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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 21:49

 

La femme de Villon de DAZAI Osamu

 (Editions du Rocher - collection "Nouvelle" - 66 pages - janvier 2005)

Traduit du japonais par Sylvain Chupin

Titre original : Viyon no tsuma (1947)

 

 

 

Livre lu dans le cadre du challenge Ecrivains japonais 2013 proposé par Adalana sur son blog :

  

Pour le mois d'avril, l'auteur "invité" est DAZAI Osamu (1909-1948), considéré comme l'auteur de la négation au Japon.

Il a eu une vie difficile, multipliant les tentatives de suicide jusqu'au suicide réussi en 1948, à l'âge de 39 ans. Il s'est noyé avec son épouse qui aurait pu le tuer (thèse non vérifiée) !!! plutôt que suicide !!!

 

 

Cette nouvelle "la femme de Villon" a été écrite en 1947, peu avant la mort de l'écrivain.

L'on sent à la fin du texte ce pessimisme de DAZAI :

Page 57 : "... Tu sais, j'ai tout l'air d'un poseur, mais la vérité c'est que j'ai envie de mourir à un point que tu n'imagines pas. Depuis que je suis né, je ne pense qu'à la mort. Et pour tout le monde, ce serait bien que je le sois. Ca ne fait aucun doute. Mais malgré tout, je n'arrive pas à mourir..."

  

M. Otani s'adresse ici à sa femme. C'est un peu le testament de l'auteur dans cette phrase.

M. Otani est un imposteur, un voleur. Il a une maîtresse et est allé consommer sans compter dans un bar, laissant une "ardoise" importante. Alors, un jour, les propriétaires arrivent chez la femme d'Otani et lui demandent de trouver le moyen de les indemniser. Elle dit qu'elle va réfléchir.

Entretemps, elle a vu que son poète de mari a écrit un texte sur Villon. Alors, elle devienr la "femme de Villon".

Et elle va trouver un moyen pour honorer les dettes de son mari...

Ce texte est très court, divisé en deux chapitres, très clair, sans fioritures.

On ne s'ennuie pas en lisant cette nouvelle très simple avec ce poète très autonome, heureux dans ses délires alcooliques et ses amours clandestins.

Mme Otani est une jeune mère et elle doit organiser sa vie "bien seule" avec son bébé.

Incipit de la nouvelle : "La porte d'entrée s'est ouverte brutalement, et ce bruit m'a réveillée, mais comme ce ne pouvait être que mon mari qui rentrait ivre mort à la maison, je n'ai rien dit et suis restée couchée".

 

Ce début du texte résume bien l'état de la relation entre les époux Otani.

J'ai lu d'autres billets ce mois-ci sur les livres de cet auteur plutôt critiques. Là, par contre, en 60 pages, je n'ai pas été déçu.

Bonne lecture et au mois prochain avec Murakami Ryu.

Denis

 

 

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:00

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 21:35

La famille Fang de Kevin Wilson ( Presses de la cité - 393 pages - février 2013)

 Traduit de l'anglais (Etats Unis) par Jean-Baptiste Flamin

Titre original : The Family Fang - 2011

 

Le livre est autant original que la couverture, car la famille Fang ce n'est pas n'importe qui.

Je peux, dès à présent, dire que ce livre est une belle surprise. Un livre drôle et grave en même temps. Car il y a des moments d'euphorie familiale et d'autres de dépit.

Qui sont les Fang? Les parents : Caleb et Camille, artistes performeurs qui font des "happening" dans des lieux publics : centres commerciaux, musées...

Le happening se distingue de la simple performance par son caractère spontané et le fait qu'il exige la participation active du public. (Définition sur wikipedia).

Annie (A) et Buster (B) sont leurs enfants. Depuis leur très jeune âge ils participent aux happenings de leurs parents et ont pris leurs "tics" quand ils sont dans des lieux publics.

A présent, ils sont adultes. Annie est devenue star de cinéma, mais elle a accepté de faire une scène poitrine nue. L'image passe sur Internet et met en péril sa carrière, d'autant qu'elle a eu une relation avec une actrice... Son frère, Buster, lui est devenu écrivain. Il a d'abord écrit un roman qui a eu un réel succès avant d'en écrire un second qui a fait un énorme "flop".

