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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 21:41

J'avais annoncé il y a de longs mois mon intention de faire une année de littérature US autour de 12 auteurs qui ont contribué à faire vivre cette littérature, bien avant qu'on s'y intéresse comme on le fait  aujourd'hui.

Des "précurseurs" dans un pays encore tout neuf où tout était à construire.

Voici les 12 auteurs que je lirai au fil de l'année 2014 :

 

janvier 2014 : Edgar Allan Poe 

février :           Walt Witman

mars :             Nathaniel Hawthorne

avril :              Herman Melville

mai :               Jack London

juin :               Mark Twain

juillet :            Henry James

août :              Edith Wharton

septembre :   Emily Dickinson

octobre :        William Faulkner

novembre :    Ernest Hemingway

décembre :    John Steinbeck

 

Ce n'est pas un nouveau challenge car il y en a déjà beaucoup sur les blogs et comme j'en avais convenu avec Noctembule, j'inscris ces lectures dans le cadre de son challenge US

 

 

                                     http://22h05ruedesdames.wordpress.com/2013/07/01/le-challenge-americain/

 

Si vous êtes intéressés, vous pouvez participer en laissant ci-dessous un commentaire avec le lien vers votre article et le présenter également sur la page facebook du challenge "Mois américain"

https://www.facebook.com/groups/lemoisamericain/

 

Edgar-Allan Poe (1809-1849) est donc à l'honneur ce mois-ci. Il est surtout connu pour ses "Histoires Extraordinaires" traduites de façon magistrale par Charles Baudelaire.

 

Bonne lecture,

 

Denis

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 13:45

 

 

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Bonne année

 

Bonne année à toutes les choses,
Au monde, à la mer, aux forêts.
Bonne année à toutes les roses
Que l’hiver prépare en secret.

Bonne année à tous ceux qui m’aiment
Et qui m’entendent ici-bas.
Et bonne année aussi, quand même,
À tous ceux qui ne m’aiment pas.

 

Rosemonde Gérard

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Published by FABIENNE - dans POEMES
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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 13:38

 

 

 

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Published by FABIENNE & DENIS - dans PENSEES SPECIALES
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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 11:58

(N'oubliez pas que fumer nuit gravement à la santé)

 

Le challenge "Littérature francophone d'ailleurs" se met aux couleurs de la Belgique pour ce mois de janvier 2014 et je remercie Laurence pour ce logo et les avis et conseils de plusieurs d'entre vous.

Pourquoi ce logo ? Pour donner une identité particulière à ce mois. Je ferai spécifiquement un récapitulatif chaque fin de semaine, qui s'intégrera ensuite dans le récapitulatif "Littérature francophone d'ailleurs"

Et alors, Magritte est le parrain officiel même s'il n'est pas écrivain mais il symbolise la culture belge et puis, la pipe c'est aussi Maigret, donc Simenon, autre symbole et parrain de ce mois belge.

 

Je déclare donc le mois belge ouvert et vous pourrez mettre vos liens d'articles ici sans oublier la page facebook de la "littérature francophone", lieu d'échange magnifique, car la francophonie s'exporte, se partage tout autour du monde.

Juste un rappel pour la littérature : l'auteur doit être belge et francophone.

Et l'on peut parler de tout ce qui concerne la Belgique : famille royale, bière, coutumes, histoire, art, chanson... 

 

Bon challenge à tous et à toutes et que 2014 soit chaque jour source de sourire, de joie et de bonheur en soi, quelques soient les difficultés que l'on rencontre. Et l'union, l'amitié font la force de chaque instant.

 

"Tout ce que l'on cherche à redécouvrir fleurit chaque jour aux coins de nos vies"

(Jacques Brel - extrait de la chanson "L'aventure")

http://www.youtube.com/watch?v=MNDF-3t8q3s

Denis

 

Vous trouverez dans ma récent récap, de nombreux titres de livres d'auteurs belge pour vous donner quelques pistes de lecture. Et n'oubliez pas que ce challenge est sans limite, donc toute l'année vous pouvez venir compléter la liste de vos propres lectures.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 21:09

(Photo Babelio)

La petite arabe d'Alicia Erian (Points-Seuil - 380 pages)

Traduit de l'anglais (américain) par Olivier Deparis

Première édition française "Editions de l'Olivier" - 2007

Première édition USA - 2005 - Titre original : "Towelhead"

(Towelhead : A offensive word used to describe a custom of someone of arab)  

-----------------------------

Jasira a 13 ans et elle nous raconte quelques mots de sa jeune vie.

