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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 18:00






" Pour être heureux , il faut rechercher les moments de tendresse et être généreux de coeur. "





 
" Pour être heureux , il faut être positif avec tous les evénements que nous   rencontrons dans notre vie ."


" C'est avec de vrais amis que l'on peut être heureux et partager ce sentiment généreux."






" Être heureux , c'est savoir partager ."


" Avec des vies à peu près identiques , il y a des gens qui sont malheureux et d'autres qui sont heureux ."






" Être heureux , c'est aussi percevoir la vie comme un don ; en comprendre sa fragilité et donc la vivre avec attention et conscience . "


" Être heureux et le vivre pleinement , c'est le début d'une sagesse de vie ."







" Pour être heureux , il faut le désirer intensément et balayer les faux obstacles que l'on croit tous les jours discerner dans le noir."


" Être heureux , ce n'est pas être bête ; c'est aimer seulement les choses simples ."






" Être heureux , c'est savoir se contenter de peu et privilégier la qualité sur la quantité ."



 







PS : les phrases sont extraites du petit livre " Des gens heureux " de Jean Gastaldi . Les images d'enfants sont de la photographe Kim Anderson


                                                                              Fabienne

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 15:29


L’exposition « Le sous-marin du Père Noël » est installée dans le forum de l’Hôtel de Ville du Havre . Accompagnés d’une foultitude d’animaux géants, le capitaine Moofle et sa fine équipe de pingouins vous font parcourir les régions polaires dans un décor féerique.
Je m'y suis rendue avec mes fils , ce vendredi 2/01 /2009 après-midi et voici pour vous quelques photos de cette visite à faire rêver  aussi bien les grands et les petits !











































































Le conte de Noël " Le sous-marin du Père Noël " est signé Yann Le Boulba et illustré par Michel Boucher.



   
J'espère que vous aurez apprécié cette petite ballade féérique !

                                                              Fabienne

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 16:55








Voici un livre et surtout un auteur que j'ai découvert grâce au club de lecture BLOGOCLUB, ce qui vous permet ainsi d'avoir ce 1er janvier divers points de vue sur les blogs des membres.

Et j'avoue avoir montré du septicisme quand j'ai lu la note de l'éditeur qui annonce le   " suspens " à attendre de ce texte .

Et de fait , tout au long des 550 pages de ce roman qui se passe à Londres et dans la campagne anglaise de 1850 , l'attente et la surprise du lecteur est continuelle . L'auteur a su ménager le suspens et l'on ne s'étonne pas que ce roman ait paru en feuilleton .
Le feuilleton , tant en angleterre qu'en France , a été la grande mode de diffusion de la littérature au 19è siècle . Une littérature que l'on a qualifié de populaire . Mais Dickens , Collins , Dumas , Verne , Sue ou Balzac ... ont montré des qualités littéraires indéniables, qui ont donné leur lettre de noblesse au titre de "populaire" .
Alors , ne boudons pas notre plaisir pour lire ce beau roman, merveilleusement écrit .

Et pour une fois , le titre est traduit en parfaite adéquation avec le titre original " The woman in white " .
J'ajouterai aussi que le roman est publié ici chez Phébus dans la collection de poche  " Libretto " , un éditeur qui a su ressortir ainsi de nombreux chefs d'oeuvres de la littérature internationale .
Et pour ce titre , c'est Michel Le Bris qui a contribué à publier ce texte .
Les amateurs de littérature connaissent Michel Le Bris , le créateur et animateur du prestigieux festival " Etonnant Voyageur " de Saint - Malo depuis plus de 20 ans .

Résumer le livre est impossible d'autant qu'il convient de laisser le lecteur découvrir au fur et à mesure , l'intrigue et son dénouement .
Le mode narratif est original car le récit est mené par le professeur de dessin Walter  Hartright, lequel demande des contributions à divers personnages pour compléter son propre récit dans la continuité la plus parfaite de la chronologie des évènements .
Alors, plutôt que de résumer le récit , j'ai envie de présenter les personnages, un peu comme on le fait en tête d'une pièce de théâtre :


Anne Catherick , dite " La Dame en blanc " :

Jeune femme toujours habillée en blanc , au coeur du roman, puisqu'elle donne son apparence au titre , et qui a fort intrigué Walter Hartright lorqu'il l'a vue surgir de nulle part une nuit sur la route de Londres ...

Walter Hartright :

 Professeur de dessin embauché pour former la jeune Laura à cette pratique . Et c'est de ce contrat puis de cette rencontre que va surgir l'objet du récit ...

Laura Fairlie :

Deviendra Lady  Glyde , après s'être mariée au redoutable Sir Percival .

Sir Percival Glyde :

Homme ruiné pour qui le mariage avec Laura , nièce de Frédérick Fairlie , doit le sauver de la ruine .

Miss Marian Halcombe :

Demi- soeur de Laura , va , avec Walter tout faire pour résoudre les énigmes successives qui vont se présenter ... Elle et Walter vont jouer les détectives , bien malgré eux .

Frédérick Fairlie :

Homme riche et malade des nerfs , très peu sociable envers les siens et les étrangers , relativement indifférent à tout ce qui se passe autour de lui .

Isidor Ottavio Baldassare Fosco :

Comte italien, ami intime de Sir Percival , homme affable et obéquieux, qui tire les ficelles du drame en arrière fond.

La comtesse Fosco :

Ombre de son mari , toujours " trop" polie pour être honnête !

Personnages secondaires qui contribuent à éclairer des parties du récit :

Dr Dawson (médecin), Mrs Rubette (infirmière), Mrs Michelson (gouvernante), Vincent Gilmore (avocat), Mrs Catherick (mère d'Anne), Pesca (sauvé de la mort par Walter et qui lui est dévoué depuis ce jour et va l'aider à résoudre l'énigme du roman)... Des personnages pas si secondaires que cela car dans un tel roman, chaque inde, chaque personnage participe à la résolution de l'intrigue)...

