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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 22:30

Voici l'article paru sur le blog de franceculture.fr :

 

Frédéric Roux pour Alias Ali, (Ed. Fayard), est le lauréat du 8e Prix du livre France Culture – Télérama.

Muhammad Ali est considéré comme le plus grand athlète du siècle dernier, on peut lire à travers son parcours l’histoire des États-Unis depuis la lutte pour l’abolition de la ségrégation raciale jusqu’à l’élection de Barack Obama. Pour ce qui est de l’aspect « biographique » du livre, j’ai exploré des aspects ignorés par l’hagiographie saint-sulpicienne qui le concerne pour l’essentiel, mais Muhammad Ali est aussi un formidable personnage de roman. Au travers du montage de centaines de témoignages se dessine le portrait en creux de celui qui a été l’image des années 60 et l’idole des années 70, la seule icône de cette époque ayant survécu (Malcom X, Elvis, Marilyn sont morts). Son destin – depuis le jeune garçon naïf des J.O. de Rome jusqu’au vieillard pathétique allumant la torche de ceux d’Atlanta – est une extraordinaire saga qui va de la contestation la plus radicale (Richard Nixon a dansé dans le bureau ovale lorsqu’Ali a été battu pour la première fois) à la « béatification » finale (George W. Bush lui a remis la plus haute distinction civile en 2005) en passant par la poignée de main de Gerald Ford et les missions diplomatiques confiées par Jimmy Carter.

 

Frédéric Roux, artiste sous différents pseudonymes, a publié une quinzaine de livres chez une douzaine d’éditeurs. Lève ton gauche ! (1984), Ramsay, P.S. (1996), Gallimard, Tiens-toi droit (1991), Seghers, Expos 92 (1992), E.S.B.A.M., L’Introduction de l’esthétique (1996), l’Harmattan, Mal de père (1996), Flammarion, Mike Tyson, un cauchemar américain (1999), Grasset, Le désir de guerre (1999), le cherche-midi édit, Assez ! (2000), Sens & Tonka, Fils de Sultan (2002), Mille et une nuits, Ring, (2004), Grasset, Contes de la littérature ordinaire, Fayard (2004), Et mon fils avec moi n’apprendra qu’à pleurer, (2005), Grasset ; Le Livre de Poche (2011), Copié/Collé, (2005), Mamco Genève Hyperman, (2006), Bourin Editions, L’Hiver indien, (2007), Grasset ; Le Livre de poche, Eloge du mauvais goût, (2012), Le Rocher, Alias Ali, (2013), Fayard

 

Les précédents lauréats du Prix France Culture –Télérama sont :

2012 : Alain Julien Rudefoucauld « Le dernier contingent » Tristam

• 2011 : Nicolas Fargues « Tu verras » POL.

• 2010 : Elisabeth Filhol « La Centrale » POL.

• 2009 : Antoine Bello « Les éclaireurs » Gallimard.

• 2008 : Véronique Ovaldé « Et mon cœur transparent » L'Olivier.

• 2007 : Régis Jauffret « Microfictions » Gallimard.

• 2006 : François Bégaudeau « Entre les murs » Verticales.

Cette année, le jury était composé de : pour Télérama, de Michel Abescat, Nathalie Crom, Christine Ferniot, Gilles Heuré, Marine Landrot et Fabienne Pascaud, et, pour France Culture, de Caroline Broué, Laurent Goumarre, Arnaud Laporte, Olivier Poivre d’Arvor, Augustin Trapenard et Sandrine Treiner.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 10:00

Dans les rapides de Maylis de Kerangal

(Naïve - collection "sessions" - 113 pages - janvier 2007)

 

J'aime beaucoup les livres de Maylis de Kerangal, mais encore plus celui-ci. Par chauvinisme, me direz-vous?

Un peu mais pas que cela heureusement. Car il y a avant tout la qualité de l'écriture de l'auteure, à laquelle je succombe dans chaque livre qu'elle écrit.