 

Début du roman : "Parce que je plaisais trop à son petit ami, ma mère m'a envoyée habiter avec papa. Moi, je ne voulais pas habiter avec papa. Il avait un accent bizarre et venait du Liban. Ma mère l'avait connu à l'université, puis ils s'étaient mariés, ils m'avaient eue, et ils avaient divorcé quand j'avais cinq ans."

 

Le décor est tout de suite planté. Jasira est déjà bien formée et elle sent monter en elle sa sexualité d'adolescente qui a tout à apprendre et à découvrir auprès des hommes. Elle connait à peine son corps car dès qu'elle arrive chez son père, ses règles surgissent. Terra Incognita pour elle. Que faire ? En parler à son père est difficile et pourtant il faut bien s'organise autour de cela. Alors, le père prend en charge les achats nécessaires à son confort féminin.

 

Enfant plutôt rebelle, elle ne comprend pas tout et veut elle-même décider par exemple si les tampons ne sont pas mieux que les serviettes.

C'est dire que Jasira ne nous épargne rien de ses préoccupations de jeune fille. Et puis, elle sent des pulsions en elle. Et le voisin, M. Vuoso, qui lui confie la garde de Zack, 10 ans, ne lui est pas indifférent. D'autant qu'il a des revues "Playboy" qu'elle se met à lire, rêvant d'être ces femmes au corps parfait, bien épilé. D'abord, son beau-père s'intéressait à son épilation.

Alors les relations avec M. Vuoso vont devenir très intimes. En parallèle, elle aime Thomas, un jeune noir de son école. Seulement, le père, bien qu'arabe n'apprécie pas qu'elle soit amie avec "un noir". Et le père est plutôt violent, frappant régulièrement Jasira quand il apprend qu'elle lui désobéit. Par exemple de sortir quand il n'est pas là.

La mère est informée de toutes les "déviations" connues de sa fille, car elle est loin de tout dire. De son côté, elle a quitté l'homme qui aimait un peu trop Jasira, mais très vte elle se remet avec quelqu'un, Richard, un noir !! (Tient !!). Elle comprend mieux alors que sa fille soit amie avec Thomas.

Et quand il faut rompre avec Zack qui lui tient des propos racistes et ainsi avec M. Vuoso, Jasira se rapproche de sa voisine Mélina avec qui elle peut enfin aborder certains propos "féminins".

Jasira va vivre un drame intime qu'elle va devoir assumer seule longtemps.

Au-delà des considérations très "intimes" d'une jeune fille, le roman montre les difficultés de vivre avec le père mais l'obligation qui est faite à Jasira de se soumettre à un minimum de règles de vie, qu'elle transgresse, rarement pour son bien, à chaque fois qu'elle le peut.

C'est un roman riche, très bien écrit, fait de nombreux dialogues au plus près des réalités que ressent Jasira. C'est un deuxième roman très réussi et qui a été porté à l'écran par Alan Batt : Towerhead (traduit en français par "Tabou(s)").

 

 

Sincèrement, et malgré le regard d'un homme, le livre n'est pas "scandaleux". Il est la juste réelle de la prise de conscience sexuelle d'une jeune fille de 13 ans, plutôt bien faite et qui doit se battre dans un monde où on la traite facilement parce qu'elle est "arabe".

 

Assurément un grand roman que je recommande vivement. On se laisse emporter par Jasira et on a envie de l'aider à s'en sortir dans un univers qui lui est hostile, à commencer par le père...

 

Et encore une fois, les Editions de l'Olivier font un travail remarquable en matière de littérature américaine (et je ne suis pas sponsorisé par l'éditeur, c'est en toute indépendance que je salue leur ligne éditoriale).

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

Livre qui rentre dans le challenge US de Noctambule

 

 

 

Et dans le challenge romancières américaines de Miss G.

