de 45 courtes nouvelles impossible à résumer. 45  situations vécues par des êtres à qui s'adresse directement l'auteur. Il se dégage beaucoup d'humour aussi car certaines situations sont "grotesques". Par exemple, un homme qui se retrouve dans un club d'échangistes. Il ne comprend pas vraiment pourquoi ces gens sont affables.

Il y a aussi ce père qui accompange son fils pour voir un match de foot et qui ne connait rien à ce sport, sans compter sur un cambrioleur qui n'a rien d'un meneur...

Des personnages "décalés" par rapport à l'instant qu'ils vivent, c'est tout le charme de ce livre.

Cet homme qui veut inviter une jeune femme qui travaille avec lui et qui n'accepte pas son invitation : (page 41) " Elle n'a pas envie de dîner, après tout, tout le monde n'est pas obligé d'avoir faim. D'un point de vue strictement professionnel c'est sûr que c'est dommage, cela t'aurait permis d'entrer un peu plus dans les détails avec elle, de lui expliquer toutes les subtilités de la hiérarchie, toutes ces filiations de susceptibilité qui tissent une entreprise".

On le voit, beaucoup de naïveté chez ces personnages déroutants, malchanceux.

La langue de l'auteur est très poétique, pure aussi, ciselée sans mots en trop. Ce pourraient être des poèmes en prose...

Un livre passionnant à déguster en 45 morceaux d'n gâteau qu'est le "genre humain".

     

Serge Joncour est né en 1961 et a écrit une douzaine de livres. Il est présent sur facebook

https://www.facebook.com/?ref=tn_tnmn#!/joncour.serge

N'hésitez pas à aller à sa "rencontre".

Son dernier roman publié a eu un rééel succès : "L'amour sans le faire"

Et j'ai présenté il y a quelques semaines, son livre "L'idole".

Bonne lecture,

Denis

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 21:30

 

Une parfaite chambre de malade, suivi de La désagrégation du papillon par OGAWA Yoko (Babel - 153 pages - sepembre 2005)

Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle

Première édition japonaise 1988 et 1989

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Livre lu dans le cadre du challenge Ecrivains japonais 2013 proposé par Adalana sur son blog :

Pour le mois de mars, l'auteur "invité" est OGAWA Yoko dont l'oeuvre est publiée chez Actes Sud depuis 1995, date de parution en France de "la Piscine".

 

 

L'auteure est née en 1962 et consacre sa vie à la littérature.

Le livre que j'ai choisi reprend deux longues nouvelles de Ogawa, publiés quand elle était jeune auteure. Ce sont ses deux premières oeuvres. On est donc à l'aube d'une vocation d'auteure plutôt appréciée de ses lecteurs, même si ses textes ne font pas tout à fat l'unanimité.

L'écriture est toujours très belle chez elle, mais elle ne fait pas de concessions et exprime les sentiments de ses personnages sans fioritures.

La première nouvelle donne la parole à la soeur du frère dont la maladie est incurable. Il est installé dans une chambre à l'hôpital où elle travaille comme secrétaire au service de chirurgie digestive.

Tous les jours après son travail ainsi que le week-end, elle se rend à son chevet. Elle sympathise avec S. le médecin qui s'occupe de son frère et le rencontre souvent à la bibliothèque de l'hôpital où elle vient "respirer" de temps en temps. Elle comme lui sont passionnés par John Irving.

Elle voit son frère se dégrader mais elle sacrifie sa vie personnelle, avec l'accord de son mari, pour assister son frère jusqu'au bout...

Très belle écriture, fluide, poétique aussi.

Voici le début de la nouvelle : "Quand je pense à mon jeune frère, mon coeur saigne comme une grenade éclatée. Je me demande pourquoi. Peut-être parce que nous étions deux et que nous n'avons par reçu beaucoup d'affection de nos parents. Je crois aussi que c'est parce qu'il est mort terriblement jeune. La mort d'un garçon de vingt et un ans est difficile à imaginer. C'est l'âge auquel on a le moins de liens avec la mort".