Alors, laissez-vous envahir par le charme de ce livre et oubliez qu'il fait 550 pages et lisez-le tranquillement sur un mois comme moi et vous ne serez pas déçus. Et sachez que ce livre est né d'une histoire réelle.


L'auteur : William Wilkie Collins (1824 - 1889)






Fils d'un peintre de renom , il reçut une éducation privée, passa 18 mois en Italie avec sa famille , et contre son gré , fit des études de droit dont profita la documentation de ses romans et essais dramatiques .
Ami de Dickens , il collabore à " Household Words All the Year Round " où paraît  " La Dame en blanc " qui inaugure le roman de détective.
Réussite pleinement confirmée sinon dépassée par " La Pierre de lune " ( The Moonstone , 1868).
Il écrit 2 pièces en collaboration avec Dickens " Le Phare " ( The Lighthouse , 1855 ) et "Dans les glaces " ( the Frozen Deep , 1857).
Il a su utiliser des techniques narratrices nouvelles qui seront exploitées par le roman moderne.
Borges , par exemple , a été un grand admirateur de Collins .


Pour prolonger cette lecture , il est intéressant d'aller redécouvrir l'oeuvre de Charles Dickens et  lire aussi Charles Palliser ( publié également chez Phébus ) .





Je ne peux par citer tous les membres du club, qu'ils me soient pardonnés :

sylire , lisa, arlette, florinette etc...

N'hésitez-pas à contacter l'un ou l'autre : Sylire et Lisa en sont les deux animatrices de talent. Et j'ai eu plaisir à lire les articles déjà publiés sur ce livre.

Keisha

nous a fait la surprise de chroniquer 'Pierre de lune" du même auteur, livre à découvrir par la même occasion.

Denis
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 22:06

   

                                  
                                               

                                                                                              &




 

 

 



                 Vous souhaitent à tous et toute(s)

                                                              Ami(e)s des Blogs









" Beaucoup de bonheur, de douceur et de sérénité pour la Nouvelle Année, ainsi que la réalisation des projets les plus chers! "


Nous en profitons pour remercier "Ame de maison "
http://bananieresplit.over-blog.com

qui a gentiment réalisé notre bannière en espérant qu'elle vous plaise autant qu'à nous !

" C'est le cadeau de fin d'année de notre blog "!!!

Et n'oublions pas de noter dès à présent que l'année 2009 sera entre autre celle du 50ème anniversaire de la mort de Boris Vian .


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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 11:05







 " Un livre n'est jamais un chef d'oeuvre , il le devient ."   

                                                            -  Edmond et Jules De Goncourt -



" La véritable Université de nos jours , est une collection de livres."   

                                                             - Thomas Carlyle -


" Toutes les grandes lectures sont une date dans l'existence . "      

                                                             - Alphonse De Lamartine -



                                                            



" Il y a dans la bibliothèque de chacun quelques livres qui ne nous intéressent plus mais que nous n'arrivons pas à donner .
Entre leurs pages , reste un peu de notre jeunesse , comme les fleurs séchées d'un jour d'été à moitié oublié . "
                                                            - Marion Garretty -


                                                                


" Ce qui m'intéresse le plus dans les livres, c'est moins le livre que l'auteur , ses façons de sentir , son drame . " 
                                                             - Emile Henriot -      


" Les livres sont la source principale de notre savoir, notre réservoir de foi , de mémoire de sagesse , de moralité , de poésie , de philosophie , d'histoire et de science ."
                                                           
                                                            - Daniel Boorstin - ( Livres dans le futur )
                      


                                            



" L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie , n'ayant jamais eu de chagrin , qu'une heure de lecture n'ait dissipé . "

                                                            - Charles De Montesquieu -  


" Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme : le feu , l'humidité , les bêtes , le temps et leur propre contenu . "

                                                            - Paul valéry -          


" Les gens qui aiment les mots écrits ont quelque chose de spécial , ils sont d'une espèce à part , curieuse , gentille , cultivée et humaine . "

                                                            - Nathan Pine -



                                                       



" On peut partager tous les livres en deux groupes : les livres d'un jour et les livres de tous temps . "                                                         
                                                           - John Ruskin -       



                                                          


                                                  " La Lecture " Berthe Morisot ( 1869 )


                                             

                                " La lecture " Pierre - Auguste Renoir


Fabienne

 

 

 

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 22:16



                                             JACQUES   BREL


                                                        ( Bruxelles , 1929 - Bobigny , 1978 )






Tout le prédestinait à une vie simple : enfance chez les scouts, scolarité poussive dans un collège bruxellois , boulot dans la cartonnerie familiale , armée , mouvement de jeunes , mariage, enfants .
Mais Jacques avait mordu à l'écriture et à la scène. Un coeur trop grand pour un monde trop petit ...
Il y a loin entre le grand Jacques qui débute en 1953 à La Rose Noire à Bruxelles , avant de " monter " à Paris , guitare et bons sentiments en bandouilière - l' abbé Brel " dira Brassens - , et Jacques Brel "  le Grand " qui triomphe en tête d'affiche à l'Olympia le 12 octobre 1961 .
En fait , tout a été très vite . Les spectacles , les tournées , les enregistrements se succèdent à un rytme effréné .
En URSS , en Afrique , aux Etats - Unis , Brel chante  Le Plat Pays  , Les Vieux , Mathilde , La Fanette , Amsterdam , Ne me quitte pas ...
Durant dix ans , il habite la scène internationale du music-hall autant que nos esprits .



