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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 19:18

C'est la première fois que j'annonce à l'avance mes lectures à venir, mais là, j'avoue que la pile est fameuse, devant moi, au moment d'écrire cet article.

Alors, tout a commencé officiellement hier soir avec :

- Gaétan Soucy : Musil Hall ! (lecture commune- LC - initiée par Cryssilda en hommage à l'auteur décédé le mois dernier, le 9 juillet)

 

A venir :

 

I / Août 2013 :

 

- Gaston Bachelard : La dialectique de la durée pour les lundis philo de Heide autout du temps le 12 août

- Marguerite Duras : Le marin de Gibraltar pour le 20 août (LC avec Heide dans le cadre de son challenge Marguerite Duras)

- W. Wilkie Collins : Pauvre Miss Finch (LC pour fin août mais j'ai oublié avec qui !!!)

- YOSHIMURA Akira : Naufrages (Challenge "écrivains japonais" d' Adalana - auteur pour août 2013)

- Alfred de Musset : Les confessions d'un enfant du siècle (LC avec Muriel Lafontaine - lecture qui me servira pour inaugurer le challenge "écrivains du 19e siècle" le 16 septembre par Netherfield Park : groupe facebook "Challenge XIXe siècle")

 

II / Septembre 2013 :

 

- Flann O'Brien : L'archiviste de Dublin pour la LC du blogoclub (littérature irlandaise) le 1er septembre

- Sandor Merai : Les braises (LC avec Valentyne de L'écho des écuries) le 1er septembre

- Vladimir Jankelevitch : Quelque part dans l'inachevé (LC avec Heide dans le cadre des Lundis philo pour le 3 septembre)

- Gabrielle Roy : Bonheur d'occasion (LC dans le cadre de Québec en septembre organisé par Karine du blog mon coin lecture le 12 septembre)

- Michel Tremblay : ? (titre non encore déterminé) (LC de l'auteur dans le cadre de Québec en septembre le 15 septembre)

- Tom Sharpe : Le gang des mégères inapprivoisées (LC Tom Sharpe en hommage à l'auteur décédé cette année initiée par moi-même le 15 septembre

- Sylvain Trudel : Du mercure sous la langue (LC dans le cadre de Québec en septembre le 22 septembre)

- Hernan Ronsino : Dernier train pour Buenos Aires (lecture prévue pour le 23 septembre en préfiguration du mois argentin de mars 2014, que j'ai initié puisque l'Argentine sera l'invitée d'honneur du salon du livre de Paris - j'ai pour l'occasion créé un groupe sur facebook, n'hésitez pas à venir nous rejoindre)

- MISHIMA / KAWABATA : Correspondance (Challenge "écrivains japonais" d' Adalana - auteur pour septembre 2013)

 

Sont également prévus dans mes livres à lire pour le challenge "Québec en septembre" sans LC organisée à ce jour (sous réserve d'avoir le temps de les lire compte tenu du programme très chargé) :

- Léo-Paul Desrosiers : Les engagés du Grand Portage

- Anne Hébert : Les chambres de bois

- Claire Martin : avec ou sans amour

- Louis Hamelin : Cowboy

- Laurent granier et Philippe Lansac : Canada - sur les traces de Jacques Cartier

- Réjean Robidoux et André Renaud : Le roman canadien-français du vingtième siècle

 

Bien sûr, j'inscrirai toutes mes lectures québécoises dans le cadre de mon challenge littérature francophone d'ailleurs  et dans celui du challenge du commonwealth d'Alexandra 

20 livres, soit environ 5 000 pages. Près de 100 pages par jour, difficile comme "challenge", d'où ma liste "sous réserve ci-dessus.

 

 

 

Voici à peu près ma pile, près de moi, pour écrire cet article.

Hâte de partager ces lectures avec les ami(e)s des blogs...

 

A bientôt donc,

Denis

 

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 21:05

 

Music-Hall !  de Gaétan Soucy

(Le Seuil - 391 pages - 2002 /Pour le Canada Editions Boreal)

 

Né en 1958 à Montreal, Gaétan Soucy est décédé le 9 juillet 2013. 6 oeuvres en 20 ans, dont celui qui l'a rendu célèbre : "La petite fille qui aimait trop les allumettes".

