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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 15:55
Tableau de 1838

Tableau de 1838

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 10:54
Condor de Caryl Ferey (Gallimard - Série Noire)

Condor de Caryl Férey

(Gallimard - Série Noire - 413 pages - février 2016)

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Gabriela, d’origine mapuche, est étudiante en cinéma à Santiago. Elle participe à une manifestation un soir en tant que photographe et est troublée quand elle retrouve son amante Camila devenue députée et émeutière à 29 ans.

Gabriela vit chez Stefano, un "retornado" rentré au Chili pour rouvrir un cinéma de quartier. C’est ainsi qu'il a connu Gabriela une de ses clientes assidues. Il lui a offert un coin pour dormir, elle qui est d'une réelle pauvreté.

Un dimanche matin ils vont dans le quartier La Victoria où Ils font une projection tous les dimanches. Brusquement, la séance est interrompue car un jeune adolescent est retrouvé mort. Le quatrième de la semaine. C’est suffisant pour créer un lynchage de la police par les habitants du quartier. Sur la video que Gabriela a faite du cadavre, elle voit comme des traces de drogue. Elle demande alors à Camila de lui donner un nom d’avocat. Elle lui donne celui de son amant, Esteban.

Gabriela tombe sur son étrange associé, Edwards, avocat fiscaliste, qui vient de se mettre dans de drôles de mains, des mafieux liés au groupe Condor qui autrefois tua son père réfugié à Buenos Aires après le coup d’état de Pinochet.

Esteban écrit pendant ses vacances et il vient de rentrer quand son associé lui parle de Gabriela. Ils se rencontrent le jour même et il accepte de l’aider. Ils partent aussitôt enquêter à La Victoria en compagnie du Père Patricio et de Stefano. Ils arrivent jusqu’à un jeune dealer qui détient de la cocaïne. Étrange dans ce quartier pauvre qui ne pourrait jamais acheter une telle drogue !

Gabriela passe la longue soirée avec Esteban. Edwards est arrivé ivre à cette même soirée puis rentré chez lui il appelle Esteban car il veut lui révéler qu’il est en contact avec des anciens membres de Condor. Comme il est sur écoute l'alerte est tout de suite donnée.

L’analyse de la drogue montre que c’est de la cocaïne presque pure. Aussitôt l'alerte est donnée aux autochtones via la TV locale animée par le père de l'ado mort, Cristian.

La suite est à découvrir en lisant ce livre dense, intense aussi où le passé, celui du coup d'état du 11 septembre 1973 et de ses suites : meurtre de Victor Jara dans le stade de Siantiago, la torture pratiquée dans la "Villa Grimaldi"... Tous événements que Stefano a vécu. Il retrouve certains de ses tortionnaires, les hommes de main de Pinochet et sa "clique".

Caryl Férey sait nous restituer l'ambiance de plus en plus angoissante autour de cette histoire de drogue, gérée par ces anciens de "Condor". Le livre est très documenté et maîtrisé de bout en bout par l'auteur.

 

L’opération Condor (en espagnol : Operación Cóndor) est le nom donné à une campagne d'assassinats et de lutte anti-guérilla conduite conjointement par les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien tacite des États-Unis au milieu des années 1970. Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine — dirigées à Santiago du Chili par Augusto Pinochet, à Asuncion par Alfredo Stroessner, à Buenos Aires par Jorge Rafael Videla, à Montevideo par Juan Bordaberry, à Sucre par Hugo Banzer et à Brasilia par Ernesto Geisel —, ont envoyé des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France[1], Italie, Portugal, Espagne...) et aux États-Unis (phase 3 de l'opération Condor, qui culmina avec l'assassinat d'Orlando Letelier, ancien ministre de Salvador Allende, en septembre 1976 à Washington D.C.).

(source Wikipedia)

 

Un livre à lire absolument pour plonger dans l'univers chilien...

