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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 21:30

 

 

 

 

 

Le chat qui ne ressemble à rien

 

 

Le chat qui ne ressemble à rien

Aujourd'hui ne va pas très bien.

 

Il va visiter le Docteur

qui lui ausculte le coeur.

 

Votre coeur ne va pas très bien

Il ne ressemble à rien.

 

Il n'a pas son pareil

De Paris à Créteil.

 

Il va visiter sa demoiselle

Qui lui regarde la cervelle.

 

Votre cervelle ne va pas très bien

Elle ne ressemble à rien.

 

Elle n'a pas son contraire

A la surface de la terre.

 

Voilà pourquoi le chat qui ne ressemble à rien

Est triste aujourd'hui et ne va pas bien.

 

 

 

Robert DESNOS  - La ménagerie de Tristan

 

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 19:30

Dans le cadre des lundis philo de Heide

LundisPhilo.jpg

 

voici ma 14e contribution dans le cadre de la thématique du premier lundi du mois "Littérature et philosophie" :

 

Le monde de Sophie de Jostein Gaarder (Points - Seuil - 624 pages)

Traduit du norvégien par Hélène Hervieu et Martine Laffon

Edition originale "Sofies Verden" - 1991

 

 

Heide avait proposé une lecture commune de "Martin et Hannah" de Catherine Clément. Mais je n'ai pas pu me procurer le livre à la bibliothèque et sur cette thématique j'ai choisi un livre très connu "Le Monde de Sophie" et qui répond bien au thème "littérature et philosophie".

Pour Hannah Arendt et Martin Heidegger, j'ai présenté récemment un livre qui leur a été consacré par Elzbieta Ettinger.

 

"Le monde de Sophie" est sous-titré "Roman sur l'histoire de la philosophie".

Il faut tout d'abord préciser que l'auteur, Jostein Gaarder, né en 1952 à Oslo, a enseigné la philosophie avant de devenir écrivain.

 

 

Et c'est bien de philosophie dont il est question dans ce roman.

Sophie, jeune fille de 15 ans, rentre de l'école et voit dans la boite aux lettres une enveloppe qui y a été déposée et elle voit que ce n'est pas par le facteur. Qui a pu lui écrire? et quand elle ouvre l'enveloppe, il y a un papier avec ces mots : "Qui es-tu?"

Une deuxième enveloppe arrivée tout aussi mystérieusement avec à l'intérieur un papier sur lequel elle lit : "D'où vient le monde"?

Qui peut bien lui écrire ainsi? Et les lettres se suivent, deux par jour et à présent il y a des cours de philosophie qui lui sont adressés par un certain Alberto Knox.

Sophie se prend au jeu et lit attentivement cette longue histoire de l'a philosophie qui débute avec les mythes et les philosophes grecs et qui se poursuit de jours en jours jusqu'au Moyen Age, et là changement de méthode. Alberto n'envoie plus les cours mais les lui dit, dans une église, alors qu'il apparait tel un moine caché.

Entretemps, le philosophe lui fait passer des lettres adressées à Hilde, qui serait presque son double car elle a son âge et a un père en mission au Liban.

Ce livre est une excellente initiation à la philosophie pour le lecteur autant que pour Sophie, car on y parcourt tous les courants, toutes les grandes questions philosophiques des origines à nos jours.

Il y a un index des noms de philosophes ainsi que des principaux thèmes abordés en fin de volume, ce qui montre à quel point l'auteur a voulu faire un roman de philosophie. Et de fait, c'est très pointu et en même temps très pédagogique. Tous les professeurs de philosophie devraient faire lire ce livre aux élèves qui vont passer leur bac philo.

Et puis il y a cette énigme du philosophe et de cette Hilde et de son père qui se développe en filigrane et qui donne la "respiration" du livre.

En conclusion, c'est un excellent roman, intelligent et passionnant.

Bonne lecture,

Denis

 

Et n'hésitez pas à venir nous rejoindre dans les thématiques ou lectures communes. Tout est expliqué sur le site de Heide (à fleur de mots).