                                                                           
 
                                                                          Brel à l'Olympia en 1966


En 1966, il renonce au music-hall pour les plateaux de cinéma .
Deux ans plus tard , il revient sur scène en Don Quichotte dans " L'Homme de la Mancha ".






 " Rêver  l'impossible rêve ..."
Puis Brel le nomade s'en va sur les océans , jette l'ancre aux Marquises pour une nouvelle vie . Il y compose à nouveau .











Le 9 octobre 1978 , l'artiste tire sa révérence dans un hôpital parisien , emporté par une tumeur .
Son corps repose à deux pas de celui de Gauguin , sous l'alizé .

                                               





                                                    Tombe de Jacques Brel aux Marquises





    

                                             Stèle en hommage à Brel aux Marquises également




Le regard enflammé , les battoirs en avant qui tranchent la lumière , Brel mime la médiocrité , tonitrue des histoires d'amour , de mort, dit l'amitié , l'humilité , clame sa tendresse à la force du monde .
Il a le verbe brut , vibrant , exubérant et il écrit des chefs-d'oeuvre indélébiles .

Vous voulez en savoir plus sur Brel , je vous propose de lire la biographie écrite par Olivier Todd .





Olivier Todd est également le biographe d'Albert Camus " Camus , une vie " et d'André Malraux " Malraux , une vie ".


Fabienne
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 15:00







Vilnius , samedi 26 juillet 2003.
Lorsque le couple regagne son appartement après une soirée arrosée , une dispute éclate. Le ton monte. Les coups partent. Violents. Marie trintignant s'éffondre. Cinq jours plus tard , Bertrand Cantat est incarcéré.

Depuis cette nuit tragique , l'émotion collective , la surenchère médiatique et l'acharnement des deux familles à défendre l'image de leur proche ont brouillé les pistes , balayé les nuances .
Pour les uns , le chanteur de Noir Désir a montré son vrai visage de " brute machiste ".
Pour les autres , la comédienne aux quatre enfants était une sorte de " mante religieuse " qui a poussé à bout l'homme qui l'aimait.

La vérité , comme souvent , est plus complexe. Pour restituer les faits de manière objective , Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard ont retracé la relation passionnelle de ce couple hors normes.
Raconter leur histoire , en n'omettant aucun détail , est le seul moyen de comprendre .

Afin de reconstituer l'enchaînement des événements , les auteurs ont rencontré , tant en France qu'en Lituanie , les protagonistes du dossier - proches , avocats , magistrats , enquêteurs ... - et eu accès à des pièces confidentielles - comptes rendus d'interrogatoires des témoins clés et rapports d'expertises .

Un document qui éclaire les zones d'ombre d'un fait divers devenu psychodrame national .


Stéphane Bouchet , reporter au service Télévision- Spectacles du Parisien - Aujourd'hui en France , a été le premier journaliste français présent à vilnius au lendemain du drame.


Frédéric Vézard , grand reporter au service des Informations générales du même quotidien , est l'auteur de  " La France des tueurs en série " ( Flammarion , 2002).

J'ai lu ce livre avec beaucoup d'émotion car Marie Trintignant et Bertrand Cantat vivaient un amour digne de la littérature romantique qu'ils affectionnaient tous les deux depuis l'adolescence . Pour comprendre leur naufrage , il est essentiel de saisir à quel point leur histoire se devait d'être passionnelle . Seule la fin de leur histoire est sordide !
Le débat peut être long car on revient au sort des " Femmes Battues ", sujet tabout il y a encore plusieurs années mais qui de nos jours , a suscité la création d'associations pour venir en aide aux femmes battues dont le nombre est bien plus élevé qu'on ne peut l'imaginer ! D'après les statistiques , celles -ci seraient de 30% , rien qu'en France. Et oui ...

Fabienne
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 20:50

A mon tour de me prêter à ce petit tag qui circule sur les blogs, après Denis qui l’a fait il y a quelques semaines sur notre blog.

 

. Plutôt corne ou marque page ? marque-pages ! Avec la collection que j’ai ( + de 8000) , je ne vais pas m’en priver !

 

. As tu déjà reçu un livre en cadeau ? Oui, car les personnes qui me les offrent, savent que cela me fera plaisir.

 

. Lis tu dans ton bain ? Non, je n’y ai jamais pensé et j’aurais trop peur que le livre se noie ( rire !!!)

 

. As tu déjà pensé à écrire un livre ? J’en ai commencé un, genre Thriller et j’ai même demandé des conseils à une dame écrivain de Normandie …, il faudrait que je m’y remette …

 

. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?  Des Trilogies, j’en ai déjà lu, c’est bien quand la série nous plait ! Un jour , il me faudra attaquer «  Les Thébaines » , collection que je me suis faite et qui est consacrée à l’Egypte et là , il y en a 11 !!!

 

 . As tu un livre culte ? Non, mais j’aime les livres avec des pensées à méditer et il y en a toujours autour de moi !

 

. Aimes tu relire ? Non, je préfère passer à autre chose ! Je suis avide de curiosité, c’est comme ça !

 

. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimés ? Oui, c’est un plaisir de rencontrer un auteur qu’on a lu. 

 

. Aimes tu parler de tes lectures ?  Oui, je trouve cela intéressant de pouvoir s’exprimer et ainsi faire découvrir ses lectures aux autres.


. Comment choisis tu tes livres ?
En fonction de mes envies et cela peut être aussi lié à un événement particulier, une visite, une expo et j’aime aussi me tenir informée des nouveautés. Dernièrement, j’ai choisi un livre grâce à une amie d’un blog !

 

. Une lecture inavouable ?  Je n’en ai pas !

 

. Des endroits préférés pour lire ?  Moi, c’est le lit à 200% et aussi pendant les vacances , m’installer confortablement, au hasard d’une ballade dans un endroit qui me plaît bien…et où je me sens bien…


. Un livre idéal pour toi serait...
:
un livre qui me transporte et qui m’apporte tout ce que j’attends , qui fait que j'ai envie de le dévorer au plus vite!
 