(Merci à Fabienne de m'avoir offert ce livre repris dans le coffret "Condor Live" qui contient en plus un CD du spectacle imaginée par Bernard Contat et Caryl Férey - magnifique complément)

Bonne lecture,

Denis

 

Condor de Caryl Ferey (Gallimard - Série Noire)
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 11:24
Un peintre, un tableau : La Montagne Sainte Victoire vue de Bellevue par Paul Cézanne

Cette toile de Paul Cézanne (1839-1903) est l'une d'environ 80 toiles inspirées au peintre par la montagne Sainte-Victoire qui lui était familière depuis sa jeunesse.

Pour rappel, il est né à Aix-en-Provence, non loin de cette montagne.

Je vous renvoie vers un site très intéressant pour approfondir le sujet :

http://www.amisdesaintevictoire.asso.fr/la-montagne-sainte-victoire-et-cezanne.html

Denis

Paul Cézanne en 1861 (image Wikipedia)

Paul Cézanne en 1861 (image Wikipedia)

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 15:30
Romain Gary s'en va-t-en-guerre de Laurent Seksik (Flammarion)

Romain Gary s'en va-t-en-guerre de Laurent Seksik

(Flammarion - janvier 2017 - 228 pages)

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Nina vit seule avec son fils Roman dans le ghetto de Wilno. On est en 1925. Mise en faillite, Nina doit vendre sa collection de livres et elle ne songe plus qu’à partir loin d'ici où, bien que juive, elle n’a aucun espoir. Elle rêve de la France.

Abandonnée de son mari et après la perte de Joseph son fils aîné elle n'a plus rien à faire dans ce pays misérable. Roman n'a pas forcément la même vision de son avenir, prêt à faire le métier de son père, fourreur.

Le père, Arieh Kacew, réapparaît pour dire à Nina et Roman que la pension va être sérieusement diminuée car il va être une nouvelle fois père. Roman espère que son père va lui annoncer son retour à la maison. Il lui dit d’ailleurs qu'il voudrait être fourreur comme lui ce qui ravit son père. Ce dernier n'a pas eu la force de lui dire pourquoi il était venu.

Le lendemain Roman décide de faire l’école buissonnière et déambule dans les rues de Wilno y faisant trois rencontres qui l’aident à réfléchir sur le sens de la vie.

 

 

Deux jours dans la vie de Romain Gary (1914-1980), alors qu'il a neuf ans. Ce sont les 26 et 27janvier 1925.  Laurent Seksik nous plonge dans le ghetto de Wilno (Vilnius - Lithuanie). Wilno est alors incorporée à la Pologne, suite à la Grande Guerre.Romain Gary y est né en 1914. Il en partira avec sa mère en 1928, le reste de sa famille qui demeura à Wilno fut exterminée en 1943, comme le montre l'auteur dans son épilogue.Romain Gary s'appelle encore Roman Kacew au moment des faits racontés dans le roman.

Laurent Seksik nous fait entrer de plein pied dans l'époque et dans le cerveau des deux principaux protagonistes : Nina (de son vrai nom Mina) et Roman, sans oublier le père qui compte beaucoup pour Roman, ce que l'Histoire a eu tendance à oublier...

Deux êtres qui se sont tant aimés et dont on connaît l'ascendant de la mère sur le fils. On sent déjà que Roman n'entend pas se laisser autant influencer qu'on voudrait bien le croire. A 9 ans, il est déterminé à connaître l'environnement dans lequel il vit. Il fait des rencontres déterminantes qui vont lui ouvrir de nouveaux horizons.

Le roman se lit avec grand plaisir et nous introduit dans l'univers du futur Gary - Ajar, nous donnant plus que jamais envie de lire ou relire cet écrivain au destin original.

Merci à Fabienne de m'avoir offert ce livre qui aura été un grand bonheur de lecture à l'ombre du soleil gardois.