Le mois prochain c'est "Au bout du monde".

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:16

 

Les diaboliques de Jules-Amédée Barbey d'Aurevilly

 

J'ai relu ce livre de Barbey d'Aurevilly dans le cadre d'une lecture commune initiée par Laure du bog "Ma danse du monde" dans une version ancienne de 1963 présentée par Jacques-Henry Bornecque, parue aux éditions Garnier.

Ce livre a été déclaré "scandaleux" dès 1850 lorque le directeur de la revue des deux mondes refuse de publier "le dessous de cartes d'une partie de whist", la première en date des "six diaboliques", qui d'ailleurs auraient dû être plus que six. Le sous-titre est en effet "les six premières". Il devait y en avoir 10 au total.

Barbey d'Aurevilly écrit : "Les histoires sont vraies. Rien d'inventé. Tout vu. Tout touché du coude ou du doigt".

 

Alors, pour entrer dans ce monde infernal des "diaboliques", il faut s'imaginer être au 19e siècle, où l'on parle beaucoup dans les salons. Il faut y être bon orateur pour intéresser ce monde de la bourgeoisie et de l'aristocratie, quelle soit parisienne ou provinciale. On aime les "potains", les "histoires croustillantes" où l'honneur est mis à mal. Et il faut aimer le bavardage, les circonvolutions de langage... Un peu dandy aussi, à la manière de l'auteur :

 

 

 

Une fois que l'on s'est installé dans un fauteuil, au coin du feu ou non, on peut se laisser entraîner dans le monde infernal que nous propose l'auteur.

On commence avec "Le rideau cramoisi" : "Il y a terriblement d'années, je m'en allais chasser le gibier d'eau dans les marais de l'Ouest, et comme il n'y avait pas alors de chemins de fer dans le pays où il me fallait voyager, je prenais la diligence de *** qui passait à la patte d'oie du château de Ruel  et qui, pour le moment, n'avait dans son coupé qu'une seule personne". 

Le ton est donné, on monte avec le vicomte de Brassard en diligence et on l'écoute parler de cette histoire de rideau cramoisi, fidèle en son souvenir, du temps où il était soldat en garnison ici. Derrière cette fenêtre, il y avait une belle très jeune femme de 18 ans, Albertine. Très pudique sauf quand elle prenait sous la table la main du vicomte à l'insu de ses parents qui hébergeaient cet homme. Et plus encore, quelques mois plus tard, elle vint lui offrir son corps dans sa chambre, avant qu'un drame (que je tairai) ne se produise... Le vicomte en est encore ému bien des anées plus tard...

 

La deuxième histoire s'intitule "le plus bel amour de Don Juan". Ne pensez pas replonger dans l'histoire tant écrite de ce personnage libertin du 17e siècle... Non, on reste au 19e siècle et c'est le comte Ravila de Raviles qui passe pour un Don Juan auprès des dames des salons. Il a invité 12 de ses anciennes maîtresses et l'une d'elle lui demande en fin de soirée de leur raconter son "plus bel amour". Et alors il parle d'une fillette de 13 ans, dont il était amoureux de la mère. Et l'enfant s'est prise d'amour pour le comte... Quelle histoire non!!! quand à la chute elle est savoureuse car inattendue et loin de la pédophilie, rassurez-vous...

 

Quel titre diabolique pour la troisième histoire "Le bonheur dans le crime" !!! Et oui, comment trouver du bonheur dans une situation de meurtre. Seul Barbey semble pouvoir nous captiver avec de telles morbides aventures. Et alors, comment aimer en secret un homme? C'est dire que Hauteclaire Stassin et le comte de Savigny ont usé d'une astuce folle pour vivre leur amour sous le même toit sans que personne ne soupçonne leur idylle. Pour ce faire, il fallait que la belle Hauteclaire se fasse passer pour une servante auprès de la mère du comte. Et oui, mais un médecin peut être malain et être le seul à comprendre la supercherie car il connaissait la noble demoiselle dans les salons qu'il fréquentait autrefois...