Alors, pourquoi du "chauvinisme" (un mot dont j'ai horreur, par ailleurs!). Parce que le roman se passe au Havre en 1978 et notamment au lycée Porte Océane où j'ai passé mon bac, 3 ans avant cette histoire.

Je me sentais un peu chez moi, ainsi.

Et l'histoire? trois amies. La narratrice, Marie, Lise et Nina. Inséparables au lycée et dans leur activité de loisir : l'aviron.

Un dimanche, un jeune homme en Renault 16 les prend en stop au bord de la plage. Il écoute Blondie et elles sont subjuguées.

Dès le lundi, Lise se procure le disque 33 tours : "Parallel Lines" de Blondie.

 

 

Elles pensent avroi découvert un groupe exceptionnel et inconnu. Or, Pierre, un de leurs amis, leur dit que ce n'est pas leur dernier disque et que le précédent était meilleur.

La blonde sur le disque s'appelle Debbie et elle vit à New York. Les trois filles rêvent alors d'aller à New York et de chanter aussi.

Pierre demande à Marie de faire un article sur ce livre.

Mais voilà qu'une autre chanteuse entre dans leur univers musical : Kate Bush avec "The Kick inside".

Les trois amies vont à une soirée de jeunes au moment de Noël, et Nina rencontre un homme et le trio est en train d'éclater, pas seulement au niveau musical...

Les chapitres reprennent les titres des disques de Blondie et Kate Bush pour rythmer ce roman.

Je l'ai dit, on est toujours sous le "charme discret" de Maylis de Kerangal. Son originalité est toujours contenue dans la beauté de son langage.

Page 18 : "Blondie, Parallel Lines, la pochette. Canon. Une fille et cinq garçons. Debout et côte à côte, ils regardent l'objectif, annoncent la structure et la couleur, ce sera géométrique, noir et blanc - on ne peut être plus clair. Noir et blanc les larges rayures verticales qui tapissent le fond de l'image, noir les costards étroits, les cravates fines comme des des lamproies pendues sur les boutonnières, blanc la robe de débutante que porte la fille, mes mules et ses cheveux platines."

Vous pourrez mesurer ici la manière de présenter la pochette par l'auteure (dont vous avez l'illustration ci-dessus).

Autre exemple du style de l'auteure, page 51 : "Nous allons partir à New York. C'est décidé. L'été prochain, on ira. C'est notre grand projet. Nous sommes d'accord. Nous voulons l'Amérique, New York, Manhattan. La folie des grandeurs. L'idée d'une virée à Londres, dégainée par souci de réalisme économique - New York trop cher, trop loin, trop grand - , aura vécu le temps d'une cigarette défaitiste : qu'aurions-nous fait à Londres quand Debbie est à New York".

Un style littéraire comme celui présenté dans les deux extraits ci-dessus est fait pour me ravir. Des portraits par petites touches. On se croirait dans un tableau en train de se créer sous nos yeux.

 

De Maylis de Kerangal, j'ai également présenté sur le blog un roman qui, lui se passe à Marseille : "Corniche Kennedy" tout aussi beau et passionnant.

Bonne lecture,

Denis

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 21:37

Organisée chaque année autour du 20 mars, Journée internationale de la Francophonie, la Semaine de la langue française et de la Francophonie (16 au 24 mars 2013) est le rendez-vous des amoureux des mots en France comme à l’étranger. Elle offre au grand public l’occasion de manifester son attachement à la langue française en célébrant sa richesse et sa diversité.

C'est l'occasion de rattacher cette manifestation au challenge "Littérature francophone d'ailleurs"

 

Ainsi, n'hésitez pas à lire un livre d'un auteur francophone qui rentre dans le cadre du challenge (tous les auteurs qui écrivent en français, hormis les auteurs français de métropole) et me mettre un lien au bas de cet article pour que je l'ajoute au prochain récapitulatif que je proposerai à partir du 25 mars prochain.

 

Bonne lecture,

Denis

 

Missbouquinaix propose un petit jeu sur son blog autour des dix mots choisis chaque année.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 22:17

 

Stefan Zweig entre dans la prestigieuse collection de la Pléiade avec un superbe coffret de deux volumes le 19 avril prochain : "Romans, nouvelles et récits".