A présent, Buster fait des articles de circonstance, dony un sur des tireurs de patates, sauf qu'il prend une mauvaise balle qui le conduit à l'hôpital.

Le frère et la soeur finissent par revenir chez leurs parents.

La famille est ainsi réunie après ces années de séparation où Caleb et Camille ont continué leur "oeuvre".

Et coup de théâtre, les parents disparaissent. Un nouveau "happening" auquel les policiers ne croient pas, les enfants oui... Voilà le suspens de la dernière partie du livre...

Le livre est divisé en 13 chapitres qui relatent le présent de la narration. Et s'intercalent autant de "happenings" qui s'étalent sur une vingtaine d'années et qui éclairent pour la plupart le présent.

Un ligne "gigogne" en quelque sorte, au style très simple mais très plaisant à lire car il est fluide, non dénué de suspens et bourré de drôleries également.

Un bon moment de lecture pour ce deuxième roman de Kevin Wilson, mais premier publié en France.

Nick Hornby a écrit : "Intelligent, original et poignant. Mon coup de coeur cette année". Cette phrase résume assez bien l'esprit du roman.

 

Prologue du roman : "M. et Mme Fang appelaient ça de l'art. Leurs enfants, eux, appelaient ça des bêtises.

- Vous fichez le bazar et vous repartez comme si de rien n'était, lança Annie, leur fille.

- C'est beaucoup plus compliqué que ça, ma chérie, répondit Mme Fang tout en distribuant l'emploi du temps détaillé de l'évènement à chaque membre de la famille.

- Mais ce que nous faisons comporte également une part de simplicité, ajouta M. Fang.

- Oui, il y a de ça, aussi, approuva sa femme."

 

L'on voit, dès le début que les enfants ne seront pas très en accord avec l'art de leur parent, car ils sont impliqués, dès leur plus jeune âge, et feront souvent des reproches à leurs parents.

Un livre de belle tenue que je recommande vivement.

Et merci à Laura de Athomedia pour l'envoi de ce livre en partenariat avec les éditions "Presses de la Cité".

Bonne lecture,

Denis

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 21:08

Mermoz par Joseph Kessel (Folio - 436 pages)

Première édition - Gallimard 1938

 

 

Ami du navigateur, Joseph Kessel a écrit ce livre peu de temps après la mort de Jean Mermoz. Il retrace avec fidélité et avec ses propres souvenirs la vie trop brève de cet homme volontaire et inspiré, né en 1901 et disparu en 1936.

D’abord militaire, il se sent porté par cette aventure exceptionnelle qu’est l’aviation civile. L’aéropostale va l’embaucher et il va toujours essayer de se surpasser, infatigablement pour réduire les temps de transport et battre quelques records.

Il voit mourir nombre de ses amis, croise Saint Exupéry et se montre d’une telle fidélité en amitié qu’il est admiré de tous en Afrique, en Amérique du Sud et partout où il passe, devenant aussi très populaire en France, jusqu’au jour fatal où il disparait à bord de l’hydravion « Croix-du-Sud » au large des côtes de Dakar.

Plus de 400 pages passionnantes dans lesquelles Joseph Kessel montre bien la personnalité "percutante" de son ami. Jamais, il ne renonce. Cette vie est une belle leçon de courage dans l'entre-deux-guerres où toutes les folies sont permises.

Dont celle de la course effrênée pour que le courrier soit transporté très vite. Mermoz privilégie toujours le courrier, quoiqu'il arrive.

La vie est une constante aventure dans les airs, dans le désert ou les étendues des Andes où il faut tenter de dompter la montagne pour aller d'un lieu à un autre par la "route aérienne" la plus courte et la plus rapide. L'aviation est alors "une course en avant".

Kessel sait admirablement nous plonger dans cet "univers impitoyable" où toute erreur peut être fatale.

Page 324 : "...l'une des conditions du succès était de partir à la pleine lune... Mermoz, quand il avait le premier affronté régulièrement le ciel nocturne, s'était peu soucié de ces précautions. Il avait inventé pour son usage le vol sans visibilité et l'atterrissage à l'aveugle. Mais il l'avait fait pour le courrier qui n'admettait pas de délai".