 

Ces trois premières femmes sont-elles assez diaboliques à votre goût, au vu de ces présentations???

 

Non, sans doute, car il y en a trois autres encore... La comtesse du Tremblay et sa fille Herminie dans "les dessous de cartes d'une partie de whist", ou encore Rosalba dite la "pudica" (on croit rêver d'un tel nom pour une diabolique) dans "A un dîner d'athées" sans compter la duchesse de Sierra-Léone devenue par vengeance prostituée dans le Paris sordide d'avant Hausmann dans "la vengeance d'une femme".

La prose de Barbey d'Aurevilly est très imagée, riche aussi, avec de nombreuses références littéraires.

 

Exemple dans "Le bonheur dans le crime" (Page 161 de l'édition Garnier) : "Le comte et la comtesse de Savigny refont tous les jours, sans y penser, le magnifique chapitre de "L'amour dans le mariage" de Mme de Staël, ou les vers plus magnifiques encore du "Paradis perdu" dans Milton". 

 

Voltaire, Montaigne, Tacite, Goethe et d'autres encore sont invités à la table de l'auteur au travers des citations ou références dont il égrène son texte.

Alors, on aime ou non cette littérature, pour ma part, je m'y suis replongé avec plaisir, peut-être aussi par solidarité normande, avec Barbey que je cotoie depuis bientôt 40 ans. J'ai acheté régulièrement des études sur le personnage et l'oeuvre. Et pourtant ile st aux antipodes de ce que je suis : ni dandy, ni artiste, ni aristocrate comme lui. Mais je suis sous le charme du conteur...

 

Merci à Laure de m'avoir permis de revenir à cette oeuvre que j'avais lue en 1978... c'est dire mon compagnonnage avec ce "satanique" écrivain.

Bonne lecture,

Denis

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 06:00

Après "Les impudents" de Marguerite Duras lu en décembre 2012,, "La vie tranquille" en février 2013, je poursuis la lecture de l'oeuvre de Marguerite Duras, avec son troisième roman publié en 1950 : "Un barrage contre le Pacifique".

Je le lis dans la prestigieuse collection "La pléiade"

 

Le livre est également disponible en Folio Gallimard

 

 

 

Avec ce troisième roman, paru 6 ans après le précédent, Marguerite Duras parle de sa jeunesse en Indochine. Il faut se rappeler que la guerre d'Indochine a alors commencé et MD veut témoigner du colonialisme au travers de cette oeuvre.

Ce sera ainsi le premier d'une longue série de textes qui parleront de ce passé "colonial" où la mère s'est ruinée pour une concession. Et elle va avoir l'idée de construire un barrage pour faire une retenue aux inondations de juillet qui ruinent les cultures.

C'est cette histoire que Marguerite Duras raconte avec maestria, comme souvent chez elle.

L'histoire commence dans cette concession où la mère, son fils Joseph et sa fille Suzanne vivent en grande précarité. On retrouve le "trio diabolique" déjà présent dans les deux précédents livres. 

Les rapports avec le frère sont plus sereins que dans les précédents, c'est la mère ici qui se montre plutôt "violente" avec Suzanne. Et qui se plait à la frapper par moments avec un certain sadisme. Le frère est alors spectateur.

Joseph aime la chasse, les voitures et au début du roman il amène un cheval et un attelage. Malheureusement le cheval va mourir au bout de quelques jours. C'est un peu ainsi qu'est la vie de Joseph : oisive, plutôt ratée.

Comme souvent, ils partent dans la vieille et poussive Citroën B12 pour Ram.

 

 

Là-bas, ils vont dans un bar où l'on danse. C'est alors qu'ils rencontrent M. Jo, un riche héritier, homme d'affaires. Il n'a d'yeux que pour Suzanne et va entreprendre de la séduire. Il raccompagne les deux femmes dans sa belle limousine Léon-Bollée .

