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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 20:32
La promesse de Lola de Cecilia Samartin (L'Archipel)

La promesse de Lola de Cecilia Samartin

(L'Archipel - Juin 2014 - 384 pages)

Traduit de l'anglais (américain) par Maryline Beury

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J'ai reçu ce livre par Sibylle qui travaille avec les éditions L'Archipel, et je reconnais que je n'aurais jamais lu ce livre sans cette occasion, car mes lecteurs fidèles savent que je ne suis pas très fan de livres plutôt destinés aux "lectrices" !!! En bonus, il y a les recettes de Lola !!!

Alors, oui, j'aurais dû être déçu par ce livre et j'avoue avoir apprécié ce livre écrit avec simplicité pour une histoire qui est loin d'être "fleur bleue" car même si l'on nous dit que l'objectif de Lola est de réconcilier sa famille, il faut avouer qu'il va y avoir des événements plutôt graves qui vont "casser" l'ambiance familiale.

On va surtout suivre Sebastian, né avec une malformation cardiaque, et sa grand-mère, "abuela" Lola. Sebastian a lutté pour vivre dans le même temps où sa grand-mère a laiss s'enfumer sa maison ne maîtrisant plus sa cuisine. Et on les retrouve 10 ans plus tard... Sebastian est alors "persécuté" par ses camarades de classe, surtout Keith. Le seul plaisir de l'enfant est de se rendre chez Lola à la sortie de l'école.

Et un soir, il retrouve sa grand-mère à terre, inerte. Il la croit morte et elle part en urgence à l'hôpital où elle entre dans un coma qui semble irréversible. Mais, elle se réveille et reprend vie pour le plaisir de sa famille, réunie à cette occasion. Elle rentre chez elle et comme toujours, on lui interdit de cuisiner. Tous les jours ses repas lui sont apportés. Seulement, le "choc" de son hospitalisation l'a changée. Elle se décolore les cheveux en rouge et se remet à la cuisine, laissant son "bungalow" dans un désordre "absolu". Sebastian accepte ces changements mais sa mère Gloria, fille de Lola, ne comprend pas cette métamorphose. Lola n'en tient pas compte et est heureuse de partager sa culture à travers ses plats tels le Mofongo ou le cochinillo asado.

Pendant ce temps, à l'école, Sebastian continue à être humilié et à la maison il assiste avec sa grande soeur Jennifer à la séparation de ses parents Gloria et Dean. Le père s'intéresse à Miss Ashworth, la belle institutrice de son fils, et par maladresse il lui a laissé sa carte de visite l'invitant à boire un café avec elle. La carte a été interceptée par Sebastian qui ne voulait pas voir ses parents se déchirer. Malheureusement, Gloria a découvert la carte invitant alors Dean à quitter le domicile conjugal.

Lola apprend tout cela et inlassablement, elle continue à cuisiner invitant ses enfants et petits-enfants à se réunir autour de ses plats, ce qui n'est pas simple car les conflits familiaux persistent.

Il y aura une tragédie, un jour... qui va bouleverser la famille, c'est dire, que ce livre est surprenant. L'auteure veut nous apporter du "baume au coeur", mais en même temps elle ne fait pas de "cadeaux" à ses personnages, les malmenant, cassant le confort que l'on pourrait espérer de cette histoire.

C'est ce côté-là qui a été pour moi le révélateur, me montrant qu'un livre n'est pas à voir qu'à travers des "stéréotypes", car un auteur peut efficacement brouiller les pistes du "conformisme" littéraire.

A lire donc, pour être surpris, avec des rebondissements aussi et surtout. Et encore merci pour ce partenariat avec l'Archipel.

Bonne lecture,

Denis

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 20:28
La mère coupable de Beaumarchais (Pochothèque)

L'autre Tartuffe ou la mère coupable

de Augustin Caron de Beaumarchais

(Livre de Poche - Pochothèque)

Introduction et commentaires de Jean-Pierre de Beaumarchais

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Une première version a été écrite en 1785 mais la version définitive de 1790 voit son texte s'imprégner des mots de la Révolution notamment avec l'abandon des titres de noblesse.

L'auteur a décrit sa pièce comme "une intrigue de comédie, fondue dans le pathétique d'un drame". Sa pièce fut représentée en 1792 puis il fallut attendre 1797 et le retour d'exil de l'auteur pour que l'édition dite "définitive" soit jouée enfin par la Comédie Française qui n'avait pas eu droit de représenter la pièce en 1791.