 

Pour rendre hommage à cet auteur trop rare, Cryssilda Collins, du blog Cryssilda.canalblog.com, nous a proposé une lecture d'une de ses oeuvres pour ce 9 août, juste un mois après son décès.

 

J'avais ce roman "Music-Hall !" dans ma bibliothèque depuis 10 ans, et c'était l'occasion rêvée de le lire.

J'avais eu un choc en lisant "La petite fille...", un livre très novateur, original. C'est un même effet que je ressens après avoir refermé "Music-Hall !", ce matin.

Un livre à l'écriture intelligente, sublime pour un roman qui est plutot un "conte philosophique" (pas surprenant pour un auteur, enseignant en philosophie).

Le héros principal, Xavier X. Mortance, 17 ans est apprenti démolisseur. Il travaille pour L'Ordre des démolisseurs en pleine période de démolition dans le New York de 1929, juste avant le krach boursier. Le contremaitre, Lazare, ne le supporte pas. Heureusement, celui qui se fait appeler "le philosophe" l'a pris sous sa coupe et le protège contre les "gros durs" de l'Ordre.

Xavier découvre un coffret et l'emmène chez lui. Il l'ouvre et tombe sur une grenouille intelligente : elle chante et fait des discours !!! Son nom : Strapitchacoudou.

Son autre protectrice est Peggy Sue Hoara, une coiffeuse qui espère pouvoir s'occuper de la grande vedette Marie Picquefort quand elle va venir se montrer à New York.

Avant elle, un autre personnage de cinéma vient à New York, c'est Griffith, le cinéaste en perte de notoriété. Il vient filmer et recueillir des témoignages de démolisseurs.

Face aux démolisseurs, il y a les démolis, qui n'ont aucun pouvoir que celui de voir tomber leur demeure. Ils essaient bien de se révolter et tombent sur Xavier qui est un bon bouc émissaire. Il va d'ailleurs passer le livre avec cette malheureuse infortune d'être battu, malmené, pris pour un bon à rien... Rien ne va bien pour lui... Il perd la trace des démolisseurs et Peggy le prend en charge, l'invitant à aller voir un spectacle de music-hall : "le mandarin rafistolé" (nom prémonitoire, mais je n'en dis pas plus). De là, une nouvelle orientation va s'offrir à Xavier : être embauché par Cagliari, directeur de music-hall, pour présenter sa grenouille sur scène pour la faire chanter et parler. Xavier accepte le contrat et permet une avance sur recette, mais la grenouille n'en fait qu'à sa tête, et de nouveau Xavier va vivre des moments difficiles, devant travailler au Magestic pour rembourser son avance sur contrat largement entamée.

Alors, vous aurez compris que ce roman est un conte, une allégorie dont le cadre se situe à New York, ville ô combien importante en 1929, ville par laquelle le malheur s'est abattu sur le pays et le monde.

On y rencontre détranges personnages comme Jeff l'amnésique, Ariane, morte à 7ans d'une chute d'escalier et qui réapparait régulièrement tel un sceptre. Justine, la soeur de Xavier est une étrange femme. On croise aussi l'aveugle qui croit beaucoup en Wavier et le soutient (3e ami). Seulement, Xavier erre de plus en plus dans la ville à la recherche des démolisseurs, car il est persuadé que sa vie est là et pas ailleurs.

Autre personnage étonnant : Rogatien Long-d'Ailes, chirurgien, ami de Cagliari.

Il y aura souvent des morts dans ce roman plutot triste et désenchanté.

Mais, alors, quel style ! quelle manière de raconter ! que l'on se laisse porter par ses descriptions, ses personnages hauts en couleur, et que d'animaux aussi, à commencer par la grenouille.

Voici l'incipit : "Le tout commença par une chute". La suite : "Alors qu'il était accroupi pour lacer ses bottines, le jeune homme reçut un coup de genou entre les omoplates. Il dégringola jusqu'au fond du ravin... Nous sommes à New York, fin des années vingt, sur un chantier de démolition. Le garçon était un émigrant de fraîche date. C'est du moins ce qu'il affirmait. Il avait nom Xavier X. Mortanse".