 

Challenge romancières américaines, Romancières américaines

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 20:36

(Photo amazone.fr)

Canada de Richard Ford (Editions de l'Olivier - Août 2013 - 480 pages)

Traduit de l'anglais (américain) par Josée Kamoun 

Edition originale "Canada" - 2012

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Lire le nom de Josée Kamoun m'a immédiatement fait pensé à Philip Roth qu'elle a traduit, sans oublier Virginia Woolf, c'est dire qu'il fallait s'attendre à une traduction de qualité.

Alors, voilà, on est devant un "grand écrivain" américain, Richard Ford et on est forcément impressionné de lire l'auteur. Surtout que les amateurs de l'auteur sont frustrés depuis quelques années.

Voyez plutôt : 2002 - "Péchés innombrables" et 2008 "L'état des lieux". 2 livres en 10 ans, on est loin du rythme de nos français (et belges) qui se doivent de publier un livre chaque année... Vous voyez de qui je veux parler, une dame à chapeau un peu gothique, entre autres... Un monsieur un peu joufflu et ventru...

 

Bref, voici le nouveau Richard Ford, sorti fin août 2013 en France et en 2012 aux Etats-Unis.

Alors, les amateurs de suspens vont être surpris et peut-être déçus car le premier paragraphe du livre résume toute l'histoire :

"D'abord, je vais raconter le hold-up que nos parents ont commis. Ensuite les meurtres, qui se sont produits plus tard. C'est le hold-up qui compte le plus, parce qu'il a eu pour effet d'infléchir le cours de nos vies à ma soeur et à moi. Rien ne serait tout à fait compréhensible si je ne le racontais pas d'abord."

 

Tout est dit : la première partie raconte la vie de la famille jusqu'au hold-up catrastrophique, la seconde partie parlant de la vie du narrateur jusqu'aux meurtres.

 

Seulement, l'auteur nous entraîne dans 480 pages de narration de qualité extrême. Le narrateur est Dell, le frère jumeau de Berner, tous deux âgés de 15 ans en 1960. Le père Bev Parsons a eu des revers de fortune qui l'ont conduit dans des activités de plus en plus louche au point d'être menacé par des Indiens avec qui il a fait un trafic de viande. La mère, Neeva subit la vie.

Alors, après que Dell nous aura raconté dans le détail cette vie qu'il regarde avec son oeil d'adolescent encore bien innocent, on en vient aux faits. Là encore, l'histoire du hold-up en Dakota du Nord alors qu'ils habitent à Great Fall dans le Montana, est vue à travers ce que Dell en a compris et d'après les récits de sa mère notamment.

C'est là la très grande qualité du roman : nous montrer le déroulement de la vie et des faits à travers un personnage qui subit toutes ces histoires presque avec détachement, se laissant porter par les décisions des uns et des autres. Plutôt observateur qu'acteur des événements qu'il raconte, alors qu'il est en première des conséquences dommageables.

Dell pose souvent des questions, presque naïves, aux adultes, y compris à ses parents. Du genre : 'est-ce vrai que vous avez braqué une banque ?

Ce n'est donc pas un roman policier alors que le thème aurait pu en faire un polar à suspens. Dell nous coupe l'herbe sous le pied, quand il dit par exemple, qu'après avoir vu ses parents en prison, il ne les reverrait jamais. Il anticipe ce qui va se passer, si bien que dès la première phrase, le lecteur a compris qu'il n'y aura aucun suspens dans ce livre.

Car après le hold-up, Dell part au Canada, conduit par une amie de sa mère Mildred. Il se retrouve ainsi chez Arthur Rimlinguer, américain exilé au Canada, tueur malgré lui, car il avait posé une bombe qui a explosé au moment où passait un innocent. Et les meurtres cités en début de roman, on comprend qu'ils viendront au cours de la seconde partie et qu'ils vont concerné le passé d'Arthur.

Dell est à nouveau en cinq semaines embarqué dans une histoire louche, avec seul espoir pour lui de pouvoir partir à Winnipeg pour y reprendre un cursus scolaire, absent ici. C'est Florence, la compagne d'Arthur qui lui a dit. Il s'en réjouit intérieurement, car ici il s'ennuie.

Heureusement, c'est la saison de la chasse à l'oie, très prisée des états-uniens, qui viennent en groupe pour chasser dans le Saskatchewan.

 

L'essentiel de l'histoire est là. Juste un mot sur Berner, la soeur de Dell. Elle décide de partir en Californie où un ami Ruby devrait la rejoindre, si bien qu'après l'arrestation de leur parent, les jumeaux se séparent pour le reste de leur vie.  Ils se reverront occasionnellement.

