Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:38

J'ai reçu un message tout à fait légitime et que je respecte d'une "artiste" que j'appellerai Mme C.B. :

 

"Monsieur

Je suis surprise que vous ne connaissiez pas les sources  et auteurs des images que vous exploitez de façon illicite, bien que vous ne preniez pas la peine de demander la moindre autorisation aux auteurs.
Il n'est pas ici question de porter une mention de copyright, ni de simplement retirer une image, mais de régler les droits dus selon le barème UPC.
Je transmets votre mail au services juridiques de l'AFD et UPC.
Sincères salutations.  C.B.
 
 
Dans le respect le plus strict des droits d'auteurs de tous les "artistes", j'ai décidé, à partir d'aujourd'hui, de conserver mon blog, s'il a encore un intérêt, et à ne plus mettre une seule image, même pas une couverture de livre ou une photo d'artiste ou d'écrivain, puisqu'il faudrait au préalable en demander l'autorisation à la maison d'édition ou au photographe... Vous imaginez la galère !!! car il ne suffit pas, en plus, de demander les droits, il faut les ACQUITTER au barême UPC !!!
 
Ainsi, plus d'images et je ne parlerai plus des artistes et écrivains vivants. Faire de la "pub" gratuite quand vous savez qu'un "ami" vous enverra un jour un courriel comme celui de Mme C.B., non je refuse. Chat échaudé... Et terminé d'être le gentil complice de ces écrivains et éditeurs qui cherchent à se faire connaitre via nos blogs.
 
On a toujours dit que les lois sont faites suite à des abus, alors ma nouvelle loi "éthique" est de ne parler que des auteurs et artistes morts sans photos, sans citations "les ayant-droits" de Camus, Céline ou autres pourraient ausi parler de "sources illicites" : comment vous avez cité mon père, mon grand-père sans mon autorisation !!! Seul le domaine public y échappe c'est vrai !!!
 
En résumé, je poursuis tous les challenges en cours pour lesquels je pourrai présenter des auteurs qui répondent à mon "éthique".
 
Ainsi, je lirai un livre de Camus pour le 7 novembre, je participerai à la LC de "Crime et Châtiment" pour le 30 novembre, je ferai le challenge des "précurseurs des USA" pour 2014 (j'avais dû anticiper car ce sont tous des précurseurs morts), je continuerai la compilation des auteurs francophones, me limitant à présenter des auteurs décédés.
 
Je continuerai à participer aux challenges en cours dès lors où les auteurs seront éligibles à mon "éthique"
 
Et puis je ferai mon cursus sur la grande guerre entre maintenant et 2019 pour suivre cette guerre, et là on est tranquille, il n'y a plus de poilus vivants.
 
Merci Mme C.B. de m'avoir conseillé, car je vivais dans l'illégalité la plus grande. J'irai d'ailleurs peut-être en prison pour cela, mais je me protège pour l'avenir.
 
A bon entendeur, salut,
 
Denis

 

Repost 0
27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 21:44

 

Comme des ombres sur la terre de James Welch

 (Albin Michel - Collection "Terre indienne" - 395 pages - 1994)

Traduit de l'américain par Michel Lederer

Titre original : Fools Crow - 1986

 

----------------------------------

Le roman se passe en 1870, dans le Montana. La guerre de Sécession est terminée depuis 5 ans et la paix règne dans le pays. Seulement, les blancs, appelés les Napikwans dominent les régions du nord et malgré des accords de territoires entre les blancs et les indiens, ceux-ci ne cessent d'empiéter sur les terres des autochtones.

Ainsi, régulièrement, il y a des "raids" des indiens pour dérober des chevaux tandis que les Napikwans exterminent des villages entiers.

Le roman raconte quelques mois de la vie des Pikunis (du Sud) de la confédération des Pieds Noirs.

 

L'auteur est lui-même issu de cette confédération indienne. Il raconte ici sous forme romanesque l'histoire de ses aïeux.

On vit au coeur de la vie nomade des Pikunis tout au long du roman, avec un personnage principal : Chien de l'Homme Blanc, un jeune indien de 17 ans.

