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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 08:23



Fifi Brindacier



Ce personnage est apparu sur la scène enfantine avec un éclat , une explosion de fantaisies véritables.
Elle se comporte de façon anti-logique, anti- pédagogique , déraisonnable : elle met le monde cul par-dessus la tête !  



Fifi Brindacier (Pippi Långstrump en suédois), de son nom complet Pippilotta Viktualia Rullgardina Krusmynta Efraimsdotter Långstrump (Fifilolotte Victuaille Cataplasme Tampon Fille d'Efraïm Brindacier), est le personnage principal d'une série de romans pour enfants écrits entre 1945 et 2000 par l'auteur suédoise Astrid Lindgren . Les quatre premiers romans de cette série ont été adaptés pour la télévision avec Inger Nilsson dans le rôle de Fifi. L'adaptation télévisée a rencontré un grand succès dans plusieurs pays d'Europe. De plus Fifi Brindacier existe également en dessin animé.


" Fifi Brindacier " doit sa naissance à une série de maladies dans la famille Lindgren . Ce fut d'abord la petite Karin , affligée d'une pneumonie à l'âge de sept ans et obligée de garder le lit , qui demanda à sa mère de lui raconter quelquechose de passionnant et la maman inventa le personnage de " Fifi Brindacier " , une petite fille avec un nom pareil , pensait-elle , doit être extraordinaire ! La romancière imagina donc les aventures d'une enfant effrontée , avec des tresses rousses , une petite robe jaune et des " souliers noirs deux fois trop grands pour elle ".
Trois ans plus tard , au cours de l'hiver 1944 , Astrid Lindgren glissa sur du verglas dans le parc Vasa , à Stockholm , se foula le pied et dut garder le lit pendant deux semaines. C'est alors qu'elle écrivit " Fifi Brindacier" pour offrir le texte à sa fille à l'occasion de son 10è anniversaire .
Le 1er éditeur à qui elle expédia le manuscrit , le refusa . Le livre ne parut que lorsque Lindgren eut remporté le concours d'une autre maison d'éditions " Raben & Sjögren " et ce fut aussitôt un best - seller.









Fifi, le personnage principal de cette série de romans, vit dans la Villa Drôlederepos également appelée Villa « Villekula » avec Monsieur Nilsson (ou Monsieur Dupont), un petit singe et Oncle Alfred, un cheval. Cette petite fille rousse de neuf ans, pas plus haute que "trois pommes", a pour père le Capitaine Efraïm Brindacier, le roi des mers du sud. Avant qu'il ne devienne roi, il était pirate et on l'appellait la terreur des mers du nord. Selon Fifi, il serait trop gros pour se noyer. Fifi est également très riche (elle possède un coffre rempli de pièces d'or) et très forte (elle est capable de porter son cheval et d'échapper à deux policiers). Elle a deux amis, Tommy et Annika, qui habitent la maison voisine de celle de Fifi. Ces deux derniers sont souvent impressionnés par Fifi qui peut se coucher quand elle le désire ou encore monter sur le mobilier de sa villa et s'amuser avec ce qui lui plaît.



 



    








                                                              


                                    Astrid Lindgren au milieu de ses ouvrages



Astrid Lindgren , née Ericsson le quatorze novembre 1907 (décédée le 28 janvier 2002 à Stockholm) , est l'écrivaine scandinave contemporaine la plus lue ; ses livres ont été traduits en plus de soixante-dix langues .
Ses ouvrages des années 50 ,"  L'As des détectives " , " Zozo la Tornade " , et la Trilogie de Bullerbü ( Le village Boucan en français ) , font d'elle l'écrivain pour enfants le plus lu en Suède mais aussi en Allemagne.
En 1956 , Astrid Lindgren reçoit le prix allemand de la littérature pour la jeunesse et en 1978 , le prix de la Paix des libraires allemands.
Elle reçoit aussi de nombreux titres de docteur honoris causa et de multiples récompenses nationales et internationales.
Parallèlement à ses travaux littéraires , elle s'engage à plusieurs reprises pour la paix et contre toutes les formes de violence , spécialement dans le domaine de la protection des animaux.
Son coup d'éclat reste toutefois l'efficacité de sa protestation , en 1976 , contre certaines mesures fiscales absurdes.