Deux volumes d'environ 1 500 pages chacun, regroupant par date de rédaction l'intégralité de ses nouvelles connues à ce jour (en effet des inédits paraissent encore pratiquement chaque), ainsi que son seul roman "La pitié dangereuse" et deux romans inachevés "Ivresse de la métamorphose" et "Clarissa".

Deux récits sont également réunis dans ces deux volumes : "Grandes heures de l'humanité" (miniatures historiques) et "Le monde d'hier", l'un de ses plus gands livres, sorte d'autobiographie, témoignage personnel sur la première moitié du XXe siècle.

Ce sont des traductions nouvelles, éditées sous la direction de Jean-Pierre Lefebvre, spécialiste de littérature germanique et auteur pour la Pléiade en 1993, d'une anthologie bilnigue de la poésie allemande.

(Source de cet article : "Le bulletin Gallimard" de mars-avril 2013)

 

 

Une édition à ne manquer sous aucun prétexte pour les amoureux de l'oeuvre de Stefan Zweig, dont je fais partie.

Bonnes futures lectures avec tous les chef d'oeuvres littéraires de Stefan Zweig

Denis

 

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 21:42

 

La porte de l'eau de Rosetta Loy

 (Rivages - collection littérature étrangère - 123 pages - juin 2011)

Traduit de l'italien par Françoise Brun

Titre original : La porta dell'acqua (1ère publication - 1976)

Un court roman qui se passe à Rome à la fin des années 1930. On sent bruire le racisme contre les juifs. Il y a quelques allusions aux voisins juifs qui n'ont pas la qualité "aryenne" des gens tels qu'Anne-Marie, la gouvernante allemande de la narratrice.

Une narratrice très jeune qui a de l'amour pour Anne-Marie, tandis que l'allemande ne lui apporte pas aucune affection.

Les parents sont dans leur vie et la fillette est bien seule. Heureusement, elle a ses jouets et plus encore ses livres. Anne-Marie lui raconte les histoires contenues dans ces livres et l'enfant s'identifie à "ses héros".

  Paulinchen est son héroïne favorite, cette petite fille au noeud dans les cheveux. 

La jeune narratrice a une éducation religieuse très stricte, donc elle a bien peu d'occasions de se sentir heureuse dans sa vie...

Une histoire que l'auteure nous présente avec distance aurais-je envie de dire. Rosetta Loy est née en 1931, on peut donc penser qu'une partie de sa vie est racontée ici.

Geneviève Brisac, dans son livre "La marche du cavalier", écrit au sujet de ce livre : "L'écriture de Rosetta Loy a la force des rêves, les images s'y superposent, et Paulinchen en flammes incarne toutes les tragédies d'une vie". (page 60)

La fillette voit les événements la fuir, la déstabiliser sans qu'elle puisse faire quoique ce soit, comme si la vie, son destin, lui échappaient.

Je suis un peu déçu qu'avec un thème aussi fort, une écriture autant maîtrisée, je n'ai pas eu d'attachement pour cette enfant, passant à côté de la magie littéraire qu'est le bonheur de lire, le bonheur de communion avec l'auteur ou le personnage principal...

J'ai lu ce livre et découvert ainsi Rosetta Loy, grâce au challenge d'Anis

"Lire avec Geneviève Brisac"

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C'est ma quatrième contribution, après Jean Rhys, Ludmila Oulitskaia et Lidia Jorge

Merci Anis (Littérama) pour ces découvertes littéraires, celle-ci en fut une car je ne connaissais pas du tout l'auteure avant ce challenge.

Bonne lecture,

Denis

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 22:15

 

La pesanteur et la grâce de Simone Weil (Plon - 205 pages)

 

J'ai présenté la semaine dernière, dans le cadre des lundis philo, Simone Weil et j'ai lu entretemps "La pesanteur et la grâce".