Le narrateur nous donne l'explication du nom du héros page 226 : "Agé alors de neuf ans, il avait l'habitude de suivre partout un conteur appelé Homme Blanc Peau de la Victoire. Un jour, apercevant ce dernier tout seul, quelqu'un avait demandé : Où est donc le chien de l'Homme Blanc? et le nom lui était resté".

Deux frères que tout oppose : Chien de l'Homme Blanc, plutôt conciliant, ouvert aux autres et serviable et Cheval Rapide, violent et prêt à tout pour empêcher les Napikwans d'envahir leurs terres et de violer les traités de bon voisinage.

Cinq parties composent ce récit magistral que l'on doit lire lentement pour l'apprécier. Le style est de grande qualité. Le récit est ponctué de rêves, de méditations aussi. On est loin de la brutalité gratuite attribuée aux indiens. La magie, la médecine ancestrale est au coeur de leur vie, à l'image du vieux Mik-api qui tansmet son savoir à Chien de l'Homme Blanc pour perpétuer les coutumes et le jeune homme réussit à sauver des vies avec cette médecine. Il est seulement désemparé devant la maladie des hommes blancs transmise aux indiens : la Croûte Blanche, si terrible qu'elle décime les tribus.

Tous les termes employés par les Indiens sont très imagés, comme leur seul nom.

Par exemple, Chien de l'homme blanc devient Trompe-le-Corbeau, après avoir triomphé des Corbeau, une autre tribu rivale qui a tué plus d'un Pikuni.

 

Pour bien voir le style et le type de narration choisi, il n'y a rien de tel que des exemples, le début du roman par exemple : "Maintenant que le temps avait changé, la lune-des-feuilles-qui-tombent blanchissait dans le ciel noir et Chien de l'Homme Blanc se sentait inquiet. Mâhcant un bâton de viande séchée, il regarda Faiseur de Froid rassembler ses forces".

Début de la deuxième partie (page 137) : Audébut de la lune-de-l'herbe brûlée, peu après la Danse du Soleil, Peinture Rouge se reposait le dos devant son tipi. Elle venait d'écharner une peau de cornes-noires qui maintenant séchait au soleil..."

 

La vie est rythmé au fil des lunes, du soleil et bien sûr des saisons. La chasse est aussi incontournable car elle permet de se nourrir.

 

La troisième partie débute également par une référence à la nature et au rythme du temps (page 215) : Le chinook soufllait depuis deux jours et deux nuits. Alors que la couche de neige était encore épaisse dans les gorges, les ravins et les vallées, la plupart des collines des plaines se teintaient déjà de jaune là où l'herbe clairsemée commençait à apparaître".

 

Mais, attention, il ne s'agit pas d'un roman bucolique et romantique, même si on y parle d'amour de temps en temps, notamment l'amour puis le mariage entre Trompe-le-Corbeau et Peinture Rouge. Mais l'essentiel reste la narration de la vie difficile des Pikunis pris entre violence, voyage et survie. Car, oui, il fut survivre au froid des hivers du Montana dans les tipis. Il faut combattre les ennemis, essentiellement les blancs, que l'on voit peu dans le roman mais dont le mal-être qu'ils provoquent est latent dans la narration.

 

Difficile de détailler l'ntrigue, car on pourrait presque dire que c'est une "chronique" qui raconte la vie d'une tribu indienne en 1870.

Un excellent roman dont la langue nous immerge complètement dans l'univers des Pikunis avec leurs dénominations poétiques des êtres et des événements, comme vu dans les extraits ci-dessus.

 

J'ai mis longtemps à lire le livre car il est foisonnant, en 400 pages denses, et il demande de la concentration mais les mots nous emportent dans un "autre monde" et on ne peut que voir les Indiens d'Amérique autrement après avoir lu ce livre. Ce sont des êtres humains, avec leurs moeurs ancestrales, mais avec leur monde intérieur tellement envoûtant...

 

Un livre et plus encore un auteur américain essentiel.

 

James Welch est né en 1940 et décédé en 2003. Son oeuvre s'est concentrée sur les Indiens, ces êtres vivant "comme des ombres sur la terre". Des ombres vivant sur ces terres bien avant l'arrivée des Blancs qui ont voulu conquérir leurs terres et les envoyer dans les contrées que eux ne voulaient pas. Belle leçon d'humilité et de courage, pour un peuple hélas toujours méprisé dans ce pays qui se veut le plus évolué du monde !!!