. Lire par dessus l'épaule
? Pas pour moi !

 

. Télé, jeux vidéos ou livre : Livre bien entendu !!!

 

. Lire et manger ? Non, je ne peux pas  « mélanger » les deux ! Je suis trop soigneuse pour mes livres !!!

 

. Lecture en musique, en silence, peu importe ? Moi, c’est le silence absolu, j’ai besoin de calme, de paix, de sérénité pour lire !



Ma question en plus
:

Est-ce possible de se séparer de ses livres?
Difficilement pour moi , car je suis très attachée à mes livres mais parfois, par manque de place , il faut savoir faire des sacrifices, ce que fait mon mari en ce moment pour des romans des années 60 -70 , mais ce n’est pas toujours évident !

 

A qui le tour ? 

Il suffit de copier-coller les questions et d'ajouter une question en plus à chaque fois.  


Fabienne 

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 09:03


                                         Célébration de la lecture

                        La Renaissance du Livre - Beaux-Arts



                                                                       Célébration de la lecture



 
Un ouvrage original, illustré de plus de 100 tableaux qui mettent en scène l’écrit, la lecture, la lettre... depuis le Moyen-Âge jusqu’à nos jours.
Texte : Colette Nys-Mazure
Colette Nys-Mazure vit à Tournai (Belgique). Poète, auteur d'essais et de nouvelles, elle a publié de nombreuses ouvrages de poésie, dont une anthologie, Feux dans la nuit (La Renaissance du Livre, 2003), des textes de prose poétique, dont Célébration du quotidien (Desclée De Brouwer), un recueil de nouvelles, Sans y toucher (La Renaissance du Livre, 2004)
Parution Belgique : 20/11/2008
Parution France : 21/11/2008




                                    
                                             Hôtel Métropole

                                        La Renaissance du livre - Patrimoine




                                                       Hôtel Métropole

                                                   

        
Figure incontournable de l’hôtellerie bruxelloise, le Métropole accueille, au cœur de la ville, depuis 1894 et dans un décor prestigieux, les visiteurs du monde entier.

Fruit de la rencontre entre la gestion dynamique et innovante de ses propriétaires, la famille Wielemans, et du talent remarquable de l’architecte Alban Chambon, le Métropole n’a pas seulement reçu depuis plus d’un siècle les plus grandes personnalités de passage à Bruxelles – chefs d’État, entrepreneurs et artistes – mais il a également joué un rôle actif dans le rayonnement intellectuel de la capitale en accueillant des congrès scientifiques de renommée mondiale. Le plus célèbre d’entre eux vit notamment, en 1911, la présence en ses murs d’Albert Einstein et de Marie Curie.

Comment peut-on allier, depuis cent ans, tradition et modernité dans un secteur hôtelier tourné en permanence vers l’innovation ?
Cet ouvrage très illustré permet, à l’aide de témoignages, et grâce à la consultation de documents d’époque, de se plonger dans l’ambiance exceptionnelle d’un des hôtels les plus célèbres de Bruxelles.
Texte : Virginie Jourdain
Virginie Jourdain est née en 1982. Licenciée et agrégée en Histoire de l’Université Libre de Bruxelles depuis 2005, elle a obtenue l’année suivante un mandat d’aspirante auprès du Fonds National de la Recherche Scientifique. Elle a également suivi une formation spécialisée en Gestion Culturelle. Elle travaille actuellement sur une thèse portant sur l’étude de l’hôtellerie à Bruxelles de 1880 à 1940. Elle a publié en 2008 aux Archives de la Ville de Bruxelles : “L’hôtel Bellevue (1776-1905). Précurseur de l’hôtellerie de luxe à Bruxelles”.
Parution Belgique : 28/11/2008






                                      Frans Masereel  - Biographie

                                                                      Labor Littérature


                                  Frans Masereel



Lié d’amitié avec Henry Van de Velde, Stefan Zweig, Thomas Mann, Romain Rolland, Roger Martin du Gard, Frans Masereel (1889-1972) fut peintre, dessinateur, illustrateur et, surtout, « maître graveur ».

Xylographe de réputation internationale en raison de ses « romans en images » relatant des histoires sans paroles, pleines d’humour et de poésie, Masereel compte parmi les grands maîtres des arts graphiques dans l’Europe de l’entre-deux-guerres. L’Allemagne, les États-Unis mais aussi la Chine ont reconnu à sa juste valeur cet artiste engagé dans la lutte contre l’oppression et la violence. Il vécut la majeure partie de sa vie à Paris, à Genève et à Nice.

Première biographie complète de cet artiste belge du XXe siècle, basée pour une grande partie sur des documents inédits (correspondances, journaux intimes), ce livre est aussi le tableau d’une époque. De Gand, dont on sait le rôle essentiel pour la grande génération créatrice du Tournant du Siècle, à la Côte belge, où se retrouve l’Europe aisée d’avant 14 ; puis de Genève où se réunissent les pacifistes et internationalistes au Paris des années folles et au Moscou stalinien avant de plonger dans la zone dite libre de la France vaincue par les armées nazies…

Les nombreuses œuvres reproduites accompagnent la redécouverte de ce maître du noir et blanc qui fut un humaniste, un pacifiste, un socialiste indépendant et un artiste engagé de dimension européenne.

