Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 16:26

"Le mythe de Sisyphe" d'Albert Camus fait partie du cycle sur l'absurde composé de :

- L'étranger (roman) paru en 1942
- Le mythe de Sisyphe - essai sur l'absurde paru églement en 1942
- Caligula paru en 1944

                                                



                                               



Ce livre est dédicacé à Pascal Pia, l'ami d'alors, avec lequel il a collaboré à son expérience de journaliste à Alger républicain puis à Combat, avant qu'une brouille ne mette fin à leur longue amitié.

                                                     



Ensuite, le livre s'ouvre sur une citation de Pindare : "O mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible". (3e pythique)


                                                     


Pindare est un poète lyrique grec ( environ - 518 / environ - 438 av JC) dont il reste intacts ses 4 livres d'Epinicies (Odes triomphales) dédiées aux vainqueurs des jeux et intitulées : "Olympiques, Pythiques, Néméennes et Isthmiques". Il y fait l'éloge des vainqueurs célèbres et en dégage une philosophie de modération et de vertu.

Le plan du "mythe de Sisyphe" est le suivant :

- Un raisonnement absurde : L'absurde et le suicide / Les murs absurdes / Le suicide                                                          philosophique / La liberté absurde 

- L'homme absurde :                Le Don juanisme / La comédie / La conquête

- La création absurde :             Philosophie et roman / Kirilov / La création sans  
                                                        lendemain / Le mythe de Sisyphe

- Appendice : L'espoir et l'absurde dans l'oeuvre de Franz Kafka

Et ainsi commence le livre d'Albert Camus :

"Les pages qui suivent traitent d'une sensibilité absurde qu'on peut trouver éparse dans le siècle - et non d'une philosophie absurde que notre temps, à proprement parler, n'a pas connue. Il est donc d'une honnêteté élémentaire de marquer, pour commencer, ce qu'elles doivent à certains esprits contemporains. Mon intention est si peu de le cacher qu'on les verra cités et commentés tout au long de l'ouvrage.
Mais il est utile de noter, en même temps, que l'absurde, pris jusqu'ici comme conclusion, est considéré dans cet essai comme un point de départ..."

Avant de terminer cet article, il ne faut pas oublier de présenter Sisyphe, dont le nom grec est SIsuphos.


                                             


Il est le fils d'Eole, père lui-même de Glaucos et fondateur mythique de Corinthe.

Renommé pour sa ruse. Mais aux Enfers, il est condamné à rouler éternellement un rocher sur une pente. Arrivé au sommet, le rocher retombe et il doit recommencer sans fin. 
Il existe plusieurs versions des raisons de ce châtiment : soit il aurait enchaîné Thanatos (la mort) venu pour l'accompagner aux Enfers, soit il aurait trompé Hadès, soit il aurait dénoncé Zeus dans une de ses aventures amoureuses, soit ......

C'est donc sous le signe de Sisyphe et de son châtiment absurde que Camus place son essai philosophico-littéraire. Mais dès les premiers mots de son essai (rappelés ci-dessus), Albert Camus se défend d'être philosophe. 
En 1936, il a l'idée de cet essai qu'il achève en 1941. Il note ainsi le 21 février 1941 : "Terminé Sisyphe. Les trois "absurdes" sont achevés. Commencement de la liberté".

Pour nous, lecteurs, le commencement de la liberté ne serait-il pas de lire ce livre, de le méditer et d'en tirer toute la substance pour mieux comprendre l'être humain et éviter toutes ses erreurs qui conduisent à des chemins que l'on peut tous les jours qualifiés d'absurdes"...

Domajj, qui a rejoint notre communauté "autour d'Albert Camus" depuis sa création, publie depuis quelques jours des citations du "mythe de Sisyphe", avec de belles illustrations. Je lui dédie cette "introduction" au "Mythe de Sisyphe" et l'invite à lire ce livre comme je vais le faire moi-même.

Bonne lecture,

Denis 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Marie 25/10/2009 22:09


Dans ce cycle de l'absurde, Calicula a été, de loin, mon préféré...
Bonne soirée



DENIS ET FABIENNE 26/10/2009 20:22


J'aime aussi Caligula mais pour son théâtre, j'adore Les Justes
Denis


Domajj 25/10/2009 18:06


Bonsoir Denis,

Magnifique présentation, très claire, très limpide.
Les mots sonnent juste et nous invitent à la lecture pratiquement immédiate, enfin moi, je le ressens comme cela en tous les cas...
Je suis très émue que tu me dédies cette "introduction" au "Mythe de Sisyphe" et je t'en remercie vraiment du fond du coeur et bien sûr que je vais le lire le plus rapidement possible...
En tous les cas, félicitations pour ta présentation et merci de m'y avoir invitée, ça m'a fait très plaisir... Merci beaucoup.
Bonne fin de dimanche et @ très vite.
Bisous, bisous.

Domajj


DENIS ET FABIENNE 26/10/2009 20:24


merci pour ces compliments
j'essaie toujours de faire des articles "simples" en allant à l'essentiel.
Après chacun peut aller "plus loin"
amitiés
Denis


Présentation

  • : BONHEUR DE LIRE
  •                       BONHEUR DE LIRE
  • : BLOC D'UN COUPLE PASSIONNE DE LIVRES, ART , HISTOIRE, LITTERATURE ET COLLECTIONNEURS DE MARQUE-PAGES.
  • Contact

             

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Texte Libre

*** Phrases diverses ***