 

Bonne très belle lecture pour cet immense coup de coeur,

 

Denis

 

 

Livre lu dans le cadre du challenge US organisé par Noc Tembule

 

 

Et comme le roman se passe intégralement en 1870, il rentre également dans le Challenge XIXe siècle organisé par Fanny et Kheira

 

 

Et lisez l'article de  "la petite marchande de prose" sur ce livre, il est excellent.

Repost 0
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article
26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 21:31

Le premier grand prix littéraire de l'automne a couronné un havrais (je ne le savais pas !!!) Christophe Ono-Dit-Bio qui vient de publier "Plonger" :

 

 

Un auteur que je n'ai jamais lu. Est-ce un bon choix? Je n'en ai aucune idée.

Mes fidèles lecteurs (lectrices) savent que je ne suis pas très sensible à la littérature française contemporaine.

Si vous l'avez lu, qu'en pensez-vous?

Les "ténors" des prix littéraires vont déferler, en espérant que la qualité littéraire sera de mise !!!

 

Denis

Repost 0
26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 20:43

Lire N 420 - Novembre 2013 magazine download

 

Albert Camus - Lire Novembre 2013

 

A l'occasion du centenaire de la naissance d'Albert Camus, le magazine Lire de novembre 2013 nous emmène dans l'univers d'Albert Camus, notamment au travers de sa correspondance.

Il faut se rappeler que trois volumes de correspondances sont parus cet automne chez Gallimard :

 

- La correspondance avec Louis Guilloux

- La correspondance avec Roger Martin du Gard

- La correspondance avec Francis Ponge

 

 

Pour rappel, le 7 novembre, tous les blogs qui le souhaitent peuvent mettre un article sur Camus avec un lien vers mon article de ce jour-là pour que je fasse un récapitulatif en fin de journée. Ce sera rendre un bel hommage à ce grand auteur qui mérite bien qu'on se rappelle de lui. Une photo, une citation...  tout est possible ce jour-là.

 

A très bientôt donc,

 

Bonnes lectures,

 

Denis

Repost 0
Published by DENIS - dans ALBERT CAMUS
commenter cet article
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 20:32

 

 

Dernier train pour Buenos Aires de Hernan Ronsino (Liana Levi - 2010 - 95 pages)

Traduit de l'espagnol (Argentine) par Dominique Lepreux

Titre original : Glaxo (première édition Argentine - 2009)

-------------------------------

 

L'on peut d'entrer voir la différence entre le titre espagnol et le titre français.

 

Le livre commence en octobre 1973 : "Un jour les trains cessent de passer. Et puis vient une équipe d'ouvriers. Six ou sept hommes descendent d'un camion, avec des casques jaunes. Ils commencent à démonter les voies. Je les regarde d'ici. Je les regarde travailler. Ils travaillent jusqu'à six heures. Ils s'en vont avant que sortent les ouvriers de la Glaxo. Ils laissent de grands fûts enflammés, pour dévier la circulation. Quand ils s'en vont, je ferme le salon de coiffure."

   

Cet homme c'est Vicente.

 

Et l'histoire de ce court roman est divisée en quatre chapitres avec quatre narrateurs et dont les époques évoquées sont entremêlées : octobre 1973 ; décembre 1984 ; juillet 1966 ; décembre 1959.

 

Le narrateur est à Buenos Aires avec sa jeune et belle maitresse et voici la vision qu'il a de la ville (page 71) : "Buenos Aires était alors pour moi comme un animal affamé. Un animal vorace, dangereux, comme celui des films qu'ils passent le samedi au Savoy, ces films de monstres énormes qui marchent dans les rues et qui, si tu n'y prends garde t'arrachent quelque chose; c'est comme ça que j'imaginais la ville, je l'ai dit à la Negra Miranda, quand le train commençait à traverser les premiers entassements d'immeubles et que la rase campagne s'amenuisait, dévorée par l'animal sauvage."

 

"Dernier train pour Gun Hill" est vu et revu dans le village car c'est un film mythique et cette histoire de rails qui sont démontés font écho à ce film.