Essai : Joris van Parys
Rédacteur dans une maison d’édition à Anvers, puis traducteur auprès du Conseil des Ministres de l’Union européenne, Joris van Parys (1944) a reçu le Prix ABN AMRO 2007 pour la biographie de Cyriel Buysse après avoir été deux fois primé pour la présente biographie.
Parution Belgique: 28/11/2008
Parution France: 26/02/2009


Fabienne
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 13:49


Carte de Belgique afin de mieux situer où se trouve Tournai ( N° 16 dans le Hainaut Occidental )


                                       



  

                                                          Armoiries de la ville de Tournai






                                                         







                                                                      L'Hotel de Ville







                      Vue de l'eglise Saint - Quentin située sur la Grand-Place de Tournai






                                  Grand - Place de Tournai , vue du Beffroi  & cathédrale






                                                                         Cathédrale Notre - Dame






                                                                     Autre vue de la cathédrale







                                               Vue du Beffroi qui a été magnifiquement restauré




 


                         



                                              Vue du Fort Rouge  , j'habitais juste en face ...



                         

                               
                                                                 Vue du Pont des Trous



                                

                                                                                
                                                                             Tour Henry VIII



                 

                  
                                                       Vue aérienne de la Tour Henry VIII




                                               


                                           Statue de Christine de Lalaing sur la Grand-Place




                      



                                                     La Halle aux Draps , magnifique bâtiment






                                        Le musée d'Archéologie





                                  


                      







                         Musée des Beaux Arts  - Vue  extérieure - 



                       

                                


                         Et voici quelques vues à l'intérieur du musée



                      

   
   
                                 
                 




                                         Quelques Tableaux 



                               






                                






            Et voici la Maison Tournaisienne qui abrite le Musée du Folklore




                                                  



  Ce qui fait le style de Tournai, ses demeures à épis de ferronnerie appliqués sur les murs comme une fleur à la boutonnière, les multiples carreaux citron ou vert pomme des fenêtres à meneaux, les colonnes, les ors fanés, les redents, les lucarnes.
  Dans le pittoresque « Réduit aux  Sions », on entre, à la maison Tournaisienne, dans l'univers des imagiers, des enlumineurs, des dinandiers, des orfèvres, des ferronniers, des sculpteurs, tous ceux qui ont travaillé l’or, l'ivoire, l'étain, la laine, la pierre.
 
 



                                                   Musée de Folklore de Tournai-TOURNAI





 

                                Il y a aussi le Musée d'histoire Naturelle et le Vivarium 





                                         




                                                   



                                                                    Le musée de la Tâpisserie









                                                                                


                 Chasse au faucon ( Fragment ) tapisserie du début du XVI è siècle



 Et il y a encore bien des choses et endroits à découvrir dans cette ville du Hainaut Occidental ...
                                                 


Tournai

 
Historique de la ville 

Comme tant de villes historiques,Tournai paraît à ceux qui l'abordent pour la première fois, tel un îlot madréporique surgi de l'océan des âges, comme un produit de secrètes sécrétions millénaires dont les mystères ne se livrent qu'aux savants historiens qui décryptent les rides de l'Histoire apparues aux  visages des villes, en prenant appui sur une analyse des documents d'archives et des traces  matérielles, des plus modestes aux plus monumentales, laissées depuis des siècles par les anciens occupants d'un site très particulier.

Les origines romaines de Tournai se situeraient au niveau d'un passage sur l'Escaut engendrant, dès le  premier siècle avant notre ère, une petite agglomération qui allait devenir le vicus de Turnacum. C'est sous Claude (?), dès la première moitié du premier siècle, que la bourgade se structure sur la rive gauche (ménapienne) selon un plan en damier et se prolonge sur la rive droite (nervienne) par un faubourg au Luchet d'Antoing. Durant la Pax Romana, l'exploitation du gisement calcaire est déjà attestée. 

Un réseau routier se tisse alors, dont la convergence des voies apparaît dans la forme  triangulaire de l'actuelle grand-place à l'emplacement du marché situé à l'époque à l'extérieur des  remparts. Les troubles du Bas-Empire entraînent la création d'une première enceinte urbaine appuyée sur l'Escaut, laissant extra-muros de vastes nécropoles.

Dans ce déferlement barbare du Ve siècle, «il est dans l'ordre des choses que... entre 430 et 450, Clodion ait occupé le vicus de Turnacum qui devint la capitale du petit royaume Franc sous son successeur Childéric» (M-E. Marien).

Au début du Ve siècle, une formidable succession d'envahisseurs balaie romanité et christianisme.
Anglo-Saxons, Attila et les Huns en 451-454, Vandales, Bastingues, Suèves, Alains et Francs.
Enfin Clovis, roitelet ambitieux, s'élance de Tournai pour réaliser la conquête presque totale de la Gaule, tandis que l'Empire romain d'Occident achève de s'effondrer (476).
La pacification franque est achevée en 486 à partir des territoires du Nord.
 

Voici donc fondée la glorieuse formule: Tournai, première capitale de l'Occident! La dynastie mérovingienne va prendre son essor depuis Tournai, cité royale.

Si l'opulence du dynaste Chidéric était connue par la fortuite mise au jour de son trésor funéraire près de Saint-Brice, en 1653, une campagne complémentaire de fouilles en a livré, il y a peu, une nouvelle preuve: la découverte de nombreux squelettes de chevaux sacrifiés lors de l'inhumation du roi. Une très précieuse coupelle en verre aux initiales du Christ, trouvée dans une tombe voisine, atteste l'apparition du christianisme en nos régions. 

Bientôt la conversion de Clovis se révèle déterminante pour l'émergence d'un Occident chrétien. Et aussi pour la cité royale. Lorsque, pour mieux centrer sa  capitale, Clovis choisit Paris, il laisse comme représentant de son pouvoir l'évêque Eleuthère. Cette fondation épiscopale porte en germe l'essor de Tournai, ville d'Eglise.