 

Le ton est donné dès la première page et 390 pages vont suivre pleines d'invention, de fantaisie, mais maîtrisés par l'auteur qui ne laisse rien au hasard et qui sait cadrer l'atmosphère du roman. Du grand oeuvre, vraiment.

Dernier extrait (pris au hasard, car tout serait à citer), page 47 : "En s'assoyant sur son lit, il se rendit compte qu'il était tombé dans le sommeil sans desserrer les planchettes de son ingénieuse confection. Tant pis. L'horloge du port indiquait onze heures passées. Il demeura quelques instants les coudes sur les genoux et le front entre les mains. Le souvenir de sa journée lui traversa l'esprit et il se redressa brusquement. Le coffret était toujours là. Il s'en approcha, avec une excitation mêlée d'angoisse, il fit jouer la clef dans la serrure. //  Mais finalement ne l'ouvrit pas.

Xavier ne sait pas alors qu'il y a une grenouille dans son coffre.

Le dénouement du roman est "extraordinaire" dans tous les sens du terme.

Dernier point : l'auteur date son livre à la fin : Nagasaki (été 1988) - Longueuil et Sainte Agathe des Monts  (mars 2001 - mai 2002). C'est ainsi son premier roman écrit sur 13 ans et qui devient donc le 5e dans l'ordre des parutions.

 

Un immense "coup de coeur" que ce livre car j'aime les livres comme celui-ci où l'écriture, le style, la narration ont une importance particulière qui sait porter ensuite une histoire aussi abracadabrante qu'elle puisse être... pour le bonheur du lecteur, qui se laisse alors porter par les mots sur un lit de délice littéraire.

Vous retrouverez les liens de cette lecture de Gaétan Soucy sur le blog de Cryssalda.

 

J'inscris également ce livre dans ma thématique "Littérature francophone d'ailleurs"

 

 

Bonne lecture,

 

Denis

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 18:38

 

C'est avec plaisir que nous avons rencontré et parlé avec Scholastique Mukasonga lors du 25ème salon du livre de Cabourg , dont elle était l'invitée d'honneur.

 

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Le petit mot de Scholastique Mukasonga à propos de ce salon " Lire à Balbec ":

Balbec / Cabourg   Cabourg / Balbec

Ce n'est pas sans émotion, puisque la nature ou le hasard vous a fait écrivain, que vous allez pénétrer dans le Grand - Hôtel de Cabourg. Cabourg, Balbec où êtes - vous?

Toutes les rues en éventail de la cité balnéaire convergent vers ce "palais des mille et une nuits " comme l'appelait en 1907, pour son inauguration, un journaliste du Figaro.

Déjà , vous vous engagez dans la porte à tambour et vous vous étonnez de ne pas être accueilli dans le hall par le directeur volubile et gaffeur, de ne pas voir surgir, comme un écureuil, le " lift " de sa cage d'ascenseur.

En vain, comme Marcel, vous tendez l'oreille pour ne pas manquer les coups que sa grand - mère va frapper pour chasser l'angoisse de son petit - fils, contre la cloison de leurs chambres contigues.

Vous n'êtes pas à Balbec, mais à Cabourg et c'est pour un Salon du Livre bien réel où, dans le hall du Grand - hôtel, se pressent les écrivains d'aujourd'hui.

Vous y reconnaissez et saluez des figures bien connues de la littérature.

Après déjeuner dans cet " aquarium " qui était pour Proust la salle à manger du Grand - Hôtel, le salon s'ouvrira et les lecteurs viendront en foule autour des écrivains.

A Balbec, pardon à Cabourg, la littérature est bien vivante.

 

Scholastique Mukasonga nous a conseillé ce livre  : " Inyenzi ou les Cafards " qu'elle a dédicacé à notre fils Aurélien , heureuse car son fils porte le même prénom !

 

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Inyenzi ou "cafard" est le terme par lequel les Hutus désignaient les Tutsis durant le génocide de 1994 au Rwanda.

 

 

« Quiconque visite le Rwanda est saisi par la beauté de son paysage, mais il est aussi effaré par la violence de son histoire postcoloniale. Tout se passe comme si le bien et le mal irrémédiablement inséparables avaient scellé sous ses mille et une collines un pacte d'amitié. Il y a d'un côté les collines ; il y a, de l'autre, le million de crânes qui les jonchent. Mais ce qui prédomine, dans ce récit, c'est le remords des survivants, qui se traduit par les multiples cauchemars de l'auteur. D'où ce désir manifeste de donner aux disparus une digne sépulture de mots à la fois pour apaiser les vivants et sanctifier les morts.