Bonne lecture,

Denis 

Romain Gary s'en va-t-en-guerre de Laurent Seksik (Flammarion)
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 11:23
Citation de Jules Renard sur la lecture
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Published by FABIENNE - dans CITATIONS
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 17:45
La petite fille au dé à coudre de Michael Köhlmeier (Jacqueline Chambon)

La petite fille au dé à coudre de Michael Köhlmeier

(Jacqueline Chambon - février 2017 - 111 pages)

Traduit de l'allemand par Marie-Claude Auger

Titre original : Das Mädchen mit dem Fingerhut (Munich - 2014)

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Une sacrée belle découverte que ce court roman de l'auteur allemand Michael Kôhlmeier, né en 1949, dont Jacqueline Chambon (Actes Sud) publie ici un quatrième livre.

La fillette à six ans et son oncle lui dit d’aller passer la journée dans la boutique de Bogdan ce qu'elle fait sans déroger à ses consignes. Bogdan lui donne à manger puis e soir elle s'échappe et rejoint son oncle et ils rentrent au foyer où ils sont hébergés. Mais un soir l’oncle n'est pas là pour la récupérer.

Alors elle va errer dans les rues, cueillie par la police et mise dans un orphelinat dont elle s’évade en compagnie de deux jeunes garçons. Nouvelle errance dans le froid glacial de l'hiver en terre inconnue. C’est alors que l’on apprend son prénom, Yiza et celui de ses compagnons de fuite, Arian et Schamhan. Ils prennent bien soin d'elle mais invariablement ils se retrouvent au poste de police sans rien connaître de la langue dans laquelle on leur parle.

 

Un livre de l'errance et de la découverte du monde "cruel" des adultes, vus par le regard d'enfants égarés, perdus, orphelins de toute famille à qui se raccrocher. Leur amitié est leur force. Ils sont également isolés dans leur langue qui n'est pas celle de la région dans laquelle ils errent.

 

Page 60 : "Ils étaient assis côte à côte dans le car de police, tournant le dos au conducteur, en face d'eux était assis un agent. Ils ne voyaient son visage que dans les phares des voitures qui venaient de l'autre côté. La fenêtre du passager dans leur dos était grillagée. Arian et Yiza ne comprenaient pas la langue de l'agent. Ils ne pouvaient pas répondre. Schamhan comprenait les questions mais faisaitt semblant de ne pas comprendre. // Sans regarder Arian et Yiza, il dit : Parlez pas. Le regardez pas. C'est le mieux. Il le dit une fois dans la langue de Yiza puis dans la langue d'Arian. L'agent ne connaissant ni l'une ni l'autre, il pensa que c'était une et même langue".

 

Un très grand texte qui prouve une fois de plus que ce ne sont pas les livres les plus longs qui sont les meilleurs. On peut écrire des bijoux littéraires en quelques pages.

 

Un méga coup de cœur qui nous rappelle que la littérature de langue allemande n'est pas à oublier car elle a toujours su nous donner des auteurs d'envergure.

Bonne lecture,

Denis

 

 

 

 

La petite fille au dé à coudre de Michael Köhlmeier (Jacqueline Chambon)
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 16:03
Albert Camus, soleil et ombre de Roger Grenier (Folio)

Albert Camus, soleil et ombre - une biographie intellectuelle

par Roger Grenier (Folio - 410 pages -mars 1991)

Première édition : Gallimard 1987

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Roger Grenier (né en 1919) a été un des grands amis d'Albert Camus (1913-1960). Il a eu l'idée de publier un livre passionnant en 1987, reprenant l'intégralité des livres parus d'Albert Camus, sous deux regards : celle de l'ami qui rapporte des "anecdotes" sur la vie de l'écrivain et celle de l'écrivain - journaliste qui analyse les oeuvres une à une, dans l'ordre de leur publication de 1932 à 1959.

Dans son introduction, Roger Grenier précise que "soleil" et "ombre" peuvent caractériser et résumer  l'oeuvre de Camus :le soleil est la place des pauvres et l'ombre celle des nantis.

"La présente étude n'a pas d'autre objet que de l'accompagner dans son itinéraire, et pour ainsi dire pas à pas. Plutôt que de suivre les plans architecturaux qu'il se plaisait à composer, il m'a semblé qu'on retrouvait mieux le courant de l'oeuvre en la suivant tout simplement du premier au dernier livre, comme on suit une rivière depuis sa source". (Page 11-12)

Je recommande chaleureusement ce livre à tous ceux qui ont envie de découvrir (ou redécouvrir) l'oeuvre et l'homme Camus, comme si vous cheminiez à côté de Roger Grenier.