Si le siège épiscopal a été joint à celui de Noyon du début du VIIe siècle jusqu'en 1146, cette période voit cependant croître l'influence ecclésiastique du chapitre. Le quartier canonial, situé entre l'actuelle grand-place et l'Escaut, s'organise autour de la cathédrale qui, au IXe siècle, a remplacé une première église construite sans doute par Eleuthère. La vie économique, liée au calcaire et aux produits d'un vaste domaine rural et centrée sur le portus, contribue aux ressources du chapitre auquel sont octroyés les droits de péage sur l'Escaut.

Dans les années 880, les Normands pillent Tournai. Mettant les troubles à profit, le comte deFlandre,  Baudouin II, conduit une politique d'expansion que Charles le Simple, roi de France, tente de contrer en autorisant l'évêque de Noyon à relever les fortifications de Tournai. Cette enceinte épiscopale qui servira de fondation à la première enceinte communale, englobe le castrum de la rive gauche autour de la cathédrale qui relève de Reims, et le faubourg de la rive droite groupé autour de Saint-Brice qui relève pour sa part de Cambrai sur le plan religieux et du Saint-Empire romain germanique sur le plan politique. Quant au Tournaisis, il est châtellenie flamande !

Vers le milieu du Xe siècle, un échevinage se met en place sur chaque rive de l'Escaut. La croissance démographique se traduit par la multiplication des paroisses (Saint-Pierre, Saint-Quentin, Saint-Piat,  Saint-Jacques, Saint-Brice, Saint-Nicolas, Saint-Jean) enfermées dans une nouvelle enceinte dès la fin du XIe siècle. Dans cette densité accrue, une épidémie de peste cause de grands ravages. En 1092, Radbod en obtient la fin miraculeuse par une grande procession dont l'usage, entre liturgie et folklore, survit aujourd'hui encore…

L'essor économique (textile, exploitation du calcaire et production de chaux) induit un commerce prospère. L'Escaut en est le vecteur qui assure la diffusion lointaine des produits de nos tailleurs de pierre. Leur savoir-faire se manifeste dans le décor de la cathédrale romane mise en chantier lorsqu'un évêque titulaire revient à Tournai, l'évêché se séparant de Noyon (1146). La grandiose nef romane  demeure le témoin de l'opulence capitulaire qui s'exprime dans le faisceau des cinq clochers dressés sur le transept. Ces tours poinçonnent le paysage tournaisien et s'imposent pour des siècles au milieu des flèches des paroisses, abbayes et couvents d'une ville «aux cent clochers». Un collège de consaux assure bientôt la gestion administrative de l'agglomération. En 1188, Philippe Auguste concède à la ville  sa charte communale. Le monumental signal de ces libertés est le beffroi qui abrite la cloche banale.

Quand de longues luttes sociales agitent toutes les villes de nos régions au cours de la période gothique, du XIIIe au XVe siècle, elles prennent à Tournai des aspects particulièrement violents. Patriciens et métiers (finalement structurés en trente-six bannières) s'opposent parfois sur des questions dépassant largement le plan local. Entre France et Flandre, Tournai et le Tournaisis sont des enjeux de pouvoir et de luttes d'influences. La fidélité au roi de France se voit confirmée par la  concession des fleurs de lys posées en chef aux armes de la ville (1428). Elle est consacrée dans la fameuse lettre de Jeanne d'Arc aux «gentils loyaux franchois de Tournay» (1429). 

La chapelle épiscopale d'Etienne d'Orléans, puis le nouveau choeur de Walter de Marvis pour la cathédrale contribuent à la diffusion de l'architecture gothique (opus francigenum) dans nos régions. La ville continuant à s'étendre, on rénove où l'on crée encore des sanctuaires paroissiaux Saint-Jacques, Sainte-Catherine, Sainte-Marie-Madeleine, Saint- Nicaise, Sainte-Marguerite), et l'on enferme les nouveaux quartiers dans une seconde enceinte communale (fin XIIIe-début XIVe siècle) flanquée d'environ soixante-dix tours et percée de dix-huit portes. Ce remarquable ensemble, adapté au fil des siècles, survivra jusqu 'aux années 1860; de rares éléments échapperont alors à une démolition  méthodiquement programmée. Si le siège gothique du pouvoir urbain, la halle des Consaux, est détruit, on a heureusement conservé quelques maisons du Moyen Age, romanes et gothiques, précieux jalons d'une histoire de l'architecture domestique dont Tournai demeure un véritable musée.

La période gothique apparaît comme celle de la montée en puissance des lettres et des arts qui portent au loin le renom de Tournai. Contribuent à ce rayonnement culturel et artistique des gens de plume (comme Philippe Mouskès ou Gilles li Muisis), des imagiers (sculpteurs spécialisés dans la taille de la pierre locale) et des peintres (comme Robert Campin et Roger de le Posture/van der Weyden, célébrés comme des artistes majeurs parmi les «primitifs Flamands»). Au milieu du XVe siècle, la tapisserie de haute lice connaît à Tournai, entre Arras et Bruxelles, une époque glorieuse de son histoire. L'art du laiton atteint aussi  une qualité exceptionnelle!

Le XVIe siècle écrit un chapitre fort sombre de l'histoire de Tournai. La ville est d'abord brièvement anglaise (la Grosse Tour, ou tour Henri XVIII, rappelle cette occupation), puis à nouveau française enfin espagnole. Elle souffre terriblement des troubles religieux. Une vague d'iconoclasme calviniste cause d'irréparables pertes au mobilier et au décor de nos églises (1566), et la ville subit des dégâts durant le siège que conduit Alexandre Farnèse (1581) face à Christine de Lalaing, héroïque guerrière locale. On assiste à une percée tardive d'un esprit nouveau, celui de la Renaissance, lorsqu 'il s'agit de remplacer  les oeuvres détruites. Corneille De Vriendt dit Floris réalise le nouveau jubé de la cathédrale (1572) et, à  la même époque, on reconstruit la Halle-aux-Draps en utilisant le vocabulaire antique que l’on trouvait au puits monumental dressé sur la grand-place, parfaitement visible dans un dessin de Contagalina (1613).

