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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 20:00

Le 4 janvier 1960, la puissante voiture dans laquelle Albert Camus rentre à Paris se fracasse contre un arbre, scellant la légende d’un écrivain au destin exceptionnel, prix Nobel à 44 ans, devenu l’une des voix de la littérature française dans le monde. 50 ans plus tard, sa possible entrée au Panthéon suscite la polémique.



 

50 ans après sa mort, Camus suscite toujours les passions




Né le 7 novembre 1913 en Algérie, Camus est un homme du peuple, l’écrivain issu d’un milieu très pauvre, ce qui le distingue dès le départ des autres intellectuels. Orphelin de père avant l’âge d’un an, sa mère est femme de ménage et ne sait ni lire ni écrire. Surtout, Albert Camus est un pur produit de l’école républicaine. Son instituteur le repère et réussit à lui faire suivre des études. Il publie son premier livre à 24 ans, puis s’installe à Paris, s’engage dans la Résistance contre les nazis et prend la direction du journal clandestin « Combat ». En 1945, il est l’un des rares intellectuels occidentaux à dénoncer l’usage de l’arme atomique après le bombardement d’Hiroshima.

Dès les années 1940, Camus développe avec « Le mythe de Sisyphe » sa philosophie de l’absurde : l’homme ne trouve pas de cohérence dans la marche du monde et n’a d’autre issue que de se révolter. Mais il se veut d’abord écrivain, au style limpide, abordable par le plus grand nombre. Un écrivain qui dérange, hors des clans et des systèmes. Homme de gauche, il dénonce le totalitarisme en Union Soviétique et se brouille avec Sartre. Français d’Algérie, il refuse le terrorisme d’où qu’il vienne, quand la gauche soutient la lutte pour l’indépendance algérienne. Dans son discours du Nobel, Camus se définit lui-même comme un artiste. « Il disait qu’il voulait parler pour ceux qui n’ont pas la parole ou sont opprimés », confie sa fille Catherine Camus.

Ses romans, courts, denses, « L’étranger » (1942), best-seller en édition de poche, « La peste » (1947), « La chute » (1956), régulièrement au programme des écoles, l’imposent dans le paysage intellectuel français. Et ses prises de position politiques le font connaître dans le monde. C’est cet homme, libre, séducteur, que l’Académie Nobel consacre en 1957 pour une œuvre à peine entamée qui met en lumière les problèmes qui se posent « à la conscience des hommes ».

Avec l’argent du Nobel, Albert Camus achète une maison à Lourmarin en Provence. Le 3 janvier 1960, il quitte le village à bord de la Facel Vega de 355 chevaux conduite par son ami Michel Gallimard. Direction Paris. La veille, sa femme et ses deux enfants ont pris le train du retour en gare d’Avignon. Le 4 janvier à 13h55, le bolide s’encastre dans un platane en bordure de route nationale. Albert Camus est tué sur le coup. Michel Gallimard décède quelques jours plus tard. On retrouvera dans la serviette de l’écrivain les 144 feuillets du « Premier homme », le roman qu’il consacrait à sa mère et qui ne paraîtra que bien plus tard, en 1994. En projetant de le faire entrer au Panthéon, Nicolas Sarkozy a provoqué la colère de la gauche et de nombreux intellectuels qui ont crié à la « récupération ». 50 ans après sa mort, Camus, « l’homme révolté », suscite toujours les passions.

( afp)
   
( Source de l'article : LE SOIR . be )

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commentaires

Marie 05/01/2010 14:06


C'est la biographie d'un homme accompli, qui a toutes les qualités d'une belle âme !


DENIS ET FABIENNE 05/01/2010 18:04


Merci à toi Marie pour cette belle phrase qui définit très bien ce qu'était Camus! j'ai appris à mieux le connaître grâce à denis qui est un passionné de Camus
et je lis actuellement le Tome I de ses " CARNETS " très intime et intéressant à la fois.
J'y consacrerai un billet lorsque je l'aurai terminé.
Le goût de lecture est revenu et je profite donc de ma convalescence pour m'y consacrer un peu plus de temps car il y a des jours où je suis plus fatiguée que d'autres !



Gros bisous et amitiés de Normandie


Hambre 04/01/2010 21:31


Je viens de mettre mon billet et j'ai bien sûr mis un lien vers votre blog. Vos billets sont supers !!!


DENIS ET FABIENNE 05/01/2010 21:06


c'est gentil merci
nous ferons une mise à jour dans la semaine
nous allons aller voir ton article
amitiés


danielle 04/01/2010 20:49



merci de m'avoir répondue e je m'escuse des fautes de frappes ,mais c'est vrai ca été un grand homme ,dommage que je n'ais pas eue le temps de le lire ,et sans doute pas asser d'argents pour
acheter des livres sauf celui que j'ai lue ,je me rapelle une ligne ,de typaza ,la terre est rouge parmi les ruine et la mer est verte ,ca ma rester graver dans la tête ,mais ensuite j'ai fait
autre chose ,aider des gens militer ectttttttttttttttttttttttttt et je continue même a la retraite ;bravo pour votre passion a bientôt amicalement danielle


DENIS ET FABIENNE 05/01/2010 21:21


merci pour ces belles paroles autour de Camus
il a été du côté des pauvres et des ouvriers, c'est ce qui m'a attaché à lui étant moi-même fils de plombier
il n'aimait pas le monde la bourgeoisie et des intellectuels "m'as tu vu"
il a préféré René Char par exemple qui vivait loin de Paris
amicalement


danielle 04/01/2010 20:14


bonsoir magnifique photo d'albert camus j'ai lue il y a longtemps j'ai lue un de ces livres les runes de typaza ,ca été un grand homme c'est bien de lui rendre hommage amicalement danielle


DENIS ET FABIENNE 04/01/2010 20:22


un grand homme et un grand écrivain qu'on ne se lasse de relire
amitiés


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