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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 12:20



 
                 Dans le cadre de " BLOGOCLUB " , il fallait choisir un 
                 livre de J.M.G. Le Clézio.



Pour ma part , j'ai lu " ETOILE ERRANTE " , roman paru en 1992 aux Editions Gallimard ( 340 pages ), puis en collection Folio. (Pour ma part je l'ai lu dans une édition de club (Club express) achetée chez un bouquiniste).


                                            


Le livre est paru après "Onitsha " et fait ainsi un diptyque. Cependant , je n'ai pas lu " Onitsha ", ce qui ne trouble nullement la lecture d'" Etoile Errante " .

Comme dans la majorité des romans de Le Clézio , ce sont des héroïnes féminines qui racontent une histoire. Et là encore , Esther puis Nejma vont raconter leur parcours. Et la " grande histoire " s'invite au fil des pages et des époques.

Tout commence pendant l'été 1943 à St Martin Vésubie , dans l'arrière pays niçois.
Hélène qui se fait appeler Esther par ses parents , est juive non pratiquante. Seulement , en cette période , être juif  pratiquant ou non, c'est risquer sa vie à chaque instant.
Le village est occupé par les italiens mais les allemands arrivent et l'armée italienne doit rentrer " au pays ".
Les juifs leur amboitent le pas. Le père d'Esther est parti en avant. Elle ne le reverra jamais. Avec sa mère Elisabeth , elle s'installe dans un village italien jusqu'à la fin de la guerre.

Dans la 2ème partie , on la retrouve âgée de 17 ans en décembre 1947 à Port d'Alon , prête à embarquer avec d'autres juifs pour Eretz Israël , la Terre Promise.
Mais le départ clandestin sur un navire italien se passe mal et il faut revenir à Toulon cette fois, sous "bonne escorte".
Esther attend , rêve de son futur et fait connaissance avec Jacques Berger. Le 2è et vrai départ arrive enfin et c'est "l'accostage" sur la terre tant désirée.
C'est alors qu'Esther croise Nejma , une jeune palestinienne , errante comme elle.
Elle lui transmet un carnet dans lequel elle a noté sa vie dans les camps de réfugiés depuis la guerre qui a conduit à la création d' Israël.
Elles ne se reverront jamais mais leur destin et leur destinée se sont croisées et elles se sont " comprises ".
Esther va s'installer avec sa mère , avoir un enfant avec Jacques mais il doit aller à la guerre et meurt.

Alors , on retrouve plus tard , Esther, devenue pédiatre à Montréal où elle vit heureuse avec son fils et son mari. Puis en 1982 , Elisabeth , sa mère meurt à Nice.
C'est le retour vers les lieux de la jeunesse. Et la boucle du roman est terminée.
L'errance aura conduit à recroiser les lieux d'autrefois ...

C'est tout l'univers de Jean Marie Gustave LE CLEZIO que l'on retrouve dans ce roman. Beaucoup ont du mal à entrer dans son univers que l'on imagine tout entier dédié au rêve et à l'errance. Oui, sans doute, mais ses personnages ne sont jamais "béats" devant leur vie et leur destin. Il y a généralement "combat" et la violence cotoie l'humain qui s'en détâche dans les moments de "contemplation" de la nature, des autres êtres. Car Le Clezio demande à ses héroînes d'être "intelligentes" et "sensibles", tout le temps.


                                                


                                               Portrait peint par Tanguy DOHOLLAU

                (avec son aimable autorisation pour la publication de ce portrait 
                                 auteur également de B.D. à découvrir))

Enfin, plutôt que de refaire une biographie expresse, je préfère que nos amis internautes aillent visiter les blogs qui ont adhéré à ce challenge de "blogoclub".

Et puis, en conclusion et pour aller plus loin dans l'univers de J.M.G. LE CLEZIO, il faut absolument lire le livre de Gérard de Cortanze :

                                               


Sylire, co-organisatrice du blogoclub, a recensé les articles parus à cette occasion. Je vous laisse aller vers elle... pour en savoir plus...

Bonne lecture car lire Le Clezio c'est toujours s'ouvrir des portes sur notre monde... et ce serait dommage de se priver de son univers...

Denis

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commentaires

toujours des mots 11/03/2009 17:05

en lisant le quatrième de couverture on se dit: encore un livre qui parle d'un sujet déjà tellement évoqué par d'autres, mais non! ce livre est écrit différemment, à chaque page on ressent les émotions des personnages qui évoluent et on referme le livre en se posant beaucoup de question sur le passé et surtout l'avenir

DENIS ET FABIENNE 11/03/2009 18:35


très bonne analyse de Le Clezio qui me fait plaisir car de fait avec cet auteur on est toujours un peu ailleurs sur une autre rive
Camus provoque aussi chez moi ce bonheur de la lecture "décalée"
Denis 


Florinette 03/03/2009 13:24

Pour ma part, ce fut une belle découverte qui m'a donné envie d'en lire d'autres !
Bonne semaine !

DENIS ET FABIENNE 08/03/2009 10:18


parfait car en effet lire un livre d'un auteur que l'on a apprécié "impose" d'en lire d'autres, ce que je fais toujours
il est même conseillé d'en lire plusieurs à la suite quand on veut vriament s'imprégner d'une oeuvre
amitiés
denis


sylire 02/03/2009 22:22

j'aime beaucoup ta conclusion, qui correspond bien à ce que j'ai ressenti à la lecture de l'Africain et qui me donne envie de continuer mon exploration de ses oeuvres.

DENIS ET FABIENNE 08/03/2009 10:19


je t'encourage en effet à continuer à lire Le Clezio dont l'univers est fascinant
amitiés
denis


Aifelle 02/03/2009 06:43

J'aime bien ce que tu dis de ce livre, je le note, en plus de ces deux derniers, ils ont l'air en effet plus abordable que les premiers (je n'ai lu que "désert").

DENIS ET FABIENNE 02/03/2009 20:08


en effet, au début Le Clézio publiait chez Gallimard collection "le chemin" qui était plutôt d'avant-garde (en tout cas c'était une littérature de la "modernité") et puis vers les années 85-90, il
s'est tourné vers un lectorat plus large tout en restant fidèle à ses exigeantes littéraires, ce qui fait que son parcours reste passionnant et le livre de Cortanze est une ballade dans le monde de
Le Clezio à lire absolument
amitiés
Denis


ptitlapin 01/03/2009 21:23

Avez-vous lu son dernier ? il est tout simplement tel que Le Clézio emplit d'émotion et de sensibilité. Bonne soirée.

DENIS ET FABIENNE 02/03/2009 20:10


non, je n'ai pas lu ritournelle de la faim. Je l'ai à la maison et Fabienne pensait le lire pour le blogoclub mais elle a d'autres livres en cours
pour ma part je le lirai un peu plus tard. Tu le recommandes donc
Denis


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