C'est amusant de voir combien les voitures sont importantes dans ce livre, essentiellement à travers le regard de Joseph. Il ne faut pas oublier que Marguerite Duras aimait rouler avec sa voiture dans Paris ou à la campagne.

M. Jo se montre très vite amoureux de Suzanne. Elle accepte de se montrée nue à lui mais refuse tout contact sexuel avec lui. Il va "entretenir" la famille, offrant un gramophone puis un diamant. La mère, elle, ne pense qu'à vendre ce diamant.

Après que Suzanne a définitivement renoncé à tout amour pour M. Jo en lui disant, le "trio" part pour Saïgon, avec espoir de vendre pour un bon prix le diamant. Hélas, les choses se compliquent car le diamant a un défaut... Joseph va faire sa vie de son côté, Suzanne va souvent aller au cinéma.

Là, Marguerite Duras fait référence à l'Eden cinéma, que l'on retrouvera dans "l'amant". Dans "un barrage...", la mère a joué du piano dans ce cinéma pendant de longues années pour gagner sa vie. Elle ne voyait pas les films mais jouait (époque du cinéma muet).

Joseph va aimer une femme plus âgée, et l'espoir de vendre le diamant ressurgit...

La mère et la fille reviennent à la concession et la mère écrit une nouvelle fois aux agents du cadastre pour dire son indignation. Comment avoir pu leur vendre ces terrains incultivables. Toutes ses économies sont passées dans cette concession et à présent un vieux domestique continue à croire à cette concession et tente de planter des cultures. Le fils Agosti réussit à faire pousser des ananas, alors pourquoi pas eux!

Ce roman est divisé en deux parties non chapitrées.

Toute la musique de Marguerite Duras est déjà là dans ce roman. Les voix aussi, si importantes pour l'auteur.

 

Le ton est donné dès la première page : (page 281 de la Pléiade) "Et c'est le lendemain à Ram qu'ils devaient faire la rencontre qui allait changer leur vie à tous.

Comme quoi une idée est toujours une bonne idée, du moment qu'elle fait faire quelque chose, même si tout est entrepris de travers, par exemple avec des chevaux moribonds. Comme quoi une idée de ce genre est toujours une bonne idée, même si tout échoue lamentablement, parce qu'alors il arrive au moins qu'on finisse par devenir impatient, comme on ne le serait jamais devenu si on avait commencé par penser que les idées qu'on avait  étaient de mauvaises idées". 

 

On râte beaucoup de choses dans cette famille, on s'ennuit aussi, comme la mère qui dort pour oublier le présent si difficile... Et les idées ne sont pas souvent bonnes...

 

Bas de la page 307 : "Et pourtant la mère n'avait consulté aucun technicien pour saoivr si la construction des barrages serait efficace. Elle le croyait. Elle en était sûre. Elle agissait toujours ainsi, obéissant à des évidences et à une logique dont elle ne laissait rien partager à personne".

Bas de la page 309 : "Les familles que la mère avait installées dans son village de guet étaient parties avec les jonques, les vivres, vers une autre partie de la côte. Les paysans des villages limitrophes de la concession étaient retouréns à leurs villages. Les enfants avaient continué de mourir de faim. Personne n'en avait voulu à la mère".

 

Echec de la colonisation et de ces concessions. Ce livre n'est pas "politique" mais l'auteure montre à quel point il était difficile de vivre dans ces colonies où rien n'était naturel. Un dernier exemple au début de la deuxième partie à Saïgon (page 376) :

"Les quartiers blancs de toutes les villes coloniales du monde étaient toujours, dans ces années-là, d'une impécable propreté. Il n'y avait pas que les villes. Les Blancs aussi étaient très propres...".

