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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 16:34
Personne ne gagne de Jack Black (Monsieur Toussaint Louverture)

Personne ne gagne de Jack Black

(Monsieur Toussaint Louverture -

collection "Les grands animaux" - mai 2017 - 470 pages)

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jeanne Toulouse et Nicolas Vidalenc

Préface de Thomas Vinau

Postface de William S. Burroughs

Titre original : "You can't win"

 

Paru en France en 2008 avec cette traduction sous le titre :"Yegg, autoportrait d'un honorable hors-la-loi (Les Fondeurs de Briques)"

Paru une première fois en 1932, traduit par M. Lemierre, chez Gallimard sous le titre "Rien à faire... Souvenirs d'un cambrioleur américain"

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Voici un titre enfin proche du titre original pour un livre autobiographique d'un drôle de "bonhomme" au nom en forme de pseudonyme : Jack Black (1871-1932). Son vrai nom pourrait être Thomas Callaghan.

D'entrée de jeu, on comprend que l'on va avoir là un livre étonnant. Et il l'est assurément. On entre de plein pied dans sa vie qu'il décrit sans langue de bois.

 

Ainsi, John entreprend de raconter sa vie de "mauvais garçon". Et pourtant tout avait bien commencé par ses trois années d’études en pensionnat chez les Sœurs.

Il s’est intéressé au sort des frères James dont Jesse un des durs à été assassiné. A quatorze ans il part dans un collège public pour parachever son éducation et a aimé plus que jamais lire les histoires de gangsters à l'image de ces frères James.

À seize ans il arrête l’école et doit travailler pour payer sa pension. Il trouve un emploi chez in vendeur de tabac et encaisse les créances du laitier. C’est alors qu’il fait la connaissance de Julia une prostituée et qu’il fait un cours séjour en prison suite à une rafle dans la maison close.

Par la suite un cambriolage va conduire son ami Smiler à être tué par la femme chez qui ils venaient dérober les bijoux. Bien que complice il n’a rien avoué et s’est retrouvé en prison présenté comme un héros auprès des autres détenus. Son procès se termine par un acquittement qu’il avait pressenti en s’enfuyant du tribunal pendant la délibération. Il part en train mais est repéré et arrêté. Il fait dix jours de prison et retrouve très vite ses deux compagnons de prison de Salt Lake city libérés à leur tour.

Il fait quelques coups avec Sanc puis avec d'autres. Il va à Denver mais sa base reste San Francisco et ses environs . Régulièrement il se fait choper et écope de quelques jours de prison.

Georges est amené à tuer un homme qui calomniait une amie sûre Mary. Il a pu échapper à la condamnation pour meurtre et continue à faire équipe avec John pour des cambriolages​ alimentaires.

De pérégrinations en cambriolages en tout genre passant plusieurs fois par la case prison il vit de plus en plus souvent au Canada et l'opium devient son quotidien au même titre que des cambriolages.

En 30 ans de cambriolages, Jack passe la moitié de son temps en prison car la malchance s'acharne sur lui constamment. Il a beau s'évader, fuir en train le plus souvent, il finit toujours par se faire arrêter.

Il va connaître les prisons dans toute leur horreur, entre maltraitance, camisole de force. On aimerait tant que ce "gentleman cambrioleur" échappe aux policiers tellement perspicaces, surtout quand certains s'en font leur complice!

Quand il décide de se "ranger", il va avoir deux tâches à accomplir : supprimer l'opium de sa vie et plus encore tout faire pour améliorer la vie des détenus dans les années 20 aux U.S.A.

Son goût pour la lecture le conduit à écrire de manière très littéraire ses "aventures tumultueuses".

Il y a assez peu de paragraphes. Les phrases se suivent tel un fleuve déversant ses mots en continu, sans nous laisser le temps de respirer.

Un grand livre pour nous faire vivre ces années difficiles du début du XXe siècle aux U.S.A. où les hommes se font aussi bien cambrioleurs que chercheurs d'or. On circule beaucoup grâce au train et presque tout est permis malgré la répression plutôt efficace.

 

Merci à Anaïs de l'agence Anne & Arnaud de m'avoir permis de lire ce roman envoûtant.

Comme toujours, Monsieur Toussaint Louverture, est un éditeur de grand talent qui sait nous dénicher de sacrés auteurs.

Bonne lecture,

Denis

 

Personne ne gagne de Jack Black (Monsieur Toussaint Louverture)

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Published by DENIS - dans LITTERATURE
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