 

La pièce débute quand Suzanne et Figaro discutent pour dire qu'ils ne comprennent pas pourquoi leurs maîtres ont migré à Paris quittant l'Espagne pour un pays en pleine révolution. Sans doute à cause de cet irlandais, Bégearss, un intrigant. Alors, pour avoir son oreille, ils feignent de se disputer tout le temps. Et de fait, l'homme veut épouser Florestine, la flle adoptive du comte et de la comtesse Almaviva, espérant au passage s'emparer par héritage de leur fortune.

Le Comte va explorer avec Bégearss un écrin qui appartient à la Comtesse et là, il apprend que Leon n'est pas son fils. La pression monte alors dans la famille, surtout quand Bégearss dit à la Comtesse que leur fille adoptive est en fait la fille naturelle du Comte. Pendant que ces querelles prennent de l'ampleur, Figaro et Suzanne vont tout faire pour que Bégearss ne puisse pas épouser Florestine, tandis que c'est la place de Léon d'épouser la jeune femme qui se dit être sa soeur alors qu'ils n'ont pas de lien du sang...

On retrouve dans cette pièce l'esprit des oeuvres de Goldoni. Arlequin est devenu Figaro et les valets sont toujours là pour éclairer leurs maîtres sur les manoeuvres des intrigants pour dérober leurs biens.

 

Il convient de rappeler ici que "La Mère Coupable" est la fin de la trilogie de Figaro, après "Le barbier de Séville" et "Le mariage de Figaro", sans oublier que le titre de cette pièce est "L'autre Tartuffe ou la mère coupable". Tartuffe, c'est l'imposteur, en référence à Molière et ici on trouve trois imposteurs : la comtesse, le comte et Bégéarss. Les "purs" sont les domestiques et les deux jeunes : Léon et Florestine.

 

Une pièce qui n'est pas sa meilleure mais qui a le mérite de s'imprégner de "l'air du temps", celui de la Révolution, qui vient  "troubler" les familles aristocratiques. Fin d'une époque qui va conduire ensuite au romantisme et à ses "drames", occasionnant une nouvelle rupture dans le monde du théâtre.

Bonne lecture,

 

Denis

Livre lu dans le cadre du challenge d'Ankya "2014, je lis du théâtre"

Livre lu dans le cadre du challenge d'Ankya "2014, je lis du théâtre"

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 20:53
Home de Toni Morrison (Christian Bourgois)

Home de Toni Morrison (Christian Bourgois - 152 pages - Août 2012)

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christine Laferrrière

Edition originale USA : 2012 - Titre "Home"

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Toni Morrison,née en 1931, prix Nobel de Littérature en 1993, a publié 10 romans. C'est dire que son oeuvre est "rare". Elle se défend d'être écrivain féministe même si ses personnages principaux sont des femmes martyrisées. On retrouve dans "Home" ce thème et d'autres aussi qu'elle a développés tout au long de son oeuvre : la condition des noirs, la violence...

Ce livre est très court et je ne cacherai pas que j'ai été un peu déçu par la fin, un peu comme si l'auteure s'était "lassée" de son histoire, l'abandonnant à son lecteur... Ceci étant, son style est magnifique, sa construction narrative est passionnante. Ainsi, elle présente chaque protagoniste dans une "courte biographie" pour rappeler les moments principaux de leur vie et leur rapport avec Franck Money qui reste le personnage principal.

Il est rentré de la guerre de Corée, dans les années 50, psychologiquement meurtri, avec en lui une violence pas souvent maîtrisée. On le voit au début du roman dans un "hôpital - asile", d'où il va s'échapper une nuit. La chance va lui sourire pour rejoindre son "home" en Georgie, là où il a vécu avec sa soeur Cee, son père et sa grand-mère démoniaque Lenore, car il trouve en chemin des gens pour l'aider. Et pourtant, il a un mal être en lui de voir dans quelles conditions vivent les noirs de ces années de lutte pour être enfin reconnus.

Lily l'avait abandonnée car elle ne supportait plus de vivre avec Frank, le premier homme qu'elle ait aimé sans doute avec trop de ferveur par rapport à ce qu'il pouvait lui apporter en retour. Frank veut surtout à présent sauver sa soeur Cee, faible, qui s'est laissée maltraiter par un médecin blanc qui a fait de la noire qu'elle est un cobaye pour ses recherches sur l'eugénisme...

Un "road movie" en quelque sorte où les destinées se mêlent dans les souvenirs et en italique entre deux chapitres des pages écrites par Frank et qui servent de lien entre ces chapitres dédiés aux personnages qui ont accompagné la vie de Frank. C'est là qu'est la magie de l'auteure. Ces tranches de vie sont fascinantes.

