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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:57
Remise du prix de la Closerie des Lilas le19 avril 2017

- Communiqué de presse - Paris, 21 mars 2017

Mercredi 20 mars 2017 les membres du jury du Prix de La Closerie des Lilas se sont réunis à la Closerie des Lilas à Paris. Une deuxième sélection de 4 romans de femmes parus à la rentrée de janvier a été établie. Le Prix sera remis le 19 avril 2017.

 

10 ans :

 

2017 est l'année des 10 ans du Prix de la Closerie des Lilas. Pour fêter cet événement, le plus féminin des prix littéraires a le plaisir d'accueillir Claude Lelouch, président d'honneur de l'édition 2017 ainsi que Benjamin Biolay, invité d'honneur. Le Prix de la Closerie des Lilas a pour mission de soutenir et faire connaître une littérature féminine de qualité. Par souci d'indépendance et d'ouverture, la volonté des fondatrices a été d'instituer un jury invité différent chaque année qui rassemble des femmes du monde des arts, des lettres, de la presse, des sciences et de la politique.

 

Le jury invité en 2017:

 

Lydia Bacrie, Victoria Bedos, Bérénice Bejo, Claire Chazal, Catherine Clément, Diane von Furstenberg, Emmanuelle Devos, Daniela Lumbroso, Orlan, Claude Lelouch ( président d'honneur) et Benjamin Bio- lay ( invité d'honneur).

 

Le jury permanent :

 

Emmanuelle de Boysson (journaliste Version Fémina, romancière), Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Point de Vue, romancière), Carole Chrétiennot (cofondatrice du Prix de Flore), Stéphanie Janicot (Muze, ro- mancière), Jessica Nelson (Editions des Saints Pères, romancière), Tatiana de Rosnay (romancière).

 

Deuxième sélection :

Hadamar de Oriane Jeancourt Galignani, Éditions Grasset Les parapluies d'Erik Satie de Stéphanie Kalfon, Éditions Joëlle Losfeld Par amour de Valérie Tong Cuong, Éditions J.C. Lattès Trois saisons d'orage de Cécile Coulon, Éditions Viviane Hamy

 

La lauréate :

 

La lauréate sera l'invitée privilégiée de La Closerie des Lilas pendant une année, pour un montant de 3 000 euros.

 

La Maison Montblanc partenaire du prix depuis sa création, liée à l'écriture depuis ses origines, remettra à la lauréate du Prix de la Closerie de Lilas ainsi que à la femme de l'année un stylo d'exception. Le sty- lo plume Bonheur, un instrument d'écriture ancrée dans l'histoire de la mode et la révolution des années 1920 symbolisant l'élégance et la liberté. Féminin dans sa forme, l'instrument d'écriture est en résine noire et blanche ornée d'attributs platinés, un style sobre et épuré qui fait écho aux femmes libérées de leurs corsets pour se porter vers des vêtements fonctionnels mais élégants. La plume est inspirée du mot Bonheur, associé à un symbole porte-bonheur, une étoile filante.

Élégant, intense et audacieux, le style de la maison Duval-Leroy reflète à la perfection les valeurs du Prix de la Closerie des Lilas. Assurément la plus féminine de champagne, la maison Duval-Leroy est très fière de remettre à la lauréate un magnum de « Femme de Champagne », la cuvée de prestige de la maison familiale et indépendante.

 

Plus d'informations :

 

Site officiel : www.prixcloseriedeslilas.fr

#PCL2017 / Facebook / Twitter / Vimeo

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:47
Citation de Leon Tolstoï sur la science de la vie
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 19:40
Les lauréates du 15e Salon du Livre Policier de Neuilly-Plaisance

Palmarès 100% féminin pour le 15ème salon du livre policier de Neuilly-Plaisance qui s'est tenu les 25 et 26 mars 2016.

Le prix du Lion Noir est revenu à :

- Marie Neuser pour "Prendre Gloria" (Fleuve Noir - janvier 2016)

 

Les lauréates du 15e Salon du Livre Policier de Neuilly-Plaisance

Le Prix des Lecteurs 2017 a été attribué à :

- Gaëlle Perrin-Guillet pour "Soul of London"

  (Fleur Sauvage Editions - Avril 2016)

Les lauréates du 15e Salon du Livre Policier de Neuilly-Plaisance

Le Prix du Lionceau Noir (livre dit "pour la jeunesse") a été remis à :

- Camille Brissot pour "Le manoir aux secrets"

  (Rageot Editeur - septembre 2015)

Les lauréates du 15e Salon du Livre Policier de Neuilly-Plaisance

Félicitation à elles trois.

Un très intéressant salon qui se passe chaque année depuis quinze ans le week-end précédant les congés scolaires de Pâques.