Page 382 : "...Couzinet déclara : - Je ne veux pas d'autre pilote que Mermoz.

Une amitié magnifique était née, faite de compréhension et d'estime mutuelles. Comment pouvait-il en être autrement? Ces deux hommes avaient le même désintéressement, la même pureté, la même passion sacrée. Ils se complétaient pour une grande tâche."

Page 414 : "- Je ne sais comment vous expliquer cela, m'a déclaré un jour Coursault. Il y avait le grand Mermoz, Mermoz tout court, et il y avait Jean. Ils étaient différents et pourtant c'était la même chose et ça allait ensemble."

 

Travail de biographe, de journaliste et de compagnonnage, mené de main de maître par Kessel. C'est un beau livre d'amitié où l'homme reste au centre de la narration.

J'ai lu ce livre dans le cadre du mois Kessel que j'ai organisé dans le cadre du challenge 'Littérature francophone d'ailleurs". Je ferai un réapitulatif à la fin de ce mois des lectures autour de cet auteur passionnant.

 

Bonne lecture,

Denis

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:06

Comme vous devez le savoir, ce mercredi 24 avril 2013, sort en salle une adaptation cinématographique de "l'écume des jours" de Boris Vian :

 

Un film de  Michel Gondry avec notamment Audrey Tautou, Romain Duris, Gad Elmaleh et Omar Sy.

Je vous laisse lire l'article des Inrocks, pas très flatteur :

http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/lecume-des-jours/

Mais comme on le sait, il faut voir pour juger, donc rien de mieux que d'aller au cinéma et dans la foulée (ou avant, au choix), lire ou relire le roman de Vian.

 

 

Et pour compléter cette actualité, Le Monde a sorti un hors-série dans la très belle collection "une vie, une oeuvre" sur Boris Vian :

 

 

 

Bon cinéma et bonne lecture,

 

Denis

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:00

 

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Le chat

Pour ne poser qu'un doigt dessus

Le chat est bien trop grosse bête.
Sa queue rejoint sa tête,
Il tourne dans ce cercle
Et se répond à la caresse.

Mais, la nuit l'homme voit ses yeux
dont la pâleur est le seul don.
Ils sont trop gros pour qu'il les cache
Et trop lourds pour le vent perdu du rêve.

Quand le chat danse
C'est pour isoler sa prison
Et quand il pense
C'est jusqu'aux murs de ses yeux.

Paul Eluard

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 20:49

 

Dans le cadre des lundis philo de Heide

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voici ma 13e contribution

 

 

 

Hannah Arendt et Martin Heidegger par Elzbieta Ettinger

( Le Seuil - 160 pages - novembre 1995)

 

Ne pouvant pas lire pout début mai 2013, le livre de Catherine Clément sur Arendt et Heidegger, j'ai trouvé ce livre à la bibliothèque sur la relation entre les deux philosophes dans la tourmente de l'histoire.

Tout commence en 1924 quand Hannah Arendt est l'élève de Martin Heidegger. Il est tout de suite séduit par la belle et intelligente élève. Ils vont alors être amants jusqu'en 1930 environ.

Mais, comme dans les romans, elle est juive et lui est pro-nazi ralliant le parti en 1933.

Sa femme, Elfride, est encore plus antisémite que lui.

Hannah va devoir s'exiler, Martin est nommé recteur de l'université de Fribourg.

Ainsi, jusqu'en 1950, leurs chemins s'écartent et Arendt commence à publier aux USA. Heidegger suit ce qu'elle fait un peu jaloux de la réussite de son ancienne élève.

A partir de 1950, Hannah Arendt va essayer de réhabiliter son ancien amant, le faisant publier aux USA. Elle voudrait que son oeuvre continue à vivre au-delà des troubles de ces années de guerre et d'égarement.

Elle va même se réconcilier avec Elfride pour renouer avec Martin sous la forme d'une amitié qui va alors durer jusqu'à la mort de Hannah Arendt en 1975.

L'auteur s'attache à montrer combien le nazisme a entâché l'oeuvre du philosophe. Sans être aveugle, Hannah a tout fait pour essayer d'effacer ces années noires dont elle a pourtant souffert avec son époux Heinrich Bücher et son ami philosophe, Karl Jaspers. Ce dernier s'est montré longtemps hostile à Heidegger.