 

Même si "Home" peut décevoir, la langue de Toni Morrison est là, toujours présente et le lecteur que je suis a envie de reprendre toute son oeuvre dans l'ordre pour revivre son univers, celui qui l'habite depuis ses débuts littéraires avec : The Bluest Eye (Holt, Rinehart & Winston) 1970 . L'œil le plus bleu, 1994. Un livre qui m'a alors fait découvrir l'auteure.

 

Je remercie Christelle qui m'a envoyé ce livre pour lecture car je le répète, malgré ma très légère déception avec "Home", l'univers de l'auteure est revenu en moi et j'entends bien revenir à son oeuvre très vite...

 

Bonne lecture,

Denis

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 21:06
Little Bird de Craig Johnson (Gallmeister - Totem)

Little Bird de Craig Johnson

(Gallmeister - collection Totem - 422 pages - 2011)

Première édition en France 2009

Titre original : The cold Dish - 2005

Traduit de l'anglais (USA) par Sophie Aslanides

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C'est toujours étonnant qu'un titre étranger soit traduit en un autre titre dans ladite langue. On croit avoir un titre non traduit et puis on se rend compte que ce titre n'a rien à voir avec l'original. C'est un petit bemol sans conséquences pour un roman qui a permis de nous faire connaitre un personnage qui va être récurrent dans tous les livres suivants de l'auteur : Walt Longmire.

Vous allez me sentir grincheux mais je me pose la question insoluble !!! : pourquoi la littérature "policière" a besoin d'un héros qui revient de livre en livre (les exemples sont innombrables entre Hercule Poirot, Maigret, Wallander...) alors que Flaubert ne nous a pas "abreuvé" de livres où Charles Bovary reviendrait inlassablement, Stendhal avec Julien Sorel... Certes Albert Cohen a reconduit certains de ses personnages de livre en livre mais on est loin d'être dans des "séries" (comme les "saisons" pour les séries TV) ?

 

Alors, il faut tout de même que je dise que je me suis attaché à Walt Longmire, ce sherif élu (oui élu, je dis bien) dans un comté imaginaire du très réel Wyoming. Le roman débute comme il se termine avec des oies qu'observe avec beaucoup d'attention notre brave homme, solitaire, envieux d'une retraite bien méritée.

 

Seulement, son concepteur, Craig Johnson en a décidé autrement dès la première ligne du roman : "- Bob Barnes dit qu'ils ont trouvé un corps sur les terres du Bureau d'Aménagement du Territoire... Ligne une. // Elle avait peut-être frappé à la porte, mais je n'avais pas entendu parce que j'observais les oies. J'observe beaucoup les oies en automne, quand les jours raccourcissent et que la glace ciselle les contours rocheux de Clear Creek".

Et le livre se referme sur les oies : (page 422) "J'entendais encore les oies voler lorsqu'il ouvrit deux canettes de thé glacé et qu'il m'en tendit une".

Le roman se passe sur quelques jours avec donc un cadavre sur les bras dès le début du livre. Un ancien violeur qui plus est. Cody avait fait partie du quatuor qui avait violé il y a deux ans Melissa Little Bird, une jeune indienne ingénue. Le père ne s'en est jamais remis. Il est donc désigné comme un des meurtriers potentiels. Walt prend son temps pour étudier les paramètres qui devraient conduire au coupable. En premier, il y a l'arme du crime car il faut être bon tireur pour tuer de loin avec tant de précision. Tout va se compliquer mais renforcer les "soupçons" quand un deuxième violeur est abattu...

 

Comme toujours avec les romans policiers, il ne faut pas trop en dire pour que le lecteur n'ait pas d'indices avant de lire lui-même l'histoire. Et bien sûr, la fin est improbable.

 

On a donc bien tous les ingrédients, les "standards" (comme pour le jazz) du genre mais le traitement fait par l'auteur est très intéressant. Il sait nous dire qu'il faudra être patient, qu'il n'y aura pas du suspens à toutes les pages car Walt Longmire n'est pas un sherif comme les autres. Il a besoin des autres pour faire avancer son enquête et en premier son ami indien Henry Standing Bear car il connait très bien l'histoire de Melissa et de sa famille puisqu'il a des liens du sang avec eux et puis il est très fort en balistique. Tout est vu à travers Walt puisque le récit est un "je" qui permet d'aller au plus profond des pensées, des hésitations, des retours en arrière de la mémoire. Mais ne vous y trompez pas, Walt Longmire est un sherif avant tout et il sait être violent quand il en éprouve le besoin. S'il n'avait pas la notoriété qui est la sienne, il aurait sans doute eu des déconvenues à cause de ces soudaines violences. J'avoue que sa violence m'a incommodé mais bon, l'intention n'était pas de m'identifier au héros... La nature est omniprésente dans ce roman surtout que l'on est dans la saison du blizzard, du climat rude tel qu'il se vit dans le Wyoming qui ne simplifie pas la situation quand on cherche des traces pour retrouver un meutrier...