Au XVIIe siècle, Tournai, ville d'Eglise, participe au renouveau post-tridentin favorisé en nos régions par les archiducs Albert et Isabelle. Deux sanctuaires d'institutions jésuites, encore modérément baroques, en témoignent. Mais en 1667, fait plus déterminant, Louis XIV assiège victorieusement Tournai et la cité  royale revient sous l'administration française. Le paysage urbain s'en trouve bientôt bouleversé par la construction d'une citadelle moderne pentagonale sur les hauteurs dominant la ville, à l'opposé du château des Anglais. La grande enceinte communale est complétée de multiples bastions. Les ingénieurs militaires décident de la rectification du cours de l'Escaut dont les rives naturelles se  métamorphosent en quais de pierre, tandis que tous les moulins sont regroupés en amont. 

Des  règlements urbanistiques imposent alors une typologie aux façades, donnant une grande unité à de beaux ensembles dont subsistent divers témoins. Cette architecture civile maintiendra sa caractéristique dialogue de la brique et de la pierre tout au long du XVIIIe siècle. Les chantiers de la vaste abbatiale nouvelle de Saint-Martin et d'un somptueux siège du parlement (disparus tous les deux)  participent de la même fièvre architecturale dont témoigne encore l'ample séminaire de Choiseul.

Au XVIIIe siècle, les aléas de la politique internationale conduisent Tournai sous I’administration de l'empereur d’Autriche, malgré un bref retour à la France (1745-1748) après la victoire de Louis XV à Fontenoy. La ville, bénéficiant du règne éclairé de Marie-Thérèse, développe un nouvel âge d'or pour ses industries d'art, particulièrement dans la production de porcelaines et d'orfèvreries. 

L'architecture classique s'épanouit dans l'hôtel des Anciens Prêtres (abritant la bibliothèque du chapitre), dans le nouvel hôpital Notre-Dame (actuelle académie) et dans le grandiose palais abbatial de Saint-Martin (conçu par Laurent Dewez), ultimes splendeurs d'un siècle qui s'achève dans la tourmente politique. 

Les réformes administratives et religieuses de Joseph II entraînent la Révolution brabançonne et la Révolution Française exporte militairement ses idéaux égalitaires. Dumouriez triomphe à Jemappes le 6 novembre 1792 mais il est battu à Neerwinden le 18 mars 1793. Le 31 mars, l'ancien régime autrichien  est rétabli à Tournai jusqu'à la victoire des armée françaises à Fleurus le 26 juin 1794. Tournai revient alors dans le giron de la France. La saignée est ruineuse pour la ville. Outre d'importantes contributions financières, le patrimoine accumulé dans les églises et les couvents est systématiquement prélevé, comme «tribut artistique et intellectuel». La cathédrale elle-même est menacée de démolition! 

Le XIXe siècle s'ouvre sur les réformes administratives du Consulat. Voici Tournai vice-préfecture! Après le Concordat de 1801, le siège épiscopal est pourvu d'un nouveau titulaire, monseigneur Hirn. La période napoléonienne favorise une relance économique dont le plus beau fleuron est la manufacture de tapis de  Piat-Lefebvre. Dans le premier tiers du XIXe siècle, sous le bref régime hollandais (1815-1830), le paysage se modifie grâce à l'impulsion de l'architecte Bruno Renard. 

La mode est à la mise au rectangle des façades enduites et peintes en blanc; le néoclassicisme triomphe dans l'exemplaire salle des Concerts (actuel conservatoire) qui attire le regard dans une place de style Empire, de même que 1'hôtel Corin (actuel musée de la Tapisserie). Après la révolution de 1830 et l'indépendance de la Belgique, nationalisme et romantisme éveillent un intérêt pour la protection des monuments du Moyen  Age: la cathédrale fait l'objet d'une importante restauration, tandis que la mode néogothique s'installe. 

Une rénovation économique (textiles, bonneteries, tanneries, brasseries, imprimeries) accompagne une croissance démographique et justifie que l'on ouvre la ville en démolissant le vieux corset des fortifications, ce qui permet une meilleure liaison avec le chemin de fer. La nouvelle station, conçue par Henri Beyaert, est tangente au cercle des nouveaux boulevards; sa relation à l'ancien tissu urbain par  des percées haussmaniennes exprime progrès et modernité. L'opulence du style éclectique triomphe le long de ces artères rectilignes, comme elle s'affiche avec orgueil dans une série de bâtiments qui répondent à de nouveaux programmes écoles, hôpital, asile, palais de justice, prison... On se plongera aisément dans la vie quotidienne du siècle dernier lors d'une visite au musée du Folklore, la Maison tournaisienne.

Le XXe siècle voit le paysage urbain radicalement bouleversé par le comblement de la Petite Rivière (un bras de l'Escaut qui longeait les remparts à l'est de la ville) au début des années 1910 et par le désastre de mai 1940. Des rues entières disparaissent sous les bombardements incendiaires qui ravagent aussi le musée d’Art et d'Histoire dans la Halle-aux-Draps, le palais épiscopal, la bibliothèque  et les archives communales. Des contraintes d'urbanisme très sévères président à la reconstruction de la ville qui s'accompagne d'un rétablissement des liaisons entre les deux rives de l'Escaut par une série de nouveaux ponts; ceux-ci sont repensés selon les exigences de la circulation fluviale et automobile.