 

Un extait, page 245, quand Dell part au Canada : "Devant nous, au loin, là où la route n'était qu'un trait de crayon, deux petites bosses sombres sont apparues à l'horizon, sur fond de ciel bleu sans nuages. Je ne les aurais jamais vues si je n'avais pas suivi le regard de Mildred. Là-bas, c'était le Canada. Impossible à différencier. Même ciel, même lumière, même air. Mais autre. Comment se faisait-il que je sois en train d'y aller?"

 

Il y a un peu de Meursault dans Dell. Il observe mais il ne comprend pas tout ce qui lui arrive. Il subit ce qui lui arrive et tente de l'analyser. On imagine Ford aimant Camus.

 

Alors, voilà, il faut se laisser emporter par Dell, l'écouter, le regarder.

Vous aurez compris que ce livre est pour moi un véritable coup de coeur. Ce sera un roman qui comptera dans mon panthéon littéraire.

Bonne lecture,

 

Denis

 

Lecture qui rentre dans le challenge rentrée littéraire 2013 chez Hérisson

 

 

5/6

 

Et il rentre dans le challenge US de Noctambule

 

moisamericain

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 18:57

Quand on aime les livres et la lecture, que demande-t-on comme cadeau à Noël, quand bien même on a des centaines de livres à lire dans sa bibliothèque? ...

 

D E S     L I V R E

 

Et oui. Je n'ai pas dérogé à la règle.

 

Commençons par Albert Camus, naturellement, et je n'ai pas pu résister à demander ces deux livres-ci :

 

 

Le Monde en Partage, itinéraires d'Albert Camus par Catherine Camus (offert par mon fils Victorien) 

Livre richement illustré qui reprend le "Monde" de Camus en trois parties : la Méditerranée (Algérie, Espagne, Italie et Grèce) ; l'Europe et le Monde.

 

 

 

Ce livre fait suite à L'Etranger publié en 2010 chez le même éditeur avec le même illustrateur, José Muñoz, dessinateur argentin.

(Offert par Fabienne)

C'est purement génial de lire Camus dans ce grand format avec les illustrations en noir et blanc qui jalonnent le texte repris dans son intégralité. J'ai lu il y a quelques mois L'Etranger dans cette collection et c'est une véritable redécouverte du texte quand on le visualise avec le regard de José Muñoz en même temps.

  

Après Camus, André Malraux dont j'ai lu les textes majeurs dans ma jeunesse et que je voulais reprendre dans le cadre des oeuvres complètes publiées chez Gallimard. C'est donc pourquoi j'ai demandé ce premier tome pour Noël :

 

 

Ce premier tome contient : Lunes en papier, Ecrit pour une idole à trompe, La Tentation de l'Occident, Les Conquérants, Royaume - Farfelu, La Voie Royale, La Condition Humaine et Le Temps du Mépris.

(Offert par moi-même)

On a dans ce volume quelques-unes des oeuvres majeures de l'auteur.

 

Enfin, dans le cadre du long cycle de lectures que je vais entreprendre entre 2013 et 2019 autour de la Grande Guerre, j'ai reçu trois livres offerts par mon fils Aurélien :

 

Un petit format qui reprend les éléments essentiels à connaitre de cette guerre, année par année.

 

Lettres et témoignages des Français dans la Grande Guerre - édition du Centenaire par Jean-Pierre Guéno (Historien).

 

Les Oubliés De La Somme - Juillet-Novembre 1916 de Miquel Pierre

 

Les oubliés de la Somme (1er juillet - 19 novembe 1916) par Pierre Miquel et que je lirai pendant l'été 2016.

 

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Voilà un Noël riche en futures lectures de haute qualité.

Merci à Fabienne, Aurélien et Victorien pour ces merveilleux cadeaux.

Et les lecteurs du blog profiteront dans les mois qui viennent de mon ressenti sur ces livres.

 

Denis

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 18:23

Kitchen de YOSHIMOTO Banana

(Gallimard - "Du monde entier" - mars 1994 - 150 pages)

Traduit du japonais par Dominique Palmé et Kyoko Sato

Titre original : Kitchen - 1988

 

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Ce livre a eu un réel succès lors de sa sortie. L'auteure avait 23 ans lors de la sortie au Japon de son roman avec plus de 2 millions d'exemplaires vendus. Il paraissait en France 6 ans plus tard dans la célèbre et excellente collection "Du monde entier" chez Gallimard.

