Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:48
Kafka sur le rivage de MURAKAMI Haruki (10/18)

Kafka sur le rivage de MURAKAMI Haruki

(10/18 - 638 pages - juin 2007)

Traduit du japonais par Corinne Atlan

Titre original: Umibe no Kafuka (2003)

Première édition française : Belfond 2006

-----------------------------------------

 

Cartésiens de tout poil, passez votre chemin. Ce roman n'est pas fait pour vous, sauf si comme moi, vous êtes curieux en littéraire et n'hésitez pas à vous "mettre en danger", bousculant alors votre "confort" littéraire.

Car ce roman qui a eu un grand succès de librairie se joue de tous les genres pour nous emmener dans les tréfonds des rêves et des fantasmes.

Laissez-vous porter par les mots de MURAKAMI avec en fonds d'oreille la bande sonore du roman qui passe sans soucis de Coltrane à Beethoven entre autre. N'oubliez pas d'avoir à côté de vous l'oeuvre de Kafka, de Soseki, sans oublier les "Contes des mille et unes nuits".

 

Un jeune garçon, Kafka Tamura (un pseudonyme) se doit de s'enfuir de chez lui le jour de ses quinze ans pour affronter la tempête de la vie, influencé par le "garçon nommé corbeau". 

Il part donc en autocar pour une nuit de route vers l'île de Shikoku. 

Une jeune fille, Sakura, qui pourrait être sa sœur l'aborde lors de la halte sur l'autoroute et termine le voyage à ses côtés. A l'arrivée elle lui donne son numéro de téléphone.  

Il passe sa première journée à la bibliothèque privée de la fondation Komura, propriété d'une riche famille. 

Nakata est idiot depuis 60 ans après un évanouissement collectif d'une classe en 1944. Il est le seul à être resté évanoui plusieurs jours. Il sait parler avec les chats et l'un d'eux qu'il surnomme Otsuka lui dit que son ombre est plus mince que celle des autres humains comme s'il lui manquait la moitié de son corps. Quand il est revenu de son évanouissement au bout de deux semaines Nakata était amnésique ne se souvenant pas de son chat qu'il admirait pourtant. 

Kafka vient de subir un moment d'inconscience et se réveille avec du sang qui n'est pas le sien. Quant à  Nakata il apprend d'une chatte Mimi qu'un grand homme à chapeau et bottes de cuir tue des chats dans le secteur. 

Sakura écoute Kafka raconter son histoire et l'héberge pour une nuit et le lendemain il raconte une autre partie de son histoire à Oshima, le jeune homme qui travaille à la bibliothèque et il l'emmène loin d'ici en pleine forêt où il a hérité d'une cabane. Kafka pourra y rester deux ou trois jours avant qu'il lui trouve une solution de travail à la bibliothèque avec hébergement. 

Nakata est guidé par un chien jusqu'à l'homme qu'il recherchait comme tueur de chats. Il le voit tuer des chats devant lui et lui dit que quand il en aura assez qu'il le tue. C'est ce qu'il fait avant qu'il ne tue la chatte qu'il cherche désespérément. 

Kafka rentre avec Oshima pour s'installer comme promis à la bibliothèque où il pourra travailler. Oshima lui parle alors de Melle Saeki la responsable de la bibliothèque. Elle a aimé un des fils Komura dans sa jeunesse au point d'écrire une seule chanson qui a eu un succès fou "Kafka sur le rivage". 

Vous aurez compris que deux histoires parallèles se déroulent sous nos yeux. Kafka nous parle, au présent, de son vécu alors que l'histoire de Nakata qui se déroule dans le même temps, suppose-t-on (car il n'y a aucunes certitudes dans ce roman), est racontée par un narrateur qui parle au passé, comme pour prendre du recul.

Tel un métronome, le roman alterne les deux histoires un chapitre sur deux pendant plus de 600 pages et 49 chapitres.

L'écrivain Kafka est cité car bien sûr le titre nous renvoie vers cet auteur de l'absurde et tout semble bien absurde dans ce roman où il peut pleuvoir des poissons ou des sangsues, un homme est capable de parler avec une pierre. On peut tuer sans le savoir. Des fantômes apparaissent prenant parfois la forme de personnages "connus" : le capitaine Sanders ou Johnny Walken. Bien d'autres artifices, telle cette pierre qui peut être légère ou très lourde selon les moments, des ténèbres en pleine forêt... viennent aussi rompre avec la rationalité de la vie.

Kafka en tchèque veut dire "corbeau" ! Etonnant, non !

J'ai fait cette lecture avec Marjorie Littérature sous forme d'une "lecture commune" où presque tous les jours nous avons échangé via messenger nos impressions. Et nous avons eu le même sentiment du 'roman inachevé", qui donne des pistes de réflexion sur l'initiation à la vie d'un adolescent à travers les scènes "fantastiques" qui se succèdent dans le roman.

Nos mots pour résumer le livre : perplexité, scepticisme, étonnement !

Un drôle de livre pas drôle du tout !

A lire pour entrer dans un univers où la philosophie, la psychanalyse entrent en scène pour nous proposer une "interprétation" de la vie ! Sachant que nos questions resteront certainement sans réponses.

Bonne lecture,

Denis

 
Kafka sur le rivage de MURAKAMI Haruki (10/18)

Partager cet article

Repost 0
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article

commentaires

Chroniques littéraires 02/02/2017 01:06

Excellent article

Denis 02/02/2017 20:23

Merci

Moka 01/02/2017 20:35

J'ai adoré ce roman, cette ambiance et ces personnages très mystérieux...
Mais je comprends parfaitement qu'il puisse laisser perplexe et ne pas atteindre son lectorat..

Denis 02/02/2017 20:24

Il ne faut pas être trop cartésien ! pour accepter les fantaisies de l'auteur. Il manque des liens pour en faire un grand roman !

Présentation

  • : BONHEUR DE LIRE
  •                       BONHEUR DE LIRE
  • : BLOC D'UN COUPLE PASSIONNE DE LIVRES, ART , HISTOIRE, LITTERATURE ET COLLECTIONNEURS DE MARQUE-PAGES.
  • Contact

             

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Texte Libre

*** Phrases diverses ***