       Astrid Lindgren en compagnie de Fifi Brindacier




J'ai vraiment pris du plaisir à faire cet article sur " Fifi Brindacier " car enfant je regardais les épisodes  de cette série à la TV , le mercredi après-midi dans l'émisson " FEU VERT " sur RTBF et j'en garde de merveilleux souvenirs !

Sympa pour commencer la semaine ! Vous ne trouvez pas ?





Fabienne

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 22:24





Qui n'a pas rêvé un jour d'être le médecin de Louis XIV ? D'autopsier Agnès Sorel ? De sonder les corps momifiés des Médicis ?

Discipline scientifique aux confins de l'anthropologie physique et de la médecine légale , la paléopathologie permet de reconstituer un à un les carnets de santé de sujets décédés il y a plusieurs siècles , voire plusieurs millénaires .
Un corps mort est porteur d'une quantité impressionnante d'informations utiles à l'historien , à l'archéologue , mais aussi à la recherche médicale lorsqu'il s'agit de découvrir l'origine d'une maladie .

Ce livre nous invite à un voyage dans le temps , mais aussi à un voyage dans la mort, la maladie , dans l'ouverture des cadavres , dans cette observation de nous- mêmes que sont les autopsies .
On y croise l'empoisonnement d'Agnès Sorel , le supllice de Jeanne d 'Arc . On assiste à l'exploration d'une relique médiévale , on essaie de comprendre pourquoi et comment on retrouve le coeur du Roi - Soleil sur une peinture à l'huile ,  et on pourra voir aussi comment les individus anormaux étaient éliminés en Grèce et à Rome .
On dressera un tableau des pratiques magiques centrées sur les cadavres , et on analysera selon un regard médical certaines descriptions de vampire , on décortiquera les rapports d'autopsie des rois de France , sans oublier Richelieu , Descartes et de nombreux saints ...


Enfin , le lecteur trouvera un inventaire des lieux et des personnages dont l'existence a été éclairée par des études  paléopathologiques ; il pourra alors réaliser un jeu de piste , non pas macabre mais instructif , découvrant que sous nos pieds ou à côté de nous dorment des trésors ( squelettes ou momies ) .
Paradoxalement , l'étude des cadavres rend les ruines et les populations du passé plus vivantes .
C'est bien là , le but de cet ouvrage !

 


                                                


Philippe Charlier est médecin ( anatomo - pathologie et médecine légale ) et docteur ès - lettres ( EPHE , IV e section ).
Depuis 2002 , il est chargé de cours de paléopathologie et histoire de la médecine aux facultés de Lille 2 et Paris 7 .


Ce livre m'a vraiment passionnée car mon rêve était d'être médecin légiste ou chirurgien et ce genre de récit ne peut que m'intéresser car tout ce qui touche à la médecine me passionne plus que tout . Avec en plus  de l'histoire , j'ai été comblée !


Fabienne
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 09:00






L'amitié

Quand de joie tu exploses
Et que tout devient prose
Quand tout est chagrin
Et que le cafard te vient

SI TU POSSÈDES UN AMI
VA VITE VERS LUI...

Quand tu es enthousiasmé
Et que les montagnes, tu peux transporter
Quand tu te sens vidé
Et que tous se sont retirés

SI TU POSSÈDES UN AMI
VA VITE VERS LUI...

Quand tu as beaucoup changé
Et que tout devient gai
Quand nul ne comprend
Ce que tu ressens

SI TU POSSÈDES UN AMI
VA VITE VERS LUI...

L'amitié est une chose rare, vraie et belle
Qui ne peut s'acheter.
Si par bonheur tu l'as trouvée
Empresse-toi de la cultiver.

                                               Dorothée Beaudoin



 


                                                                       
         .


                                                          Fabienne




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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 12:00


  Charles Juliet  "L'inattendu "


                             

           
   P.O.L Editeur - 1992 - 221 pages


Comme souvent dans ses livres , Charles Juliet se met timidement en scène à travers des personnages qui lui ressemblent .
8 textes qui sont à la fois des nouvelles , des récits voire des romans en "formation" :

Humus : C' est l'enfance à la campagne , les rencontres avec la nature , les animaux et les hommes . Instantanés de vie , sous forme de cours textes d'une page , deux pages ...