C'était alors le premier texte publié en France de YOSHIMOTO Banana. Elle a assez peu publié depuis et est plutôt oubliée.

En fait, deux textes composent ce livre : Kitchen (100 pages) qui donne son titre à ce livre et Moonlight (une nouvelle d'un peu moins de 50 pages).

J'ai trouvé beaucoup de qualités d'écriture dans ce livre. L'auteure sait nous intéresser à ses personnages, les présentant dans leur milieu naturel. Et bien sûr, le titre du livre montre bien que le paradis de Mikage Sakurai c'est "la cuisine".

Le roman débute ainsi, donnant le ton : "Je crois que j'aime les cuisines plus que tout autre endroit au monde. // Peu importe où elles se trouvent et dans quel état elles sont, pourvu que ce soient des endroits où on prépare des repas, je n'y suis pas malheureuse."

Depuis la mort de sa grand-mère, Mikage vit seule et s'est installée dans la cuisine. Un grand ami de la famille, Yuichi Tanaba, lui propose de s'installer chez lui. Elle est présentée à Eriko, la mère de Yuichi, mais elle apprend presque aussitôt qu'elle est en fait le père de Yuichi. Elle a décidé de changer de sexe après la mort de son mari et à présent elle tient un bar de travestis.

Mikage s'en accommode sans difficultés et se met à cuisiner pour le trio pous son plus grand plaisir, suivant par ailleurs des cours de cuisine à l'école. Un malheur va survenir car chez l'auteure la mort est très présente, avec toujours en tête les disparus qui viennent les visiter pendant leur sommeil ou leurs rêveries... Mikage et le jeune hommes vont se rapprocher un peu plus, se demandant s'ils sont amoureux l'un de l'autre... On s'attache à ces deux "paumés" dans un monde qui leur échappe.

 

"Moonlight shadow" parle également de mort car Satsuki perd son amant Hitoshi dans un accident. Il était alors dans la voiture avec Yumiko, la fiancée de Hiiraji. Là aussi, deux "orphelins" vont se trouver réunis, Hiiraji à double titre car Hitoshi était son frère. Là encore, y aura-t-il amour entre les deux survivants. On retrouve ici encore deux "paumés" sans attaches qui vont se voir, se croiser régulièrement.

Moins crédible que le premier texte, une histoire "surnaturelle" vient s'incruster avec une femme magicienne, Urara.

 

Le style de l'auteur, sa qualité de narration claire et limpide font le charme principal de ces deux textes, qui se lisent avec plaisir. Et pourquoi pas manger japonais en lisant ce livre très "culinaire".

 

Bonne lecture,

Denis

                                                         ---------------------------------------------------

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge littérature japonaise d'Adalana, qui se termine en décembre, après une année de lecture d'un auteur par mois, sans consigne pour décembre, puisque l'auteur était librement choisi. Kitchen étant dans ma bibliothèque depuis de longues années, c'était l'occasion de le lire.

Merci Adalana pour cette belle année (j'ai juste manqué octobre et novembre, sinon j'ai lu tous les autres auteurs proposés entre janvier et septembre).

Après une pause pour une très bonne cause personnelle, Adalana pense revenir à un challenge sur cette littérature très riche... A suivre donc...

Logo écrivains japonais_1

http://adalana.wordpress.com/2012/12/07/challenge-ecrivains-japonais-2013/

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 20:19

(Photo Belfond)

Ainsi résonne l'écho infini des montagnes de Khaled Hosseini

(Belfond - "Littérature étrangère" - Novembre 2013 - 490 pages)

Traduit de l'anglais (américain) par Valérie Bourgeois

Titre original : And the Mountains Echoed - 2013

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Nouveau partenariat avec Athomédia pour le compte des éditions Belfond. Elsa a remplacé Laura et je les remercie toutes les deux pour leur fidélité dans notre partenariat qui me permet de découvrir de nouveaux talents littéraires chez Belfond et Fleuve Noir.

Je connais de nom l'auteur de ce roman au titre très poétique pour avoir entendu parler de son premier roman publié en France en 2005 : "Les cerfs-volants de Kaboul", sans avoir rien lu de lui.

