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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 09:00







Tapie dans les sous-bois, elle se fait discrète , n'était cette odeur entêtante , et fugace pourtant , car elle endort les nerfs olfactifs.
Un peu désuète aujourd'hui , saveur des bonbons et des parfums d'autrefois , la violette , venue de Perse en passant par Constantinople , Athènes et Parme , a pourtant connu ses heures de gloire.
Les Grecs la vénèrent , en font le symbole d'Athènes.
Lors des orgies dédiées à Dionysos , on porte des couronnes de violettes , censées apaiser les migraines de l'ivresse.
A cause de son nom grec, iona , la violette est considérée comme la noble pâture de la nymphe lo , transformée en vache par Zeus.
A l'époque romaine , la violette fleurit les tombes : le jour des morts est appelé " jour des violettes "( violaris dies ).
Elle subsiste aujourd'hui dans les couronnes mortuaires , et la couleur reste associée au deuil.
Au Moyen-Âge , elle entre dans la composition des couronnes remises aux trouvères vainqueurs des concours poétiques.
 partir de 1323 , l'Académie des jeux floraux de Toulouse la promeut au rang de suprême récompense : la violette de Toulouse devient très réputée et la production locale se développe.
Elle atteindra son apogée en 1907 , avec plus de six cent mille bouquets vendus par an.
 Paris , les violettes que l'on vend dans les rues sont ceuillies dans les sous-bois. Les horticulteurs proches de la capitale ne songent à la cultiver qu'à partir de 1750.
Mais la grande mode de la violette est lancée sous le premier Empire : Joséphine de Beauharnais ayant porté un bouquet de violettes à la ceinture le jour où Bonaparte la vit pour la première fois , celui-ci décide d'en faire l'un des emblèmes du régime impérial , d'une modestie aux antipodes du pompeux lis royal.
Louis XVIII s'empresse de revenir à des fleurs plus luxueuses , puis la violette revient à la mode sous le second Empire.






 Beau tableau Bouquet de violettes - 1872 - Manet



Elle connaîtra pendant la Belle Epoque un nouveau et très vif succès , qui ne déclinera que dans les années 1950 , après un siècle de triomphe.
Reste désormais celle que l'on croque ... friandise toulousaine , évidemment.






Les violettes de Toulouse

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commentaires

B

j'ai de tendres souvenirs, lorsque, petite fille, je cueillais des violettes pour en faire de jolis bouquets tout ronds (violet au milieu et vert autour), comme mon papa me l'avait appris, et que
je m'empressais de les offrir à ma maman...


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B

ah je me doutais que tu parlerais de nos violettes toulousaines !!!
tu sais que j'habite à 35 km au sud de toulouse... j'ai bu pour le 14 juillet dernier, un kir à la violette ; un délice  !!! en février, j'irai au  festival de la viloette qui a lieu
depuis l'an 2000


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A

il y a aussi le chocalat parfumé de violettes, j'en avais acheté en févier lorsque je suis allée voir Myriam à Toulouse. Délicieux ....
Bisous . Josy


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C

bonjour,
Une fleur que j'aime
bises
clem 


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N

coucou
je viens de voir l'article sur les violettes, et en commençant à le lire je pensais à berthe morisot dont je découvre la biographie, et c'est rigolo parce que dans cette biographie il parle du
bouquet de violettes offert par Manet à berthe morisot et ton article se termine par le dit tableau. Sur monlivre il est en noir et blanc là je le découvre en couleur!!c'est amusant le cheminment
de ton article et  ce que je suis entrain de lire. D'ailleurs mour en revenir à Manet dans mon livre il est souligné que c'est lui qui a été le moteur de l'impressionnisme, avec dans son
entourage Monet, Renoir, Morisot etc. Bonne journée à vous deux


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