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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 22:29

Les nuées d'Aristophane (GF Flammarion - Théâtre complet Tome I)

Traduction, introduction, notices et notes par Marc-Jean Alfonsi

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La comédie grecque a une origine essentiellement religieuse. Elle est sortie comme la tragédie des fêtes de Bacchus où l'on célébrait, par des chants et des danses, le dieu du vin.

Susarion serait l'inventeur de la comédie (vers - 530 av JC). Mais Phormis et Epicharme auraient inventé la fable comique, hélas il ne reste quasiment rien de leur oeuvre. C'est avec Aristophane (né vers - 445, mort en ???) et ses contemporains qu'elle va atteindre son point de perfection, ouverte à la satire des moeurs et de la politique avec grande liberté.

Sans doute athénien de naissance, les oeuvres de ce tome forment son oeuvre la plus ancienne et se tournent contre les actions du peuple. La période postérieure, notamment avec "Les oiseaux" prend pour cible les femmes et traitant de sujets de pure fantaisie.

Aristophane s'arroge le droit de tout critiquer librement : les chefs, les politiciens et démagogues. Il raille aussi les institutions.

La pudeur n'existait pas à l'époque ce qui choqua les commentateurs plus tard. Mais on trouve chez lui toutes les gammes du comique : le trait, l'ironie, les jeux de mots, les hyperboles, les substitutions de mots, la parodie ...

Enfin, il a été "pacifiste", défenseur acharné de la paix.

Ses comédies sont souvent partagées en deux parties : une pour exposer le sujet et une seconde pour illustrer son propos avec des exemples.

Sur ses 44 pièces, il en reste 11 qui nous sont parvenues.

(Informations issues de l'introduction de Marc-Jean Alfonsi)

 

Venons-en à "les Nuées" représentée en -423. Même si les parties, les scènes ne sont pas découpées, on peut voir se dessiner deux pièces : la première partie concerne l'initiation du vieillard (plutôt "comique") et la deuxième partie sert à condamner l'enseignement des sophistes et par ricochet de Socrate, ce qui n'a pas plu à ses contemporains. Ainsi, "Les nuées" n'a pas eu vraiment le succès qu'aurait espéré Aristophane.

 

Le vieillard, c'est Strepsiade, poursuivi par ses créanciers. Il a un fils Philippide. Il demande à son fils s'il sait quel enseignement donne son voisin d'en face. Il se trouve que c'est Socrate. Le rencontrant, Strepsiade entend suivre son enseignement, partagé entre le Juste et l'Injuste. Et puis, il espère trouver les moyens d'éliminer ses dettes. Pour cela, il faut être "savant". Socrate lui parle des "nuées" qui font tomber la pluie, car il ne faut pas croire que c'est Zeus qui fait tomber l'eau. Ils vont aussi étudier comment discerner si un nom est masculin ou féminin. Les mesures sont aussi à l'ordre du jour.

Seulement, Strepsiade, vieux, ne retient pas trop ce que lui dit Socrate. Il en parle à son fils, lui disant que c'est lui qui devrait être instruit par le philosophe et non lui.

Le choeur demande alors au "Raisonnement Juste" et au "Raisonnement Injuste" d'expliquer leur philosophie à Philippide. Chacun bien sûr pense avoir la bonne "formule" pour une vie meilleure. Le Juste est pur, l'Injuste offre de l'originalité dans sa vie.

Strepsiade demande ensuite à son fils de lui expliquer cette "philosophie" socratique. Mais il s'en tient à sa "culture" qui est de dire qu'à chaque lune qui revient à la fin du mois, les créanciers reviennent le sommer de payer ses dettes.

Quant au fils, il dit à son père qu'il peut à présent le taper, comme Strepsiade a fait quand il était jeune. Nouveau rapport de force...

Où mène la connaissance !!!

On sourit régulièrement car Strepsiade prend vraiment Socrate pour un "crétin". Et il se moque de sa philosophie reformulant à sa façon les préceptes de l'homme. Beaucoup d'ironie dans cette pièce "philosophique". L'écriture est très littéraire et comme dans les tragédies, le Choeur est là pour reformuler, pour interroger les uns et les autres.

J'avoue avoir pris plus de plaisir à lire les tragédies que cette comédie. Sans doute parce que j'aime les mythes et qu'ici on est dans la cité, dans la vie et Socrate dit qu'il faut sortir des Dieux car ce ne sont pas eux qui dirigent le monde.

Ainsi s'achève mon "mois grec". Février débutera avec Sénèque et le monde romain.

Bonne lecture,

Denis

 

Livre lu dans le cadre du challenge d'Ankya : "2014, je lis du théâtre".

 

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commentaires

sirene 25/01/2014 23:10


Beau partage bonne soirée bisous Evy

DENIS ET FABIENNE 26/01/2014 21:09



merci et bonne soirée aussi Evy



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