 

 

Dimanches d'été : A la campagne , dans les patûrages avec Loulette , la vache ...

 

 

Second trimestre : Sous forme de journal , un trimestre scolaire  en temps qu'enfant de troupe ...

C'est la fête : François aux prises avec la sévère discipline de l'école des enfants de troupe.

Un capitaine : François est confronté au nouveau capitaine qui lui demande de " diriger " ses camarades , ce qu'il refuse pour son malheur ...


Un après-midi : Age adulte et rencontre d'une prostituée dans les rues d'Aix .


Retour : Age adulte et retour vers les lieux de l'enfance.


L'Inattendu  ( qui donne son titre au livre ) : Retrouvailles par hasard avec une ancienne maîtresse et son mari , capitaine de l'école où il était enfant de troupe .







En résumé, trois étapes de la vie d'un "jeune homme" à l'image de la propre vie de l'auteur...

Car, Charles Juliet est né le 30 septembre 1934 à Jujurieux dans l'Ain. Suite à l'internement de sa mère dans un hôpital psychiatrique pour tentative de suicide, Charles est placé à 3 mois dans une famille de paysans suisses qu'il ne quittera plus.

A 12 ans, il entre dans une école militaireà Aix dont il ressortira à 20 ans pour être admis à l'Ecole de Santé Militaire de Lyon.

3 ans plus tard, il abandonne ses études de médecine pour se cosacrer exclusivement à l'écriture. Mais il devr attendre 15 autres année avant de publier son premier livre "Fragments". Ce titre à lui seul pourrait résumer sa carrière littéraire car l'écriture en "fragments" est une de ses caractéristiques, notamment dans ce livre "l'inattendu".

Il s'est fait remarquer du public par "l'année de l'éveil" adapté ensuite au cinéma.

Son journal en plusieurs tomes a été également très apprécié, ce qui l'a sorti de l'anonymat, pour le plus grand plaisir de ses fidèles lecteurs, dont je suis.

Bonne lecture,

Denis


P.S. : Je voudrais remercier ici SYLIRE qui a présenté en novembre "Lambeaux" de Charles Juliet et qui m'a ainsi donné l'envie de lire un livre de l'auteur : n'hésitez pas à allez visiter son aticle très intéressant sur ce lien  "Lambeaux"

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 18:40



 




Qui sont les fées, ces créatures mystérieuses et bienveillantes présentes autour de nous à chaque instant et en tout lieu, qui veillent sur notre destin et que pourtant, nous ne voyons jamais ou presque ? Ce livre vous révélera les secrets de certaines d’entre elles. Peut-être les avez-vous déjà croisées ?

  Album féériquement illustré, fenêtre sur un monde magique à découvrir.


Un livre jeunesse écrit par Lenia Major et illustré par Cathy Delanssay.
Paru en octobre 2006 chez Balivernes Editions

 J'aime beaucoup l'illustratrice Cathy Delanssay


                                    N'hésitez pas à aller visiter son blog

                                      
http://lagouttederosee.blogspot.com




 Et il y a encore d'autres magnifiques livres sur les fées , dont ceux-ci :










 

 Il y a même un livre avec ton joli prénom , pet't fee !!!








 





 Je dédie cette page  à pet't fee qui m'a gentiment discerné un Prix  " I LOVE YOUR BLOG " sur son blog et comme je sais que sa passion ce sont les fées et les anges , je pense que cela lui fera plaisir !






De tout coeur,
Fabienne
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 15:08








































































 J'aime beaucoup ce style d'images victoriennes pleines de douceur, de pureté et de romantisme .
 J'en profite  , par la même occasion pour remonter dans l'histoire et me plonger dans ce qu'était la littérature  et le roman de cette époque victorienne .

