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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 16:04
Marque-pages signés Sandrine Brugeras

Sandrine Brugeras m'a contacté pour me présenter ses marque-pages originaux, de très belle facture, sous forme d'une série intitulée "haute couture". N'hésitez pas à la contacter.

Les 3 photos incluses dans cette présentation sont de l'auteure.

 

 

Marques-page de qualité, série "haute couture".
 Format : 15cm x 6cm
Technique utilisée aquarelle
Papier 300 grammes
Format 15x6 cm
Série haute couture (d’autres series a venir)
Entièrement fait main
Ils sont plastifiés
Chaque marque-page est accompagné de son pompon
Ils sont paraphés, signés et tamponnés
Prix :15e (frais de port inclus en lettre suivie)
Disponible ici :
https://atelier-brugeras.com/tableau/34-marque-page-serie-haute-couture

 

Marque-pages signés Sandrine BrugerasMarque-pages signés Sandrine Brugeras
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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 16:31
Hommage à Claude Debussy par Raoul Dufy   ainsi qu'à Bach et Mozart

"Hommage à Claude Debussy" de Raoul Dufy (1952 - huile sur toile - 65 x 73)

(Legs de la veuve de Dufy au Muma du Havre)

 

La musique a toujours eu une place importante dans la vie de Raoul Dufy. Il rendra ainsi hommage à ses compositeurs favoris  : MOZART, BACH et DEBUSSY.

 

Raoul Dufy - hommage à Bach

Raoul Dufy - hommage à Bach

Mozart scène d'orchestre par Raoul Dufy

Mozart scène d'orchestre par Raoul Dufy

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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 10:31
Citation d'Albert Camus sur les bienfaits de l'amitié

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 16:50
Reste la forêt de Mathias Lair (Editions Sans Escale)

Reste la forêt de Mathias Lair

(Editions Sans Escale - Février 2019 - 130 pages)

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Sous-titré "Roman", ce livre pourrait également être un essai sur la forêt, un refuge pour l'être humain.

Un arbre planté dans la propriété au pays de Retz a survécu au passage d'une tondeuse à gazon quand le narrateur était enfant. Depuis, il est devenu un bel arbre, "son arbre" !

Le narrateur, peut-être l'auteur lui-même, a parcouru la forêt depuis son jeune âge, souvent avec son grand-père et jusqu'aux dernières heures de celui-ci. Il allait de branche en branche avec le plaisir de fuir le monde des humains.

La vie d'adulte est arrivée avec toutes ses contraintes et la forêt est redevenue un lieu de retour sur soi, pour y retrouver aussi des moments de sérénité et d'oxygène.

"D'outre-tombe", le grand-père raconte son vécu en forêt.

Et puis, il y a "Petite Anne", née sans amour et qui a trouvé sa voie en humant la forêt. Par la suite, elle a appris les langues indiennes d'Amérique Centrale et du Sud. Elle est partie au Costa Rica à la rencontre des forêts situées à plus de 3 000 mètres d'attitude, son objectif restant d'aller se confronter à la forêt amazonienne.

La ville où nous habitions était au fond d'une vallée, les collines qui l'entouraient étaient toutes en forêt. Ce qui me donnait le sentiment de vivre dans une clairière. C'étaient ses lisières qui m'attiraient. Le passage de la clarté à l'ombre. Franchie cette ligne, c'était comme si j'avais disparu. J'escaladais les grands arbres, je me nichais au plus loin de la terre, j'y passais des après-midis. J'aurais voulu devenir autre chose. Un oiseau peut-être, pour m'envoler. Il me fallait toujours redescendre pour rentrer. Arrivée au sol, je me sentais pataude. Là-haut, je ne sentais plus mon poids. En haut on saute, on virevolte, on chute et on se rattrape. Ici-bas on ne peut rien faire d'autre que mettre un pied devant l'autre, c'est toujours la même chose. (Pages 108-109)

Un livre qui aide à la méditation, à la recherche d'ailleurs, réels ou mentaux par le souvenir.

La poésie s'empare des mots comme la forêt nous offre sa protection. Sans doute très "rousseauiste" mais il faut bien rêver et se trouver des "lieux à soi", qui soient capables de s'approcher de nos aspirations.

 

J'avais lu le premier texte de Mathias Lair en 1979 : "Journal en Lair" (Apostrophe) et j'ai eu plaisir à retrouver cet auteur 40 ans plus tard.

 

Mathias Lair Liaudet est écrivain, philosophe et psychanalyste.

Il a exercé la psychanalyse et pratiqué l'intervention psycho-sociologique.

Poète, essayiste et journaliste, il publie régulièrement en revues et chez de petits éditeurs, sous le nom de Mathias Lair.

Sous le nom de Jean-Claude Liaudet, il publie des ouvrages de psychanalyse destinés au grand public chez L'Archipel, Fayard, Flammarion, Albin Michel, Odile Jacob.