 

J'ai très envie de continuer à cotoyer ce drôle de bonhomme, veuf, père d'une fille fantôme, avocate et en quête d'amour même si sa vie ne favorise pas des rencontres durables, en témoigne l'échec de sa tentative avec Vonnie... Un style parfait pour un livre très réussi à qui sait accepter qu'un roman de ce "genre" soit avant tout de la littérature où l'on s'attarde sur la psychologie des personnages, sur leurs faits et gestes, au rythme du temps.

 

Bonne lecture,

 

Denis

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 16:47
1914 : une guerre par accident de Georges Ayache (Pygmalion)

1914 : une guerre par accident de Georges Ayache

(Pygmalion - janvier 2012 - 350 pages)

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La première phrase de la 4e de couverture résume bien le sujet :

"Ce livre fait froid dans le dos !"

 

L'auteur, ancien diplomate, historien et universitaire est spécialiste des relations internationales. Et son livre est bel et bien centré sur la diplomatie et pour cette période, c'est le signe de l'échec.

Une diplomatie "molle", pleine de bonne volonté mais impuissante à arrêter une guerre, qui aurait pu être évitée.

 

L'attentat de Sarajevo contre l'archiduc François-Ferdinand, en ce dimanche du 28 juin 1914, a jeté un froid sur cet été qui s'annoçait pourtant radieux. Il était venu avec son épouse Sophie dans cette ville serbe pour y rencontrer les dignitaires du pays et y fêter ses 14 ans de mariage. Princip et ses amis "révolutionnaires" ont compris que c'était le jour idéal pour "frapper" et se débarrasser de cet héritier du trône austro-hongrois qui entendait bien absorber la Serbie dans le giron de son empire. Un premier attentat râte mais l'archiduc repart en voiture par le même trajet et cette fois la cible n'est pas râtée. La nouvelle se répand très vite en Europe, ne semblant affecter personne, en premier le vieil empereur austro-hongrois.

 

Seulement, ce sont alors 37 jours de crise européenne sui vont s'ensuivre. L'auteur suit jour après jour les réactions des pays inflents : France, Angleterre et Russie (Triple entente pas toujours très cordiale) ; Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie (Triple alliance !!! pas très unie). Toujours est-il que l'Autriche-Hongrie envoie un ultimatum aux serbes après qu'elle n'aura pas eu droit d'aller enquêter sur le terrain, courant juillet.

La France, engluée dans l'affaire Caillaux qui secoue la politique nationale, se sent en état de "neutralité". L'Angleterre, de son côté, réaffirme à la Russie du Tsar Nicolas II en état de survie, qu'elle restera fidèle à ses engagements. Les allemands restent prudents pour défendre leur principal allié. On se regarde en chien de faillance. Les diplomates ont bien du mal à comprendre les enjeux des uns et des autres.

 

Et puis, la Russie ordonne la mobilisation générale fin juillet et quand le tsar veut l'arrêter, il est trop tard. Le Luxembourg est envahi par les allemands. Ils hésitent encore à entrer en Belgique, comme si personne ne voulait déclarer la guerre aux autres pour ne pas être celui par qui le mal sera arrivé.

La France vient de subir un nouveau choc alors que le procès lui s'est bien terminé pour les Caillaux : c'est l'assassinat de Jean Jaurès le 31 juillet.

La spirale infernale est lancée et "presque par hasard", la guerre démarre sur plusieurs fronts : la Belgique, la Russie...

 

L'auteur montre avec pertinence ces indécisions qui ont fait la singularité de ce début de "grande guerre" qui devait durer au pire jusqu'à Noël. Et il fait un parallèle avec le début de la 2e guerre mondiale : Churchill, Asquith, Grey, Poincaré, Clémenceau, le Kaiser, l'empereur ou le tsar n'étaient pas des conquérants comme Hitler. Il n'y avait pas de tels hommes à la tête des pays européens et des réunions de concertation entre les différents pays auraient pu être suffisantes pour éviter les futurs massacres presque "subis".

 

Effarent !!! A l'image du traité de paix de Versailles de 1919 qui a permis aux "extrêmistes" de s'imposer par la suite.

