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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 09:00
"Féminismes" St Sauveur en Puisaye : 8-9 octobre 2016

Thierry Messonnier de "The Publicists" m'a transmis cette information sur des rencontres passionnantes qui se tiendront gratuitement dans la maison de Colette.

 

 

Pré-programme FIEF 2016

«  Féminismes »

 

8 et 9 octobre

Saint-Sauveur-en-Puisaye

 

5ème édition

 

 

Présentation :

 

L’écriture a longtemps constitué un des principaux moyens pour les femmes de demander plus de place et plus de dignité dans un monde qui n’était pas prêt à les leur accorder.

Quand naissent les mouvements féministes au 19e siècle, la littérature et la presse jouent un rôle décisif pour dénoncer la condition des femmes et pour défendre leurs droits. Leurs écrits contribuent à diffuser des visions d’un monde non fondé sur l’inégalité.

Aujourd’hui encore, la culture, et en particulier la littérature, accompagnent les combats des femmes dans de nombreux pays.

Pour sa cinquième édition, le FIEF a choisi de s’intéresser aux féminismes et aux combats pour la liberté et les droits des femmes

Dans ce champ immense, conformément à sa vocation, le FIEF fera place à une diversité d’époques, de lieux, de thèmes, de positions et de sensibilités.

 

Avec la participation de : 

 

Laure Adler, Christine Bard, Sylvie Chaperon, Catherine Clément, Sophie Dégano, Andréa Ferréol, Laura Freixas, Joëlle Gardes, Anne Garreta, Xavière Gauthier, Sophie Hannah, Sabine Haudepin, Juliette, Lilane Kandel, Julia Kristeva, Catherine Marand-Fouquet, Bénédicte Martin, Sophie Mousset, Karen Offen, Nicole Pellegrin, Laurence Prat, Frédéric Regard, Catherine Rodgers, Josyane Savigneau, Michèle Riot-Sarcey, Ina Schabert, Leïla Sebbar, Pinar Selek, Martine Storti, etc.

 

Editeur invité : Talents hauts

 

La programmation est assurée par un comité composé de : Chantal Bigot, Sabine Haudepin, Audrey Lasserre, Frédéric Maget, Anne Paupert et Christine Planté.

 

Partenaires de l’édition 2016 :

 

- Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC de Bourgogne Franche-Comté, Ministère des familles, des enfants et des droits des femmes, Ministère de l’éducation nationale, Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.

- Archives du féminisme, Bibliothèque Marguerite Durand, Clasicas y Modernes.

- L’Yonne républicaine, Le Monde, L’Obs, Causette, France Bleu Auxerre, France Culture, Téva, France 3 Bourgogne, TV5 Monde.

 

 

PROGRAMME

8-9 octobre 2016

Samedi 8 octobre (matinée)

 

9h30-10h00

 

Ouverture par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale et Christine Bard, responsable des Archives du féminisme

 

Un féminisme avant le féminisme ?

 

Modération : Christine Planté et Anne Paupert

 

10h00-10h45

 

« Christine de Pizan était-elle féministe ? » par Andrea Valentini et Anne Paupert

 

« Mary Astell, une pionnière du féminisme dans l'Angleterre au début du XVIIIe siècle. » par Ina Schabert (Allemagne)

 

11h00-11h45

 

« Olympe de Gouges »

avec Joëlle Gardes, Nicole Pellegrin et Sophie Mousset

Table ronde animée par Catherine Marand-Fouquet

avec la participation d’Andréa Ferréol

 

12h00-12h45

 

« Au temps de George Sand : paroles et combats de femmes pour l'émancipation »

Christine Planté et Michèle Riot-Sarcey

 

 

Samedi 8 octobre (après-midi)

 

Quand le féminisme dit son nom 

 

Modération : Gérard Bonal et Chantal Bigot

 

14h00-14h20

 

« L’invention du féminisme français sous la IIIe République » par Christine Bard

 

14h20-14h40

 

«  « Le Rôle des Écrits de femmes dans l’avancement des féminismes en Europe, XIXe siècle » par Karen Offen

 

14h40 Présentation de la bibliothèque Marguerite Durand par Annie Metz.

 

Pause

 

15h00-15h45

 

« Le moment Beauvoir »

avec Constance Borde, Sylvie Chaperon, Sheila Malovany et Catherine Rodgers

Table ronde animée par Gérard Bonal

avec la participation de Sabine Haudepin

Pause

 

16h00-17h00

 

Grand entretien. Une heure avec Julia Kristeva

Entretien conduit par Samuel Dock

 

PAUSE

 

17h20-17h40

 

« Christiane Rochefort » par Martine Sagaert

avec la participation d’Andréa Ferréol

 

17h40-18h00

 

« Lectures et relectures d’Une chambre à soi de Virginia Woolf » par Frédéric Regard

 

18h00-19h00

 

« Les revues féministes dans les années 70 »

avec Liliane Kandel, Cathy Bernheim et Xavière Gauthier

Table ronde animée par Christine Planté

 

PAUSE

 

20h00- 22h00

 

Projection

Autour de Maïr (2015)

Film produit et réalisé par Hejer Charf

Musique Anne Sylvestre

Avec la participation de Maïr Verthuy, Madeleine Gagnon, Hélène Monette, Arpi Hamalian, Howard Scott, Lucie Lequin, Alex McKenzie, Colin McKenzie, Kayla McKenzie , Véronique Verthuy, Joanna Verthuy, Saliha Béroual, Françoise Naudillon, Yéline Laban-Roboam, Léa Roboam, Jeanne Maranda, Gloria Escomel, Celita Lamar, Liliane Kandel, Benoîte Groult, Jeanne Hyvrard, Wassyla Tamzali, Martine Delvaux, Hélène Parmelin.