 

On voit aussi arriver des mormons américains, plutôt froids et que l'on croise en baissant la tête.

 

Mais l'histoire entre la Negra Miranda et Ramon Folcada est compliquée aussi, tous deux étant arrivés de Buenos Aires, elle pour tenir un bar et lui pour y faire la loi en tant que sous-officier au commissariat. Et on sent que la dictature militaire n'est pas très loin dans les esprits. Mais tout le monde semble vivre comme si tout allait bien avec quelques réglements de compte par moment, comme si c'était normal que des tensions, des violences surgissent, s'appaisent et le salon de coiffure est un des lieux où l'on voit passer les uns, les autres. C'est un lieu d'observation aussi.

 

Le roman commence par de courtes pages pour se terminer comme un long monologue. Des phrases de grande qualité avec un style efficace. Il est parfois difficile de se retrouver dans ces périodes entrecroisées qui éclairent des périodes antérieures ou qui seront éclairées dans les périodes suivantes. Seul bémol en effet pour un texte dans l'ensemble de très belle facture.

 

C'était le premier texte traduit en français d'un auteur argentin né en 1975, à découvrir.

 

 

 

En mars 2014, le salon du livre invite l'Argentine, j'ai donc lu ce livre en amont de ce salon et pour découvrir certains auteurs si possible avant le salon et j'en ai profité pour lancer un "mois argentin" du 1er mars au 15 avril 2014 (le temps d'aller au salon et de lire un ou plusieurs livres argentins).

 

Pour l'occasion et préparer ce rendez-vous, j'ai créé un groupe sur facebook :

https://www.facebook.com/groups/209559055869832/

 

Bonne lecture,

Denis

Repost 0
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article
17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 18:48

 

Voici mes derniers marque - pages " CHATS " qui sont venus agrandir notre collection.

 

numérisation0001-copie-2

 

numerisation0002-copie-1.jpg

 

Bonne Soirée à toutes & tous.

Fabienne 

 

 

Repost 0
Published by FABIENNE - dans MARQUE PAGES
commenter cet article
15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 18:45

 

Goodbye, Columbus de Philip Roth (Folio - 270 pages)

Traduit de l'américain par Céline Zins

Première édition américaine 1959 - National Book Award 1960

---------------------------

Entrée fracassante dans la littérature américaine pour le jeune Philip (Milton) Roth, né en 1933, avec ce recueil de six nouvelles.

On devrait parler d'un "Short novel" pour le premier texte qui fait 150 pages, la taille d'un roman et 5 "short stories", car en effet, le texte qui donne son titre au recueil est à lui seul un roman.  

L'auteur, d'origine juive comme on le sait, joue beaucoup avec les codes du monde juif, qu'il distingue entre juifs orthodoxes et les "autres" juifs, ceux qui seraient tolérants, beaucoup moins attachés aux traditions. Il a souvent été critiqué pour ses moqueries, son sarcasme (le mot a été employé dès la parution de ce volume). Et ce n'est pas faux car Philip Roth a de l'umour à revendre et il n'est jamais tendre avec les traditionnalistes dans ce recueil.

 

Pour une fois, je vous livre la 4e de couverture sui permet en quelques mots de résumer ces textes : 

En six nouvelles, l'auteur de Portnoy et son complexe démonte la société américaine et ses rapports avec le monde juif. Goodbye, Colombus raconte la brève aventure d'un jeune intellectuel avec une étudiante. Conversation des Juifs montre un rabbin victime d'une espièglerie d'enfant. Le Défenseur de la foi se déroule dans l'armée. L'habit ne fait pas le moine décrit l'amitié insolite entre un étudiant de bonne famille et deux jeunes dévoyés. Dans Eli le fanatique, les habitants d'une petite ville veulent empêcher les rescapés de l'hitlérisme de monter une école.

 

Il est de fait toujours difficile de résumer 6 textes, au risque d'ennuyer le lecteur. Quand il aborde le "sexe" il est très prude dans ces textes ce qu'il ne fera pas toujours par la suite. Mais, ici, c'est vraiment la mise en scène des juifs qui est au coeur de ce recueil. Il fait également une très brève référence au maccarthysme et sa fameuse "chasse aux sorcières", dans la nouvelle "l'habit ne fait pas le moine".