Avec Inyenzi, Scholastique Mukasonga a écrit un récit auto - biographique précieux, un document qui nous éclaire de l'intérieur sur le Rwanda postcolonial, un livre que je rangerais à côté du " Suicide d'une république " de Peter Gay : l'un et l'autre nous montrent à partir d'une succession de faits pourquoi le génocide était hélas, trois fois hélas , inévitable.

Boniface Mongo - Mboussa

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 21:36

 

Thérèse en mille morceaux de Lyonel Trouillot

(Babel - 115 pages - première édition Actes Sud - 2000)

 

Début du roman : "Un jour de mars 1962, Thérèse Décatrel prit l'autobus de l'aube et quitta la ville du Cap pour ne plus jamais y revenir. Pour tout bagage elle emportait son journal intime, et trois-cent vingt-neuf piastres et quatre-vingts centimes..."

 

On sait tout de suite de quoi parlera ce roman de Lyonel Trouillot qui se passe à Haïti, (Le Cap étant la ville "Le Cap-Haïti). Le personnage principal est Thérèse. Elle a 26 ans et s'ennuie dans sa vie. Elle est mariée à Jean. Elise, sa soeur, est traitée par elle de "pute" et a épousé un pharmacien, Jérôme.

Et survient une autre Thérèse, qui lui parle à l'oreille, qui la conseille.

Anna est entrée dans la vie de Jean et Thérèse lui annonce son intention de partir. Et l'auteur nous fait lire ses carnets remplis de tristesse sur sa vie et porteurs d'espoir pour elle aussi, car elle n veut pas s'enfermer dans la monotonie de sa vie.

Père alcoolique mort accidentellement, sans que l'on croit trop à cette version car une femme l'a rejeté violemment quand il a voulu abuser d'elle. Ce père qui buvait l'argent que lui faisaient gagner les ouvriers, mal payés, exploités, qui regardaient d'un mauvais oeil cet homme. Et Thèrèse a vécu tout cela, une jeunesse non dorée.

Et Jean, alors, lui, fait passer Thérèse pour folle afin qu'elle ne soit pas embêtée par la milice qu'il dirige !!!... Comment voulez-vous que cette femme, portée par la voix de son double de surcroît, n'ait pas envie de partir, pour vivre enfin, en toute liberté... loin des tracas de ce quotidien qui la "harcèle"...

Sa vie est en "mille morceaux", pour reprendre le titre très évocateur de cette vie qui doit "éclater" par tout moyen, dont celui de partir.

Comme toujours chez Lyonel Trouillot, la langue est magnifique, d'une poésie à couper le souffle. On ne peut qu'être sous le charme de ses mots et ses phrases.

Beaucoup de simplicité chez lui, une épure de la langue pour dire les choses.

Exemple page 58 : "Regarde, Thérèse. Ne prend pas tes yeux de petite fille de manuel de lecture expliquée, tes yeux de biche, tes yeux d'innocence barricadée derrière ta porte en bois de chêne, tes yeux de maintien, tes yeux de contrition facile puant la naphtaline. Ne prend pas tes yeux de cher papa mort, tes yeux de grand petit papa chevaucheur d'alezan, seigneur des plaines du Nord et bel homme s'il en fut. Demain nous irons voir le dernier des Hauts la Main - rappelle toi, Thérèse, le seul rustre que Mère a jamais reçu dans le grand salon et il nous contera la mort de Père. Car il n'est pas tombé de cheval". 

De très courts chapitres non numérotés, comme des morceaux de vie mis bout à bout pour recomposer Thérèse...

Un très, très beau livre qui se déguste au long de ses 115 pages...

Bonne lecture,

Denis

 

Et j'inscris ce roman dans le cadre du challenge "littérature francophone d'ailleurs", que j'anime :

 

Et pour aller plus loin avec cet auteur de très grande qualité littéraire :

Yanvalou pour Charlie que j'ai lu en 2010

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:33

Ce mardi 6 août 2013 avait lieu à Cabourg le 25e salon du livre : "Lire à Balbec".

