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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 06:00






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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 19:32







La Plume et l'Encrier

Que de choses dans un encrier ! disait quelqu'un qui se trouvait chez un poète ; que de belles choses ! Quelle sera la première œuvre qui en sortira ? Un admirable ouvrage sans doute.
- C'est tout simplement admirable, répondit aussitôt la voix de l'encrier ; tout ce qu'il y a de plus admirable ! répéta-t-il, en prenant à témoin la plume et les autres objets placés sur le bureau. Que de choses en moi ... on a quelque peine à le concevoir ... Il est vrai que je l'ignore moi-même et que je serais fort embarrassé de dire ce qui en sort quand une plume vient de s'y plonger. Une seule de mes gouttes suffit pour une demi-page : que ne contient pas celle-ci ! C'est de moi que naissent toutes les œuvres du maître de céans. C'est dans moi qu'il puise ces considérations subtiles, ces héros aimables, ces paysages séduisants qui emplissent tant de livres. Je n'y comprends rien, et la nature me laisse absolument indifférent ; mais qu'importe : tout cela n'en a pas moins sa source en moi, et cela me suffit.
- Vous avez parfaitement raison de vous en contenter, répliqua la plume ; cela prouve que vous ne réfléchissez pas, car si vous aviez le don de la réflexion, vous comprendriez que votre rôle est tout différent de ce que vous le croyez. Vous fournissez la matière qui me sert à rendre visible ce qui vit en moi ; vous ne contenez que de l'encre, l'ami, pas autre chose. C'est moi, la plume, qui écris ; il n'est pas un homme qui le conteste et, cependant, beaucoup parmi les hommes s'entendent à la poésie autant qu'un vieil encrier.
- Vous avez le verbe bien haut pour une personne d'aussi peu d'expérience ; car, vous ne datez guère que d'une semaine, ma mie, et vous voici déjà dans un lamentable état. Vous imagineriez-vous par hasard que mes œuvres sont les vôtres ? Oh ! la belle histoire ! Plumes d'oie ou plumes d'acier, vous êtes toutes les mêmes et ne valez pas mieux les unes que les autres. A vous le soin machinal de reporter sur le papier ce que je renferme quand l'homme vient me consulter. Que m'empruntera-t-il la prochaine fois ? Je serais curieux de le savoir.
- Pataud ! conclut la plume.
Cependant, le poète était dans une vive surexcitation d'esprit lorsqu'il rentra, le soir. Il avait assisté à un concert et subi le charme irrésistible d'un incomparable violoniste. Sous le jeu inspiré de l'artiste, l'instrument s'était animé et avait exhalé son âme en débordantes harmonies.
Le poète avait cru entendre chanter son propre cœur, chanter avec une voix divine comme en ont parfois des femmes. On eût dit que tout vibrait dans ce violon, les cordes, la chanterelle, la caisse, pour arriver à une plus grande intensité d'expression. Bien que le jeu du virtuose fût d'une science extrême, l'exécution semblait n'être qu'un enfantillage : à peine voyait-on parfois l'archet effleurer les cordes ; c'était à donner à chacun l'envie d'en faire autant avec un violon qui paraissait chanter de lui-même, un archet qui semblait aller tout seul. L'artiste était oublié, lui, qui pourtant les faisait ce qu'ils étaient, en faisant passer en eux une parcelle de son génie. Mais le poète se souvenait et s'asseyant à sa table, il prit sa plume pour écrire ce que lui dictaient ses impressions.
« Combien ce serait folie à l'archet et au violon de s'enorgueillir de leurs mérites ! Et cependant nous l'avons cette folie, nous autres poètes, artistes, inventeurs ou savants. Nous chantons nos louanges, nous sommes fiers de nos œuvres, et nous oublions que nous sommes des instruments dont joue le Créateur. Honneur à lui seul ! Nous n'avons rien dont nous puissions nous enorgueillir.»
Sur ce thème, le poète développa une parabole, qu'il intitula l'Ouvrier et les instruments.
- A bon entendeur, salut ! mon cher, dit la plume à l'encrier, après le départ du maître. Vous avez bien compris ce que j'ai écrit et ce qu'il vient de relire tout haut ?
- Naturellement, puisque c'est chez moi que vous êtes venue le chercher, la belle. Je vous conseille de faire votre profit de la leçon, car vous ne péchez pas, d'ordinaire, par excès de modestie. Mais vous n'avez pas même senti qu'on s'amusait à vos dépens !
- Vieille cruche ! répliqua la plume.
- Vieux balai ! riposta l'encrier.
Et chacun d'eux resta convaincu d'avoir réduit son adversaire au silence par des raisons écrasantes. Avec une conviction semblable, on a la conscience tranquille et l'on dort bien ; aussi s'endormirent-ils tous deux du sommeil du juste.
Cependant, le poète ne dormait pas, lui ; les idées se pressaient dans sa tête comme les notes sous l'archet du violoniste, tantôt fraîches et cristallines comme les perles égrenées par les cascades, tantôt impétueuses comme les rafales de la tempête dans la forêt. Il vibrait tout entier sous la main du Maître Suprême. Honneur à lui seul !