 

Cofondatrice et première directrice de l’Institut Simone de Beauvoir, Maïr Verthuy a ouvert la voie pour que les écrits des femmes soient enseignés à l’université, publiés, lus, traduits. Autour de Maïr, accompagnées des chansons d’Anne Sylvestre, des féministes, des poètes, des professeures, des écrivaines québécoises, françaises, disent le long et ardu chemin de l’écriture au féminin vers la reconnaissance.

 

La projection sera précédée d’un hommage à Benoîte Groult.

 

Dimanche 9 octobre (matinée)

 

10h00-10h45

 

« Colette est-elle féministe ? »

avec Gérard Bonal, Samia Bordji et Bénédicte Martin,

table ronde animée par Frédéric Maget

avec la participation de Sabine Haudepin

 

11h00-11h35

 

« Agatha Christie : une féministe dans le noir ? » par Sophie Hannah (Grande Bretagne)

Traduction simultanée par Yves Tixier

 

12h00-12h45

 

« Fictions contemporaines et féminismes »

avec Laura Freixas (Espagne), Anne Garréta et Leïla Sebbar.

Table ronde animée par Josyane Savigneau

 

 

Dimanche 9 octobre (après-midi)

 

14h00 - 14h30

 

« Masculin féministe » par Laure Adler

 

PAUSE

 

15h00 – 15h30

 

« Les femmes dans la fracture du monde » par Catherine Clément

 

PAUSE

 

16h00 - 17h30

 

« Héritages et devenirs des combats féministes dans le monde d’aujourd’hui »

avec Pinar Selek (Turquie), Martine Storti, Françoise Picq, Chalha Chafiq (Iran) et Monique Selim

Table ronde animée par Josyane Savigneau

 

18h00

 

Fin des rencontres

 

Informelles

 

Des entretiens « informels » d’auteures contemporaines menés par Josyane Savigneau (espace salon du livre)

Samedi 8 octobre 11h00 : Laurence Faron

Samedi 8 octobre 11h30 : Sophie Degano

Samedi 8 octobre 14h30 : Pinar Selek

Samedi 8 octobre 15h00 : Leïla Sebbar

 

 

EN MARGE DU FESTIVAL

 

Activités pédagogiques :

 

Des activités sont proposées à destination du public scolaire le vendredi 7 octobre, toute la journée. Programme sur demande et réservations par mail groupes@maisondecolette.fr

 

Expositions :

 

Exposition de photographies de Laurence Prat. Maison de Colette. Accessible uniquement dans le cadre d’une visite guidée de la maison. Réservation en ligne maisondecolette.fr ou par téléphone 03.86.45.66.20.

 

A faire également dans le village :

 

·         Musée Colette : www.musee-colette.com

 

·         Maison de Colette : www.maisondecolette.fr

 

·         Parcours « Sur les pas de Colette » : www.maisondecolette.fr

 

·         Poterie de la bâtisse : www.poterie-batisse.com

 

Informations pratiques :

 

Le Festival international des écrits de femmes est une manifestation gratuite et ouverte à tous, organisée par l’association « La Maison de Colette » dans le cadre des « Rencontres Colette ».

 

Il se déroule tous les deuxièmes week-ends d’octobre à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne), village natal de Colette dans les communs du château.

 

Saint-Sauveur-en-Puisaye se situe dans l’Yonne, à deux heures en voiture de Paris (A6 sortie Toucy puis direction Saint-Sauveur-en-Puisaye). Coordonnées GPS : WGS84.

 

Une navette gratuite Gare d’Auxerre-Saint-Sauveur-en-Puisaye est mise en place le temps du festival. Deux départs par jour et un retour en fin de journée. Renseignements auprès du secrétariat : 03.86.45.66.20

 

Une restauration est organisée le samedi midi et le dimanche midi au musée Colette sous la forme d’un buffet (18 euros par personne ; achat de tickets à l’accueil). Le restaurant « La Gerbaude » vous propose également une restauration le samedi midi et le samedi soir (sur réservation uniquement au 03).

 

Pour votre hébergement vous pouvez consulter l’office de tourisme (www.ot-puisaye-forterre.fr.), le site de la maison de Colette (maisondecolette.fr) et le site du Pays de Guédelon (www.pays-de-guedelon.com).

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 15:56
La tour d'arsenic d'Anne B. Ragde (10/18)

CHALLENGE NORDIQUE :

Un pays : Norvège

Un auteur : Anne Birkefeldt Radge (née en 1957)

Un lieu : le roman se passe essentiellement au Danemark avec quelques incursions en Norvège

Un roman :

 

La tour d'Arsenic d'Anne Birkefeldt Radge ​(10/18 - 500 pages - janvier 2013)

Première édition France : Balland - 2011

Traduit du norvégien par Jean Renaud

Titre original : Arsenikktarnet (2001)

 

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J'ai lu ce livre dans le cadre du "challenge nordique" animé par Marjorie Littérature, et en lecture commune avec Marjorie.

Notre méthode : faire un point en message privé sur facebook à la fin de chacune des parties du roman, ce qui a permis de discuter ensemble de notre ressenti. Il a généralement été très proche pour chacune des parties. Donc pas de "disputes" au sens noble du terme, mais plutôt du consensus entre nous, ce qui est assez exceptionnel mais qui montre à quel point nous avons eu un regard "commun" sur ces drôles de personnages, pas si drôles que cela à vrai dire.