 

Le premier texte commence ainsi : "La première fois que je vis Brenda, elle me demanda de tenir ses lunettes. Puis elle avança jusqu'à l'extrémité du plongeoir et jeta un regard brumeux dnas la piscine ;  celle-ci aurait pu être à sec que la myope Brenda ne s'en serait pas aperçue".

 

Et alors va commencer une belle histoire d'amour entre Brenda et Neil, le narrateur. Mais l'époque est prude, encore plus dans le monde juif, et découvrir que sa fille a fait l'amour avec son ami invité qui plus est pour des vacances à la maison, c'est insupportable...

 

N'oublions pas que l'on est dans les années 50 à New York et dans les alentours et que la ségrégation raciale existe encore, que l'idéal américain n'est pas mis en application, même si on force les juifs à changer de vêtements pour s'américaniser, ce que l'on retrouve dans la dernière nouvelle "Eli le fanatique". Pauvre avocat juif à qui l'on impose de faire partir une communauté juive dont le but est l'apprentissage du talmud à 18 enfants et dirigée par un juif allemand. La seule concession pourrait être que l'un des pensionnaires s'habille autrement qu'avec ses habits et son chapeau noirs...

 

Saul Bellow (1915-2005), un des grands auteurs juifs américains, prix Nobel de Littérature en 1976, a écrit dès la parution du recueil dans "Commentary" : "Les lecteurs juifs ne sont pas tous très contents de ce que reconte M. Roth. On rencontre un peu partout des gens qui semblent penser que le travail d'un écrivain juif d'Amérique devrait être de rédiger des communiqués de presse destinés à promouvoir tout ce qui est plaisant dans la communauté juive et occulter le reste, par loyauté".

 

Or ce jeune futur grand romancier qu'est Philip Roth est rebelle à son milieu.

 

En résumé, chaque texte a son originalité, son contexte propre auquel on adhère ou pas. Chacune devient complémentaire aux autres dans ce fil d'ariane qui est la pensée juive orhtodoxe et comment la détourner dans un monde qui se veut "moderne" et "libre". L'après guerre est encore toute proche puisque l'une se passe en 1945 entre la libération et la fin terrible de la guerre du Pacifique.

 

J'ose dire que ce n'est pas un coup de coeur, mais l'écrivain Roth est déjà là, avec son style qu'il met à l'épreuve de ces textes, ainsi que sa narration où les dialogues, parfois décalés, sont plutôt présents. Alors, quand on aime un auteur on peut tout lui pardonner et je recommande vivement la lecture de ce premier opus, car c'est important de lire un auteur en revenant à ses débuts. Il a mérité son prix littéraire et c'est le livre d'un auteur courageux d'avoir su dire ce que beaucoup pensaient tout bas.

 

Une dernière chose : le titre vient d'une chanson entonnée à la fin de ses études à l'université de Columbus : Goodbye Coumbus.

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

Livre lu dans le cadre de la lecture commune de ce jour d'un livre de Philip Roth (et ou Goodbye, Columbus) pour le "challenge US" anmé par Noc Tembule

 

challengeus

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article
14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 19:09

 

A la recherche du temps perdu de Marcel Proust (Pléiade - tome 1 - 1003 pages)

Edition de 1954, préfacée par André Maurois

et établie, annotée par Pierre Clarac et André Ferré

--------------------------------------

 

Pour information, une autre édition de l'oeuvre a été publiée en 4 tomes sous la direction de  Jean-Yves Tadié avec un appareil critique beaucoup plus fourni

de 1987 à 1989.

---------------------------------------

Ainsi, dans l'édtion de 1954, le tome 1 reprend  :

 

DU COTE DE CHEZ SWANN :

. Combray

. Un amour de Swann

. Noms de pays : le nom

 

A L'OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS

. Autour de Mme Swann

. Noms de pays : le pays

 

------------------------------------

Comme je l'avais annoncé le 8 juillet dernier dans mon article "lecture de Proust", j'ai entrepris sur un an "A la recherche du temps perdu", en lisant 10 pages par jour, ainsi les 1 000 pages m'ont permis de finir ce premier tome ces jours-ci.

