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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 09:00
"Tous les hommes sont menteurs" d'Alberto Manguel
Actes Sud - 200 pages - septembre 2009
(Traduit de l'espagnol - Argentine - par Alexandra Carrasco
)





Troisième livre lu dans le cadre de la rentrée littéraire.

Un roman d'un auteur plutôt connu por ses études sur la littérature et la lecture :
- Une histoire de la lecture (1998)
- Stevenson sous les palmiers (2001)
- Chez Borges (2003)
- Journal dun lecteur (2004)
- La bibliothèque, la nuit" (2006)
- La cité des mots (2009)

Entre autres livres, parus pour la plupart chez Actes Sud / Leméac (Leméac pour la coédition au Canada).

L'auteur est né en Argentine. Il est citoyen canadien depuis 1985 et réside désormais en France. Il écrit toutefois dans sa langue maternelle, l'"espagnol argentin".



                                                      


                                                  --------------------------------------------

Cette fois, donc, Manguel écrit un roman sur le mensonge. D'ailleurs, le livre qui sert de fil rouge au récit s'intitule "Eloge du mensonge".
Le journaliste français Jean-Luc Terradillos entreprend une enquête plus de trente ans après la publication du livre.
Pour ce faire, il interroge un écrivain argentin, Alberto Manguel qui prétentd avoir été l'ami et le confident d'Alejandro Bevilacqua, l'auteur du livre en question.
Ensuite, il interroge Andrea, celle qui a été la dernière compagne de Bevilacqua et qui a publié à son insu le roman, considéré comme un chef d'oeuvres.
Seulement, voilà, l'auteur n'a pas accepté cette publication contre son gré et quelques jours après la parution, il se suicide.
Et un troisième témoin écrit à Terradillos, Marcelino Olivares pour dire qu'il a été codétenu avec Bevilacqua en Argentine et que le vrai auteur du livre c'est lui et qu'il a confié son texte à Bevilacqua avant de quitter sa cellule pour l'exil à Madrid, lieu de dénouement de toute cette affaire sordide d'usurpation de droits...
Un dernier témoin intervient : le fils du général Gorostiza, chargé en Argentine puis à Madrid de surveiller les opposants. Et lui, il était à côté de Bevilacqua quand il s'est jeté du balcon, par dépit...


                                                       ----------------------------------------------

Voilà un roman qui se construit et se déconstruit au fil des pages.
Il y a un côté "enquête policière" (plutôt enquête journalistique d'ailleurs), mais il y a surtout ces paroles qui se succèdent, employant leur propre language, eur propre manière de voir les choses et de restituer 30 ans plus tard des faits parfois arrangés et qui ne vont pas convaincre terradillos d'écrire la biographie de ce faux écrivain, usurpateur involontaire...

On est là dans l'art de la narration et du roman poussé dans ses derniers retranchements, sans oublier un réel plaisir à lire ce livre...

Alors, bonne lecture...

Denis



Livre lu aussi dans le cadre du challenge1% littéraire 2009 animé par levraoueg

                                             Challenge du 1% littéraire 2009

                                                                       3/7


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