 

1ere partie

Therese (sans accent) apprend par sa mère, Ruby,  au téléphone que sa grand-mère, Amalie (dite Malie) est morte. Elle ne comprend pas que sa mère lui annonce cette nouvelle en riant. Certes il y aura un héritage ! Mais quand même !

Avec son jeune fils Stian elle part pour le Danemark où vivait sa grand-mère. Ruby les accompagne. Ce sont alors les retrouvailles familiales. Tout le monde rit aussi ici, les tantes, les oncles.

Tous les tableaux ont des étiquettes avec les héritiers. Mais ils sont presque tous morts. Therese hérite d'une photo dite "érotique" car on y voit une femme nue.

La grand-mère buvait et semblait avoir pas mal d'amants. Therese se rappelle de bons moments comme les soirées télé mais sa mère était toujours en conflit avec sa mère.

Therese a volé quelques souvenirs dans la maison avant d'hériter officiellement d'un manteau !

Ib est héritier avec Ruby des biens de leur mère et ils se partagent la porcelaine peinte à l'époque par leur père.

 

A titre d'exemple, voici comment chacun de nous deux a ressenti ce début de roman, inscrit dans le "présent"

Denis : Manifestement on a affaire à un femme de "fous". Joie de la fille pour annoncer à sa fille que la grand mère est morte. Vive l'héritage. Un grand-père "invisible" avant de mourir. Et encore un faux grand-père puisque l'on annonce qu'il n'a pas été le père de la mère de Therese. J'utilise justement ces mère, père, grand-père dans l'esprit de l'auteure car j'ai trouvé que par moment on ne sait plus trop qui est qui, qui parle ou pense ! L'auteur brouille les cartes. On a compris que la mère de Therese n'aimait pas sa mère avec des conflits perpétuels. Par contre Therese l'a beaucoup aimée et tous les bons souvenirs remontent à la surface. Ib et sa sœur sont là pour s'emparer de ce qui peut l'être et c'est amusant de voir que Therese reste très calme par rapport à tout ce qui se dit et dans son coin tranquillement elle récupère des objets sentimentaux (c'est là la différence avec la cupidité des autres qui ne pensent qu'à l'argent, elle, elle est du côté des souvenirs, des sentiments). Un drôle de début de roman tout de même, non fluide, un peu comme du jazz syncopé, où les rythmes sont continuellement rompus. Qu'en penses-tu de ton côté?

 

Marjorie : Ca pour être une famille de fous, on a une belle brochette ! Ca m'a choquée cette franche rigolade à l'annonce de la mort de la grand-mère. Surtout que cela ne dure pas quelques secondes, mais tout au long du "partage" des biens, on a affaire à de l'absurde, comme une comédie humaine déjantée. A côté de ça, il y a Therese, qui aimait vraiment et profondément sa grand-mère. Ce lien (ou du moins une partie) se retrouve dans la relation de Ruby (mère de Thérèse) et de Stian le petit de Thérèse. Comme si le lien sautait une génération. Ce qui saute aussi une génération apparemment, c'est cette attitude "légère" face aux hommes. Ruby reproche à sa mère Malie d'avoir été une femme qui aimait trop les hommes. Ruby lui en garde une haine tenace, et reporte cette haine sur Therese, qui ressemble à sa grand-mère (plusieurs hommes dans sa vie) sur ce point. Effectivement, Ruby et Ib sont obsédés par l'argent et la joie de piétiner ce qu'il reste de leur mère, de leur famille, de leur passé. La transmission familiale ne se fait pas ou du moins pas comme on pourrait s'y attendre. Seule Therese qui a de l'affection pour Malie garde la tête froide (trop?). J'avoue que son calme m'a étonnée, face à la méchanceté de sa mère et de son oncle. Quant à sa tante par alliance, Lotte, comme rapia obsédée par l'héritage... L'auteur en cela a bien retransmis ce qu'il se passe malheureusement souvent dans la vie réelle. Mais c'est quand même exacerbé. J'ai noté aussi que Malie occupait tout l'espace. Son mari et sa fille étaient encombrants pour elle. Ce qui ne favorise pas la bonne entente familiale. Côté style, l'écriture est assez fluide, et les courts chapitres agréables, même si, comme toi, j'ai trouvé que le rythme en devenait parfois saccadé. Comme tu le dis, un roman qui ne laisse pas indifférent.

 

Vous pouvez constater du grand intérêt de notre dialogue car à chaque partie il y a eu ainsi quelques retours pour compléter nos pensées etc... un vrai travail de fond extrêmement stimulant pour faire autant que faire se peut une lecture "attentive et intelligente" du roman.

 

2e partie (nous a paru moins convaincante)

Retour en arrière : Ruby est enfant martyre de sa mère. Ib est bébé et Malie lui porte plus d'attention qu'à elle. Elle a pour amie Anna, une enfant juive. Soren un bébé voisin meurt de la tuberculose. Une partie de la famille est hébergée chez Ruby et ils font la fête la veille de l'enterrement. Décidément, une coutume familiale !!

Une nuit Ruby entend parler d'un Rudolf mort que Malie a aimé et Marie dit regretter d'avoir cette vie de femme au foyer.

Et puis les allemands envahissent le Danemark. Elle part chez oncle Dreas et tante Oda car Malie a besoin des "respirer" ne supportant plus Ruby. Quand elle revient chez elle un dimanche Anna lui dit que les allemands sont gentils avec les enfants. Mais quand Ruby  parle d'un homme mort en 1936, sa mère la frappe violemment.