N'oublions pas cela dans notre XXIe siècle où nos dirigeants font à nouveau la part belle aux extrêmistes !!! par leur attitude "passive".

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

(Ce livre s'inscrit dans mon parcours "histoire et littérature autour de la Grande Guerre, que l'on peut suivre sur ma page facebook)

https://www.facebook.com/groups/220863991406739/

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:15
La Serva amorosa de Carlo Goldoni (Avant-Scène théâtre)

La Serva amorosa de Carlo Goldoni

(Avant-scène théâtre - octobre 2009 - 112 pages)

Adaptation de Michael Stampe et Christophe Lidon

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Ce numéro de l'Avant-scène reprenait le texte et les photos du spectacle pcréé le 17 septembre 2009 au théâtre Hébertot avec comme acteurs principaux : Clémentine Célarié (Coraline) - Robert Hirsch (Ottavio) - Claire Nadeau (Béatrice) - Denis Berner (Arlequin)...

 

Créée en 1752 à Venise, la "Serva amorosa" est une pièce marquée par une confiance en l'homme, proche en cela de la philosophie des Lumières. Elle nous livre une vision particulièrement humaniste de l'honnêteté et des valeurs. Elle parvient à faire triompher la justice grâce à toutes sortes de stratagèmes, de déguisements, de subterfuges.

 

Carlo Goldoni (1707-1793) a été avocat pour plaire à son père mais au bout d'un an il rejoint une troupe théâtrale et écrit alors de nombreux textes tant pour Venise que, plus tard, pour Paris. Il a permis d'ouvrir la voix au théâtre italien moderne et a écrit plus de 200 textes. Goldoni va reprendre la "comedia dell'arte en la dépouillant de son language stéréotypé. Il veut transposer la vie au théâtre.

 

Trois actes divisés en scènes plus ou moins courtes pour rétablir les droits d'un fils "répudié" à cause d'une belle-mère qui veut que son fils devienne héritier.

 

Pantalon vient plaider la cause de Florindo, le fils d'Ottavio qu'il a fait mettre dehors sur demande de Béatrice, la nouvelle épouse d'Ottavio. Une maîtresse femme qui domine son vieux mari. Béatrice refuse toute compromission et met dehors Pantalon. C'est son fils Lelio qui doit hériter.

 

Coraline, la servante d'Ottavio, est partie vivre avec Florindo et elle entend bien l'aider à reconquérir ses droits et à le marier avec Rosaura, la fille de Pantalon. Car dans les comédies, il faut bien sûr qu'il y ait des mariages à arranger, des biens à acquérir... Tout cela est bien mené par Goldoni et il faut avouer que l'on prend un grand plaisir à lire ce texte bien construit, au style fluide et limpide.

 

Arlequin est présent aussi. Ici son rôle est "amoindri" et c'est une femme, Coraline qui "prend le pouvoir" de la révolte contre une femme qui veut usurper des droits car elle s'est mariée avec un vieillard uniquement pour le "voler". Et le pauvre Ottavio qui veut la paix se laisse mener par Béatrice, d'autant qu'elle sait l'amadouer, lui dire tout l'amour qu'elle a pour lui.

 

Comme je le disais plus haut, les déguisements ont leur importance car c'est ainsi que Coraline aura la possibilité d'avoir du pouvoir, car une servante est peu écoutée...

 

On imagine, bien sûr, que tout finira bien pour Ottavio et Florindo. Totuefois, on se laisse prendre au jeu et un vrai plaisir de lecture s'installe. C'était une première lecture de cet auteur et j'avoue que je serai bien heureux de lire d'autres textes de lui.

Bonne lecture,

Denis

Livre lu dans le cadre du challenge d'Ankya "2014, je lis du théâtre". Un premier semestre qui va s'achever avec une pièce de Beaumarché. De très riches heures de lecture entre "origines" et XVIIIe siècle. Le second semestre sera consacré aux XIXe, XXe et XXie siècle.

Livre lu dans le cadre du challenge d'Ankya "2014, je lis du théâtre". Un premier semestre qui va s'achever avec une pièce de Beaumarché. De très riches heures de lecture entre "origines" et XVIIIe siècle. Le second semestre sera consacré aux XIXe, XXe et XXie siècle.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 06:00
Madame Proust d'Evelyne Bloch-Dano (Livre de Poche)

Madame Proust d'Evelyne Bloch-Dano

(Le Livre de Poche - 380 pages)

2004 et 2006 pour l'édition de poche

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J'ai acheté ce livre l'an dernier à Cabourg dans le cadre du salon du livre "proustien". D'ailleurs, le livre a obtenu le "prix du Cercle Littéraire proustien de Cabourg-Balbec". L'auteure avait écrit une "Madame Zola" et elle a récidivé avec "Madame Proust". Mais tout le même sait que Proust ne s'est pas marié et Madame Proust est donc Jeanne Proust, née Weil... la mère (ou plutôt la "maman" de Marcel), celle que l'on retrouve tout au long de l'oeuvre du fils et de sa vaste correspondance avec elle.