Parmi les nombreux invités, Evelyne Bloch-Dano, couronnée en 2005 pour "Madame Proust" et cette année pour son nouveau livre "Porte Champerret". Le jury du prix littéraire était présidé par Gérard de Cortanze.

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Rencontrer Evelyne Bloch-Dano ne pouvait être qu'un plaisir, et plutot que de parler de son nouveau livre, j'ai préféré me concentrer sur Marcel Proust et sa mère, puisque son livre "Madame Proust" est la biographie de la mère de l'écrivain.

 

 

 

 

Bien sûr Evelyne Bloch-Dano a fait une dédicace : "Pour Denis, de Bolbec à Balbec, le portrait de la "Maman du petit Marcel" - Avec Amitié , Evelyne Bloch-Dano"

 

En effet, comme j'habite Bolbec en Seine Maritime, je me suis toujours demandé si le nom de Balbec venait de Bolbec. Mais, l'auteure n'a pas de certitude sur le rapprochement entre les deux noms.

Toujours est-il que ce fut un bon moment d'échange.

Et bien sur, comme je lis "à la recherche du temps perdu", je vais associer cette lecture avec d'autres livres dont celui-ci qui promet d'être passionnant quand on sait l'importance qu'eut Madame Proust dans la vie et l'oeuvre de son fils. Jeanne est décédée en 1905, quand Marcel avait 34 ans. Il lui survivra 17 ans.

Comme le rappelle la 4e de couverture : "A la question : Quel serait votre plus grand malheur?, Marcel Proust avait répondu : Etre séparé de maman".

 

Denis

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 17:51

 

Le 6 août avait lieu à Cabourg le 25è Salon du Livre.

L'occasion pour nous de rencontrer quelques auteurs dont Gérard de Cortanze avec qui nous avons pu parler, vu que je suis une grande admiratrice de Frida Kahlo.

Il est d'ailleurs très impliqué dans l'expo Frida Kahlo qui se tiendra au Musée de l'Orangerie.

 

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J'en ai donc profité pour m'offrir son livre " FRIDA KAHLO La beauté terrible ", paru au Editions Albin Michel en 2011.

 

 

 

4ème de couverture

Une après-midi de septembre 1925, une jeune Mexicaine de 18 ans voit l'autobus dans lequel elle a pris place percuté par un tramway. La colonne vertébrale brisée, elle mettra deux ans avant de pouvoir remarcher. Belle, indépendante, vive, elle se marie en 1929 avec Diego Rivera, le célèbre peintre muraliste. Elle s'appelle Frida Kahlo. Ce livre est son histoire. Recommandant, pour vivre, de ne pas fermer les yeux à la laideur mais au contraire de les ouvrir " pour regarder ainsi la naissance d'une beauté terrible " , elle invente une autre réalité. Torturée par la douleur physique, mais portée par ses engagements politiques et ses amours tumultueuses, elle construit au fil des années une oeuvre picturale puissante et singulière. Sa dernière toile, Viva la Vida, est un hymne à la joie de vivre et à la lumière: " Pourquoi voudrais-je des pieds, demande-t-elle, puisque j'ai des ailes pour voler ?

A savoir :

Le Musée de l'Orangerie rend hommage à Frida Kahlo et Diego Rivera du 9 Octobre 2013 au 13 Janvier 2014.

 

 

Musée national de l'Orangerie
Place de la Concorde
               75001 Paris 1                    

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 17:01

Voici la liste établie par Francis Scott Fitgerald des livres qu'il disait devoir être lus obligatoirement. Proust apparait trois fois, ce qui semble vouloir dire que Fitzgerald n'aimait pas l'intégralité d'"A la recherche du temps perdu.

 

·  Sister Carrie, de Theodore  Dreiser

·  La Vie de Jésus, de Ernest Renan

·  A Doll's House, de Henrik Ibsen

·  Winesburg, Ohio, de Sherwood Anderson

·  The Old Wives' Tale, de Arnold Bennett

·  Le faucon maltais, de Dashiel Hammett

·  Le rouge et le noir, de Stendhal

·  The Short Stories of Guy De Maupassant (contes et nouvelles de Maupassant).