La cohabitation avec les allemands se passe plutôt bien pour la famille.

Mais Ruby n'aime plus les allemands quand elle apprend qu'ils persécutent les juifs au point qu'Anna a dû fuir en Suède. Ruby avait douze ans à la libération mais Anna ne revint pas et la maison fut achetée par une nouvelle famille.

Malgré les coups subis venus de sa mère Ruby décide de ne plus jamais pleurer. Sa mère lui avoue que Mogens n'est pas son père et plus que jamais elle veut redevenir comédienne.

Les années passent et elle est placée pendant deux ans dans un pensionnat où elle ne se plaît pas du tout.

A 18 ans elle se fait embaucher comme téléphoniste, rencontre Havard un entrepreneur norvégien et se marie avec lui à Oslo où elle est venue s'installer. Elle rencontre la mère le jour de son mariage et voit une photo du père en nazi. Aussitôt elle fuit puis demande le divorce qu'elle obtient et accouche d'une fille qui sera prénommée Therese. Havard s'est engagé à subvenir à leurs besoins.

 

3e partie (convaincante)

Mogens est venu en vacances à. Modum, Norvège voir l'usine en démolition qui fabriquait le bleu cobalt qu'il utilisait pour peindre les assiettes en porcelaine de la manufacture. C'est là qu'il y avait la tour d' arsenic, ce poison utilisé dans le processus de fabrication du bleu. Sivert un ancien ouvrier lui dit que son frère est mort à cause de l'arsenic à force de nettoyer les parois de la tour. Mogens est logé chez la veuve Sofie. Il fait des dessins qui pourront servir pour de nouveaux modèles autour de cette usine.

Malie a fait l'amour avec un  allemand (autrichien) Rudolf après qu'il ait assisté à la première d'un nouveau spectacle qui a enchanté le public. Elle rêve à présent d'obtenir le rôle de l'ange bleu pour le théâtre.

De retour chez lui, Mogens decide de quitter Anne-Gine et de se consacrer pendant ses temps libres à la conception de ses modèles d'assiette basés sur ses dessins de l'usine norvégienne. Il va lui falloir du temps pour finaliser trois modèles et rendre réaliste la chute d'eau ou les personnages. Mais il finit par y arriver et ose croire qu'il aura droit à une certaine gloire.

Malie doit coucher avec le producteur du spectacle si elle veut espérer avoir le rôle de Lola. Mais elle a couché avec Rudolf dont elle est éperdument amoureuse. Il lui a promis de l'emmener à Berlin où aura lieu sa prochaine exposition.

Mogens montre à son patron M. Poulsen son projet d'assiettes qui ne semble pas attirer son attention particulière. De dépit il va avec son frère Frode à l'auberge rouge et y voit la belle Malie pleurer après son spectacle. Il tombe aussitôt sous le charme.

Malie triomphe dans l'ange bleu mais Rudolf est parti sans laisser d'adresse. Elle se rend compte qu'elle est enceinte mais trop tard pour avorter. Et il y a ces fleurs livrées chaque soir avec un mot signé Mogens C.T. Cet homme est une aubaine et il accepte de se marier avec elle.

 

4e partie (moins convaincante)

Christina accouche d'un cinquième garçon en 1900. Mogens est frêle et souvent malade mais il s'accroche à sa mère comme à une bouée. Assurément il est différent des autres ce que confirme le père, pasteur.

C'est son père qui lui apprend à écrire, lire et étudier la bible en latin et en grec.

Petit Carl puis sa mère vont mourir. Il va connaître les premiers émois amoureux avec Jakobine. A quatorze ans il se sent armé pour partir pour Copenhague suivre ses études en toute autonomie.

 

5e partie (étonnante !)

Malie a treize ans et reçoit la visite de son père Alfred l'aubergiste dans son lit la nuit. Mais il arrête dès que la mère, Agnès, lui apprend qu'elle a des règles à présent. Malie rêve alors de Lars le jeune postillon. Alfred s'est discrètement enrichi avec le marché noir fait pendant la grande guerre.

Malie se rend compte qu'elle aime les hommes. Elle accompagne quelque temps son père quand il va au bordel et envie ces filles qui se font payer pour donner du sexe.

Un père et ses trois fils arrivent à l'auberge et y donnent un spectacle qui plait fort à tous. Malia a repéré Ruben et ils tombent amoureux l'un de l'autre. Ils restent deux semaines  et quand ils partent elle les accompagne à l'insu de ses parents. Ils lui apprennent des rôles et la diction à avoir pour dire les textes au théâtre.

Malie est enceinte et se fait avorter dès les premiers symptômes de sa grossesse. Puis son bonheur est brisé quand Ruben tombe dans un coma diabétique et meurt peu après. Elle reprend sa liberté et va s'adresser à l'auberge rouge où elle se présente comme comédienne.

 

6e partie

Retour au présent et à l'enterrement de Malie. Toutes les blessures de Ruby ne sont pas refermées.

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Chaque début de partie nous apporte quelques surprises car nous ne savons pas qui sera le protagoniste et à quelle époque de sa vie.

 

En résumé :

- première et dernière partie :le présent

- deuxième partie : jeunesse de Ruby, la fille de Mogens et Malie 

- troisième partie : Malie et Mogens dans leur vie adulte jusqu'à leur rencontre

- quatrième partie : Jeunesse de Mogens

- cinquième partie ; Jeunesse de Malie

 

Le livre remonte le temps ce qui enlève par ailleurs tout suspens quant à leur destinée puisque la partie précédente a déjà donné la réponse.