C'est donc une découverte pour moi et j'avoue que ce livre est passionnant mais attention, il faut être vigilant, prendre des notes sur les personnages car on les voit passer, revenir sur une période allant de 1949 à 2010. 60 ans de vie en Afghanistan et ailleurs, entre périodes de paix et périodes de guerre intensive.

Au total, 9 chapitres datés, sauf un, pour permettre les points de repère temporels et des narrateurs différents pour éclairer l'histoire compliquée d'une famille afghane.

D'ailleurs, comment ne pas avoir une vie difficile, éclatée dans un pays qui a connu la guerre de façon récurrente, entre invasion russe puis invasion américaine après les attentats du 11 septembre 2001.

Tout commence au chapitre 1 par un conte que Saboor narre à ses deux enfants : Abdullah et Pari, juste avant qu'ils ne fassent un voyage long et fatiguant le lendemain. Au-delà de ce conte qui dit la difficulté pour un père de choisir l'enfant qu'il va sacrifier au Div, avide de jeunes enfants. C'est l'offrande d'un enfant qui va permettre au village de continuer à vivre... on sent combien Khaled Hosseini est attaché à la notion de conte car il est un véritable "conteur d'histoires".

Et puis, on comprendra un peu plus tard dans le livre, que Saboor a aussi dû sacrifier un de ses enfants.

Abdullah va être un des fils conducteurs du roman, avec son oncle Nabi, entré au service de M. Wahdati, un riche "kaboulien", marié à une très belle femme, Nila, que Nabi semble aimer en secret.

Au moment de la guerre contre les américains, un médecin grec, spécialisé en chirurgie esthétique, Markos, s'installe à Kaboul dans la maison de M. Wahdati, à titre gratuit puisqu'il représente l'aide humanitaire. On va suivre aussi sa vie et l'importance qu'il aura pour cette famille éclatée, parvenant à retrouver Pari, destinataire d'une lettre que son oncle lui a écrite peu avant de mourir et qui en fait l'héritière des biens de M. Whadati qu'il lui avait lui-même légués.

Il ne faut donc pas se perdre dans ce fil narratif décousu et que le lecteur tente de recoudre entre les USA, Paris, Kaboul, une île grecque et le Pakistan.

Et j'ai finalement lu ce roman comme neuf contes (ou nouvelles). Et c'est une belle manière d'aborder les contours de ce roman, car alors, on se dit que c'est du bel art et que l'auteur est un vrai "raconteur d'histoires". Et cerise sur le gateau, ces textes juxtaposés sont comme une toile d'araignée. On se laisse prendre dans la toile et on part de lieux en lieux, de périodes en périodes, où on est heureux de retrouver Abdullah ou Nila, ou Nabi, ou Pari, ou encore Markos, M. Whadati, Saboor... Et le puzzle se reconstruit sous nos yeux.

Alors, en conclusion, je dirai que ce livre est à lire tranquillement pour humer l'air du temps narratif sachant que l'auteur ne nous ménage pas, car la guerre et les malheurs de l'Afghanistan sont là, en arrière fond et ce n'est pas pour "rire", car misère, déracinement entre autres sont au rendez-vous...

Tout est traité avec "humanité" car on a affaire à des êtres humains et l'auteur leur donne toute leur dignité "d'homme".

Un grand et beau livre. On s'accroche et on lit un texte fort.

Bonne lecture,

 

Denis

 

Ce livre publié aux USA en 2013 rentre dans le challenge 0 à 9 de Julie (une année finissant par 3 est à l'honneur du 11 décembre au 10 janvier 2014)

 

Sans titre

 

Et l'auteur étant américain d'origine afghane, il entre donc dans le challenge US de Noctambule

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 20:42

(Photo decitre.fr)

Les français de 1900 par Gabrielle Cadier-Rey

(Circonflexe - 1999 -

coédition France Info & Tallandier Historia - 160 pages)

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Un livre richement illustré de documents d'époque pour faire un panorama de la France au détour du 19e siècle et quelques années avant l'embrasement de l'Europe puis du monde.

Ce livre rentre dans ma thématique de l'avant "grande guerre", car il est toujours utile de "planter" le décor et de voir comment l'on vivait en 1900.

