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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 15:56
David Bowie n'est pas mort de Sonia David (Robert Laffont)   #MRL17

David Bowie n'est pas mort de Sonia David

(Editions Robert Laffont - Août 2017 - 174 pages)

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Le roman se décompose en trois jours qui sont en fait des périodes de quelques jours :

Premier jour : vendredi 22 – mercredi 27 mai 2015

Hélène, la narratrice,  alors qu’elle était en vacances avec des amis, a appris que sa mère a eu un AVC.

C'est alors la troisième fois qu'elle se sent proche d'elle tandis que sa mère a toujours été ingrate peu amante de ses trois filles. La première fois c’était il y a quinze ans quand Edith a eu l’appendicite. Puis ce fut en 2013 avec l'annonce d'un cancer du sein. Et l'AVC qui va se terminer cette fois par le décès le 23 mai 2015.

Après avoir accepté l'euthanasie, les trois sœurs se doivent de trier les affaires de leur mère et plus que jamais entrer dans l'intimité de cette femme intelligente, érudite mais qui a montré tant de froideur à son côté maternel. Elle a tout de même écrit dans ses instructions post mortem, à la fin « je vous embrasse ».

C'est l'occasion pour Anne, l’aînée, Hélène et Émilie la plus jeune de voir défiler les souvenirs du passé d'autant que la vie les a souvent éloignées. Et elles sont aussi très différentes.

Deuxième jour : lundi 2 – mercredi 11 mai 2016

Un peu moins d'un an plus tard le 6 mai 2016, c’est le père d’Hélène qui meurt après avoir lutté plusieurs années contre la maladie.

En 1973 il a quitté le domicile conjugal et sa femme exaspérante pour vivre avec Kirstin la jeune fille au pair de 19 ans d'origine norvégienne. Hélène est toujours restée fidèle à son père alors qu'Anne s'est détournée de lui à l’âge adulte. Le père a eu une fille Juliette avec sa nouvelle femme qui l'a aimé profondément et est restée avec lui jusqu’à la fin de sa vie.

Le 2 le père est opéré en urgence mais Hélène doit aller en Corse avec Pierre son compagnon. Sauf que, comme pour sa mère elle est obligée de rentrer en urgence après que Juliette, médecin urgentiste par ailleurs, lui dit qu’il va très mal.

Et le vendredi 6 mai avec l'accord de la famille les médecins arrêtent les machines. Pendant qu’elles font les démarches, Kirstin et les filles apprennent que le père était couvert de dettes au point de devoir renoncer à l’héritage.

Troisième jour : lundi 11 janvier 2016 - …

David Bowie est mort et Hélène se souvient qu’au lieu d’aller voir Bowie en concert sa mère l’avait emmenée au dernier moment voir un opéra de Mozart. C’était Anne qui était allée seule entendre Bowie. Les deux sœurs ont pu renouer quelques liens quand Anne a eu un cancer du sein qu'elle est venue traiter en France peu après la mort de leur mère...

 

On aura compris que ce roman parle beaucoup de mort et de remords. Hélène et ses sœurs perdent leurs parents à un an d'intervalle tandis que David Bowie est "réellement" mort le 11 janvier 2016.

C'est une "histoire" de famille où rien n'a été simple et ces morts permettent de revivre les moments forts de ces relations distendues.

Je me dois d'avouer que ce roman m'a peu convaincu. Je n'y ai pas appris grand chose.

J'ai lu ce roman dans le cadre du "match de la rentrée littéraire" organisé par "Price Minister".

Ce livre ne m'a pas inspiré une chronique créative car je l'ai lu sans enthousiasme.

Dommage.

Toutefois, si vous aimez les histoires de famille ce roman vous plaira sans doute, mais si vous êtes fan de David Bowie vous serez déçu(e) par ce roman qui parle bien peu de lui.

Denis

 

P.S. : Suite à ce compte rendu j'ai eu l'occasion d'échanger quelques idées au sujet de ce roman avec Sonia David.

Ainsi, je lui ai donné un "droit de réponse" qui est en fait un éclairage de l'auteure sur son roman que je vous livre tel que l'a écrit Sonia, que je remercie d'avoir "joué le jeu" :
 

 

"Répondre à la critique mitigée de Denis Lecomte. Voilà un sacré défi. Je me sens là  comme l’amoureuse éconduite tentant à coup de mots de convaincre l’autre de l’aimer quand même, de l’aimer malgré tout quand évidemment il n’est pas question d’argument, mais bien de sentiment. L’exercice est d’autant plus délicat que je comprends très bien, oui vraiment très bien, que mon livre puisse laisser froid. Et pourquoi pas? Une lecture c’est une rencontre, et on ne peut pas rencontrer tout le monde, n’est-ce pas. Il n’empêche: moi il me plait beaucoup mon roman ! Pour le coup, lui et moi nous sommes bien trouvés. Normal, me direz-vous, j’ai essayé de l’écrire à l’image de mes espoirs, d’évoquer la vie bien plus que la mort, l’apaisement né du chagrin, l’humour qui gagne la partie, et la famille, vivier sans fond de familiarité et de mystère, d’évidence et de complexité. 

 

Et David Bowie dans tout ça? Ah, David !

Bien sûr, il n’est pas question d’une biographie, là-dessus la couverture du livre ne prête pas à confusion: David Bowie, c’est un membre du souvenir à part entière, un révélateur de nostalgie, une nostalgie avec cheveux rouges." (Sonia David) 

 

Il ne vous reste plus qu'à lire ce roman à présent et n'hésitez pas à laisser un commentaire qui donnera un autre regard, celui du lecteur (ou lectrice mieux encore car je crois sincèrement que ce roman parle plus aux femmes qu'aux hommes)

 

David Bowie n'est pas mort de Sonia David (Robert Laffont)   #MRL17

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