La littérature victorienne, conditionnée par le climat de l’époque, reçoit son empreinte profonde des forces intellectuelles nouvelles. La prose domine, propice à l’exposé des problèmes religieux et des controverses que pose la pensée scientifique face à l’idéalisme. Mill (1806-1873) représente, en l’assouplissant, l’utilitarisme ; Darwin (1809-1882) l’évolutionnisme dont l’influence est la plus féconde du siècle. La géologie nie que la création du monde date de quatre mille ans. Herbert Spencer (1820-1903) édifie une histoire génétique de l’univers, ambitieuse mais moins efficace que l’œuvre de cet admirable décanteur d’idées qu’est Thomas Henry Huxley (1825-1895), biologiste, théologien, pédagogue. L’histoire garde des liens avec le romantisme de Walter Scott, mais s’oriente vers l’interprétation sociale et économique avec Thomas Babington Macaulay (1800-1859) et philosophique aussi avec Henry Thomas Buckle (1821-1862), disciple de Comte. La critique, appliquée à la société, la pensée religieuse, la littérature trouvent en Matthew Arnold (1822-1888) un esprit nourri de classicisme et élargi par le cosmopolitisme, l’influence de Goethe et de Sainte-Beuve. Thomas Carlyle (1795-1881), correspondant de Goethe, se fait le propagateur d’un germanisme qui imprègne sa doctrine du héros et son style, riche de fulgurations prophétiques et d’effets à la Rembrandt. En contraste complet, Newman (1801-1890) représente, par les voies de la logique et d’une intuition toute bergsonienne, une dialectique subtile, personnelle dans son admirable autobiographie Apologia pro vita sua  (1869), générale dans son Essay on the Development of Christian Doctrine  : 1845, date de sa conversion au catholicisme, donc de la victoire du mouvement d’Oxford. Ruskin (1819-1900) prépare le triomphe de l’esthétisme par sa défense de Turner et des préraphaélites et son propre style somptueux, mais sa philosophie de l’art est plus gênée qu’enrichie par son généreux prophétisme social moralisant.




Le roman victorien, patronné par la bourgeoisie, doit sa variété, sa vitalité et son originalité aux forces vives des artisans consciencieux et des génies qui lui assurent un triomphe autochtone incontestable mais non pas international. Le conformisme et l’isolationnisme retardent longtemps le plein épanouissement des méthodes réalistes pratiquées sur le continent. Dickens (1812-1870), réformateur efficace des tares sociales, frère des humbles, crée par son imagination et son humour des personnages qui ont le relief d’un Falstaff ou d’un Hamlet  : il est le génie le plus national que l’Angleterre ait produit avec Shakespeare. Autour de lui gravitent quantité de talents qui exploitent le "  roman social  " pour dénoncer l’industrialisme et le machinisme  : Benjamin Disraeli (1804-1881), observateur des "  deux nations  ", surtout de l’aristocratie en raison de ses fonctions de ministre  ; Charles Kingsley (1819-1875), fondateur de la "  Muscular Christianity  ", doctrine d’action issue de Carlyle  ; Mrs.  Gaskell (1810-1865), qui a pris avec la grande misère des villes un contact direct encore qu’insuffisant quant aux conditions économiques. Charlotte Brontë (1816-1855) a sa place ici par Shirley   (1849), mais Jane Eyre   (1847), autobiographie transposée, par sa passion maîtrisée transcende son époque. Sa sœur Emily (1818-1848) porte à son point d’incandescence les élans mystiques d’un amour dont la mort est l’assouvissement fatal  ; Les Hauts de Hurlevent   (Wuthering Heights  , 1847), malgré ses attaches avec le romantisme, est une très grande œuvre intemporelle. Thackeray (1811-1863) met en pratique un réalisme rival de celui de Dickens, mais visant un autre objectif  : la dissection swiftienne du snobisme dans une société dont il accepte la structure, ce que nous offre son chef-d’œuvre Vanity Fair   (1847-1848). Bien qu’il se réclame de la franchise de Fielding, il ne réussit pas à l’incorporer dans Pendennis  , qui aurait pu être un vrai Bildungsroman.   Le réalisme, prenant conscience de lui-même, favorise les interventions directes, les professions de foi chez Thackeray, Anthony Trollope, George Eliot et George Meredith. Anthony Trollope (1815-1882) est un romancier régionaliste et un peintre du clergé, admirable artisan et artiste dont la cote a grandi depuis la dernière guerre. George Eliot (Mary Anne Evans, 1819-1880) domine tout le roman victorien par son génie philosophique et les exigences de son réalisme psychologique au bénéfice des humbles  ; pour elle, le roman est "  élargissement de nos sympathies humaines  ", idéal pleinement accompli dans ses chefs-d’œuvre  : Adam Bede   (1859), Le Moulin sur la Floss   (The Mill on the Floss  , 1860) et Middlemarch   (1871-1872), ce dernier considéré par certains critiques comme le plus grand des romans anglais.