Et franchement, on a l'impression qu'il y a plus de 110 ans entre nos deux périodes, tellement la vie était différente.

En 1900, l'arrivée du métro à Paris se fait grâce à l'Exposition Universelle", car la France a voulu marquer ce virage vers le 20e siècle. Cette même année, à Paris également, ont lieu les Jeux Olympiques ressuscités par Pierre de Courbertin en 1896 à Athènes.

On en est aux essais ô combien périlleux de la naissance de l'aviation notamment avec le brésilien parisianisé Alberto Santos-Dumont. L'automobile est en train de naître mais les hippomobiles sont encore de rigueur dans les villes.

Alors, bien sûr, les bourgeois commencent à vivre comme nous aujourd'hui car l'électricité, le gaz, l'eau et le téléphone arrivent dans les habitations cossues.

Chez les pauvres, on meurt encore beaucoup à la naissance : exemple dans le Nord où la mortalité infantile est de 40% chez les ouvrières d'usine.

L'éducation est encore bien précaire. Dans l'enseignement secondaire, à partir de la sixième, on dénombre pour l'année 1901-1902, 163 000 élèves pour la France entière, avec 7 000 bacheliers par an !!!

On commence chez les ouvriers à dire "gagner son bifteck" plutôt que "gagner son pain", signe de progrès tout de même, car il y a des progrès techniques et de conditions de vie à noter malgré tout.

Apparaissent les premiers HBM (Habitations Bon Marché) aux portes de Paris, en brique rouge pour donner des logements plus décents aux ouvriers.

Les W.C. à l'anglaise sont un luxe et à défaut de tout-à-l'égout pour nombre de logements, les immeubles gardent leurs fosses daisance que les vidangeurs viennent plus ou moins régulièrement pomper, de préférence la nuit (page 45).

On est à 15 heures par jour pour les hommes et 10 heures pour les femmes et les enfants de moins de 18 ans (loi du 30 mars 1900), sachant que l'on travaille souvent dès l'âge de 11 ans. La loi sur les accidents de travail a été votée en 1898, signe que les choses avancent et se mettent en place pour améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière.

Les femmes ne sont pas l'égal des hommes, encore moins à cette époque où elles pourront voter à partir de 1907, mais seulement pour les élections des Prud'hommes. La femme passe de la tutelle de son père à celle de son époux à qui elle "doit obéissance" (article 213 du code civil).

Les grands magasins sont déjà arrivés, à commencer par le Bon Marché qui emploie alors plus de 2 000 employés car il faut bien servir la bourgeoisie.

On lit beaucoup les journaux : 46 quotidiens à Paris, une dizaine à Lyon, de toutes tendances politiques et le roman feuilleton est un incontournable pour faire vendre. Le "sang à la une" plait et fait vendre aussi. L'affaire Dreyfus bat encore son plein car elle ne sera terminée qu'en 1906. Le "j'accuse" de Zola est de 1898.

Les bains de mer sont encore bien peu prisés car on dit que les femmes qui se baignent sont "excentriques", sauf si elles disent que l'iode leur fait du bien et est prescrit par leur médecin.

Pour bien comprendre le côté face, la bourgeoisie, on a tout intérêt à lire entre autre "A la recherche du temps perdu" de Proust qui campe bien la vie mondaine de l'époque. Et pour la pauvreté, côté pile, les livres de Zola restent, pour une grande part, d'actualité même s'ils se passent sous le Second Empire.

 

Voilà quelques traits d'époque très bien présentés dans ce livre et qui donnent un véritable éclairage sur la vie en 1900 avant que ces "braves gens", pauvres pour la plupart aillent servir de chair à canon qui à Verdun, qui dans la Somme... pour le grand bien des hommes politiques qui n'ont pas su régler leurs conflits par la voie de la diplomatie...

 

Bonne lecture,

Denis

 

2e lecture dans le cadre de l'avant grande guerre, après le livre sur l'Alsace et la Lorraine entre 1870 et 1914

http://bonheurdelire.over-blog.com/article-quand-la-france-pleurait-l-alsace-lorraine-par-laurence-turetti-121138716.html

A présent, je suis fin prêt pour m'intéresser à Jaurès et l'archiduc, les deux grandes premières victimes de la future "grande guerre".

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Published by DENIS - dans HISTOIRE
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