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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 23:30

Dans le cadre des lundis philo initiés par Heide, et pour ma première participation, je ne pouvais m'empêcher de parler du "mythe de Sisyphe" d'Albert Camus.

"Le mythe de Sisyphe" d'Albert Camus fait partie du cycle sur l'absurde composé de :

- L'étranger (roman) paru en 1942
                                                    



                                                      





   

Le livre s'ouvre sur une citation de Pindare : "O mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible". (3e pythique)





Pindare est un poète lyrique grec ( environ - 518 / environ - 438 av JC) dont il reste intacts ses 4 livres d'Epinicies (Odes triomphales) dédiées aux vainqueurs des jeux et intitulées : "Olympiques, Pythiques, Néméennes et Isthmiques". Il y fait l'éloge des vainqueurs célèbres et en dégage une philosophie de modération et de vertu.

Le plan du "mythe de Sisyphe" est le suivant :

- Un raisonnement absurde : L'absurde et le suicide / Les murs absurdes / Le suicide philosophique / La liberté absurde

- L'homme absurde : Le Don juanisme / La comédie / La conquête

- La création absurde : Philosophie et roman / Kirilov / La création sans
lendemain / Le mythe de Sisyphe

- Appendice : L'espoir et l'absurde dans l'oeuvre de Franz Kafka

Et ainsi commence le livre d'Albert Camus :

"Les pages qui suivent traitent d'une sensibilité absurde qu'on peut trouver éparse dans le siècle - et non d'une philosophie absurde que notre temps, à proprement parler, n'a pas connue. Il est donc d'une honnêteté élémentaire de marquer, pour commencer, ce qu'elles doivent à certains esprits contemporains. Mon intention est si peu de le cacher qu'on les verra cités et commentés tout au long de l'ouvrage.
Mais il est utile de noter, en même temps, que l'absurde, pris jusqu'ici comme conclusion, est considéré dans cet essai comme un point de départ..."

Sisyphe, dont le nom grec est Sisuphos.





Il est le fils d'Eole, père lui-même de Glaucos et fondateur mythique de Corinthe.

Renommé pour sa ruse. Mais aux Enfers, il est condamné à rouler éternellement un rocher sur une pente. Arrivé au sommet, le rocher retombe et il doit recommencer sans fin.
Il existe plusieurs versions des raisons de ce châtiment : soit il aurait enchaîné Thanatos (la mort) venu pour l'accompagner aux Enfers, soit il aurait trompé Hadès, soit il aurait dénoncé Zeus dans une de ses aventures amoureuses, soit ......

C'est donc sous le signe de Sisyphe et de son châtiment absurde que Camus place son essai philosophico-littéraire.

Pour nous, lecteurs, le commencement de la liberté ne serait-il pas de lire ce livre, de le méditer et d'en tirer toute la substance pour mieux comprendre l'être humain et éviter toutes ses erreurs qui conduisent à des chemins que l'on peut tous les jours qualifiés d'absurdes"...

"Il faut imaginer Sisyphe heureux".

Là est pour moi la grande philosophie de cet essai. Comment imaginer que cet homme qui roule à l'infini son rocher peut être heureux? Une phrase à méditer pour se sentir plus solide dans les moments difficiles d'une vie.

Bonne lecture,

Denis









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Published by DENIS - dans ALBERT CAMUS
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commentaires

louanchi 17/10/2012 09:16


lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news


En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de
Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du
village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions
hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un
seul aujourd'hui se décide à parler.


35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser
le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de
ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi
joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)
Interview du 26 mars 2012 sur
radio-alpes.net

DENIS ET FABIENNE 21/10/2012 09:42



merci pour cette information



marchand 16/10/2012 17:42


merci denis et fabienne,pour ce livre d'albert camus le mythe de sisyphe, je le lirais je ne sais quand ,mais je le ferais celà m'interresse,j'essaierais de lire l'etranger aussi,je vous souhaite
beaucoup de me faire decouvrir encore des grands ecrivains comme vous savez  si bien le faire à bientot

DENIS 21/10/2012 09:48



Camus est passionnant  et je conseille fortement le premier homme si tu ne connais l'oeuvre d'Albert Camus



Heide 15/10/2012 21:27


Cette phrase de Camus est d'un bel optimisme et donne une vraie respiration lorsqu'on la médite.


Camus voulait dire aussi, sauf erreur de ma part, qu'en dehors du suicide, qui est "le seul problème philosophique vraiment sérieux" et de la religion qui n'apporte aucune solution
existentialiste, la révolte est la seule voie, le seul moyen de vivre sa vie dans un monde absurde. Sisyphe se révolte en accomplissant calmement, consciemment et dans un engagement de tout son
être un travail répétitif et qu'il sait absurde. Pour moi, le défi que cela représente, le dépassement de soi est ce qui doit permettre d'imaginer Sisyphe heureux.

DENIS 21/10/2012 09:56



la révolte va être l'objet de son autre texte phjilosophique "l'homme révolté" et en effet Camus débute son livre par cette phrase qui parait terrible et pourrait faire fuir le lecteur : "il n'y
a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide"


Mais tout le livre est lumineux et est à méditer



Catherine 15/10/2012 16:53


Bel article, Denis. Pour l'instant, nous sommes deux à participer avec Heide, toi et moi. J'espère qu'elle aura d'autres participants. Bonne journée.

DENIS 21/10/2012 09:59



et oui la philo c'est un mot qui fait peur et pourquoi c'est la quête de la sagesse, d'où ma proposition à Heide pour le mot de janvier : sagesse



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