 

Alors, n'utilisons pas la langue de bois, il y a des longueurs infinies, des détours sans nombres, avec certaines phrases interminables qui ont fait le "succès" de Proust.

Oui, certains matins, lire 10 pages de Pléiade très serrées, il faut l'accepter. C'est un vrai marathon sur la durée.

 

Mais, si vous lisez des textes autour de ce "livre-monument", vous verrez que les "proustophiles" ne peuvent plus s'en passer. Et les vrais amateurs vont toujours avoir "A la recherche..." à portée de main, et en lire quelques pages au hasard. Car dans la durée, c'est là que l'on aime vraiment Proust.

Proust, c'est un poète de la vie et du temps. Il a basé son travail sur cela : les souvenirs, l'observation du monde dans lequel il a vécu... On s'attache à Proust et je pense vraiment que je deviendrai proustophile quand j'aurais lu la dernière phrase du temps retrouvé, qui bouclera le livre et le travail de Proust sur le temps.

 

Le premier des sept volumes qui compose "A la recherche du temps perdu" s'intitule "Du côté de chez Swann".

Et l'action (si on peut employer ce terme pour Proust, car on est loin des livres "page-turner", ou alors oui mais avec lenteur pour en savourer chaque mot, chaque phrase), se passe à Combray. Lieu de l'enfance pour une grande part.

 

Alors, oui, c'est là que l'on a cette fameuse phrase qui ouvre le bal : "Longtemps...".

Mais la suite on ne la cite pratiquement jamais : "Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n'avais pas le temps de me dire : "Je m'endors". Et, une demi-heure après, la pensée qu'il était temps de chercher le sommeil m'éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière ; je n'avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier ; il me semblait que j'étais moi-même ce dont parlait l'ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François 1er et de Charles-Quint".

 

Et bien oui, c'est du Proust, ne l'oubliez pas. Et en lisant ce livre j'ai eu l'image du "bateau ivre" d'Arthur Rimbaud. Pour moi, "A la recherche..." est un immense poème "ivre de mots"

 

Ce premier tome fait aussi apparaitre la fameuse "madeleine" de Proust.

Page 46 (de ma version) : "Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul".

 

Le fil de la pelotte est tiré et à partir de ce souvenir, tout Combray, toute l'enfance revient à l'esprit du narrateur, qui n'est autre que Proust, bien sûr.

A Combray, il y avait les sorties du côté de chez Swann et celles du côté de Guermantes. Là, donc dans ce volume, on est dans l'univers des Swann. Un monsieur Swann parfois ennuyeux que l'on n'a pas trop envie de voir venir à la maison de tante Léonie. Car Proust est souvent féroce, ironique avec ses personnages. Il ne fait pas dans la "tendresse" quand il a envie d'être mordant. Oui, de temps en temps, on rit dans ce livre.

 

Après Combray, "un amour de Swann", nous mène à Paris où le cher Swann, jeune homme, avait le béguin pour Odette. Il en était amoureux, la voyait autant de fois qu'il le pouvait, même quand on ne l'invite plus chez les uns ou chez les autres, notamment lors d'un pique-nique organisé par les Verdurin avec Gilberte, sans lui. Et alors, quelle jalousie !!! Toujour à l'épier, s'assurer qu'un homme qui vient chez elle n'est pas un amant, notamment ce Forcheville.

 

Le deuxième tome débute "autour de Mme Swann". Ainsi, Gilberte est devenue l'épouse de M. Swann. Gilberte est leur fille et elle plait beaucoup au narrateur qui en fait une amie. Il aime aller se promener aux champs-Elysées et la retrouver dans le parc, accompagné de Françoise, l'employée de tante Léonie venue s'installer chez eux après la mort de la tante. Et puis il se fait inviter chez les Swann pour être encore plus prêt de Gilberte. Malgré cela, son amour pour elle s'enfuit...

 

Ce volume se referme sur une longue partie qui se passe intégralement à Balbec où le narrateur allait avec sa grand-mère et Françoise, l'employée, l'été.

Vous aurez compris que Proust se joue du temps et que d'une partie à l'autre, on entre dans un nouvel univers et une autre époque, jamais datée.