Un livre très difficile à résumer, car il est avant tout considéré comme une initiation à son oeuvre, à partir du moment où la religion est rentrée dans sa vie. Dieu y est très présent.

"La pesanteur et la grâce" est donc un recueil de ses pensées issues de ses carnets et ordonnées selon des thématiques. 39 chapitres pour connaitre sa pensée philosophique.

Elle aborde la problématique du salut et préconise une ascèse totale afin de trouver le chemin du vrai et du bien.

Quelques pensées de Simone Weil :

Chapitre "Le moi" page 35 : "Nous ne possédons rien au monde - car le hasard peut tout nous ôter - sinon le pouvoir de dire je. C'est cela qu'il faut donner à Dieu, c'est à dire détruire. Il n'y a absolument aucun autre acte libre qui nous soit permis, sinon la destruction du je."

Chapitre "La violence" page 101 : "La non-violence n'est bonne que si elle est efficace. Ainsi, question du jeune homme à Gandhi concernant sa soeur. La réponse devrait être : use de la force, à moins que tu ne sois tel que tu ne puisses la défendre, avec autant de probabilité de succès, sans violence".

Chapitre "L'intelligence et la grâce" page 147 : "L'humilité vraie est la connaissance qu'on est néant en tant qu'être humain et, plus généralement, en tant que créature. L'intelligence y a une grande part, il faut concevoir l'universel."

Simon Weil est une philosophe sans concessions, qui s'interroge notamment sur sa foi et la force de la croyance en Dieu.

Elle dit page 131 (chapitre "l'athéisme purificateur") "Entre deux hommes qui n'ont pas l'expérience de Dieu, celui qui le nie en est peut-être le plus près".

Une belle définition de l'athéisme, car en effet, l'athée se pose des questions sans cesse, alors que le croyant finit par ne plus s'en poser et n'avoir plus de sens critique par rapport à Dieu et la religion.

Un livre à lire, à méditer, très riche en questionnements sur le sens de la vie.

Bonne lecture,

Denis

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 21:12

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Voici le onzième récapitulatif des articles publiés par Claire, Catherine, Heide, Natiora, Philisine Cave, Minou, Yv, Achille 49, Valentyne, Laure, Angeselphie, Opaline, Philippe, Anis, Malorie et moi-même en "littérature francophone d'ailleurs" selon la géographie que j'ai proposée.
 
Rosemonde a créé un blog passion livresque et vient ainsi nous rejoindre. Lilou s'est inscrite pour la lecture de Joseph Kessel en avril. Nous sommes ainsi dix-huit à présent.
 
J'ai également créé sur facebook un groupe littérature francophone d'ailleurs dans lequel vous pourrez mettre vos articles et éventuellement  animer  un forum de discussion. https://www.facebook.com/groups/314748795298305/
 
8 nouveaux articles pour cette période : 3 pour la Belgique (Valérie Nimal par Philisine Cave, Henri Bauchau et Françoise Houdart), 3 pour le Canada (Nathalie Roy, Jocelyne Saucier et Naomie Fontaine), 1 pour l'Afrique subsaharienne (gaston-Paul Effa) et 1 pour les francophones d'ailleurs (Scholastique Mukasonga).

1/ Littérature des pays où le français est la langue maternelle des écrivains :

Belgique :

- Jolie libraire dans la lumière de Franck Andriat par Philisine Cave

- Diotime et les lions de Henri Bauchau par Philisine Cave

- Passés imparfaits de Patrick Dupuis par Philisine Cave et Minou

- Trois ombres au soleil de John Henry par Philisine Cave

- Le grand menu de Corinne Hoex par Minou

- La dame de l'abeille de Françoise Houdart par  Minou  

- Bjorn le morphier de Thomas Lavachery par Angeselphie

- La méridienne du coeur d'Aurelia Jane Lee par Minou

- Les minutes célibataires de Valérie Nimal par Minou et Philisine Cave 

- Barbe bleue de Amélie Nothomb par Natiora et Angeselphie

- Sur la pointe des mots de Marie France Versailles par Minou et Philisine Cave

- Eros en son absence de Sandrine Willems par Minou

Suisse :