 

Et alors, la mère de Marguerite Duras a eu une réelle bonne idée de penser à ces barrages, car ils sont devenus réalité et je renvoie à un excellent documentaire qui a été réalisé en 2009 sur les lieux de MD par Marie-Pierre Fernandes :

Voir l'image d'origine Un barrage contre le Pacifique, hier et aujourd’hui-

 

 

Un excellent roman de Marguerite Duras, précurseur de "l'amant", lu notamment dans le cadre du challenge de Heide et des lectures communes autour des oeuvres complètes de l'auteure :

Prochaine étape fin mai 2013, avec le roman suivant : "Le marin de Gibraltar".

Bonne lecture,

Denis

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 20:25

 

Suite à mon article d'hier concernant la mort de Viviane Forrester, Philisine Cave et Laure ont envie de lire ce livre essentiel.

Je le propose en lecture commune pour le 30 juin 2013, ce qui sera un complément au mois anglais qui va fleurer en juin sur les blogs.

Ainsi, vous pourrez vous inscrire ici et mettre le lien vers votre article en commentaire. J'ai pu lire les 18 premières pages et on est vite emporté entre Virginia et son mari, l'éditeur et écrivain Leonard Woolf, un homme autant énigmatique que sa femme... et leur cercle littéraire...

 

Un drôle de couple, pas si drôle que cela à vrai dire quand on sait la fin tragique de Virginia.

Voici la présentation de l'éditeur :

Chatoyante et fragile, désopilante et meurtrie, voici Virginia Woolf dans le récit bouleversant donné par Viviane Forrester. La présence de Virginia nous fait trembler d'émotion, souvent ployer de rire, parfois la détester. Elle est avant tout différente de la légende tramée par son mari Leonard, qui se forgeait une carapace en projetant sur elle ses propres troubles. Dans la ronde brillante et mouvementée de ceux qui l'entourent au long de sa vie, chacun révèle des secrets, des masques jusqu'ici négligés. Surtout, jaillit à vif, à nu, dans la plénitude ou dans les affres, une femme apte à étreindre le monde, dont elle guette le vrai langage et les silences. Une femme qui eut à subir son génie, à s'efforcer de le faire accepter par les siens. Une femme qui aura pu dire: "Je sens dans mes doigts le poids de chaque mot", avant de répondre à "l'étreinte" promise par la mort en allant se noyer, les poches pleines de pierres, dans la rivière Ouse. Un suicide dont on découvrira certaines raisons passées inaperçues.

 

Si vous aimez la littérature anglaise et Virginia Woolf, il faut que vous lisiez ce livre. Et ce sera un plaisir de partager nos points de vue sur cette biographie.

Cette lecture comptera pour moi au titre du challenge Virginia Woolf, initié par "My lou book"

virginia woolf.jpg

 

Je lirai également pour le 15 juin en lecture commune "Les vagues" de Virginia Woolf.

 

 

Bonnes lectures,

 

Denis

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 20:57

 

Le 30 avril 2013, l'écrivaine Viviane Forrester est décédée à l'âge de 87 ans.

Alors que de nombreux blogs vont se mettre à l'heure anglaise en juin 2013 autour d'une thématique "mois anglais" initiée par Titine et Lou, n'oublions pas que cette femme a été une "spécialiste de Virginia Woolf.

 

Keep calm and read

 

 

Viviane Forrester a notamment publié :

 

Ce serait un bel hommage à lui rendre que de mettre ce livre dans les lectures communes du mois anglais. Elle le mérite largement.

Un autre livre passionnant à noter :

 

Bonnes lectures,

 

Denis

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 20:23

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

Voici le treizième récapitulatif des articles publiés par Claire, Catherine, Heide, Natiora, Philisine Cave, Minou, Yv, Achille 49, Valentyne, Laure, Angeselphie, Opaline, Philippe, Anis, Malorie, Rosemonde, Lilou soleil et moi-même en "littérature francophone d'ailleurs" selon la géographie que j'ai proposée.
 
Nous sommes ainsi dix-huit à présent.  
 
