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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 15:30
                                    
                                    GEORGES RODENBACH ( 1855- 1898 )






Si Bruges est devenue un des endroits les plus touristiques d'Europe, c'est un peu à Georges Rodenbach (1855-1898) qu'elle le doit... Et pourtant l'auteur de Bruges-la-Morte n'a jamais vécu dans la ville dont il a assuré la renommée littéraire. A ceci près que son père est né à deux pas du beffroi et que son grand-père était chirurgien et député de Bruges. Ce dernier, avec son frère Alexandre (dont le visage apparaît sur une des bières de la brasserie Rodenbach !), est un des fondateurs de la Belgique.








Vue des canaux de Bruges ( photographie ancienne )






Vue des canaux de Bruges actuellement



 



Naissance de Georges-Raymond-Constantin Rodenbach, le 16 juillet 1855. Famille de lettrés, issus de la bourgeoisie fortunée. Sa mère, Rosalie-Adélaïde Gall, est tournaisienne et son père, Constantin-Auguste, natif de Bruges. Celui-ci, nommé à Gand comme vérificateur des poids et mesures en octobre, la famille s'y installe immédiatement. Georges a deux soeurs plus âgées qui mourront jeunes : il les évoquera plus tard dans Les absentes. Une autre naîtra en 1865.


Georges Rodenbach est externe à l'École Moyenne de Gand (1862) puis entre au Collège Sainte-Barbe (1866) où il est le condisciple d'Émile Verhaeren. Il admire les romantiques mais aussi F. Coppée.

Études de droit à l'Université de Gand (1874) et publication d'un premier recueil de poèmes : Le foyer et les champs. Docteur en droit (1878), il fait un premier séjour d'un an à Paris, collabore à La Paix et publie un second recueil à propos duquel Victor Hugo lui écrit : Il y a plus d'une joie pour nous dans vos Tristesses. Le poème intitulé Le coffret connaît notamment le succès.

Revenu à Gand comme stagiaire au barreau (juillet 79), il collabore à La Flandre libérale puis au premier numéro de La Jeune Belgique et se lie avec Camille Lemonnier (1880-81). Parution de La mer élégante, fondation d'une revue avec Verhaeren La plage, et conférences sur le philosophe Schopenhauer (1882).

Banquet offert à Lemonnier par La Jeune Belgique (qui commémore la mémoire d'Octave Pirmez) et discours très applaudi de Georges Rodenbach (27 mai 83), qui s'installe bientôt à Bruxelles comme stagiaire chez Edmond Picard. Parution de L'hiver mondain (1884). Discours pour la célébration des dix ans de la mort d'André Van Hasselt. Plaidoiries littéraires aux succès divers.

La jeunesse blanche (1886) reçoit bon accueil. Rodenbach présente à La Jeune Belgique trois amis : Grégoire Le Roy, Charles Van Lerberghe et Maurice Maeterlinck, issus tous trois du collège Ste-Barbe. Il devient secrétaire de rédaction d'un journal politique, industriel et artistique Le Progrès, publie en feuilleton La vie morte, qui deviendra en 69 L'art en exil et travaille à un volume de vers Le livre de Jésus, qu'il laissera inachevé...

Le 26 janvier 1888, Georges Rodenbach s'installe définitivement à Paris, comme correspondant au Journal de Bruxelles et bientôt comme collaborateur régulier au Figaro. Il retrouve d'anciens amis (Coppée, Banville, Mendès, etc. ) et s'en fait d'autres (Villers de L'Isle Adam, A. Daudet, O. Mirbeau, E. De Goncourt et surtout Stéphane Mallarmé). Il se marie avec Anna-Maria Urbain (née à Frameries en 1860), mais perd bientôt sa mère (89).

 

Publication d'une nouvelle, L'amour en exil, puis d'un roman, L'art en exil, après un petit recueil de poèmes, Du silence. Rodenbach devient un fidèle des mardis de la rue de Rome, chez Mallarmé. Il écrit Bruges-la-morte, qui paraît d'abord en feuilleton dans Le Figaro (février 1892). Parution d'un recueil, Le règne du silence. Mort de son père (1891) et naissance d'un fils, Constantin (92). Les Rodenbach s'installent rue Gounod.

Parution d'une plaquette, Le voyage dans les yeux et d'une pièce de théâtre, Le voile, jouée à la Comédie Française (21 mai 94). Marguerite Moreno, débutante, y joue le rôle principal et le roi Léopold II assiste à une représentation...

Rodenbach écrit des contes qui ont Bruges comme décor, Musée des béguines, puis un roman, La vocation, après avoir reçu la Croix de Chevalier de la Légion d'honneur (au titre étranger). Un de ses recueils les plus caractéristiques, Les vies encloses, paraît en 1896...