Voilà résumée rapidement cette aventure philosophique de deux êtres tellement différents mais qui ont marqué la philosophie du 20e siècle.

Le roman de Catherine Clément aborde sans doute cette "problématique". Heide nous en dira plus début mai 2013 ainsi que ses co-lectrices.

Bonne lecture,

Denis

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 22:14

 

(Editions de l'Olivier - 136 pages - Septembre 2002)

 

J'ai lu ce livre sur une idée d'Anis d'en faire un challenge. Cette lecture permet, de fait, d'aller à la rencontre de l'oeuvre de femmes écrivains pas toujours bien connues des lecteurs, lectrices.

Alors, que pense un lecteur d'un livre qui met en présence des femmes plutôt "fémiistes" en ce sens où elles pensent qu'il y a un langage de femmes.

Je suis très hermétique à cela, car un écrivain est avant tout quelqu'un qui écrit un livre pour un public tant masculin que féminin. et je ne me vois pas lire que des auteurs masculins en tant qu'homme.

J'aime autant Marguerite Duras qu'Albert Camus par exemple.

La littérature n'a pa de race et de sexe. Elle existe par ses auteur(e)s et ses lecteurs, lectrices.

Et Geneviève Brisac se demande page 11 s'il y a une littérature féminine en un temps où de plus en plus de femmes écrivent. Elle "convoque" alors ses ainées pour essayer de répondre à cete difficile question. Elle conclut ainsi sa préface : "J'écris ce livre pour défendre ce que j'aime : les histoires dont nous avons besoin, comme nous avons besoin d'eau, la littérature qui n'est ni véhicule idéologique, ni forme pure, mais autre chose, la beauté mystérieuse des scènes, des phrases, des personnages qui nous laissent silencieux et nourris. les émotions de pensée. La littératurequi ne sert à rien que cela". 

C'est sur le terrain  littéraire plus que féminin que je suis allé à la rencontre de ces femmes qui ont merveilleusement écrit tout au long de leur vie, que ce soit Virginia Woolf, Jane Austen, Grace Paley, Jean Rhys, Christa Wolf ou quelques autres.

Un auteur qui fait autorité est convoqué dans ce livre : Vladimir Nabokov.

Il a "osé" refuser de faire une conférence sur Jane Austen qu'l trouvait précieuse et ennuyeuse. Et puis il l'a lue et a parlé d'elle par la suite...

Quant à Virginia Woolf, elle a écrit "Il faut inventer une phrase nouvelle, et qui convienne aux manières d'être et de penser des femmes".

Grande énigme, pour moi!!!

Au-delà de ces interrogations "existentielles", Geneviève Brisac écrit de magnifiques pages sur des auteures très peu connues comme Sylvie Townsend Warner ou Alice Munro, voire Rosetta Loy.

Elle nous donne envie de lire ces femmes qui se sont battues pour faire entendre leurs voix. Karen Blixen, très malheureuse avec son mari, a su transcendé sa vie dans ses textes et contes. Ludmila Oulitskaïa parl de l'exil des russes hors d'un pays "invivable" et elle met en scène des femmes très courageuse ou Flannery O' Connor qui a passé sa vie dans une ferme...

Alors, oui, ce livre est essentiel pour aller plus loin et merci à Anis d'avoir, par ce challenge, permis de lire ce livre et de découvrir des femmes écrivains d'un immense talent.

J'ai ainsi pu lire plusieurs auteures : Rosetta Loy, Lidia Jorge, Jean Rhys et Ludmila Oulitskaïa avec un  très grand bonheur littéraire.

Bonne lecture,

 

Denis

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 21:42

 

Haka (Saga maorie - Tome 1) de Caryl Férey (Folio policier - 404 pages)

 

1998 pour l'édition originale et 2011 pour cette édition poche

 

Folio a réuni en un gros volume de 800 pages les deux romans Haka et Utu qui forment la "saga maorie".

J'ai lu le premier "opus" que je présente ici en attendant de lire le second.