Au fil du siècle, le roman en reflète fidèlement les tendances  ; le victorianisme, dans ses institutions religieuses et familiales, est attaqué de front par Butler dans son grand roman "  séminal  ", Ainsi va toute chair   (The Way of All Flesh,   1903), et dans son culte du machinisme par le biais du roman d’anticipation, précurseur de la science-fiction, Erewhon   (1872). Le socialisme communisant nous offre l’antithèse  : le roman rétrospectif moyenâgeux de William Morris, Nouvelles de nulle part   (News from Nowhere  , 1891). L’exotisme est une inspiration centrale chez Stevenson  ; exploité par l’art du génial conteur qu’est Kipling, il se met au service de l’impérialisme. C’est une très riche variété d’exotisme, mais dans le temps, que réalise le grand critique et esthète, disciple de Platon et de Hegel, Walter Pater, avec Marius the Epicurean   (1885, 1892). George Gissing fait violence à ses goûts d’érudit et applique un réalisme relativement audacieux aux questions sociales, au féminisme dans Femmes en trop   (The Odd Women,   1893), annonçant l’ère des "  suffragettes  ". La poésie et la philosophie, dans l’inspiration et dans la technique, imprègnent les œuvres romantiques de Meredith (1828-1909), y compris leur sommet, The Egoist   (1879), et celles de Thomas Hardy (1840-1928) qui donne à ses évocations régionalistes des dimensions épiques, ainsi dans Tess d’Urberville   (Tess of the D’Urbervilles  , 1891).







Fabienne
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 23:23



 James ENSOR

  ( Ostende , 1860 - 1949 )


James Ensor


Ensor n'avait ni Dieu ni maître , pas plus qu'il n'eut de disciple.
Ensor l'Ostendais avait grandi dans l'ombre d'un père aussi anglais qu'anti-conformiste , parmi les coquillages , animaux empaillés , et autres masques et chinoiseries qui peuplaient la boutique familiale.
Hormis son séjour , de 17 à 20 ans , à l'Académie des Beaux - Arts de Bruxelles , Ensor n'a guère quitté sa ville natale.
Ostende la lumineuse , Ostende la carnavalesque
est l'antre de l'artiste et le fil conducteur de son oeuvre .
La première moitié de la vie d'Ensor fut sans conteste la plus productive,
celle aussi où il fut le plus conspué des peintres , incompris du public,
éreinté par la presse ( mais il le lui rend bien ) ,
soutenu seulement par une poignée d'amis écrivains , comme Verhaeren
et Demolder qui clament son génie.
Son pinceau a fait naître une palette de couleurs crues
rongées par la lumière , un univers bigarré et féroce,
peuplé de masques , de démons et de squelettes.
D'un seul tenant , Ensor annonce le surréalisme
autant que le fauvisme , et tout le siècle qui vient.
Cet esprit libre , qui avait l'humour et la plume acides
et payait ses factures en eaux-fortes
( "les biftecks d'Ensor" disaient les commerçants !),
aura une influence prépondérante dans l'histoire
de l'art européen.
La reconnaissance lui vint avec le nouveau siècle.
On le fit baron ( il ne prit la nationalité Belge qu'en 1929 ),
on l'accabla d'honneurs, on lui consacra de grandes
rétrospectives internationales ,
et le n°27 de la rue de flandres , à Ostende
devint un lieu culte ( aujourd'hui musée )
où le Maître assagi jouait de l'harmonium
et recevait ses contemporains.


Quelques peintures de James Ensor













 


James Ensor au chapeau fleuri ( détail)
Une parodie du Portrait de Rubens par lui-même





 






Musée & maison James Ensor à Ostende


                                                                                                  Fabienne

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 13:40
 
  
                                    " Aimer " 





 " Je t'aime non seulement pour ce que tu es mais pour ce que je suis quand nous sommes ensemble ."    - Roy Croft - 
 

" Ce qui ressemble à l'amour est toujours de l'amour."
                                           - Tristan Bernard - 


" L'amour est à la vie,
  ce qu'est le talent à la peinture,
  sans lui elle n'a de valeur,
  il la fait belle."
                  - François Le Priol -    


" Les sentiments et la tendresse
sont les deux organes principaux de l'amour."
                                       - Anonyme -        
 

" Se voir le plus possible et s'aimer seulement,
  Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
  Sans qu'un désir nous trompe, ou qu'un remords nous ronge,
  Vivre à deux et donner son coeur à tout moment. "                    
                                               - Alfred De Musset -


" Aimer ne peut être que joie et bonheur , sinon ce n'est pas de l'amour."