- La vérité sur l'affaire Harry Quebert par Philisine Cave

- Quidam de Thierry Luterbacher par Natiora

- Le silence d'Ilona de Vincent Philippe par Natiora

Québec et Canada :

- Sous le manteau de silence de Claire Bergeron par Angeselphie

- Les maîtres de la pierre d'Isabelle Berrubey par Opaline

- La constellation du chien de Pascal Chevarie (théâtre) par Catherine

- Kuessipan de Naomi Fontaine par  Anis  

- Marraine d'Hélène Koscielniak par Opaline

- Présence de l'absence de Rina Lasnier par Heide

- La vie épicée de Charlotte Lavigne (Tome 1) de Nathalie Roy par Opaline

- La marche en forêt de Catherine Leroux par Denis

- Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier par Opaline

- Les derniers jours de Smokey Nelson de Catherine Mavrikakis par

- Mais qu'est-ce-que tu fais là tout seul de Pierre Szalowski par Philisine

- Ru de Kim Thúy par Minou et Laure

 

2/ Littérature des pays où le français s'est développé comme langue de colonisation, et subsiste comme langue de culture ou de communication :

Afrique Subsaharienne :

- Cheval-roi de Gaston-Paul Effa (né au Cameroun) par Valentyne

- Solo d'un revenant de Kossi Efoui (né au Togo) par bonheur de lire

- L'étrange rêve d'une femme inachevée de Libar Fofana (né en Guinée) par Claire

- Des fourmis dans la bouche de Khadi Hane (née au Sénégal) par Philisine Cave

- Ecrivain et oiseau migrateur de Alain Mabanckou (né au Congo) par Denis

- Le socle des vertiges de Dieudonné Niangouna (né au Congo) par Denis

- Un fou noir au pays des blancs de Pie Tshibanda (né au Congo) par Angeselphie

 

Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) :

- La bohémienne endormie d'Hubert Haddad (Tunisie) par Minou

- L'automne des chimères de Yasmina Khadra (Algérie) par Angeselphie

- L'équation africaine de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide

- Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra (Algérie) par Heide, Minou et Philisine Cave



Pays de la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos) et Chine, Taïwan :

- Formose de Li-Chin Lin (Taïwan) (B.D.) par Catherine

3/ Littérature des îles

Iles créoles :

Antilles :

- Une saison au Congo d'Aimé Césaire par Denis

- La lessive du diable de Raphael Confiant par Denis

Haïti :

- Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière par Natiora

- Les immortelles de Makenzy Orcel par Philisine Cave et Yv

Iles de l'océan indien :

 

4/ Ecrivains qui ont choisi de s'exprimer en français (et qui ne viennent pas de ces pays)

 

- La vie devant soi de Romain Gary (Russie) par Laure

- La montagne de jade de Xiaomin Giafferi-Huang (Chine) par Minou

- Col de l'ange de Simonetta Greggio (Italie) par Laure

- L'armée de l'ombre de Joseph Kessel (Russie) par Laure

- Les cavaliers de Joseph Kessel (Russie) par Valentyne

- Les désorientés d'Amin Maalouf (Liban) par Natiora

- Le livre des brèves amours éternelles d'Andréï Makine par Minou

- La femme aux pieds nus de Scholastique Mukasonga (Rwanda) par Philisine cave

- Lira bien qui lira le dernier d'Hubert Nyssen (Belgique) par Laure

- Maudit soit Dostoïevski de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Valentyne

- Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi (Afghanistan) par Heide

- La malédiction de Hyam Yared (Liban) par Yv

 

Pour ce qui concerne Catherine, je renvoie à sa géographie qu'elle a construite à partir de ses anciens articles. J'ajoute à présent ses nouveaux articles.

 

N'hésitez pas à nous rejoindre car il n'y a aucune contrainte à adhérer à notre "communauté". Uniquement, m'informez quand vous publiez un article sur un auteur francophone (hors français de métropole).