                  Conte d'Andersen


 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 17:10



Ce jour , j'ai encore été gâtée par deux aminautes ! Ces petites attentions m'ont fait chaud au coeur et c'est très sincèrement que je remercie :


 Brigitte " ecureuilbleu " du blog UNE BONNE NOUVELLE PAR JOUR


pour le magnifique bracelet remporté grâce à la POMDEPIN du mois d'août














        et Béatrice du blog de KIMCAT

pour le magnifique marque-pages de son livre LISABELLE
qui va rejoindre notre collection








Encore merci à vous pour votre gentillesse et je voudrais aussi vous dire par la même occasion que je suis très heureuse de vous connaître grâce à l'univers des Blogs !







" AMITIE , LIEN INEXPLICABLE ET IMPALPABLE QUI RELIE CERTAINS ÊTRES. "

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 11:44



Coup de coeur en découvrant ces magnifiques illustrations de fées by Carmen Keys.
En voici quelques -unes mais n'hésitez pas à aller voir son site où vous en découvrirez encore beaucoup d'autres ...


























































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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 08:00


Envie de vous faire découvrir cette réédition  du livre de Julos Beaucarne pour qui j'ai beaucoup d'admiration.



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Parution Espace Nord février 2009

 

« Mon terroir c'est les galaxies » Julos Beaucarne




Ce matin là

Ouvrant la porte du monde 

Il vit tous les peuples rassemblés sur le perron 

Avec leur turban et leur chapeau 

Avec leur chèche et leur bandeau 

Et là-dessus planait la conscience universelle bleue 

Et sur des cheveux de femme brillait la lumière 

Et les enfants jetaient en l'air des fusées diffuses….

 

 


Dans la bouche de Julos, le mot terroir a des constellations qui ont pour noms fraternité et facétie. Et une sagesse au goût de pomme. Sous la plume de Beaucarne, les galaxies sont la banlieue de Tourinnes-la-Grosse, c'est-à-dire de nulle part ou de partout. On y plante des betteraves et des pagodes. Celles-là même, sortes de temples post-industriels dressés vers l'infini, que le poète a imaginé à partir de tourets de chantier.

Fils très spirituel de Léonard de Vinci et Lao-Tseu, cet authentique taoïste wallon a le « taquinoir aiguisé». Julos Beaucarne écrit comme il chante, la tendresse et la malice ourlent la profondeur de ses odes à l'amour du genre humain, du genre féminin et de Dame nature.

Malgré la violence et la bêtise sans cesse recommencée, il clame son allégeance à la vie et la force des énergies renouvelables que sont la beauté partageuse et le rire équitable. 

Julos Beaucarne est indémodable, lui qui n'a jamais été à la mode mais en avance. « Vélorutionnaire » avant la lettre, il pédale pour éclairer nos temps obscurs d'une lueur boréale. 

Ces poésies, aphorismes, rêveries, ces pages d'écriture d'écolier sans âge ont l'œil frais de la truite arc-en-ciel. Ces textes magnifiques sont un vrai cadeau. 





         


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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:00







 L'automne


Le matin se rapproche du soir.
Le soleil a perdu son éclat.
La forêt se couvre de moire,
Et, au moindre vent ,
Les branches frémissent
En perdant quelques feuilles fripées.
Seuls les pins restent verts
Comme pour narguer le temps.
Les oiseaux silencieux se cachent,
Seuls les geais au cri perçant
Annoncent leur présence.
çà et là des corbeaux,
Plantés très haut comme des guetteurs
semblent monter la garde,
Lançant leurs cris inquiétants.
Les champs découpés en parts
Vertes et brunes nous indiquent
les semailles.