 

Définition du haka sur wikipedia :

Le haka est une danse chantée rituelle des insulaires du Pacifique Sud interprétée à l'occasion de cérémonies, de fêtes de bienvenue, ou avant de partir à la guerre, que les Māori ont rendu mondialement célèbre par l'équipe de rugby à XV de Nouvelle-Zélande, qui l'effectue avant ses matches depuis 1905.

 

 

Le livre se passe en Nouvelle Zélande et le héros principal, un policier est d'origine maorie. On s'immerge donc dans cette culture que l'auteur montre sous ses rites violents. Jack Fitzgerald est reconnu également pour sa violence. Sa femme et sa fille ont brusquement disparu 25 ans plus tôt. C'est ainsi qu'il est entré dans la police d'Auckland en espérant les retrouver. Mais rien n'y a fait. Alors, pour lui les enquêtes se succèdent mais celle qui est l'objet de ce roman n'est pas n'importe laquelle.

Une jeune fille, Carol, vient d'être assassinée avec le sexe découpé sans viol, ce qui rappelle un même meurtre inexpliqué cinq ans plus tôt.

C'est alors que le procureur Hickok a l'idée d'adjoindre à Jack une jeune femme, criminologue, Ann Waitura. Ils forment malgré leurs différences une bonne équipe. Wilson participe également à l'enquête et puis Ann est plutôt une belle femme, ce qui ne gâte rien.

Un nouveau meurtre montre qu'il s'agit d'un tueur en série. Jack approche alors les milieux de la drogue et de la prostitution pour avoir quelques pistes car Carol se prostituait pour améliorer son quotidien. Un peintre pourrait être le meurtrier, ce qui oriente la police vers cette piste.

Un certain John, peintre amateur, pourrait être celui-là. Lui est tombé amoureux de la belle Eva qui s'ennuie beaucoup avec son mari homosexuel qui la met dans le lit avec ses amis...

Et puis les maoris sont aussi suspects car certains rites pourraient être en lien avec ces meurtres.

Raconter un roman policier est très difficile car il ne faut en aucun cas dévoiler l'intrigue. Il faut juste révéler qu'il y aura pas mal de morts dans cette lugubre histoire.

Le suspens est très bien restitué. On ne s'ennuie pas un instant et en plus l'écriture est très belle. Ainsi, au-delà de cette violence souvent présente, il y a un plaisir littéraire lié au style limpide, efficace et de grande tenue.

Deux exemples :

Page 23 : "Sa famille avait disparu. Depuis, Jack allait se réfugier dans la chambre isolée au fond du couloir, celle de la gamine. Il n'en ressortait qu'à l'aube, moribond, sans larmes, à moitié fou..."

Page 35 : "A la lecture de son dossier, ce type ne lui avait pas du tout plu mais Ann commençait à s'y faire : Fitzgerald avait des traits trop fins pour une brute épaisse. Son père, Maori de souche, lui avait légué le teint mat des gens des îles, un nez légèrement épaté, une carrure de All Blacks à la retraite et de puissants maxillaires qui donnaient à son visage une incontestable dureté - son centre de gravité..." 

L'intérêt de ce roman policier n'est donc pas limité à la seule intrigue mais s'étend à la qualité littéraire du récit.

Ainsi, un tel livre montre bien que le roman policier - thriller est bien de la littérature. En doutions-nous?

Caryl Férey est né en 1967 et est un des auteurs français qui comptent dans le domaine des thrillers.

 

 

Merci à Libfly pour cette lecture passionnante avec l'envie de lire très vite Utu qui est le deuxième tome de cette saga maorie.

Bonne lecture,

Denis

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 07:44

Sortie officielle ce jeudi 18 avril 2013 du nouveau roman de John Irving :

 

 

A moi seul bien des personnages (Editions du Seuil)

 

Un événement littéraire à ne surtout pas râter.

Et en préfiguration de l'année 2014 et du challenge "précurseurs de la littérature américaine", je propose trois lectures communes :

 

- 31 juillet 2013 : premier roman publié aux USA de John Irving "liberté pour les ours"

- 30 septembre 2013 : premier roman (nouvelles) de Philip Roth : Goodbye Colombus"

- 30 novembre 2013 : premier roman publié aux USA d'un auteur de votre choix : Paul Auster, Don de Lillo, Tom Wolfe, John Updike, Saul Bellow...

 

Bonnes lectures,

 

Denis

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