 

Un roman hybride en plusieurs tonalités avec des parties plus ou moins pertinentes comme la jeunesse de Ruby autour de cette seconde guerre mondiale où l'histoire de la fillette juive était prévisible ou la jeunesse de Mogens entre bible et latin ! Les personnages ne sont en aucun cas attachants.

 

Je lirai sans doute un autre roman d'Anne B. Ragde (sans urgence) pour en savoir plus sur son travail littéraire car ici je suis resté sur un "entre deux" !

 

Merci à Marjorie pour sa lecture attentive et je vous renvoie vers son propre compte rendu du roman.

 

Bonne lecture

 

Denis

 

La tour d'arsenic d'Anne B. Ragde (10/18)
La tour d'arsenic d'Anne B. Ragde (10/18)
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Published by DENIS - dans LITTERATURE
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 12:00
Citation d'Alain sur le bonheur
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 19:14
Confiteor de Jaume Cabré (Babel - Actes Sud)

Confiteor de Jaume Cabré (Babel - 916 pages - mai 2016)

Première édition française : Actes Sud - 2013

Roman traduit du catalan par Edmond Raillard

Titre original : Jo confesso (Barcelone - 2011)

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​Résumer un tel livre est une gageure tellement il est riche, foisonnant, innovant... Bref c'est pour moi un chef d'oeuvre que je classe au niveau de "Cent ans de Solitude" de Gabriel Garcia Marquez notamment.

Et donc un coup de coeur ++++. 900 pages de plaisir littéraire intense pour suivre Adrià dans sa vie depuis sa jeunesse jusqu'à la fin de sa vie.

C'est aussi un livre "musical" en ce sens où le deuxième héros invité est un violon du XVIIIe siècle.

Au fil de ma lecture j'ai pris des notes les plus succinctes possibles. J'en restitue ici une partie :

 

 

I/ A capote...

Adria entend faire le bilan de sa vie en écrivant des mémoires et en essayant de mieux cerner son père, Felix Ardèvol, toujours fourré dans des manuscrits. Dans sa jeunesse Adria aimait aller au magasin de musique de M. Berenguer, surtout pour y voir Cecilia. Il étudie aussi le violon.

Felix est allé étudier à la Pontificia Università Gregoriana de Rome, la théologie et les écritures anciennes, se faisant ami du belge Felix Morlin. Mais il a rencontré la belle Carolina.

Et le futur prêtre qu'il devait être ne peut que succomber à son charme et ils deviennent amants le jour de l'armistice de la grande guerre.

 

II/De pueritia

Adrià surprend une conversation entre son père et M. Berenguer plutôt animée autour des commissions de ventes de manuscrits. Mais plus encore il entend son père dire à sa mère qu'Adrià doit aller étudier chez les jésuites dix langues dont l'araméen. Et il n'a que 7 ans. Heureusement il a pour confidents le shérif Carson et l'indien Aigle-Noir, 2 figurines, qui ne vont jamais le quitter et l'aider dans les durs moments de sa vie.

Felix qui travaillait avec le docteur Bosch lorgnait depuis longtemps sur sa fille Carme bien plus jeune que lui mais ses projets ont été retardés par la guerre d'Espagne.

Le père montre un manuscrit à son fils concernant le monastère de Sant Pere de Burgal et il en raconte l'histoire. Une femme s'y est suicidée sans que fra Miquel n'ait pu la sauver. Avant de fermer pour trous cents ans le monastère il dit "confiteor, domine" (p.80).

Quand il a onze ans, son père lui dit qu'il sera humaniste. Décidément il n'aurait pas dû naître dans cette famille.

Bernat qu'il a connu très jeune est resté un grand ami jusqu'au bout.

Il lui a fait visiter le bureau de son père, montré quelques documents de valeur complètement inconnus de son nouvel ami, fils unique comme lui mais moins poussé dans les études d'où son manque d'érudition. Et summum, lui aussi bercé dans l'étude du violon il lui montre le Storioni de son père et en profite pour lui raconter l'histoire de ce génie après Stradivarius.

Et le 7 janvier un drame a lieu. Le père a pris le violon d'Adrià dans l'étui du Storioni et est mort "accidentellement"! décapité après être parti précipitamment de chez lui.

Le commissaire de police ne trouva pas de coupable et le plus grand détective privé de Barcelone renonça à l'affaire. La mère reprit de main de fer la boutique d'antiquités tout en laissant M. Berenguer et Cécilia à la gestion. Et pour Adrià elle décida qu'il devait suivre des cours de violon avec le grand maître Manlleu et abandonner l'étude des langues. Il passe d'une domination à une autre lui donnant l'envie de fuir cette maudite maison.

Retour sur les circonstances de l'achat du Storioni par le père. C'est alors qu'il apprît qu'il avait appartenu à Jean-Marie Leclerc assassiné ensuite par son neveu Vial dérobant ainsi le violon et lui donnant pour l'histoire son nom.

Arrive celle qu'il appelle " mon ange". Elle se prénomme Daniela et elle est la fille de Felix et de Carolina. Elle réclame sa part d'héritage comme l'avait fait écrire son père.

Les événements se bousculent. Sa mère a constaté avec la complicité de Cécilia que M. Berenguer fraudait depuis longtemps et elle lui impose de la rembourser par prélèvement mensuel sur son salaire. Il dit alors que Cécilia couchait avec Félix. La police annonce que Felix tenait deux lupanars à Barcelone et déflorait lui-même les jeunes filles. Enfin Adrià refuse de jouer en public ce qui lui vaut des sanctions.