Et bien sûr, l'idéal est d'en profiter pour lire (ou relire) ses oeuvres avec l'éclairage de ce livre.

Bonne lecture,

Denis 

 

Albert Camus, soleil et ombre de Roger Grenier (Folio)
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 17:09
3 expositions de la rentrée : Quai Branly, Le Havre et Les Sables d'Olonne

Voici ce qu'annonce l'agence Alambret pour la rentrée :

Celle du Havre aura ma faveur bien sûr :

 

À court d'idée pour vos calendriers de rentrée...
// Don't Panic //
Alambret s'occupe de tout !
Voici pour vous notre TOP 3 des expositions

Masque au long visage en bois, peint au kaolin.© musée du quai Branly - Jacques Chirac, photo Claude Germain

Musée du quai Branly -
Jacques Chirac

"Les Forêts Natales". Arts d'Afrique équatoriale atlantique

03 oct 2017 - 21 janv 2018

L’Afrique équatoriale atlantique a donné aux arts africains quelques-uns de ses plus exceptionnels chefs-d’œuvre. De la puissance plastique des Fang à l’élégance naturaliste des Punu, c’est plus de 300 œuvres issues des forêts natales du sud de la République du Cameroun à l'ouest de la République du Congo en passant par la Guinée Equatoriale et le Gabon, qui sont réunies pour la première fois, à travers l’exposition « Les Forêts Natales ». Arts d'Afrique équatoriale atlantique au musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Ce grand ensemble de chefs-d’œuvre, couvrant la période du 17e au début du 20e siècle, a vocation à démontrer les correspondances, mutations, et particularités, des formes et des arts de l’Afrique équatoriale atlantique, offrant ainsi un panorama de ses principaux styles artistiques, à la manière d’une histoire de l’art « classique ».

Musée d'art Moderne André Malraux - Le Havre

Impression(s), soleil

10 sept 2017 - 8 oct 2017

C'est un prêt exceptionnel que le musée Marmottan - Monet (Paris) accorde au MuMa : Impression, soleil levant, tableau emblématique de Claude Monet, revient, le temps d'une exposition, dans la ville où il a été peint.

Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872, huile sur toile, 50 × 65 cm. Paris, Musée Marmottan Monet © Bridgeman Images

L’exposition réunit autour de ce chef d’œuvre plus de 30 œuvres qui, prenant comme cadre la même ville en ce moment particulier de l’aurore ou du crépuscule, l’ont précédé ou lui ont succédé. Joseph Mallord William Turner, Gustave Le Gray, Eugène Boudin, Raoul Dufy et Félix Vallotton accompagnent donc Monet et nous livrent une vision du Havre transcendée par les effets lumineux. Telle une conclusion des festivités estivales du 500ème anniversaire du Havre, l’exposition rappelle combien cette ville a été inspirante pour de nombreux artistes

Gaston Chaissac © Robert Doisneau 1952

Musée de l'Abbaye Sainte-Croix -
Les Sables d'Olonnes (MASC)

Gaston Chaissac

15 oct 2017 - 14 janv 2018

Le Musée de l’Abbaye Sainte-Croix (MASC) conserve la plus importante collection publique consacrée à l’œuvre de Gaston Chaissac. À l'occasion d'un nouveau dépôt d’une centaine d’œuvres de l’artiste, cette rétrospective explore toutes les facettes de son oeuvre, dessins, peintures, objets, correspondances, depuis ses débuts, fin des années 1930, jusqu'au début des années 1960, durant lesquelles il fit connaissance du grand public.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 16:34
Personne ne gagne de Jack Black (Monsieur Toussaint Louverture)

Personne ne gagne de Jack Black

(Monsieur Toussaint Louverture -

collection "Les grands animaux" - mai 2017 - 470 pages)