Jeanne est juive, née en 1849. Sa famille vient d'Alsace et d'Allemagne mais elle a fait de Paris un lieu de "conquête", car il y a eu des "entrepreneurs" dans la famille à l'image de Nathan Weil, le grand-père de Marcel.

 

Adrien Proust, lui, n'est as juif. Il a 15 ans de plus que Jeanne et elle est encore jeune femme quand ils se rencontrent en 1870. Lui est déjà un médecin reconnu pour ses travaux sur le choléra, sur l'hygiène. Marier une juive à un non-juif ne gêne pas les Weil car M. Proust est un homme mur, sérieux qui plait à la famille. Le mariage est arrangé entre les deux familles. Là encore, il y a des écarts significatifs entre les deux cultures : Les Weil sont "bourgeois", installés dans les beaux quartiers de Paris, avec résidence secondaire à Auteuil, tandis que les Proust sont des "campagnards", habitant à Illiers (Combray dans l'oeuvre de Marcel), suffisant loin de Paris pour l'époque pour ne pas y venir, même à l'occasion du mariage du fils.

 

Ainsi, Jeanne a de la culture. Elle aime lire, jouer du panier, les mondanités, aussi. Le milieu bourgeois impose d'avoir des domestiques, de sortir ou recevoir l'après-midi, aller au théâtre le soir et lire, lire... Pendant ce temps, Adrien travaille, voyage pour son métier... Jeanne accouche de deux fils : Marcel en 1871 et Robert en 1874. Le mariage a eu lieu juste avant Sedan et la déroute française qui a conduit à la Commune et à l'insécurité pour les bourgeois, si bien que Marcel est né dans un contexte ténébreux. On a cru qu'il ne vivrait pas, mais il survit et la vie reprend un cours normal. Jeanne s'attache à ce que ses deux fils s'entendent bien car elle veut une famille nie, épanouie.

 

L'auteure nous donne les "petits ragauds" qui ont tourné autour des Proust : un docteur très honorable qui savait sacrifier "à la bagatelle", Jeanne fermant les yeux sur ses incartades. Certaines mauvaises langues ont même pensé que les problèmes gynécologiques qui ont conduit Jeanne à aller "aux bains" pour sa santé dans le Bearn, par exemple, auraient pu être dus à la syphilis contractée auprès d'Adrien (lui, l'homme de l'hygiène !!!). Le petit Marcel pratiquait l'onanisme devenue "maladie" aux yeux de son père... C'est dire qu'Evelyne Bloch-Dano va réellement dans l'intimité familiale, ne cachant rien de ce qui peut "faire mal", car on imagine mal les Proust avec des "déviances".

 

Bref, l'auteure réaffirme que la "famille Proust est honorable" et qu'elle a compté dans la vie bourgeoise du Paris de la Seconde moitié du XIXe siècle, forgeant la culture de Marcel, tellement attaché à sa mère. L'intérêt du livre vient aussi de la perception que l'on peut avoir de l'oeuvre du fils au regard de la vie familiale, ce qui montre une nouvelle fois, que l'enfance et la vie quotidienne façonnent un écrivain et influent sur son écriture "romanesque".

 

J'ai trouvé beaucoup d'intérêt à lire ce livre au moment où j'arrive à la fin de mon "année Proust" qui m'a permis de lire l'intégralité de "A la recherche du temps perdu" en un an à raison de 10 pages par jour dans le format Pléiade. Il éclaire certains thèmes du roman très autobiographique, comme on le savait déjà.

 

Et je remercie Malika du blog "Les trois petits bouquins..." d'avoir eu l'idée d'une lecture commune. Son avis est plus mitigé.

 

Un livre à lire pour aller dans les marges de la vie de Marcel, au coeur de l'intime, car on sait combien ensuite la mort de sa mère l'a marqué. Travail rigoureux aussi, digne d'un historien des "moeurs" et elle donne ses sources tout au long du livre. Du sérieux pour une famille pas si sérieuse que cela... Méfiez-vous de "l'eau qui dort"...