Il a animé les éditions Apostrophe, puis la revue Mot pour Mot qui fut soutenue par le CNL.

Mathias Lair Liaudet a fondé le CALCRE (Comité des Auteurs en Lutte contre le Racket de l’Édition) en 1979 ; a participé aux travaux du CPE (Conseil Permanent des Écrivains) depuis 1980.

Après avoir présidé le SELF (Syndicat des Écrivains de Langue Française), il est devenu Secrétaire général de l’Union des écrivains. Il a également participé au lancement du MOTif (Observatoire du livre et de l’écrit en Île-de-France).

Aujourd’hui, il préside la Commission poésie de la SGDL, il représente l’association en tant que président du Conseil de gestion de la formation des artistes-auteurs de l’Afdas (Fonds d'assurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs).

Il publie en 2016 son premier roman, "L'amour hors sol".

Source : sergesafranediteur.fr

( https://www.babelio.com/auteur/Mathias-Lair/284022 )

 

Je recommande vivement ce roman qui m'a été adressé par Valéry des Editions Sans Escale et que je remercie et félicite pour sa maison d'édition qui mérite d'être découverte.

Reste la forêt de Mathias Lair (Editions Sans Escale)
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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 16:20
Citation de Lao Tzeu sur les bienfaits de la bonté

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 16:42
Nul si découvert de Valérian Guillaume (Editions de l'Olivier)

Nul si découvert de Valérian Guillaume

(Editions de l'Olivier - janvier 2020 - 128 pages)

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Un drôle de bonhomme que le narrateur de cette histoire qui est son histoire !

Avec toutes ces idées qui me brûlaient le cœur je me suis dit qu'il fallait vraiment que je me bouge que je fasse quelque chose alors je suis parti au Corner voir s'il y avait quelque chose à voir et pour ce jeudi matin c'est clair il y avait pas grand monde il y avait même carrément personne

J'ai dit bonjour à Martine et au sourd elle m'a demandé si ça allait et elle m'a donné un petit vere à sa façon pour me changer l'esprit (Incipit page 7)

120 pages pour plonger dans l'esprit de cet homme que l'on imagine comme étant "marginal", un peu "à part", souvent malmené par les autres mais qui sait toujours rebondir, sourire, se sentir heureux. Si on le taquine, c'est pour son bien. Cela veut dire qu'il intéresse les autres.

Dans la vidéo que j'ai mise en fin d'article, l'auteur nous rappelle qu'il est écrivain mais aussi homme de théâtre. Ce premier roman aurait pu être une pièce de théâtre, un long monologue.

 

La mère du narrateur est morte. Martine qu'il apprécie tant et qu'elle sait protéger quand il le faut, dans son bar, lui a conseillé de voir les autres, de ne pas s'enfermer en lui.

Son univers, le seul qu'il connaît et aime, c'est celui du Centre commercial. Il y est comme chez lui et généralement il arrive de bonne heure, à l'ouverture. Il aime être fouillé, surtout par un des vigiles, plus efficace que les autres et qui sait effleurer ses parties plus intimes, au point de lui apporter du bonheur.

Il connaît  tous les magasins, toutes les marques qu'il aime acheter, tous les vendeurs et vendeuses. Son plus grand plaisir reste de participer à des jeux organisés au sein du Carrefour. Il ne gagne jamais mais il se plaît à se confronter aux autres.

Et puis, il sort du Centre Commercial et se rend à la piscine. Il est obnubilé par Leslie, la caissière, si belle et si gentille. Comme il n'avait pas de bonnet, elle lui en a offert. Alors, certes, il est allé nager, il est allé vers les bulles pour s'amuser mais il a surtout attendu avec impatience le moment de sortir pour revoir Leslie et lui parler, surtout que c'était l'heure de la pose cigarette.

Chaque jour alors se reproduit le même déroulement de la journée : le Centre Commercial puis la piscine. Et il trouve toujours quelque chose ou quelqu'un a contemplé pour se sentir heureux.

Ses bonheurs sont simples, comme il l'est lui-même. Seulement, il doit constamment combattre son "démon" qui est en lui et qui devient monstrueux quand il s'empare de son esprit et de son corps. Il ne peut plus se contrôler et les pires ennuis sont susceptibles de survenir. Dans ces moments essentiellement, il transpire à grosses gouttes.

 

Et il dit souvent  "Ah lala" :  comme une ponctuation dans ce monologue sans ponctuation scandé par des paragraphes.

 

Je n'en dirai pas plus sur cette histoire. On a bien ici l'esprit du roman, fait d'émerveillements dans un quotidien que la plupart des lecteurs exécrerait mais dont ce "drôle de bonhomme" en fait son paradis.

Et on vit pendant 120 pages à ses côtés, voire en lui, en se demandant comment il peut rester toujours optimiste alors que des histoires sordides tentent de s'abattre sur lui.

 

J'ai apprécié dans la vidéo le rapprochement que l'auteur fait avec les descriptions précises de Georges Perec en "tentative d'épuisement des lieux" qu'il observe. Je pense que Perec aurait aimé ce roman et ce rapprochement avec son oeuvre.