·  An Outline of Abnormal Psychology, édité par Gardner Murphy

·  Les nouvelles d'Anton Tchekhov, édité par Robert N. Linscott

·  The Best American Humorous Short Stories, édité par Alexander Jessup

·  Victory, de Joseph Conrad

·  La révolte des Anges, d'Anatole France

·  Les pièces de théâtre d'Oscar Wilde

·  Sanctuaire de William Faulkner

·  À l'ombre des jeunes filles en fleur, de Marcel Proust

·  Le côté de Guermantes, de Marcel Proust

·  Du côté de chez Swann de Marcel Proust

·  Vent du sud, de Norman Douglas

·  La Garden Party, de Katherine Mansfield

·  La Guerre et la Paix, de Leo Tolstoy

·  Tous les poèmes de John Keats et Percy Bysshe Shelley


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-22-livres-a-lire-absolument-selon-francis-scott-fitzgerald_1270921.html#KDPtW7zpRtySq4p1.99

 

   

 

 

 

  Denis 

 

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 09:00

 

Envie de partager avec vous quelques photos de la Maison natale

de Pierre CORNEILLE que j'ai faites  

lors d'une ballade à Rouen.

 

 

 

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En août 1584, le grand-père de Pierre Corneille devient propriétaire

 de deux logis situés dans une ruelle donnant sur la Place du Vieux Marché.

Ces demeures sont alors désignées par les qualificatifs de " Grande "

et de " Petite Maison " et c'est dans la dite " Petite ", au 17 rue de la Pie

( 4 aujourd'hui ) que voit le jour le 6 juin 1606 l'auteur du Cid,

 second de la fraterie Corneille.

 

 

 

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Bien qu'installé à Paris en 1662 , Pierre Corneille ne se séparera

 de sa maison natale qu'un an avant sa mort.

 

 

 

 

 

 

Depuis sa vente en 1683 et jusqu'au XX è siècle , la Maison connaît

toutes sortes d'avatars.

Elle manque d'être rasée au siècle des Lumières afin de permettre

 la construction d'un nouvel Hôtel de Ville,

dont elle réchappe suite à l'abandon du projet jugé trop onéreux.

Au début du XIX è siècle, un serrurier l'achète à la mairie

et en fait son atelier.

L'artisant entreprend des restaurations importantes mais avant que

 le plâtre ne recouvre la façade typiquemment normande, son fils ,

par un heureux hasard , élève à l' Ecole des Beaux-Arts de Rouen ,

 en fixe par le dessin l'aspect extérieur.

Initiative judicieuse car des travaux d'urbanisme bouleversent

la physionomie de la maison sous le Second Empire et la façade est démolie puis reconstruite deux mètres en arrière, afin d'élargir la rue.

Par la suite , le lieu demeure longtemps un débit de boisson.

 

 

 

L'année 1906 et ses festivités commémoratives en l'honneur

du tricentenaire de la naissance du poète , sont l'occasion d'une prise

de conscience de la valeur patrimoniale du lieu.

Un comité se forme dans le but de réunir des fonds ; son activité aboutit

en 1912, date à laquelle la maison est remise à la Ville

de manière à être restaurée ( entre autres en lui restituant sa façade )

 et d'y installer un Musée cornélien.

Enrichi en 1917 par le don de la précieuse collection d'Edouard Pelay,

 le Musée cornélien est inauguré en 1921.

Ce Rouennais bibliophile, féru de Corneille, a réuni pendant

près de soixante ans des éditions originales, des traductions,

des livres rares mais également des gravures, estampes

et autres documents se rapportant tous au célèbre auteur et à sa famille.

 

Le Musée dispose également d'un petit secrétaire authentique :

ce cabinet cache dans ses tiroirs l'écriture de Corneille,

 petits mots d'encre qui dévoilent l'identité du propriétaire

par l'allusion au Cid.

Derrière un mécanisme ingénieux, des boîtes révèlent aussi

le caractère de l'homme, qui s'avère prévoyant

si l'on en croit la boîte nommée " Trésor de réserve ",

et consciencieux autant qu'organisé dans le travail comme le montrent

 les suivantes : " à retoucher ", " Mes Notes ".