La multiplication des résidences dans les communes périphériques fusionnées administrativement dans ce que l'on a appelé le «Grand Tournai» (1977) contribue, après-guerre, a un certain déclin de la vitalité urbaine, avant que des efforts récents de rénovation et des réaménagements intramuros ne cherchent à restaurer un art de vivre en ville dans une convivialité retrouvée. Alors, la déambulation piétonne  redevient un plaisir, permettant à chacun d'écouter les leçons qu'une ville peut donner au détour d'une place, des rues et ruelles, quand ses pierres murmurent l'histoire des hommes.
 
 

Origines

Aux environs de 50 av. J-C., un domaine rurale a son centre sur l'emplacement de l'actuel Marché au beurre (près de la rue de la Ture).

Vers 50 apr. J-C., la fondation de Cologne et la construction de la grande chaussée Cologne-Boulogne (Rhin - Grande-Bretagne) provoquent la naissance d'une ville, sur la rive gauche de l'Escaut.
Population dense, maisons confortables; commerce de grains, de laine et de pierres locales.

Les invasions

Dès 150, la ville est menacée par les Barbares et pillée à diverses reprises.
Les habitants élèvent au IV siècle des remparts (connus sous le nom de remparts gallo-romains)

Vers 431, la ville tombe aux mains des Francs-Saliens qui y installent leur capitale et y fondent une dynastie: la ville devient Cité Royale. Les rois mérovingiens Clodion, Mérovée, Childéric et Clovis s'y succèdent. Le dernier étend son royaume à toute la France et transporte la capitale à Soissons, puis à Paris.

Vers 500, le diocèse de Tournai est fondé et Clovis installe un évêque à Tournai. 
Ce comte-évêque (rôle politico-religieux), connu sous le nom de saint-Éleuthère, élève la première cathédrale.

Époque Carolingienne

Les VIIe et VIIIe siècles semblent avoir marqué très peu l'histoire de la ville.
En 817, Louis le Débonnaire dote le chapitre cathédrale composé alors de 30 chanoines.
Vers 845, la cathédrale est reconstruite. Dès la fin du IXe siècle, la féodalité apparaît.
Le passage des Normands à Tournai est peut-être décisif, mais ce dernier point n'est pas prouvé.

Il faut, semble-t-il,  atténuer l'importance des destructions qu'on leur a imputée.
Charles le Chauve cède ses droits à l'évêque, qui devient le véritable seigneur de Tournai.
 

Époque Féodale

L'évêque de Noyon et de Tournai (les deux diocèses ont été jumelés au VIIe siècle) est un personnage important et puissant. La partie tournaisienne du diocèse (celle-ci a néanmoins gardé sa propre cathédrale) s'étend à toute la Flandre:
la ville en tire de grands avantages. Centre politique et religieux, elle est aussi un important centre économique. Sa richesse est prouvée par l'édification d'une troisième cathédrale: l'église romane que nous possédons encore aujourd'hui.

Époque communale

La prospérité amène la formation d'une classe nouvelle: les marchands.
Ceux-ci aspirent à l'indépendance. L'aide intéressée du roi de France leur est acquise.

En 1187, Philippe Auguste (de concert semble-t-il avec l'évêque Éverard d'Avesnes) donne à Tournai une charte communale et rattache la nouvelle
«commune» à la couronne de France. La première extériorisation de cette charte se manifeste par la construction du beffroi.

Prospérité économique: commerce de la laine et de la pierre.

Prospérité artistique: constitution d'une école d'architecture qui rayonnera dans la vallée de l'Escaut: d'une école de sculpture puis de peinture.

Preuves de cette prospérité: foire de septembre (grande manifestation économico-religieuse: marché et procession ; construction du choeur gothique de la cathédrale; des églises paroissiales et conventuelles; achat de la rive droite de l'Escaut; construction de la grande enceinte communale (boulevard actuels); modification du beffroi; élévation de la tour des Six.

La grande époque de Tournai s'achève par des révolutions démocratiques dirigées contre le Patriciat (haute bourgeoisie qui a monopolisé les charges communales).

Nous sommes au début du XVe siècle.

Époque de Charles Quint

Tournai n'a pas perdu toute sa splendeur au XVe siècle.
Au XVIe, après une brêve occupation anglaise (Henri VIII, 1513-1519), Tournai tombe aux mains de Charles Quint en 1521. La ville cesse de relever de la France pour être incorporée aux Pays-Bas.

Les querelles religieuses du milieu du XVIe siècle (Iconoclastes, 1566) et ses conséquences (la princesse d'Épinoy défend la ville contre les Espagnols, en 1581) provoquent la décadence économique.

Époque de Louis XIV

La ville est reprise par la France en 1667. Louis XIV occupe la ville et décide d'en faire une forteresse avancée, au nord de la France. Il y élève la citadelle (Vauban), canalise l'Escaut, institue un Parlement et fait reconstruire un  grand nombre de maisons.

Le XVIIIe siècle

À l'exception de quelques années, Tournai connaît au XVIIIe siècle le régime autrichien, comme les autres villes du pays. Un essai de relèvement économique est tenté; en sont témoins les fondations d'une manufacture de porcelaine et d'une manufacture de tapis.

À la fin du siècle, la Révolution française amène la disparition de la province du Tournaisis et accroche Tournai au Hainaut.

Epoque contemporaine
Un travail énorme attend le nouvel évêque de Tournai, François-Joseph Hirn (1802-1819).
Les frontières du diocèse ont changé: l'Église de Tournai s'étend maintenant au Hainaut et tout est à organiser. Quant à la cathédrale, il faut la restaurer et la remeubler.

L'époque napoléonienne marque un redressement certain. Un nouveau progrès se marque de 1830 à 1870.

La Seconde Guerre mondiale touche durement la cité. L'aviation allemande bombarda la ville du 16 au 19 mai 1940. Une restauration complète fut nécessaire.
 

 

                                                                                 Fabienne 
     
           
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