 

III/ IN ARCADIA EGO

Quand il a dix sept ans on lui impose un concert dans une petite salle de Pleyel à Paris. C'est alors qu'il rencontre la future femme de sa vie Sara Voltes-Epstein, une nièce du pianiste qui l'a accompagné lors de ce concert, monsieur Castells.

Bernat se confie à une journaliste dont il tombe amoureux, Xenia, qu'il a été un écrivain et un musicien ratés.

(La soixantaine est là et son ami Adrià est malade avec des troubles de mémoire.)

Adrià a vingt ans à présent et est à l'université. Il a pu revoir Sara au concert de Heifetz. La perfection du violoniste lui a donné la détermination d'arrêter le violon. En écouter oui mais en jouer non. Et il veut étudier l'histoire des idées et de la culture.

Il part en vacances à la propriété familiale de can Ges retrouver sa tante et ses cousins. Au village il rencontre Daniela qui l'attendait pour lui dire qu'elle est sa demie-soeur et son aînée de 26 ans. Et elle lui parle des débuts d'antiquaire du père pendant la guerre et juste après à Rome où il a racheté pour presque rien le violon que détenait un ex-nazi le docteur Vogt lequel avait tué la vieille propriétaire à Auschwitz pour en faire sien.

Adrià est définitivement amoureux de Sara mais un soir il l'attend en vain et apprend qu'elle est partie à Paris sans rien lui dire et qu'elle a surtout voulu s'éloigner de lui. Il décide alors de voler de ses propres ailes et d'aller étudier la philologie avec les grands maîtres de Tübingen.

 

IV/ Palimpsestus

Bernat rend visite à Adrià à Tübingen et lui fait lire son manuscrit. Adrià lui dit que son texte est très mauvais et qu'il devrait rester musicien plutôt que de vouloir devenir écrivain, d'autant qu'il est avec une pianiste et qu'ils peuvent former un duo.

Presque à la fin de ses études à Tübingen Adrià apprend la mort de sa mère. Il part pour l'enterrement et régler quelques affaires et vire sans délai M. Berenguer avant de repartir finir ses études et rentrer ensuite à Barcelone où il obtient un poste à l'université près de chez lui. Lola Xica la fidèle employée de maison quitta les lieux. Bernat épouse Tecla la pianiste.

Adrià se passionne pour les manuscrits comme son père et son premier achat est "Le discours de la méthode". Le texte publié en 1637.

Il décide sur les conseils de sa défunte mère de vendre le magasin à Daniela et il va la voir à Rome en compagnie de Laura sa nouvelle amie.

Il revoit une dernière fois Lola Xica et elle lui dit que sa mère avait fait fuir Sara ce que lui confirme Sara quand il vient sonner chez elle à Paris. Elle avait reçu une lettre insultante signée Adrià alors qu'il ne l'avait pas écrite.

Tito le fils de sa demi-soeur vient lui proposer d'acheter le violon mais il refuse malgré l'offre prodigieuse.

Adrià retrouve une lettre codée de son père qui lui dit qu'il va mourir car c'est Vogt qui veut récupérer son violon. Et justement Adrià avait prêté le Storioni à Bernat. Il aurait sans doute été malgré tout assassiné. Adrià se sent coupable du meurtre de son père Felix.

Sara vient sonner à sa porte pour vivre avec lui chacun faisant son mea culpa.

Avant de perdre la mémoire définitivement bien plus tard Adrià a écrit son testament.

Décidément Bernat doit arrêter d'écrire car son nouveau livre n'a eu aucune portée et il est sans intérêt lui fit Adrià.

 

V/ Viva condita

Adrià publie "La volonté esthétique" suite à ses réflexions sur l'influence des arts sur l'être humain. Et on suit le docteur Budden du temps de Birkenau jusqu'à ses remords et son arrivée au monastère.

On le retrouve en Afrique où il dirige un dispensaire sous un faux nom. Mais c'est un tueur qui est face à lui. Son client veut que le tortionnaire soit tué dans l'anonymat ce qu'il fait sans résistance du vieux docteur repentant.

Adrià connaît la notoriété avec son live sur l'histoire de la pensée européenne pendant que Bernat en plein doute sur sa vie familiale est venu passer quelques jours chez ses amis.

Sara va faire une exposition de ses dessins en forme de portraits noirs et blancs. Comme il en manque un ce sera un autoportrait lui dit Adrià et elle finit par trouver l'idée excellente. Mais un jour elle rentre excédée car M. Berenguer lui a appris que le violon avait été spolié à une famille à Auschwitz et qu'il fallait le rendre à ses propriétaires.

Adrià refuse de rendre le violon et le dit à Berenguer. Mais Sara part chez son frère et refuse de lui parler tant qu'il n'a pas rendu l'instrument. Adrià part se consoler dans les draps de Laura qu'il a toujours continué de croiser à l'université.

 

VI - Stabat mater

 

VII / USQUE AD CALCEM

 

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Je pense avoir suffisamment détaillé les parties de ce somptueux roman pour laisser les deux dernières parties vides et laisser un léger suspens. Il faut avouer que ce roman se lit comme un polar, certes érudit dans certaines parties, mais les rebondissements sont fréquents.

J'espère que ce long résumé vous aura donné envie de lire ce livre exceptionnel, inventif dans la manière de raconter. Adrià est tantôt "je" et tantôt "il" car l'auteur juxtapose les deux modes narratifs de temps à autre dans une même phrase. Mais ceci reste limpide pour le plaisir du lecteur qui s'attache à cet Adrià tiraillé entre père, mère et épouse, n'ayant pas eu de grande marge de manoeuvre pour être "soi". Même son intelligence et sa mémoire vont le trahir !