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jeanne Toulouse et Nicolas Vidalenc

Préface de Thomas Vinau

Postface de William S. Burroughs

Titre original : "You can't win"

 

Paru en France en 2008 avec cette traduction sous le titre :"Yegg, autoportrait d'un honorable hors-la-loi (Les Fondeurs de Briques)"

Paru une première fois en 1932, traduit par M. Lemierre, chez Gallimard sous le titre "Rien à faire... Souvenirs d'un cambrioleur américain"

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Voici un titre enfin proche du titre original pour un livre autobiographique d'un drôle de "bonhomme" au nom en forme de pseudonyme : Jack Black (1871-1932). Son vrai nom pourrait être Thomas Callaghan.

D'entrée de jeu, on comprend que l'on va avoir là un livre étonnant. Et il l'est assurément. On entre de plein pied dans sa vie qu'il décrit sans langue de bois.

 

Ainsi, John entreprend de raconter sa vie de "mauvais garçon". Et pourtant tout avait bien commencé par ses trois années d’études en pensionnat chez les Sœurs.

Il s’est intéressé au sort des frères James dont Jesse un des durs à été assassiné. A quatorze ans il part dans un collège public pour parachever son éducation et a aimé plus que jamais lire les histoires de gangsters à l'image de ces frères James.

À seize ans il arrête l’école et doit travailler pour payer sa pension. Il trouve un emploi chez in vendeur de tabac et encaisse les créances du laitier. C’est alors qu’il fait la connaissance de Julia une prostituée et qu’il fait un cours séjour en prison suite à une rafle dans la maison close.

Par la suite un cambriolage va conduire son ami Smiler à être tué par la femme chez qui ils venaient dérober les bijoux. Bien que complice il n’a rien avoué et s’est retrouvé en prison présenté comme un héros auprès des autres détenus. Son procès se termine par un acquittement qu’il avait pressenti en s’enfuyant du tribunal pendant la délibération. Il part en train mais est repéré et arrêté. Il fait dix jours de prison et retrouve très vite ses deux compagnons de prison de Salt Lake city libérés à leur tour.

Il fait quelques coups avec Sanc puis avec d'autres. Il va à Denver mais sa base reste San Francisco et ses environs . Régulièrement il se fait choper et écope de quelques jours de prison.

Georges est amené à tuer un homme qui calomniait une amie sûre Mary. Il a pu échapper à la condamnation pour meurtre et continue à faire équipe avec John pour des cambriolages​ alimentaires.

De pérégrinations en cambriolages en tout genre passant plusieurs fois par la case prison il vit de plus en plus souvent au Canada et l'opium devient son quotidien au même titre que des cambriolages.

En 30 ans de cambriolages, Jack passe la moitié de son temps en prison car la malchance s'acharne sur lui constamment. Il a beau s'évader, fuir en train le plus souvent, il finit toujours par se faire arrêter.

Il va connaître les prisons dans toute leur horreur, entre maltraitance, camisole de force. On aimerait tant que ce "gentleman cambrioleur" échappe aux policiers tellement perspicaces, surtout quand certains s'en font leur complice!

Quand il décide de se "ranger", il va avoir deux tâches à accomplir : supprimer l'opium de sa vie et plus encore tout faire pour améliorer la vie des détenus dans les années 20 aux U.S.A.

Son goût pour la lecture le conduit à écrire de manière très littéraire ses "aventures tumultueuses".

Il y a assez peu de paragraphes. Les phrases se suivent tel un fleuve déversant ses mots en continu, sans nous laisser le temps de respirer.

Un grand livre pour nous faire vivre ces années difficiles du début du XXe siècle aux U.S.A. où les hommes se font aussi bien cambrioleurs que chercheurs d'or. On circule beaucoup grâce au train et presque tout est permis malgré la répression plutôt efficace.

 

Merci à Anaïs de l'agence Anne & Arnaud de m'avoir permis de lire ce roman envoûtant.

Comme toujours, Monsieur Toussaint Louverture, est un éditeur de grand talent qui sait nous dénicher de sacrés auteurs.