 

Bonne lecture,

 

Denis

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 20:08
Mithridate de Jean Racine (Folio - théâtre)

Mithridate de Jean Racine (Folio - théâtre - 160 pages)

Edition présentée, établie et annotée par Georges Forestier ----------------------------

 

Mithridate s'est montré un courageux adversaire de Rome presque "indestructible" !!! Il a été trahi par son propre fils, rejeté par ses soldats l'obligeant à se faire transpercer par un de ses derniers fidèles. Cette mort en a fait l'un des emblèmes tragiques de la résistance à l'impérialisme romain, le rangeant dans les "héros - types" de tragédie.

Louis XIV a beaucoup aimé la pièce mais par la suite la tragédie a vécu un long purgatoire.

 

Racine reprend la théorie d'Aristote qui dit qu'une bonne tragédie doit s'appuyer sur une mort entre membres d'une même famille, la trahison d'un fils allant bien ici avec l'esprit de "Mithridate". La force de Racine est de faire de cette mort un "coup de théâtre, à la manière de Cinna de Corneille. Et Racine introduit également une histoire d'amour et de rivalité amoureuse, créant ainsi une tragédie dans la structure dite "d'action complexe". Racine a longtemps résisté à ce style car Corneille en avat fait la manière de ses pièces et Racine voulait se détacher du "maître". Mithridate a été un oppresseur avant de devenir une victime. Racine montre également le défaut qu'il avait d'être très jaloux.

 

Acte I : On dit que Mithridate est mort. Xipharès est resté fidèle à son père tandis que depuis longtemps déjà, Pharnace est acquis à la cause romaine. Et en plus, les deux fils et le père aiment la même femme, Monime. Elle ne cèdera jamais aux romains qui ont tué son père. Très vite, on annonce le retour de Mithridate.

 

Acte II : Mithridate explique qu'il a été vaincu par les romains et a dû fuir clandestinement. Il comprend que Pharnace l'a doublement trahi : par les armes et par l'amour. Par contre il fait l'éloge de son autre fils.

 

Acte III : Mithridate s'entretient avec ses deux fils de son projet de reconquête de l'Italie. Il interroge directement celle qu'il doit épouser qui dit alors aimer Xiphares, car il veut savoir où en sont ces "amours", lui qui se montre très jaloux.

 

Acte IV : Mithridate isole Xiphares, lequel fait ses adieux à Monime ce qui montre à quel point Mithridate peut être tyrannique. Et brusquement, il comprend qu'à cause de cette femme, il a failli écarter son fils qui lui est d'un grand secours dans ses faits d'arme. Et Pharnace est prêt à se rendre aux romains qui sont aux portes de la ville.

 

Acte V : Monime tente de s'empoisonner mais Mithridate veut la sauver tandis que lui n'a plus aucun espoir de vivre...

 

Amours et loyauté contrariées tout au long de la tragédie qui montre bien ces retournements de situation entre des personnages qui ne sont plus vraiment maîtres de leur destinée.

 

Cette tragédie est à lire d'autant qu'elle est moins connue que les autres oeuvres de Racine. Elle est intéressante dans le contexte du XVIIe siècle qui a été le siècle du grand retour à la tragédie.

 

Bonne lecture,

Denis

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 20:10

Voici le message que j'ai reçu de "l'école de l'absolu" :

 

 

 L’Ecole de l’Absolu, groupe né en octobre 2013 sur les bancs de la Sorbonne, compte pour membres Aly, son directeur, Mathilde Allain, et Ganimula. 

 

L’Ecole de l’Absolu tient pour impropre l’auto-fiction qui tient actuellement les rênes de la littérature. Celle-ci provient de la course à l’originalité, qui, depuis Rimbaud, a poussé poètes et romanciers à ne plus considérer la beauté du langage, ni les enjeux du texte, mais la seule innovation. Au XXème siècle, les surréalistes se sont révoltés contre un roman qu’ils jugeaient creux. Leur tentative s’est prolongée avec le Nouveau Roman. Marguerite Duras a, la première, illustré le genre de l’auto-fiction, avec brio. Toutefois ceux qui l’ont suivi n’ont pas su faire de même.

 

Le nom d’ « absolu » provient de Victor Chklovsky, formaliste russe. Il a été employé par des écrivains tels Antonin Artaud, dans sa critique du surréalisme, dans L’ombilic des limbes.  Nous reprenons la théorie de Genette, énoncée dans Palimpsestes, étoffée dans son Introduction à l’archi-genre. Pour lui, il existe trois genres régnant au-dessus des autres, lyrique, dramatique, et narratif. L’Ecole de l’Absolu répond à Genette, en disant qu’il peut exister une autre forme d’écrit, absolu, regroupant ces trois archi-genres, ou, pour le dire plus simplement, les formes du roman, du théâtre, de la poésie. Formes qui nous semblent aujourd’hui dépassées, pour des raisons que nous aurions le plaisir de vous énoncer de vive voix.