 

Début du chapitre 36 : "​Tu es entrée dans ma vie avec douceur, comme la première fois, et je n'ai plus pensé à Eduard ni à Ottalie, ni à leurs mensonges, mais à ta présence silencieuse et réconfortante. Adrià lui dit prends possession de la maison ; prends possession de moi. Et il lui fit choisir entre deux pièces pour installer son atelier de dessin, ses livres, ses vêtements et ta vie, si tu veux, Sara chérie ; mais je ne savais pas que pour contenir toute la vie de Sara il fallait bien plus d'armoires que celles qu'Adrià pouvoir lui offrir".

 

Bonne lecture,

Denis

 

Cette lecture s'inscrit dans le challenge "pavé de l'été" (livre de plus de 600 pages) auquel a également participé Moka Milla. Allez lire son excellent article.

Confiteor de Jaume Cabré (Babel - Actes Sud)
Confiteor de Jaume Cabré (Babel - Actes Sud)
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 15:56

 

Après avoir vu une video très intéressante de Pauline Picot lisant son texte "A l'heure qu'il sera" et que je mets en fin d'article, j'ai demandé à "Appelle-Moi Poésie" de se présenter et voici le texte que m'a adressé Catel Tomo, coordinateur du projet :

 

 

Appelle-Moi Poésie est la première websérie francophone consacrée à la poésie.

Sur internet, nous produisons et diffusons des vidéos courtes où des auteurs interprètent leur poème dans des lieux ordinaires ou inattendus. Cette initiative est inédite en France.

Notre volonté est de rendre la poésie accessible à un plus large public, en restant exigeant sur la qualité des créations.

A l'heure actuelle, Appelle-Moi Poésie, c'est une équipe de 10 collaborateurs bénévoles. Nous avons déjà acquis la confiance de 40 poètes avec qui nous travaillons, et de plusieurs maisons d'édition qui mettent des œuvres de leur catalogue à notre disposition. Deux ans après son lancement, Appelle-Moi Poésie compte aujourd'hui 250 000 vues pour ses vidéos et 10 000 abonnés sur Facebook.

Parallèlement à cette activité vidéo, Appelle-Moi Poésie met en place d'autres projets afin de travailler avec les auteurs dans la continuité.

- Ainsi, nous publions, à la fin de chaque saison vidéo, un recueil papier qui regroupe les textes des auteurs filmés dans la saison. Ce recueil, édité et fabriqué par nos soins, est vendu en partie dans sur notre boutique en ligne : http://www.appellemoipoesie.com/produit/lv1/

- Nous organisons des rencontres intitulées "Tu parles ! Portes et bouches ouvertes sur la poésie" lors desquelles nous invitons le public à venir échanger avec les auteurs que nous avons filmés, autour de lectures et de performances interactives.

- Enfin, depuis janvier 2016, Appelle-Moi Poésie anime un atelier ambulant de créations poétiques intitulé "Poésie-Box", auprès des 6-12 ans.

Site internet : www.appellemoipoesie.com

 

​Bonne découverte,

 

​Denis

 

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 16:17
Les éditeurs français et les U.S.A.
Les éditeurs français et les U.S.A.

 

Au moment où de nombreux blogs vont se mettre aux couleurs des U.S.A. pour le challenge "mois américain" de septembre 2016, il faut se rappeler que quelques éditeurs mettent l'accent sur cette littérature à commencer par les Editions Gallmeister qui consacrent 100% de leur programme éditorial à cette littérature.

Deux collections principales : Nature Writing et Néo Noir (littérature policière)

 

Voici comment l'éditeur inscrit sa ligne éditoriale sur son site :

 

 

Dans la lignée de Thoreau ou d'Emerson, des auteurs comme Edward Abbey, David Vann ou Pete Fromm se font les observateurs subtils du monde naturel. Leurs écrits ne prennent pas simplement la nature pour cadre : ils en font un élément central de la narration, qui marque profondément le destin des hommes. D’autres auteurs comme Craig Johnson, Trevanian ou Benjamin Whitmer représentent la part d’ombre de cette littérature et nous guident dans les dédales obscurs de la société américaine à travers leurs romans policiers. Dignes héritiers de Kerouac ou de Vonnegut, certains écrivains comme Tom Robbins ou James McBride portent quant à eux un regard frondeur et critique sur l’american way of life, pointant les failles du rêve américain.

 

De nombreux auteurs ont aujourd’hui rejoint notre maison d’édition et enrichissent, à leur façon, notre vision d'une Amérique complexe et fascinante.i

 

 

 

Un éditeur, Albin Michel, a créé il y a 20 ans (là aussi 2016 est l'année anniversaire), une collection "Terres d'Amérique" aux commandes de Francis Geffard.

 

C'est ainsi que le journal La Croix a résumé l'importance de cette collection :

 

 

Nombreux sont ceux et celles dont la collection a accompagné la carrière dès leurs débuts : Sherman Alexie (Dix petits Indiens), Brady Udall (Le Destin miraculeux d’Edgar Mint), Karen Russell (Swamplandia !), Joseph Boyden (Le Chemin des âmes), Dinaw Mengestu (Les Belles Choses que porte le ciel), David Treuer (Little) ou encore Anthony Doerr (Toute la lumière que nous ne pouvons voir).