La seconde nouvelle "La désagrégation du papillon" parle aussi de solitude, d'ennui, de malheur. Malheur pour la petite fille de Sae, vieille dame, qui est devenue dépendante au point qu'il faut la mener en maison de retraite. Malheur, car elle culpabilise de cette séparation et elle va venir la revoir et se rendre compte de sa perte réelle d'autonomie et de mémoire...

Cette nouvelle m'a moins intéressé, je l'avoue, plus philosophique, mais je dirais que "la mayonnaise ne prend pas". Les phrases sont "attendues", pas vraiment "envoûtantes". Pas de magie des mots; Pour moi des juxtapositions d'idées, d'images... Dommage car sinon le recueil aurait vraiment été intéressant... Je suis sans doute sévère mais cette nouvelle m'a laissé "en dehors" de l'histoire de la peite fille et de son copain Mikoto...

J'avais préféré "l'annulaire".

Bonne lecture, d'autres lectures de Ogawa sur le blog d'Adalana qui va répertorier tous mos articles de mars 2013.

Denis

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 21:50

"Ne t'éloigne pas" d'Harlan Coben

(Belfond Noir - 370 pages - mars 2013)

Traduit de l'américain par Roxane Azimi

Titre original : Stay Close" - 2012

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Comme avec chaque livre d'Harlan Coben, on est tout de suite plongé dans un suspens haletant.

Tout commence quand Ray Levine, ancien paparazzi reconverti en photographe de "star d'un jour" fait un petit reportage pour Ida, un jeune juif. A la sortie de la salle, il se fait agresser car on en veut à son appareil photo. Heureusement, ses photos s'envoient automatiquement sur une adresse mail, ce qui lui permettra de récupérer toutes ses photos.

Megan Pierce s'est reconvertie en mère de famille rangée, mais son passé ressurgit quand Lorraine, la serveuse du bar où elle travaillait il y a 17 ans, demande à la voir. A priori, quelqu'un est sur ses traces, 17 ans après le drame qui l'a fait fuir la ville d'Atlantic City.

Quant à Broome, le flic, il se rappelle que le mari de Sarah, avec laquelle il est resté en bons termes, a disparu il y a 17 ans, un 18 février et cette année, on signale une nouvelle disparition, celle de Carlton Flynn. Etrangement, ce sont deux mardis gras. Y aurait-il un lien entre les deux disparitions. Alors, Broome, avec la complicité de son ex-épouse, recherche s'il y a eu d'autres disparitions entre ces deux dates à cette même époque, ce qui conduisait à rechercher un serial killer.

Un étrange jeune couple apparait aussi, Ken et Barbie, engagé par le père de Carlton pour enquêter. Seulement, ils n'ont pas peur d'être violents, ce qui complique le travail de la police.

Megan va-t-elle revenir vers son ancienne vie, bien enfouie. Et retrouver Ray sera difficile car ils s'aimaient et se sont séparés brutalement le jour de la disparition du mari de Sarah.

Une énigme très bien conduite, avec de nombreux dialogues entre les protagonistes, restitués avec finesse et souvent avec humour, par Harlan Coben.

On a envie d'avancer dans la lecture du livre pour en savoir plus sur ces disparitions répétitives à date fixe (ou presque).

Qui peut être l'assassin?  C'est tout l'art de l'auteur de nous perdre dans les méandres de cette histoire pour ne nous révéler qu'à la fin ce qui s'est réellement passé. Un innocent notamment a purgé une peine de prison... Et tous les hommes qui ont disparu étaient violents avec leur femme ou compagne. Une vengeance !!!

Il faut lire le livre pour connaitre l'issue de cette sordide histoire, "rondement menée"...

N'hésitez pas à aller sur le site de l'auteur : www.harlancoben.com

et sur sa page facebook : https://www.facebook.com/#!/harlancobenbooks?fref=ts

Merci à Laura de Athomedia, grâce à qui j'ai pu lire ce roman policier de Harlan Coben, passionnant de bout en bout.

Bonne lecture,

Denis Lecomte

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