 

L'auteur m'a envoyé ce roman pour que je lui donne mon sentiment sur son livre.

Je veux toujours être objectif dans mes jugements et je dois avouer bien fort que j'ai vraiment adoré "Nul si découvert", tellement bien écrit, tellement original. Ce livre est un plaisir absolu de lecture et que je recommande chaleureusement.

Bonne lecture,

Denis

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 15:57
Citation de Mathieu Ricard sur la quête du bonheur

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 16:18
Voyelles - poème d'Arthur Rimbaud

                                  Les Voyelles


A, noir; E, blanc; I, rouge; U, vert; O, bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles !
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes,

U, cycles, vibrements divins des mers virides;
Paix des pâtis semés d’animaux; paix des rides
Qu'imprima l’alchimie aux grands fronts studieux.

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges...
— O l’Oméga, rayon violet de ses yeux !

Arthur Rimbaud, Poésies

Ponctuation de la copie de Verlaine insérée dans le Recueil Verlaine de 1871-1872

                                                      --------------------------

Voyelles

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
— O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

Arthur Rimbaud, Poésies - Vers de 1871

(Manuscrit autographe, transmis par Emile Blémont)

 

                                                        ----------------------------- 

Deux versions à peine modifiées du célèbre poème qui côtoie entre autres "Le bateau ivre" que j'ai présenté récemment ici dans le recueil de 1871.

Un poème "haut en couleur" très énigmatique car on a bien du mal à concrétiser une voyelle. Un A qui est présenté comme un "noir" assimilé également à l'ombre.

On a bien sûr l'alpha et l'oméga présentés ici et ce sont les yeux, ceux qui regardent et qui permettent aux voyelles de se colorer, qui "achèvent" le poème.

Vous trouverez beaucoup d'interprétations sur Internet.

Écoutons le poème lu par Marc à la BNF en 2017

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 10:46
Illustration par Marjolaine Fillon      http://marjolainefillon.blogspot.com/

Illustration par Marjolaine Fillon http://marjolainefillon.blogspot.com/

                   Le bateau ivre



Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J’étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots
Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l’oeil niais des falots !

Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sûres,
L’eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l’amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,
Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir !

J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l’assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D’hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.
– Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu’une femme à genoux…

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d’azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l’Europe aux anciens parapets !

J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
– Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,
Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !

Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Arthur Rimbaud, Poésies (1871?)

(Texte sur Internet :  https://www.poetica.fr/poeme-1906/arthur-rimbaud-le-bateau-ivre/ )

 

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On ne connait que trop ce poème qu'il fallait apprendre par coeur !! mais on ne se lasse pas de lire et relire pour "s'enivrer" des mots de Rimbaud.

Le poème est écrit au moment où Rmbaud arrive à Paris en septembre 1871.

C'est un poème débridé qui ne répond à aucune norme "poétique". Est-il utile de tout comprendre dans un tel poème tellement riche et foisonnant d'images?

 Il faut à mon sens réellement se laisser porter par les mots.

Je vous renvoie à ce site qui donne des idées d'interprétation du poème :

http://rimbaudexplique.free.fr/poemes/bateau.html

Merci à Marjolaine Fillon de m'avoir autorisé à illustrer ce poème avec ses illustrations.

Denis

Le bateau ivre d'Arthur Rimbaud
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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 21:03
Le monde n'existe pas de Fabrice Humbert (Gallimard)

Je viens de terminer la lecture " Le monde n'existe pas " de Fabrice Humbert, un thriller entre fiction et réalité, racontant la violence à l'âge des Fake News.


Digne d'une série Américaine, Fabrice Humbert nous transporte à New - York où sur les écrans de Times Square , Adam Vollman, journaliste au New Yorker, croît reconnaître celui qui fût 20 ans au paravant son grand amour : Ethan Shaw.
Celui - ci est recherché pour le viol et l'assassinat d'une jeune Mexicaine de 16 ans.


Adam ne veut pas y croire et il va retourner enquêter à Drysden, où ils se sont connus.
Mais à mesure qu’il se confronte au passé, toutes ses certitudes vacillent...
Roman haletant et réflexion virtuose sur la puissance du récit.
" Le monde n’existe pas " interroge jusqu'au vertige une société aveuglée par le mensonge, où réalité et fiction ne font qu'un.

Un livre que je vous conseille vivement tant pour l'écriture et la façon dont il a été conçu, et j'avoue avoir beaucoup aimé ce mélange entre réalité et fiction qui donne au roman une toute autre dimension.


Beaucoup aimé.


Je suis fidèle à ses romans depuis le début et vraiment là je suis stupéfaite par l'écriture de ce livre.

Fabienne

Le monde n'existe pas de Fabrice Humbert (Gallimard)

Photo prise lors de notre rencontre en février 2020 au Havre à la librairie "Au fil des pages"

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