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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 20:28
La mère coupable de Beaumarchais (Pochothèque)

L'autre Tartuffe ou la mère coupable

de Augustin Caron de Beaumarchais

(Livre de Poche - Pochothèque)

Introduction et commentaires de Jean-Pierre de Beaumarchais

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Une première version a été écrite en 1785 mais la version définitive de 1790 voit son texte s'imprégner des mots de la Révolution notamment avec l'abandon des titres de noblesse.

L'auteur a décrit sa pièce comme "une intrigue de comédie, fondue dans le pathétique d'un drame". Sa pièce fut représentée en 1792 puis il fallut attendre 1797 et le retour d'exil de l'auteur pour que l'édition dite "définitive" soit jouée enfin par la Comédie Française qui n'avait pas eu droit de représenter la pièce en 1791.

 

La pièce débute quand Suzanne et Figaro discutent pour dire qu'ils ne comprennent pas pourquoi leurs maîtres ont migré à Paris quittant l'Espagne pour un pays en pleine révolution. Sans doute à cause de cet irlandais, Bégearss, un intrigant. Alors, pour avoir son oreille, ils feignent de se disputer tout le temps. Et de fait, l'homme veut épouser Florestine, la flle adoptive du comte et de la comtesse Almaviva, espérant au passage s'emparer par héritage de leur fortune.

Le Comte va explorer avec Bégearss un écrin qui appartient à la Comtesse et là, il apprend que Leon n'est pas son fils. La pression monte alors dans la famille, surtout quand Bégearss dit à la Comtesse que leur fille adoptive est en fait la fille naturelle du Comte. Pendant que ces querelles prennent de l'ampleur, Figaro et Suzanne vont tout faire pour que Bégearss ne puisse pas épouser Florestine, tandis que c'est la place de Léon d'épouser la jeune femme qui se dit être sa soeur alors qu'ils n'ont pas de lien du sang...

On retrouve dans cette pièce l'esprit des oeuvres de Goldoni. Arlequin est devenu Figaro et les valets sont toujours là pour éclairer leurs maîtres sur les manoeuvres des intrigants pour dérober leurs biens.

 

Il convient de rappeler ici que "La Mère Coupable" est la fin de la trilogie de Figaro, après "Le barbier de Séville" et "Le mariage de Figaro", sans oublier que le titre de cette pièce est "L'autre Tartuffe ou la mère coupable". Tartuffe, c'est l'imposteur, en référence à Molière et ici on trouve trois imposteurs : la comtesse, le comte et Bégéarss. Les "purs" sont les domestiques et les deux jeunes : Léon et Florestine.

 

Une pièce qui n'est pas sa meilleure mais qui a le mérite de s'imprégner de "l'air du temps", celui de la Révolution, qui vient  "troubler" les familles aristocratiques. Fin d'une époque qui va conduire ensuite au romantisme et à ses "drames", occasionnant une nouvelle rupture dans le monde du théâtre.

Bonne lecture,

 

Denis

Livre lu dans le cadre du challenge d'Ankya "2014, je lis du théâtre"

Livre lu dans le cadre du challenge d'Ankya "2014, je lis du théâtre"

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commentaires

Sandrine 27/06/2014 21:57

Bonsoir Denis ! Eh bien j'ai lu "Le Barbier de Séville" et "Le Mariage de Figaro", - que j'avais d'ailleurs étudié avec le livret de l'opéra de Mozart - mais pas "La Mère coupable". Il faudrait y remédier.. Tiens, de Goldoni, j'ai dans ma PAL "La Locandiera". Peut-être que je participerai à "2014 je lis du théâtre".

denis 27/06/2014 22:14

J'ai lu Goldoni début juin avec plaisir, plus que ce texte de Beaumarchais mais il clôt une trilogie, donc il est intéressant à lire. Le mois prochain ce sera Hugo et Musset, sans oublier Feydeau pour le 19e siècle " français " avant de lire 3 auteurs étrangers du XIXe.

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