Georges Rodenbach, qui a des ennuis de santé depuis 1895 (fluxion de poitrine et neurasthénie), écrit cependant un beau et long roman, Le carillonneur, 1897, des poèmes d'un style assez neuf, Le miroir du ciel natal et une nouvelle, L'arbre. Ses amis meurent l'un après l'autre (E. De Goncourt, A. Daudet, S. Mallarmé) et c'est bientôt son tour. Atteint d'une typhlite, il meurt le 25 décembre 1898, âgé seulement de 43 ans... Des oeuvres posthumes paraîtront (L'élite, Le rouet des brumes, Évocations) et un monument sera élevé à sa mémoire à Gand en 1903 par Georges Minne, dans le jardin de l'ancien Grand Béguinage...






 Monument élevé à la mémoire de Georges Rodenbach à Gand


Au détour d'une allée du Père-Lachaise, un étonnant monument le montre surgissant de la tombe, la rose au poing ! L'auteur de Bruges-la-Morte a influencé des écrivains aussi divers que Thomas Mann (Mort à Venise), Rilke ou Ghelderode, sans oublier Mishima qui, dans une de ses dernières lettres, cite le nom de l'écrivain belge !








Georges Rodenbach laisse derrière lui une oeuvre importante, l'une des plus intérressante de la littérature belge, car elle est le reflet poétique de la vie et des paysages de la vieille Flandre.



 Quelques citations de Georges Rodenbach
             

 

«Les rêves sont les clés pour sortir de nous-mêmes.»
[ Georges Rodenbach ] - Le Règne du Silence ; Au fil de l'eau

«Toute cité est un état d'âme.»
[ Georges Rodenbach ] 

«Les yeux sont les fenêtres de l’âme.»
[ Georges Rodenbach ] - Bruges-la-Morte


«Quel orgueil d’être seul, les mains contre son front, À noter des vers doux comme un accord de lyre Et songeant à la mort prochaine, de se dire : Peut-être que j’écris des choses qui vivront !»
[ Georges Rodenbach ]


                        Je vous souhaite à tous & toutes un BON WEEK - END !!!

               
                                                                                             
        Fabienne
 

 

 

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commentaires

N
Je n econnais pas du tout cet auteur.

Nous devons aller faire un petit tour à Brugges dans quelque temps. peutêtre vers mars, quand Domino sera unpeu plus libre dans son travail.
J'ai un petit peu hâte d'y aller, je n'y suis jamais allée.Lui oui. Il parait que c'est magnifique.
Répondre
D

 Cet auteur est né à Tournai , ville oû j'habitais en Belgique avant d'arriver en Normandie et c'est comme cela que j'ai appris à le connaître .Et puis, son livre " Bruges la morte " est très
connu.
Surtout si tu vas à Bruges, fais la ballade sur les canaux , c'est super! En Belgique on l'appelle " LA VENISE DU NORD "!
Amitiés, fabienne


R
De très jolies sculptures à voir, et intéressant à lire cet article, bisous
Répondre
D

 Je compte bien retourner au cimetière du Père Lachaise à Paris car je voudrais faire des photos de la tombe de Champollion et d'autres , dont celle de Rodenbach! j'aime bien rendre hommage
aux écrivains Belges connus et moins connus.
Amitiés , fabienne


P
Coucou, des années que je n'ai plus été à bruges, c'est un de mes buts dès le printemps.
auteur non lu mais curieuse, je vais essayer de le dénicher à la bibiliothèque. Bisous belges.
Répondre
D

Moi, j'y suis retournée en mai 2008 avec un couple d'amis Normands à qui j'ai fait découvrir Bruges , ils étaient enchantés! C'est une très belle ville! Concernant Georges Rodenbach, habitant
pendant 17 ans à Tournai , j'ai appris à le découvrir vu qu'il est né dans cette ville!
Bonne fin de week-end, bisous , fabienne


A
Je ne connais pas cette ville, j'espère y aller un jour, il me semble qu'elle est très belle. Bon dimanche Fabienne, ainsi qu'à Denis.
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D

 Si tu as l'occaion d'y aller, tu verras c'est très beau et je te conseille  la ballade sur les canaux et j'aime beaucoup aussi le béguinage , l'architecture est magnifique et j'aime
l'ambiance qui y règne!
Bonne fin de dimanche, bisous de Fabienne & denis


B
bonsoir Fabienne et Denis. J'ai visité Bruges, une journée, quand j'étais au collège... ça fait un bail... Hi hi hi... Je pense y retourner un jour avec mon mari.. Il me reste à le convaincre... Hi hi... En tout cas, ça me plairait beaucoup! Bisous, bon dimanche.
Répondre
D

 Si tu as l'occasion d'y retourner avec ton mari , c'est super! J'aime beaucoup Bruges  et cette ville est aussi appelée " La Venise du Nord" ...
Bisous, bonne fin de dimanche!


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