J'ai également créé sur facebook un groupe littérature francophone d'ailleurs dans lequel vous pourrez mettre vos articles et éventuellement animer un forum de discussion. https://www.facebook.com/groups/314748795298305/
 
 11 nouveaux articles pour cette période : 4 pour la Belgique (Gudule, David Charneux, Franck Andriat par Minou et Béa Deru-Renard) 1 pour le Canada (Marylène Pion) et 2 pour l'Algérie, Maroc (Tahar Ben Jelloun et Maïssa Bey) et 6 pour les auteurs français venus de pays non francophones (Guillaume Apollinaire - Pologne, Luis de Miranda - Portugal et Joseph Kessel-Russie)

1/ Littérature des pays où le français est la langue maternelle des écrivains :

Belgique :

- Compartiment auteurs (Collectif) par Minou

- Jolie libraire dans la lumière de Franck Andriat par Philisine Cave et Minou   

- Diotime et les lions de Henri Bauchau par Philisine Cave

- L'enfant bleu de Henri Bauchau par Valentyne

-  Comme un roman-fleuve de Daniel Charneux par Minou

-  Saïméri de Béa Deru-Renard et Anne-Catherine de Boël par Catherine    

- Passés imparfaits de Patrick Dupuis par Philisine Cave et Minou

Petits contes amoureux de Gudule et Ribeyron par Catherine

- Trois ombres au soleil de John Henry par Philisine Cave

- Compartiment auteurs par Minou                     

- La dame de l'abeille de Françoise Houdart par Minou

- Bjorn le morphier de Thomas Lavachery par Angeselphie

- La méridienne du coeur d'Aurelia Jane Lee par Minou

- Histoire de culte de Donimique Maes par Minou

- Les minutes célibataires de Valérie Nimal par Minou et Philisine Cave

- Barbe bleue de Amélie Nothomb par Natiora et Angeselphie

- Sur la pointe des mots de Marie France Versailles par Minou, Philisine Cave et Laure

- Eros en son absence de Sandrine Willems par Minou

Suisse :

- La vérité sur l'affaire Harry Quebert par Philisine Cave

- Quidam de Thierry Luterbacher par Natiora

- Le silence d'Ilona de Vincent Philippe par Natiora

Québec et Canada :

- Sous le manteau de silence de Claire Bergeron par Angeselphie

- Les maîtres de la pierre d'Isabelle Berrubey par Opaline

- La constellation du chien de Pascal Chevarie (théâtre) par Catherine

- Kuessipan de Naomi Fontaine par Anis

- Vengeance (Tome 1 : le glaive de Dieu) d'Hervé Gagnon par  Opaline  

- Marraine d'Hélène Koscielniak par Opaline

- Présence de l'absence de Rina Lasnier par Heide

- La vie épicée de Charlotte Lavigne (Tome 1) de Nathalie Roy par Opaline

- La marche en forêt de Catherine Leroux par Denis 

- Les infirmières de Notre Dame (T1 - Flavie) de Maryline Pion par  Opaline

- Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier par Opaline

- Les derniers jours de Smokey Nelson de Catherine Mavrikakis par

- Mais qu'est-ce-que tu fais là tout seul de Pierre Szalowski par Philisine

- Ru de Kim Thúy par Minou et Laure

 

2/ Littérature des pays où le français s'est développé comme langue de colonisation, et subsiste comme langue de culture ou de communication :

Afrique Subsaharienne :

- Cheval-roi de Gaston-Paul Effa (né au Cameroun) par Valentyne

- Je la voulais lointaine de Gaston-Paul Effa (né au Cameroun) par Laure

- Solo d'un revenant de Kossi Efoui (né au Togo) par bonheur de lire

- L'étrange rêve d'une femme inachevée de Libar Fofana (né en Guinée) par Claire

- Des fourmis dans la bouche de Khadi Hane (née au Sénégal) par Philisine Cave

- Ecrivain et oiseau migrateur de Alain Mabanckou (né au Congo) par Denis

- Le socle des vertiges de Dieudonné Niangouna (né au Congo) par Denis

- Un fou noir au pays des blancs de Pie Tshibanda (né au Congo) par Angeselphie

 

Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) :

- Le dernier ami de Tahar Ben Jelloun (Maroc) par Heide

- Puisque mon coeur est mort de Maïssa Bey (Algérie) par Denis

- La bohémienne endormie d'Hubert Haddad (Tunisie) par Minou

- L'automne des chimères de Yasmina Khadra (Algérie) par Angeselphie

- L'équation africaine de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide

- Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide, Minou et Philisine Cave



Pays de la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos) et Chine, Taïwan :

- Formose de Li-Chin Lin (Taïwan) (B.D.) par Catherine

3/ Littérature des îles

Iles créoles :

Antilles :

- Une saison au Congo d'Aimé Césaire par Denis

- La lessive du diable de Raphael Confiant par Denis

Haïti :

- Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière par Natiora

- Les immortelles de Makenzy Orcel par Philisine Cave et Yv

Iles de l'océan indien :

 

4/ Ecrivains qui ont choisi de s'exprimer en français (et qui ne viennent pas de ces pays)

 

- Les onze mille verges de Guillaume Apollinaire (Pologne) par Catherine 

- La vie devant soi de Romain Gary (Russie) par Laure

- La montagne de jade de Xiaomin Giafferi-Huang (Chine) par Minou

- Col de l'ange de Simonetta Greggio (Italie) par Laure

- L'armée de l'ombre de Joseph Kessel (Russie) par Laure

- Les cavaliers de Joseph Kessel (Russie) par Valentyne

- Mermoz de Joseph Kessel (Russie) par Denis

- L'équipage de Joseph Kessel (Russie) par Heide  

- La passante du sans-souci  de Joseph Kessel (Russie) par Valentyne     

- La vallée des rubis de Joseph Kessel (Russie) par lilou soleil

- Les désorientés d'Amin Maalouf (Liban) par Natiora

- Le livre des brèves amours éternelles d'Andréï Makine (Russie) par Minou

- Qui a tué le poète? de Luis de Miranda (Portugal) par Laure    

- La femme aux pieds nus de Scholastique Mukasonga (Rwanda) par Philisine cave

- Lira bien qui lira le dernier d'Hubert Nyssen (Belgique) par Laure

- Maudit soit Dostoïevski de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Valentyne

- Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Heide

- La malédiction de Hyam Yared (Liban) par Yv

 

Pour ce qui concerne Catherine, je renvoie à sa géographie qu'elle a construite à partir de ses anciens articles. J'ajoute à présent ses nouveaux articles.

 

N'hésitez pas à nous rejoindre car il n'y a aucune contrainte à adhérer à notre "communauté". Uniquement, m'informez quand vous publiez un article sur un auteur francophone (hors français de métropole).

 Et merci pour votre participation à la lecture commune d'avril 2013 à partir d'une oeuvre de Joseph Kessel .

Cette lecture de Joseph Kessel est prolongée en mai 2013

 

Bonnes lectures francophones,

Denis

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 19:50

 

litterature-francophone-d-ailleurs-1_WOTCKMJU.jpg

 

 

J'ai proposé dans le cadre du challenge "Littérature francophone d'ailleurs", un mois d'avril 2013 consacré principalement à Joseph Kessel.

 

 

Joseph Kessel (1898-1979) :

Né à Clara (Argentine), le 10 février 1898.

Fils de Samuel Kessel, médecin juif d’origine lithuanienne qui vint passer son doctorat à Montpellier, puis partit exercer en Amérique du Sud, Joseph Kessel vécut en Argentine ses toutes premières années, pour être emmené à Orenbourg, sur l’Oural, où ses parents résidèrent de 1905 à 1908, avant de revenir s’installer en France.

 

C'est ce parcours de début de vie de Kessel qui a permis d'inscrire l'écrivain - reporter - voyageur dans ce cycle de la "littérature francophone d'ailleurs".

Son oeuvre a été abondante et ce fut un plaisir pour plusieurs d'entre nous de lire, relire, voire découvrir cet auteur quelque peu injustement "oublié".

