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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 07:00

 

 

 

 

 

 

Edition Arcades Gallimard - 194 pages - 2006

 

 

 

4 ème de couverture

 

 

 

Olalla, héritière d'une race dégénérée, sinon maudite, se refuse à perpétuer les tendances perverses de ses ascendants ; Markheim décide de briser sa fatalité intérieure en expiant, et Janet, pauvre âme possédée par le diable, marque à jamais le ministère du jeune révérend Murdoch Soulis...Inspirés à Stevenson par les brownies, ses lutins intimes, ces contes sont d'une grande intensité, pleins de passions, de pittoresque et de péripéties.
Contes noirs et fantastiques, ils sont aussi portés par l'ambiguïté et l'inquiétude, et Stevenson, sous couleur d'amuser son public, n'en poursuit pas moins sa réflexion sur l'autonomie et la responsabilité humaines. C'est toujours le même douloureux mystère, celui de la complexité, de l'hétérogénéité de l'âme humaine, celui, essentiel, du motif narcissique et angoissant du Double.
 
 
 
 
 
 
Nous savons, depuis l'aveu de Coleridge à propos de Kubla Khan, l'influence des visions du songe sur la création.
Or Stevenson est peut-être l'écrivain qui a décrit de la manière la plus captivante et la plus détaillée le processus par lequel le rêve s'insinue dans l'écriture.
Dans son fameux texte " Un Chapitre sur les rêves ", il a longuement évoqué le secret d'un jeune homme qui menait une double vie, une le jour et une autre la nuit :
" L'une dont il avait tout lieu de croire qu'elle était la vraie , l'autre dont il n'avait aucun moyen de prouver qu'elle était fausse. "
Cet étudiant d'Edimbourg avait l'habitude de se raconter des histoires avant de s'endormir.
Jusqu'au jour où il s'avisa de coucher sur le papier ces récits et de les monnayer.
Pour ce faire , il avait, chaque nuit , dans son sommeil , des collaborateurs invisibles, des lutins , de " petites gens " qui s'affairaient pour servir ses desseins et qu'il appelait ses " brownies ", ses démons familiers , capables, tout comme lui , d'ourdir une intrigue qu'ils révélaient morceau par morceau au rêveur.
Le lecteur aura reconnu en cet apprenti conteur , rival de Shéhérazade , le jeune Stevenson , lequel devait plus tard rappeler à quel point 
" L'Etrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde " était redevable aux
 " petites gens " de la nuit.
 
 
Un autre conte , " Olalla des montagnes ", écrit dans une veine qui évoque Edgar Poe et annonce Tommaso Landolfi , tire aussi son origine d'un rêve.
Stevenson s'y penche sur une famille de très haut lignage , issue
d'une " souche princière dégénérée aussi bien de facultés
que de fortune ".
C'est dans une demeure délabrée que le narrateur d'Olalla , cerné par d'inquiétants signes de débilité , sinon de démence , rencontre l'amour.
Ce conte gothique , illuminé par la beauté altière d'une héroïne qui rachète la dégénérescence de sa race par le renoncement à la passion , avait été traduit pour la première fois par Alfred Jarry.
Pierre Leyris , en digne successeur , a livré à son tour une version française aux accents nervaliens.
C'est d'ailleurs , l'auteur d' " Aurélia " qu'il convoque dans la préface à cette nouvelle.
Suivie dans cette édition d' Un Chapitre sur les rêves , qui renferme l'esquisse d'un roman policier qu'aurait pu écrire Wilkie Collins , auteur que prisait Stevenson.
 
 
 
 
 
 

Robert Louis Stevenson , né le 13 novembre 1850 à Édimbourg

et mort le 3 décembre 1894 à Vailima (Samoa),

est un écrivain écossais  et un grand voyageur,

célèbre pour son roman L'Île au trésor (1883), 

pour sa nouvelle L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886)

 et pour son récit Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879).

Stevenson est parfois considéré comme un auteur de romans d'aventure ou de récits fantastiques pour adolescents, 

mais son œuvre a une toute autre dimension : il a d'ailleurs été salué avec enthousiasme par les plus grands de ses contemporains et de ses successeurs.

Ses nouvelles et romans manifestent en effet une profonde intelligence de la narration, de ses moyens et de ses effets.

Il exploite tous les ressorts du récit comme la multiplication des narrateurs et des points de vue, et pratique en même temps une écriture très visuelle, propice aux scènes particulièrement frappantes.

 

( Source Wikipédia )

 

 

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Published by FABIENNE - dans LITTERATURE
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commentaires

Babeth 05/05/2010 19:02



excuse-moi Fabienne, mais c'est "Olappa" ou "Olalla" qu'il faut lire??? Hi hi... Il faut que tu te décides... Bisous moqueurs...



FABIENNE 06/05/2010 12:34



Tu as bien fait de me le signaler ... J'étais dans la lune ce jour-là !!! C'est bien OLALLA ! Bien reçu tes bisous moqueurs !!!






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