 

Nous avons publié I1, I2, I3 de Ganimula, qui est entré dans le catalogue de Paris-Sorbonne, et de la médiathèque de Châtillon. Nous avons donnés trois interviews, au journal de Châtillon, aux websines l’Ivre de Lire et Le P’tit Ecrivain,

 

                                                                       L'Ecole de l'Absolu

 

http://ecoledelabsolu.fr

 

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N'hésitez pas à aller voir le site et à découvrir ce concept littéraire innovant.

 

Denis

 

 

 

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 16:19
Je n'emporte rien du monde de Clémence Boulouque (Gallimard)

Je n'emporte rien du monde de Clémence Boulouque

(Gallimard - 92 pages - décembre 2012)

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Qui a vécu la mort brutale d'un père comprendra le sens des mots de Clémence Boulouque avec "acuité" : Page 72 : "...Avoir l'âge de ses blessures malgré les années accumulées. Avoir deux âges. J'avais encore treize ans à l'époque. J'aurai toujours treize ans. Depuis, j'ai aussi seize ans. Mes trente ans et des poussières, eux, ne font que passer... Ces deux âges, que d'autres ont mieux qui moi connus, ont été fracturés par des douleurs précoces".

Clémence Boulouque est devenue écrivaine en faisant un premier récit " en 2003 "Mort d'un silence", écrit pendant que les tours de Manhattan tombaient à New York, et dans lequel elle racontait sa vie d'enfant bouleversée, ravagée par la mort brutale de son père, celui que l'on connaissait comme étant "le juge Boulouque". Il s'est suicidé avec son arme de service alors qu'il enquêtait sur des affaires liées aux attentats de 1986 à Paris, le 13 décembre 1990.

 

Clémence Boulouque, devenue adulte, a voulu raconté ces moments d'angoisse d'une adolescence perturbée par l'obligation d'avoir des gardes du corps et meurtrie par ce drame brutal qui a arrêté les compteurs alors qu'elle avait 13 ans. Trois ans plus tard, sa meilleure amie se suicide en octobre 1993. Elle avat alors 16 ans. Deux drames, deux suicides et en 2012, un nouveau récit "Je n'emporte rien du monde" est écrit par l'auteure qui fait se croiser ces deux drames qu'elle a vécus en pleine adolescence, au moment où l'enfance passe. Premiers amours, intimité entre filles pour parler de la vie, des émois. Et tout vole en éclat quand une amie téléphone pour dire que Julie est morte.

 

La mort du père ressurgit. C'est trop pour une jeune fille, ces morts brutales. Page 59 : "Nos morts et leur principe d'incertitude. // La parenthèse de leurs vies semble parfois incernable, les voix s'échappent, refluent, plus fortes que jamais, plus fortes qu'aujourd'hui, plus fortes que nous, que moi. // Il m'arrive de douter d'avoir jamais eu un père, et une amie qui s'appelait Julie. Et je sais qu'ils sont ici, à force de ne plus y être. Plus forts que s'ils y étaient encore. // Ils nous ont happés, dans leur disparition. Aimer un mort, partager son absence, c'est n'être déjà plus ici".

 

Phrases fortes, des hymnes d'amour et de détresse, seule face à ces morts voulues...

 

Mon père est mort brutalement, lui dans un accident de voiture. J'avais quatorze ans, c'est dire combien ces deux livres de Clémence Boulouque lus à quelques années de distance, m'ont marqué et m'ont rapproché des préoccupations de l'auteur. Ma jeunesse s'est arrêtée un 21 novembre 1970... Et comme Clémence Boulouque, une horloge interne s'est arrêtée ce soir-là.

Le titre du livre est venu d'une citation d'Isaie "Je n'emporte rien du monde", lue à l'occasion du kippour, car les Boulouque sont juifs même si la religion n'est pas le tissu de leur vie. Mais ce jour du Grand Pardon reste une tradition à respecter...

 

Un livre émouvant, comme une litanie, poétique de grande classe de surcroit pour parler des morts et de la vie qu'il y a eu avant, avec le père et Julie, car pour rappel c'est elle qui a conduit à ce nouveau récit de Clémence Boulouque... que je recommence à ceux qui ont vécu ces drames de la mort brutale et aux autres aussi pour qu'ils comprennent mieux ce que l'on ressent dans une adolescence blessée à jamais...

 

Denis

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Published by DENIS - dans LITTERATURE
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