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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 19:00






 Editions Phebus / Libretto 2004 - 146 pages
Traduit et présenté par Georges - Arthur Goldschmidt
Titre original : Der Hagestolz



Peter Handke cite un long passage de ce livre dans sa pièce " Les gens déraisonnables  sont en voie de disparition ".
Nietzsche cite l'auteur comme étant l'un des auteurs majeurs de la littérature de langue allemande.
Robert Walser , Herman Hesse , Herman Lenz ou Paul Nizon ventent ses qualités.
Adalbert Stiffer est donc un auteur connu en Allemagne. et en France , on ne sait rien de lui. Qui le connait ? A priori quasiment personne !

" L'homme sans postérité " a été traduit pour la 1ère fois en 1978 , chez Phébus et repris ici en Libretto avec la préface du traducteur de 1978.

Un mot sur Goldschmidt : il est un des écrivains traducteurs de très grand talent. Il a permis de faire connaître Peter Handke, par exemple.






Adalbert Stifter est né le 23 octobre 1805 à Oberplan , dans le sud de la Bohême. Il est donc autrichien , fils de paysans , comme nombres d'écrivains allemands.
De 1818 à 1826 , il est élève dans un collège religieux et s'y montre très heureux.
Il fait des études juridiques puis se met à écrire et à peindre.
Il finit inspecteur de L'Instruction Publique. En 1868 , atteint d'un cancer incurable , il se donne la mort.
Une vie sans histoire en apparence.

Il a donné d'admirables récits :" Les Grands Bois " , " L'été de la Saint - Martin " , " Witiko ".
Ses textes paraissent paisibles , harmonieux.
Son écriture fait exister les personnages dans leur plus exacte intimité.

" L'homme sans postérité " est daté de 1844.
Victor, le jeune héros du roman , est adolescent et vit chez sa mère nourricière depuis la mort de sa mère. Mais son oncle lui demande de lui rendre visite.
Pour ce faire, il doit parcourir une partie du pays à pied.
Mais avant de partir, il fait ses adieux à ses amis , à la nature qui l'entoure et qu'il a tant parcourue.
Enfin, avant le départ, il dit au revoir à Hanna, sa soeur de lait. C'est alors qu'ils ressentent de l'amour l'un pour l'autre. Puis il part vers cet inconnu qu'est son oncle et son tuteur en même temps.
Il finit par arriver sur une petite île uniquement occupée par l'oncle et quelques vieux domestiques.
C'est un ancien monastère réhabilité en habitation.
Les deux hommes semblent très éloignés l'un de l'autre et le dialogue n'est pas facile.
Au fil du temps , ils " s'apprivoisent " et l'oncle explique à victor qu'il lui a fait des rentes , qu'il lui a trouvé un emploi...
L'adolescent refuse tout cela car il veut rester tel qu'il est.
Il finit par rentrer chez lui  mais les ordres de l'oncle arrivent avant lui et il n'a plus d'autre choix  , que de suivre cette route tracée...

L'on a parfois l'impression de " bons sentiments " au fil des pages mais la simplicité apparente du texte s'efface devant l'intérêt de la lecture.
Et puis , comme souvent dans la littérature allemande, on a affaire à
" un roman d'apprentissage ".

Pour ma part , j'ai été séduit par ce roman et j'aime bien ce que dit Pierre Mertens de ce roman : " Un récit fervent , sans attaches , tumultueux et pourtant transparent comme une symphonie de Malhler ".

Belle découverte et bonne lecture si cette présentation vous a donné l'envie d'aller à la rencontre d'Adalbert Stifter.





Denis

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commentaires

C
Et hop, rajouté à ma liste de lecture...
Merci Denis, j'aime toujours à découvrir de nouveaux auteurs.
Répondre
D

C'est mon cas également et les bibliothèques de prêts servent à cela aussi
Alors, oui, tu peux le mettre dans une longue liste de livres et auteurs à connaître
Denis


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