Bonne lecture,

Denis

 

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Published by DENIS - dans LITTERATURE
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 15:25
L'énigme Gerstein d'Alain Le Ninèze (HD-Ateliers Henry Dougier)

L'énigme Gerstein d'Alain Le Ninèze

(HD - Ateliers Henry Dougier - Collection "Littérature"

- 266 pages - mai 2017)

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Kurt Gerstein (1905-1945) est protestant convaincu et antinazi depuis  1933.

Quand il apprend qu'une parente âgée de 16 ans et internée en hôpital psychiatrique est morte brutalement puis immédiatement incinérée On est alors en Allemagne en 1941. Il comprend qu’il y a quelque chose de louche. Il décide de s'engager dans les Wafen SS pour mieux approcher le mal et le combattre de l’intérieur.

Est-il sincère ? Selon certains témoignages il aurait eu l’idée de s’engager avant de connaître le sort de Bertha.

C'est là un mystère qu'Alain Le Ninèze espère découvrir avec ce roman. Il entend aller au plus près du personnage, citant ses sources à chaque fois qu'il écrit une "scène romanesque", nous révélant ainsi la part fictive et la part historique.

Kurt Gerstein est affecté aux services chimiques de l'Institut d'hygiène de Berlin et comprend en 1942  qu'une nouvelle étape est franchie dans l’elimination des « sous hommes » après lui avoir demande de fournir en très grosse quantité de l'acide prussique, également connu sous le nom de zyklon.

Et c’est ainsi que parti de Berlin il prend livraison de la cargaison en Tchécoslovaquie pour se rendre à Lublin. La destination finale est Belzec un des camps d'extermination en Pologne. Il est amené à suivre une séance de gazage de juifs. On lui montre la même exécution à Treblinka. Pendant qu'il rentre à Berlin il s'entretient dans le train avec un représentant de l'ambassade de Suède à Berlin et lui demande de transmettre son témoignage en Suède à faire suivre au gouvernement anglais. Puis il témoigne devant un évêque lequel ne veut pas en référer au Pape.

Gerstein a réussi à Belzec à faire enterrer pour défaut les boîtes de gaz mais il a peur qu'une nouvelle commande arrive sur son bureau. Il songe au suicide ou au divorce pour protéger sa famille s'il devait être arrêté. Il a toujours sur lui à présent un revolver et une ampoule de cyanure au cas où…

Ce qu'il a vu l'a traumatisé à jamais et au moment de Noël 1942 il est plus mal que jamais.

En mai 43, il est promu lieutenant et les commandes arrivent avec demande d'envoi mensuel. Il réussit à faire détruire le premier chargement en provoquant un accident avec le camion.

Seulement, il est impossible de venir à bout de cette "solution finale" et il se montre bien impuissant. Il se dit réaliste mais hélas, il a participé "malgré lui" au génocide juif et les "alliés" ne sont pas prêts à lui pardonner d'avoir livré le gaz criminel...

 

Je ne connaissais pas du tout ce Kurt Gerstein. On voudrait avoir de la sympathie pour lui car on le croit sincère d'avoir tenté de l'intérieur d'intervenir pour éviter des morts ! Mais, difficile d'avoir de la vraie compassion pour lui.

Sujet délicat qu'Alain Le Ninize maîtrise au maximum, recoupant les sources et rappelant que la fiction s'est emparée avant lui de ce personnage avec Costa-Gavras avec son film "Amen" en 2002. Et l'historien Saül Friedlander a écrit un livre sur lui : "Gerstein. L'ambiguïté du bien".

 

Un livre exigeant mais qui se lit très bien, découpé en très courts chapitres : 168 pour 265 pages.

A conseiller à tous les passionnés d'histoire et de littérature.

Merci à Nadia Ahmane, attachée de presse de HD Ateliers Henry Dougier de m'avoir adressé ce roman.

Bonne lecture,

Denis

Kurt Gerstein

Kurt Gerstein

Alain Le Ninèze

Alain Le Ninèze

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