 

N'oubliez pas notre lecture commune d'avril 2013 à partir d'une oeuvre de Joseph Kessel .

Et du 16 au 24 mars 2013, c'est la semaine de la francophonie. Alors, rien de mieux pour la fêter que de lire un livre francophone et de le présenter dans le cadre de ce challenge, si cela vous dit.

Bonnes lectures francophones,

Denis

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 22:33

 

La nuit des femmes qui chantent de Lidia Jorge

 (Métailié - "Bibliothèque portugaise" - 310 pages - janvier 2012)

Traduit du portugais par Geneviève Leibrich

Titre original : "A noite das mulhere cantoras" - 2011

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    Troisième livre lu dans le cadre du challenge de Littérama "Lire avec Geneviève Brisac" après "Bonjour Minuit" de Jean Rhys et "De joyeuses funérailles" de Ludmila Oulitskaia 

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Il y avait très longtemps que je voulais lire Lidia Jorge. Le challenge a donc été l'occasion pour moi de lire ce livre "La nuit des femmes qui chantent" paru en France l'an dernier. C'est le 9e livre publié par les éditions Métailié, dont on ne vante plus la qualité de son catalogue.

Le roman s'ouvre sur la "nuit parfaite". C'est une soirée TV, organisée à Lisbonne pour rappeler qu'il y a vingt et un ans, un groupe de cinq filles chantait. Aujourd'hui, elles sont quatre : les soeurs Alcides (Nina et Maria Luisa), Solange (la narratrice) et Gisela, la vedette. La cinquième, africaine, n'est pas là : Madalena Micaia (dite "The African Lady"). et surprise, sur scène surgit João de Lucerna, le chorégraphe, disparu depuis toutes ces années. C'est une grande émotion pour Solange. Grand émoi cette soirée. Solange se rappelle alors cette aventure vieille de 21 ans.

Solange avait alors 19 ans, écrivait des poèmes et a été repérée par Gisela, laquelle, grâce à la fortune de son père, veut faire un disque. Et Gisela entraîne ces 4 jeunes filles dans ce projet "fou".

Solange écrit et toutes cinq répètent dans un garage. Des musiciens, une costumière et un chorégraphe viennent progressivement s'intégrer à leur groupe pour préparer un disque, qui sera suivi d'une tournée internationale.

Toutes les étapes de cette "aventure musicale" sont décrites, presque jour après jour, par Solange. Gisela va "veiller au grain" pour que tout se passe bien, allant jusqu'à demander à ses quatre amies de n'avoir pas de relation amoureuse pendant cette année de travail intensif.

On ne s'ennuie à aucun moment car il y a toujours des "rebondissements" dans ce roman assez "sombre", comme un fado, mélancolique aussi. La fin est assez étonnante... "impensable" comme le dit l'éditeur en 4e de couverture.

L'écriture est magnifique, vraiment. Une langue exceptionnelle. Des paragraphes assez longs et soudain, une phrase, isolée, comme une question, comme une respiration musicale qui annonce la suite.

"Je revois ce premier jour de répétition avec João de Lucerna" (page 113)

"Maria Luisa a dit tout bas : Tout ça est de ma faute . Et pourtant je n'ai mal nulle part". (page 131)

Des transitions qui aèrent le texte, qui le relancent aussi.

Page 153 (pour illustrer le style si beau, au ton si juste, si intelligent pour ce subtil roman) - début du chapitre 12 : "Le premier jour de mars le garage s'est rempli de monde. Gisela Batista nous a averties qu'il s'agissait de gens avec des sachets d'acide à la place du coeur. Mais elle se sentait calme, elle avait une confiance absolue dans ses oeuvres d'art. Sereines et calmes, nous allions inaugurer nos prouesses devant ce public. Maria Luisa avait retiré l'attelle qui protégeait son bras, Madalena Micaia avait perdu deux kilos et demi et ça se voyait surtout sur son visage. Sa peau sombre brillait, ses traits avaient ressuscité d'une forme antérieure qui nous était inconnue..."