" Aimer , c'est trouver dans l'autre la complémentarité et l'harmonie."


" Aimer est la véritable respiration de l'âme."


" L'amour est l'énergie qui développe notre goût de vivre et sublime notre destinée."


" Aimer , c'est unir deux personnes en une pour que cette alchimie développe son  mystère ."  


" Le bonheur d'aimer , c'est vivre en conscience la plus belle récompense de la condition humaine."


" Aimer , c'est allumer même en plein hiver , les feux de la passion."

  
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Fabienne
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 08:27

                                                   ALPHABET

  

 






A        c'est l'âne agaçant l'agnelle ,

B        c'est le boulevard sans bout ,

C        la compote sans cannelle ,

D        le diable qui dort debout .



E        c'est l'école , les élèves ,

F         le furet féru de grec ,
                                                                 
G        la grive grisant la grève ,

H        c'est la hache et l'homme avec .



I          c'est l'ibis berçant son île ,

J         le jardin sans jardinier ,

K        le képi du chef kabyle ,

L        le lièvre fou à lier .



M        c'est le manteau bleu des mages ,

N        la neige bordant le nid ,

O        l'oranger pris dans l'orage ,

P        le pain léger de Paris .



Q       c'est la quille sur le quai ,

R        la rapière d'or du roi ,

S        le serpent qui s'est masqué ,

T        la tour au-dessus des toits .



U       c'est l'usine qui s'allume ,

V        le vol du vent dans la voile ,

W      le wattman de lune ,

X       le xylophone aux étoiles .



Y       c'est les yeux doux du yack  
         Oublié dans le zodiaque ,                                                                      
                                                                                                                     
Z       le zigzag brusque du zèbre
 Qui s'enfuit dans les ténèbres                                                          

         Malheureux parce qu'il est
         Le dernier de l'alphabet .

                         - Maurice Carême -


                                     Ce poème est extrait de ce receuil de poèmes




Fabienne
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 22:03


 Il me tient à coeur de vous présenter ce livre qui est très intéressant        
" Des lieux , des écrivains "
                                                                                                                  
 de Jacques Franck  , publié par " La renaissance du Livre " .

 Ce livre débute avec une belle phrase d'Edgar Poe :

" Ceux qui rêvent de jour ont conscience de bien des choses qui échappent à ceux
  qui rêvent seulement la nuit ."








Il est des lieux où rôde l'ombre d'écrivains , des hôtels où une oeuvre a germé , où une illumination a infléchi le destin d'un auteur .
Des lieux , enfin, suffisamment conservés pour que l'on puisse , par la récréation de la mémoire et de la lecture , mettre ses pas dans ceux de ces auteurs , contempler ce qui les a inspirés et lire , par- dessus leur épaule , les pages qu'ils y écrivirent .

Jacques Franck nous invite , tout au long de ce voyage littéraire , à revivre la rencontre du narrateur d'A la recherche du temps perdu avec Albertine et le baron de Charlus à Cabourg - Balbec ; accompagner Agatha Christie au Pera Palas d'Istanbul et prendre l'Orient - Express avec elle ; relire La Mort à Venise à l'endroit même où Thomas Mann s'est heurté au tragique de la beauté ; descendre à l'Hôtel Cadogan où s'est brisée la vie d' Oscar Wilde ...


Jacques Franck est rédacteur en chef honoraire de " La Libre Belgique " , dont il est toujours un chroniqueur très apprécié . Il fut membre du Conseil supérieur de la langue française et président de la Presse du spectacle .
Il est l'auteur d'une suite de chroniques à propos du temps qui passe , réunies sous le titre " Temps forts " ( 1999).
En juillet 2003 , le roi Albert II l'a fait baron.

 Critique littéraire émérite, il fut aussi parmi les premiers admirateurs de Maurice Béjart et Frédéric Flamand. 

Fabienne
                                                                                         

 

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