            Michel Frostin

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 06:00




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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 20:39




 PHOTO
http://www.arroukatchee.fr


L'amitié des deux chacals

Conte d'Egypte

Il y a fort longtemps, vivaient dans l'immensité du désert deux chacals qui s'aimaient d'une amitié sincère, un peu comme s'aiment deux frères. Ils s'entraidaient et chacun pouvait compter sur l'autre en cas de coup dur. Ils partageaient les mêmes peines mais aussi les mêmes joies. Ils ne frayaient avec aucun autre animal préférant passer tout leur temps ensemble. Ensemble, ils recherchaient leur nourriture. Ensemble ils buvaient et mangeaient. Ensemble ils se rafraîchissaient à l'ombre des mêmes rares arbres du désert lorsque le soleil les tourmentaient de ses ardents trop ardents.

Or un jour, alors qu'ils étaient à la recherche de nourriture, l'un à côté de l'autre, sur un terrain aride et brûlé de soleil, ils virent surgissant devant eux un lion affamé qui était lui aussi à la recherche d'une proie. Plutôt que de fuir, les deux amis s'immobilisèrent et firent face à l'ennemi avec opiniâtreté. Le lion fort surpris ne put s'empêcher de leur demander :
- Eh bien, pourriez-vous m'expliquer par quel prodige vous ne vous êtes pas enfui à mon approche ? Etes-vous inconscients ? Ne voyez-vous pas que je suis affamé et à la recherche de nourriture ?
L'un des deux chacals prit la parole et dit :
- Pour sûr, ô seigneur ! Nous sommes fort conscients de cet état de fait. Nous avons vu que tu étais en chasse et que tu allais te jeter sur nous et nous dévorer. Nous avons cependant décidé de ne pas fuir. Quoi que nous fassions, aussi vite que nous puissions courir, tu nous rattraperais. Nous avons donc décidé de ne pas fuir. Nous préférons que tu ne sois pas épuisé au moment où tu décideras de nous dévorer. Nous préférons mourir rapidement et non souffrir par une mort lente.

Le lion qui avait écouté avec attention les paroles du chacal lui dit :
- Le roi des animaux n'est pas en colère d'entendre des paroles sincères. Il sait reconnaître le courage et l'audace de ses sujets. Il se doit d'être grand et généreux envers ses sujets sans défense.

Sur ce, le roi du désert disparut et depuis ce jour, il accorda la paix aux deux chacals.



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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 11:50


Pour les fidèles du blog , vous connaissez ma passion pour les chats autour des illustrations et belles images de cet adorable félin et ce jour , ce sont les illustrations de Cecily que je vous offre !
J'ai eu un coup de coeur en les découvrant ...



chatdelondres (cecily 2009) par cecilydevil

Chat de Londres






chatdeparis (cecily 2009) par cecilydevil


Chat de Paris






chatparisbynight par cecilydevil




Chat Paris By Night







chatdevenise (cecily 2009) par cecilydevil


Chat de Venise






pinkat par cecilydevil




Chat Rose







chaculamini par cecilydevil



Chat Vampire






souslapluie_cecily par cecilydevil



Chat sous la pluie




wonderchatoune par cecilydevil


Wonder chat / Merveilleux chat





chatgourmand par cecilydevil



Chat gourmand



 ( SOURCE PHOTOS FLICK.FR )

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 07:00


Envie de vous présenter ce jour ce Receuil de poésies de Michel Frostin , que m'a offert gentiment ma voisine , qui n'est autre que la fille de ce monsieur.

Quelques mots sur Michel , une enfance difficile , la guerre , divers métiers , bûcheron, menuisier.
Puis, il y aura la famille , le tourbillon de joies et de peines d'une vie.

Aujourd'hui , Michel a quatre-vingt onze ans , il aura attentu la quatrième saison de son existence , pour enfin réaliser sa passion , écrire.

Ecrire un recueil de poèmes qui évoque les thèmes qui lui sont chers, la nature , les souvenirs et les sentiments.







Editions du Scribe d'Opale - 74 pages - 2008



A la page 5 de ce recueil , voilà ce qu'il y est écrit :


Pour ouvrir cette porte , il y a 3 clés

La première pour se comprendre,

La deuxième pour s'apprécier ,

La troisième pour s'aimer,

et quand elle s'ouvre,

c'est le bonheur qui apparaît.

Aimons-nous , Aimons le bonheur

ça n'a pas de prix.


- Michel Frostin -


J'ai eu un coup de coeur pour cette page et c'est avec plaisir que je vous ferai découvrir quelques-uns de ses poèmes.
N'hésitez-pas à laisser vos commentaires car je sais à quel point , cela fera grand plaisir à Michel !

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