310 pages de littérature belle et intense. Bref, un très beau livre, que j'ai lu avec un grand bonheur de lecteur attaché à la qualité du style, des mots... et porté également par l'histoire, simple, mais prenante, car bien construite...

 

Lidia Jorge est née en 1946. Très jeune elle est confrontée à  la lecture à haute voix dans sa famille. On comprend ainsi la musicalité de sa langue, son attachement pour le rythme qui conduit son texte et sa narration. Solange est sa porte parole.

Un livre et une auteure que je recommande très vivement pour tous les amoureux de la littérature de qualité.

Bonne lecture,

Denis

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 22:05

 

De joyeuses funérailles de Ludmila Oulitskaïa

(Gallimard - Collection "Du monde entier" - 167 pages - juillet 1999)Traduit du russe par Sophie Benech

Titre original : Vesselye pokhorony - 1997

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Le titre est provocateur et pourtant il reflète bien l'intention d'Alik.

Cet homme sait qu'il va bientôt mourir. Sa femme, Nina, est à ses côtés, mais également ses amies comme Irina, rencontrée autrefois en Russie. Elle est là avec sa fille, Maïka, surnommée Tee-shirt et qu'Alik a sauvée de son "autisme".

A son chevet, également, Finor, médecin non officiel et Maria Ignatievna, spécialisée dans les plantes non autorisées. Eux deux essaient de prolonger sa vie et de soulager ses douleurs. Quant à Faïka, elle est venue avec son appareil photo pour prendre quelques photos d'Alik.

Il fait très chaud à Manhattan où tous ces russes, juifs ou non, sont venus s'installer. Alik y a son atelier de peintre et il veut être entouré pour vivre ses derniers jours. Il a demandé à quitter l'hôpital pour mourir avec les siens, ici, dans son univers.

Et Nina lui dit qu'elle souhaite qu'il rencontre un prêtre orthodoxe. Il accepte à condition qu'un rabbin vienne également lui parler religion. Il ne veut pas oublier qu'il est juif, même s'il est athée. Irina demande à son ex-mari Liova de trouver un rabbin car Nina est démunie.

Ainsi, un matin, le prêtre Victor discute avec Alik et lui dit qu'il devrait lire l'Evangile. Ensuite, arrive le rabbin Ménaché. Là aussi, très bon dialogue entre les deux hommes.

Page 66 : "Vous n'avez donc plus personne auprès de qui prendre conseil, à part un rabbin? demanda rabbi Ménaché avec une modestie pleine de fierté et de malice.

- Pourquoi un juif, avant de mourir , ne pourrait-il prendre conseil justement auprès d'un rabbin?

Dans ce badinage, tout était bien plus profond qu'il n'y paraissait, tous les deux le comprenaient et, en posant des questions idiotes, ils s'approchaient subrepticement de ce quelque chose d'essentiel qui se produit dans les rapports humains - ce contact qui laisse une trace indélébile."

A travers cet extrait, on voit le ton du livre. On badine, on parle, on boit, on dort, on séduit. Toutes les femmes d'Alik sont là et les amis de passage car le loft de l'artiste a de tout temps été un lieu où les émigrés russes sont venus le rencontrer et croiser son art.

Il va mourir endetté mais il demande à ces gens de s'amuser, de le fêter. Il va préparer son départ et dicter dans une cassette video ses dernières volontés, pour que ses funérailles soient joyeuses.

Un livre original, humoristique, badin mais bien écrit. On ne s'ennuie pas dans ces derniers jours d'un condamné à mort, pour reprendre un titre de Victor Hugo.

Ludmila Oulitskaïa est née en 1943 et une douzaine de ses textes sont traduits en français, dont "De joyeuses funérailles", son quatrième ouvrage. "Sonietchka" a obtenu le prix Médicis Etranger 1996 et l'a révélée aux lecteurs français.

Bonne lecture,

Denis

 

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge d'Anis de Litterama :

"Lire avec geneviève Brisac" 

 

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C'est ma deuxième participation après avoir lu Jean Rhys

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 20:35

 

 

 

 

 

 

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