Ces jeunes filles en fleurs, ce sont de belles demoiselles que le narrateur a remarqué à la plage, à l'hôtel, dans les rues... Et il remarque plus particulièrement Albertine.

 

La révélation arrive page 712 : "Pour les belles filles qui passaient, du jour où j'avais su que leurs joues pouvaient être embrassées, j'étais devenu curieux de leur âme. Et l'univers m'avait paru plus intéressant".

 

Ses vacances prennent alors un autre tour. Il va traquer les regards des jeunes femmes, trouver le moyen de leur parler et d'approcher grâce à un peintre notamment cette belle Albertine qui le fascine. Il va oser essayer de l'embrasser quand elle est seule dans sa chambre... !!!

 

Roman d'apprentissage aussi. Cette "recherche" est une encyclopédie "vivante" avec le charme du piano et de la sonate de M. Vinteuil ; la beauté de la littérature avec M. Bergotte ; la peinture, celle d'Elstir...

 

Quelle richesse cette recherche, et je n'en suis qu'au tiers. Début novembre, je reprends mon bâton de pèlerin sur les chemins de M. Proust, qui, sans mener à Compostelle nous entraînent à Paris, Combray et Balbec... Et le prochain, justement m'emmènera du côté de Guermantes et à Sodome et Gomorrhe !!!

 

Bonne lecture de ce joyau littéraire, dont on parlerait pendant des pages et des pages, à la manière de Proust, car on finit par ne plus lire de la même façon après avoir été rompu au style charmeur de Proust qui nous conduit où l'on ne voulait pas forcément aller. On est dans un délectable labyrinthe, dont on cherche la clé du "temps" pour nous en sortir... Mais le "temps retrouvé" est encore loin pour moi... Patience...

 

Denis

 

Comme ce volume fait plus de  600 pages, il s'inscrit in extremis, dans le challenge "Le pavé de l'été", organisé par Brize

 

 

Repost 0
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article
12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 20:32

 

Cité de verre (tome 1 de la trilogie new-yorkaise) de Paul Auster

 (Babel - 180 pages)

Traduit de l'américain  par Pierre Furlan

Titre original : "City of Glass" - 1985

                                                        ------------------------------------

Premier volet de la "trilogie new-yorkaise" (The New York Trilogy), dont suivront Revenants (Ghosts en 1986) et La Chambre Dérobée (The locked room - 1986), vous aurez compris que "Cité de verre" se passe à New York et bien sûr la ville y a une grande importance.

Paul Auster avait précédemment publié un roman sous le pseudonyme de Paul Benjamin. Ainsi ce roman est sa véritable entrée en littérature.

Et en toute simplicité (!), Paul Auster se met en scène sous son nom dans ce roman.

L'incipit donne tout le suite le sens de l'intrigue du roman : "C'est un faux numéro qui a tout déclenché, le téléphone sonnant trois fois au coeur de la nuit et la voix à l'autre bout demandant quelqu'un qu'il n'était pas".

 

Une erreur de numéro : oui et surtout une erreur d'identité. Et là il faut bien suivre l'histoire.

Quinn est écrivain. Il a publié des livres de poésie puis il s'est lancé dans le roman policier sous le pseudonyme de William Wilson et a créé un héros qui s'appelle Work. Jusque là c'est simple, rien d'exceptionnel.

Seulement, la voix demande Paul Auster, le célèbre détective. Quinn ne sait trop quoi penser et se dit qu'un nouvel appel viendra sans doute le réveiller dans la nuit. Alors, il attend et cette fois, il répond qu'il est bien Paul Auster. Il accepte dès le lendemain un rendez-vous car il a senti l'angoisse au téléphone de cette vois énigmatique.

Donc, suite logique, la rencontre a bien lieu entre Quinn, devenu Paul Auster et Peter Stillman, celui qui demande une protection immédiate. Son épouse, Virginia Stillmann est là aussi. Les deux hommes parlent et le dialogue est long mais plutôt incompréhensible car Peter a de sérieuses difficultés pour s'exprimer. Virginia décode ensuite pour dire qu'un autre Peter Stillman, le père de Peter, a séquestré son fils dans son enfance, le rendant incapable de parler une langue intelligible. Il a fait de la prison pour cela et Virginia, orthophoniste, a épousé le fils pour essayer de le sortir de cette "torpeur". Seulement, le père sort de prison et il faut absolument que Paul Auster suive l'homme pour s'assurer qu'il ne va pas faire de mal à Peter, le fils.