 

 

 

 

 

( Photo internet )

 

 

En somme , il reste aujourd'hui de la " Petite Maison " de Corneille

( et ceci en dépit des amputations ) l'atmosphère

d'une demeure de l'époque, meublée dans le style Louis XIII ,

évoquant bien l'esprit de l'ancien maître des lieux ;

l'itinéraire racontant Corneille à travers les siècles permet

 au visiteur qui parcourt ces pièces d'imaginer aisément le quotidien

 de ce virtuose du vers, figure majeure du classicisme français.

 

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Adresse : Musée Pierre Corneille

           4 rue de la Pie

           76000 Rouen

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 19:16

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 19:11

Illiers est situé aux confins de la Beauce et du Perche, à 113kms de Paris, et à 25kms de Chartes. 

C'est en 1971, lors de la commémoration du centième anniversaire de la naissance de l'écrivain Marcel Proust, sur proposition du Ministre de l'Intérieur Raymond Marcellin, qu'Illiers devint officiellement Illiers - Combray.

  

I 

  

" Combray de loin , à dix lieues à la ronde, vue du chemin de fer, quand nous arrivions la dernière semaine avant Pâques, ce n'était qu'une église résumant la ville, la représentant, parlant d'elle et pour elle aux lointains et, quand on approchait, tenant serrés autour de sa haute mante sombre, en plein champ contre le vent, comme une pastoure ses brebis, les dos laineux et gris des maisons rassemblées qu'un reste de rempart du Moyen - Âge cernait çà et là d'un trait aussi parfaitement circulaire qu'une petite ville dans un tableau de primitif."

Extrait " Du côté de chez Swann "

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" La maison de Tante Léonie " est la seule trace subsistant dans la réalité de la demeure immortalisée par Marcel Proust dans son grand cycle romanesque

" A la recherche du temps perdu ". 

 

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Musée Marcel Proust

4, rue du Docteur Proust

28120 Illiers - Combray

Tel/fax : 02 37 24 30 97

marcelproust@wanadoo.fr

http://perso.orange.fr/marcelproust/

 

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La visite de la maison des vacances d'enfant de l'écrivain est , pour ses lecteurs l'occasion d'émouvantes retrouvailles avec ses textes.

Des dons et legs de la famille et des proches de l'auteur permettent de présenter dans la maison et le musée, du mobilier, des documents, objets, lettres de Proust et de ses amis.

Un vaste ensemble de photographies de Paul nadar illustre le " Monde de Proust ". 

 

 

La chambre de Marcel Proust 

 

Françoise, Elisabeth Proust ( 1828 - 1886 ), soeur du professeur de médecine Achille, Adrien Proust, père de l'écrivain Marcel Proust, épousa Jules Amiot, marchand de nouveautés, établi au n°14 de la Place du marché.

Ils habitaient une maison sise au n°4 rue du St - Esprit ( actuelle rue du Docteur - Proust )

C'est donc chez ses oncle et tante que Marcel Proust est venu passer ses vacances durant son enfance, venant à la campagne pour respirer un air plus sain qu'à Paris, où vivaient ses parents.

C'est ainsi que l'écrivain put, dès son plus jeune âge, s'imprégner de la vie du village et de ses habitants ( " Combray " dans " A la recherche du temps perdu ").

 

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Adrien Proust , père de l'écrivain, est né à Illiers,

au n°15 de l'actuelle Rue du Docteur-Proust 

 

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Continuons notre ballade sur les pas de Proust jusqu'au Pré Catelan 

 

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Ce jardin fut créé par Jules Amiot, oncle de l'écrivain, en bordure du Loir, à la sortie d'Illiers, en direction de Tansonville. Il fut baptisé Pré catelan, par analogie avec le jardin parisien du Bois de Boulogne.

 

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 A noter, à mi - hauteur, une construction baptisée " Le Pavillon des Archers ", dans laquelle Marcel Proust aimait s'isoler.

 

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Au point le plus haut, " la barrière blanche " offre une perspective sur la plaine en direction de Brou et de Méréglise. 

 

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Célèbre pour sa haie d'aubépines qui borde tout au long du sentier extérieur, montant de la Rue Tansonville vers la bariière Blanche, qui donne lieu à une rencontre littéraire chaque année.

 

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Photos Fabienne Lecomte - 31 juillet 2013  

 

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