 

Voici donc les articles qui ont été publiés sur les blogs :

 

- Mermoz par Denis (bonheur de lire)

- L'équipage par Heide (A fleur de mots)

- La passante du sans-souci par Valentyne (L'écho des écuries)

- La vallée des rubis par lilou soleil (A vos livres)

 

Sur proposition d'Heide, nous prolongeons en mai 2013, les lectures de livres de Joseph Kessel car d'autres lectures sont en cours en pourrons ainsi se rattacher à ces "lectures communes" autour de ce grand homme, passionné par l'aventure, la vie et l'amitié.

 

Bonnes lectures, donc,

Denis

(et si j'ai oublié quelqu'un merci de me le préciser en commentaire à cet article - mes articles rétroactifs peuvent aussi être inclus)

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:55

  

 

Tangente vers l'est de Maylis de Kerangal

(Verticales - collection "minimales" - 128 pages - janvier 2012)

 

Nouveau roman de Maylis de Kerangal lu comme toujours avec beaucoup de plaisir.

Le précédent que j'ai présenté est "Dans les rapides" qui se passait au havre dans les années 1970.

Cette fois, l'action se passe dans le transsibérien.  

Dans le cadre de l'année France-Russie en 2010, CulturesFrance et France Culture ont permis à 20 auteurs d’effectuer un voyage d’écrivain à bord du transsibérien de Moscou à Vladivostok. C’est de ce voyage qu’est né « Tangente vers l’Est« .

Pour une fiction de France Culture Maylis de Kerangal a préféré le roman au récit de voyage.

Ainsi, des militaires installés dans ce train lui ont inspiré cette 'intrigue" littéraire.

Aliocha, un jeune appelé russe monte dans le transsibérien pour rejoindre son régiment. Il est encadré par des gradés qui veillent sur le bon déroulement du trajet.

Hélène, une française qui semble avoir fui son fiancé, fait également le voyage dans ce train mythique. Elle se retrouve dans le même compartiment qu'Aliocha, plutôt gênée par cette promiscuité qui doit durer plusieurs jours. Elle se montre donc très distante.

Très vite, elle comprend qu'il a l'intention de déserter, alors, elle décide de l'aider à se cacher et à échapper aux contrôles des officiers...

Comme toujours chez cette auteure que j'apprécie vraiment beaucoup et de plus en plus dirais-je, à mesure que je découvre son oeuvre, le style est limpide, clair et toujours "vrai", bien construit.

On se laisse porter par son écriture et ses intrigues qui savent nous captiver.

 

Page 39 : (C'est le moment de la rencontre entre Aliocha et Hélène) : "Les portes s'ouvrent dans son dos. Quelqu'un s'est introduit dans le compartiment. Aliocha se retourne : la femme qui est montrée à Krasnoïarsk, l'étrangère, c'est elle. Dans une main, elle tient un verre pris dans une résille de métal argenté, dans l'autre une cigarette allumée. Elle se place de profil le long d'une ouverture latérale, elle aussi fouille la nuit qui n'est jamais absolument close ici, mais ambiguë, chargée d'une luminosité électrique qui fait toujours croire que le jour va poindre d'un instant à l'autre. Aliocha l'observe en douce, pivote ses yeux dans ses orbites sans bouger le torse : elle fume, très calme, le visage vaguement luisant." 

 

On voit ici la qualité de l'observation, des "regards". Il y a une réelle atmosphère dans ce livre : observation, sentiments refoulés, désir d'évasion et d'introspection. Mais aussi ces regards se parlent car lui parle russe et elle française... Et le moyen de communiquer c'est deviner ce que pense l'autre... Jeux de miroir...

Voilà, ce texte de 130 pages est un beau moment de lecture...

 

Maylis de Kerangal a reçu le prix Médicis 2010 pour "Naissance d'un pont" (Verticales) © Sipa

 

Bonne lecture,

 

Denis 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 18:20

 

 

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