Il a pris son fils comme cobaye pour des études sur le langage. Quinn - Auster accepte la mission et perçoit un chèque d'acompte au nom d'Auster, qu'il ne pourra pas encaisser mais il part à la gare avec une vieille photo.

Et comme les problèmes d'identité sont au centre du roman, ce sont à quelques instants d'écart, deux hommes au profil qui ressemble à Stillman arrive. L'un part d'un côté, l'autre d'un autre côté. Alors, il faut faire un choix et il en choisit un mal habillé qui pourrait bien sortir de prison.

Commence une filature très étroite. Quinn - Auster tient à partir du 4e jour, un carnet très précis dans lequel il note tous les faits et gestes de l'homme, tous les parcours aussi qui ensuite formeront des lettres avec ces déambulations dans New York. Mais je n'en dirai pas plus long pour ne pas déflorer la suite du roman et du "suspens" car il y en a dans ce livre.

On peut juste dire que Quinn va se rendre chez Paul Auster, lequel ouvre sa porte en disant que non il n'est pas détective mais écrivain. Et il dit même avoir aimé les livres de Quinn. Et qui est là chez lui : sa femme au prénom de Siri, d'origine norvégienne !! et son jeune fils Daniel (même prénom que Quinn).

 

Page 145 : ..."Daniel, voici Daniel ! // Le garçon éclata de rire et lança : "Tout le monde est Daniel ! // - C'est vrai, dit Quinn, je suis vous et vous êtes moi. / - Et ça tourne en rond, et ça tourne en rond, cria le garçon en écartant soudain les bras et en tourbillonnant dans la pièce comme un gyroscope. / - Et voici ma femme Siri, poursuivit Auster en se retournant vers sa femme."

 

Et Siri dit bien à Quinn qu'elle est indirectement d'origine norvégienne, née à Northfield, Minnesota.

 

Nous pourrions appeler cela de l'auto-fiction, car Auster a bien eu un fils Daniel, devenu photographe puis il a connu Siri Hustvedt et s'est marié avec elle en 1982.

 

Malgré ces problèmes d'identité qui pourraient paraitre rébarbatifs, ce roman se lit avec beaucoup de plaisir et d'intérêt. Il y a quelques digressions quelque peu fastidieuses, comme le chapitre qui explique les théories de Peter Stillman père et lke dialogue entre Auster et Quinn sur Don Quichotte, qui n'apportent pas grand chose à la narration et ne sont pas d'une pertinence absolue, de mon point de vue.

 

Du nombrilisme, oui, tout de même, mais dès lors où l'on a accepté ces identités "truquées", il faut se laisser porter par ce "suspens" : est-ce le vrai père, va-t-il s'attacher à son fils?, Quinn est-il capable au pied levé d'être un bon détective? Et à quoi sert cette filature? Quinn va aborder Peter Stillman? Que va-t-il sortir de ces entretiens, où là encore l'identité est au coeur de ces rencontres !!!

 

Je recommande donc cette lecture avec aussi et surtout l'envie, quand on a la trilogie entre les mains, de se dire, qu'il faut absolument la lire dans son intégralité pour tout comprendre du fil narratif de l'auteur et de ce que New York va nous révéler puisque son nom est au coeur de la trilogie...

 

A très bientôt, pour le 2e volet : "Revenants" (Ghosts)...

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune autour de Paul Auster organisée par Noc Tembule à l'occasion de son "challenge US"

 

challengeus

 

Deuxième lecture pour moi après "Correspondance privée" Henry Miller - Lawrence Durrell

Repost 0
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 17:20

 

livres barbara tuchman

 

 

Repost 0

Présentation

  • : BONHEUR DE LIRE
  •                       BONHEUR DE LIRE
  • : BLOC D'UN COUPLE PASSIONNE DE LIVRES, ART , HISTOIRE, LITTERATURE ET COLLECTIONNEURS DE MARQUE-PAGES.
  • Contact

             

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Texte Libre

*** Phrases diverses ***