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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 21:30

 

Une parfaite chambre de malade, suivi de La désagrégation du papillon par OGAWA Yoko (Babel - 153 pages - sepembre 2005)

Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle

Première édition japonaise 1988 et 1989

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Livre lu dans le cadre du challenge Ecrivains japonais 2013 proposé par Adalana sur son blog :

Pour le mois de mars, l'auteur "invité" est OGAWA Yoko dont l'oeuvre est publiée chez Actes Sud depuis 1995, date de parution en France de "la Piscine".

 

 

L'auteure est née en 1962 et consacre sa vie à la littérature.

Le livre que j'ai choisi reprend deux longues nouvelles de Ogawa, publiés quand elle était jeune auteure. Ce sont ses deux premières oeuvres. On est donc à l'aube d'une vocation d'auteure plutôt appréciée de ses lecteurs, même si ses textes ne font pas tout à fat l'unanimité.

L'écriture est toujours très belle chez elle, mais elle ne fait pas de concessions et exprime les sentiments de ses personnages sans fioritures.

La première nouvelle donne la parole à la soeur du frère dont la maladie est incurable. Il est installé dans une chambre à l'hôpital où elle travaille comme secrétaire au service de chirurgie digestive.

Tous les jours après son travail ainsi que le week-end, elle se rend à son chevet. Elle sympathise avec S. le médecin qui s'occupe de son frère et le rencontre souvent à la bibliothèque de l'hôpital où elle vient "respirer" de temps en temps. Elle comme lui sont passionnés par John Irving.

Elle voit son frère se dégrader mais elle sacrifie sa vie personnelle, avec l'accord de son mari, pour assister son frère jusqu'au bout...

Très belle écriture, fluide, poétique aussi.

Voici le début de la nouvelle : "Quand je pense à mon jeune frère, mon coeur saigne comme une grenade éclatée. Je me demande pourquoi. Peut-être parce que nous étions deux et que nous n'avons par reçu beaucoup d'affection de nos parents. Je crois aussi que c'est parce qu'il est mort terriblement jeune. La mort d'un garçon de vingt et un ans est difficile à imaginer. C'est l'âge auquel on a le moins de liens avec la mort".

La seconde nouvelle "La désagrégation du papillon" parle aussi de solitude, d'ennui, de malheur. Malheur pour la petite fille de Sae, vieille dame, qui est devenue dépendante au point qu'il faut la mener en maison de retraite. Malheur, car elle culpabilise de cette séparation et elle va venir la revoir et se rendre compte de sa perte réelle d'autonomie et de mémoire...

Cette nouvelle m'a moins intéressé, je l'avoue, plus philosophique, mais je dirais que "la mayonnaise ne prend pas". Les phrases sont "attendues", pas vraiment "envoûtantes". Pas de magie des mots; Pour moi des juxtapositions d'idées, d'images... Dommage car sinon le recueil aurait vraiment été intéressant... Je suis sans doute sévère mais cette nouvelle m'a laissé "en dehors" de l'histoire de la peite fille et de son copain Mikoto...

J'avais préféré "l'annulaire".

Bonne lecture, d'autres lectures de Ogawa sur le blog d'Adalana qui va répertorier tous mos articles de mars 2013.

Denis

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commentaires

H

Dommage que tu aies été déçu par la 2e nouvelle : ce sont peut-être des maladresses de jeune auteure puisqu'elle était au début de sa carrière. Ogawa semble écrire beaucoup autour de la mort.
J'ai adoré Parfum de glace.
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D


oui, je n'ai pas accroché



V

Bonjour Denis 


Le sujet ne me tente pas trop (pour la première nouvelle) mais c'est vrai que son style est poétique ;-)


bon WE


 
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D


un peu déçu avec ce texte



A

C'est une grande voix de la littérature japonaise.
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D


oui, je pense en effet



L

J'ai l'impression qu'il y a des thèmes réccurents chez les auteurs japonais, comme la solitude, la maladie, le don de soi...


Je ne pense pas que je lirai cet ouvrage là, je préfèreen découvrir d'autres que j'ai noté.


Bonne fin de soirée Denis et bon week-end :D
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D


oui, les japonais ont un rapport très fort avec la mort



N

Je ne connais pas ce titre que je le note, mais c'est vrai qu'elle écrit beaucoup donc tout ne peut pas être de même qualité que l'annulaire qui a été pour moi aussi un bon moment de lecture.
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D


ses textes sont assez courts, donc très facile de la lire



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