Une collection qui se distingue par la qualité de ses traductions, la variété des profils mais aussi la publication de nouvelles avec lesquelles les lecteurs ont pu découvrir des plumes comme celles de Charles D’Ambrosio, David James Poissant, Tom Barbash ou encore Craig Davidson (dont la nouvelle Un goût de rouille et d’os a été adaptée à l’écran par Jacques Audiard). Francis Geffard estime que la nouvelle – boudée à tort par de nombreux éditeurs français – est non seulement la quintessence de la littérature mais aussi un format qui convient parfaitement à notre mode de vie où le temps est compté.

 

 

Actes Sud a confié au cinéaste Bertrand Tavernier le soin de créer la collection "Western" en 2013 et qu'il décrit ainsi au journal l'Express :

 

 

"J'ai choisi ces romans pour leur originalité, leur fidélité aux événements historiques, leurs personnages attachants, le suspense qu'ils créent, mais aussi leur art d'évoquer des paysages dont leurs auteurs sont amoureux... Quel irrésistible dépaysement!", s'enthousiasme Bertrand Tavernier dans la présentation de la nouvelle collection d'Actes Sud. 

Le réalisateur, qui replace chaque roman dans le contexte du film qu'il a inspiré, a réuni les meilleurs textes, à l'origine de nombreux westerns sur grand écran, et jamais traduits en français

 

 

Bien d'autres éditeurs s'intéressent à la littérature des Etats-Unis, comme Gallimard au sein de sa collection "Du Monde Entier", Galaade, Philippe Rey (pour Joyce Carol Oates notamment), Fayard, Le Seuil, Métailié etc...

 

Le panorama est très riche et foisonnant. Pas toujours facile de se repérer pour appréhender au mieux cette littérature.

Je vous donne ici le lien vers un site qui semble intéressant :

https://lectures-d-amerique.com/

 

Bonnes lectures,

 

Denis

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:19

Voici le courriel reçu d'Anaïs Hervé ce matin :

 

 

 

 

Découvrez la programmation des rencontres et dédicaces

de la 1ère édition du Forum Fnac Livres

et

 

 

 

les 6 finalistes du Prix du Roman Fnac 2016

 

Paris, le 25 août 2016 - La programmation du Forum Fnac Livres, qui se tiendra du 2 au 4 septembre au Carreau du Temple de Paris, se dévoile !

 

Entièrement gratuit et ouvert à tous, en plein cœur de Paris, cet événement réunira plus d’une centaine d’auteurs de la rentrée littéraire et des grandes figures de l’édition dans le cadre de rencontres, débats, dialogues croisés, questionnaires mystères… et de nombreuses séances de dédicaces.

 

 

En parallèle, 4 balades littéraires seront organisées, samedi 3 septembre, à bord d’un bus des années 30, en partenariat avec la RATP. Le public pourra ainsi embarquer avec Olivier BourdeautSorj ChalandonTimothée de Fombelle ou Benoit Duteurtre pour une escapade littéraire au centre de Paris.

 

 

L’ensemble de la programmation de ces 3 jours sur forumfnaclivres.com

 

LES 6 ROMANS FINALISTES DU PRIX DU ROMAN FNAC 2016

 

 

Après avoir dévoilé une sélection de 30 romans mi-juillet, le jury du Prix du Roman Fnac a choisi de désigner ouvrages, parmi lesquels se trouve le futur Prix du Roman Fnac 2016. Le lauréat sera récompensé lors de la soirée d’inauguration du Forum Fnac Livresjeudi 1er septembre au Carreau du Temple.

 

-DésorientaleNegar Djavadi, éd. Liana Levi

-Petit pays, Gaël Faye, éd. Grasset

-Le bal mécanique, Yannick Grannec, éd. Anne Carrière

-Au commencement du 7e jour, Luc Lang, éd. Stock

-L’archipel d'une autre vie, Andrei Makine, éd. Seuil

 

-Continuer, Laurent Mauvignier, éd. de Minuit

 
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 09:03
Citation d'Albert Camus : "devenir homme"
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 16:40
Rentrée thématique des blogs "littéraires"

Alors que la rentrée littéraire est lancée depuis quelques jours, les blogs vont, parallèlement à la découverte de nouveautés, se consacrer en partie à des "thématiques".

 

Depuis quelques années, septembre démarre avec "le mois américain" (auteurs des U.S.A.).

Il sera suivi en octobre du "mois italien", puis en novembre ce sera "le mois québécois" et pour terminer l'année, "Décembre nordique".

De très beaux voyages littéraires en perspective.

 

Pour le mois de septembre qui approche, j'ai prévu de lire deux livres de la rentrée littéraire (à paraitre fin août pour un et début septembre pour l'autre) :

 

​- Muse de Jonathan Galassi (Fayard) - premier roman d'un jeune homme né en 1949, acteur essentiel du monde de l'édition aux U.S.A.

- L'heure de plomb de Bruce Holbert (Gallmeister) - deuxième roman de l'auteur

 

 

Les autres auteurs :

 

- Joyce Maynard : L'homme de la montagne

 

- Patricia Highsmith : un titre à définir de la série "Tom Ripley"

 

- Saul Bellow : Les aventures d'Augie March

 

- Paul Auster : Revenants (le deuxième titre de la trilogie new yorkaise)

 

- Russell Banks : Affliction

 

 

 

Au total 7 livres pour le "mois américain", si tout se passe comme prévu, dont je rendrai compte au fur et à mesure des lectures.

 

Et bien sûr, j'enchainerai sur "le mois italien"... en octobre... J'en parlerai en son temps.

 

Denis

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 08:43
Citation de René Char : quel sens donner à sa vie?
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