Denis et Fabienne

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 17:31
Une part de ciel de Claudie Gallay (Actes Sud)

Une part de ciel de Claudie Gallay

(Actes Sud - Août 2013 - 446 pages)

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Un livre bien étrange que ce huitième roman de Claudie Gallay.

J'avais envie de lire cette auteure qui a été reconnue avec "Les déferlantes" publiées en 2008 aux éditions du Rouergue.

Une amie, Catherine Rechenmann, m'a dit que "Une part de ciel" était un excellent roman, si bien que je suis décidé à lire ce roman. Marjorie Littérature s'est jointe à moi pour en faire une lecture commune.

De fait, oui, un étrange roman. Il se présente sous la forme d'un journal et s'étend sur une période qui va du Lundi 3 décembre au Dimanche 20 janvier. 7 semaines, soit 49 jours.

 

Carole vient d'arriver en train dans le village où elle est née, convoquée par son père que tout le monde connaît ici sous le nom de Curtil. Gaby et Philippe, eux, ont toujours demeuré là et ils ne savent pas quand le père arrivera. Il a toujours vécu ainsi, fuyant et revenant à son gré. Leur mère a subi avec résignation ce mode de vie jusqu'à sa mort.

Gaby est mariée à Ludo qui passe la plupart du temps en prison. " La môme" a été recueillie par eux et elle vit avec eux plutôt rebelle et très libre. Carole vit seule depuis que son mari l'a quittée et que ses deux filles vivent en Australie.

Ses journées commencent à devenir une routine entre traduction, repas et moments au café de Francky, passages chez Gaby et des ballades près du village.

Toujours pas de père en vue. Jean semble s'intéresser à elle. Il aime être en sa présence.

Un des souvenirs marquants de sa jeunesse ici a été l'incendie de la maison et le choix de sortir d'abord avec deux des trois enfants, Gaby étant restée seule dans le grenier en attendant les secours. Et il y a eu la mort de la mère qui n'a pas su la reconnaître avant de mourir.

Ludo semble être sorti de prison mais avant la date prévue. Philippe a appris que trois hommes le recherchent.

Une piste de ski est prévue ouvrir au village contre le gré des= la majorité des autochtones. Les tramps repartent car l'hiver arrive et le tronçonnage reprendra plus tard.

Toujours pas de Curtil et de Ludo. On a retrouvé une voiture abandonnée et une chaussure de Ludo. C'est tout. Carole a prolongé son séjour en espérant toujours voir son père et elle s'occupe de Gaby malade et en détresse.

 

Carole prend une photo tous les jours, entre 11 heures et midi, de la femme de ménage de l'hôtel en face quand elle ouvre la fenêtre pour secouer les draps des clients. Il y aura quelques exceptions mais cette photo fait partie des rites journaliers dans ce temps qui semble s'être immobilisé. Elle traduit une biographie de l'artiste de Land Art Christo. Cette activité qui pourrait la faire passer pour "intellectuelle", fait d'elle une femme en marge. Elle est si différente de Gaby et Philippe. Et pourtant, c'est un même sang qui circule dans leurs veines...

 

Le style est très minimaliste. Si vous aimez les envolées lyriques, vous serez forcément déçus. Au moins au début. Se passera-t-il quelque chose ou resterons-nous dans l'attente lancinante, ennuyeuse comme la vie qui généralement se répète de jour en jour.

Des phrases courtes, des dialogues plutôt brefs, avec de temps en temps des propos sur la philosophie de la vie.

Mardi 4 décembre (page 21) : "Un temps de chien au petit matin. Les yeux pas encore ouverts, je me suis tiré les jambes du lit. J'ai monté le thermostat des radiateurs. Il me restait des biscuits du voyage, un fond de café dans le placard. // J'ai poussé la table pour être face à la fenêtre. Je voulais pouvoir travailler et voir la route sans avoir à bouger, juste en levant la tête.// J'ai traduit le début d'un chapitre".

Vendredi 7 décembre (page53) : "Les températures ont chuté pendant la nuit. Quand je me suis lev, il y avait du givre sur les vitres et aussi sur le pare-brise. // J'ai attaqué un chapitre. // Un peu avant huit heures, j'ai vu passer Gaby, contrairement à ses habitudes elle montait à l'hôtel à pied. // A onze heures, la serveuse à Francky a ouvert ses fenêtres. Elle portait une robe rouge. Ses bras étaient nus. Elle a sorti un premier drap, s'est penchée, l'a secoué. Elle l'a retiré et a secoué le second, le ventre au balcon. Ensuite, elle a tapé les oreillers, du plat de la main et de chaque côté".

 

On se croirait par moment dans un musée, en train de décrire un tableau réaliste. Les détails sont méticuleusement décrits. Honnêtement, cette méticulosité sur plus de 440 pages, c'est parfois lassant. Alors on s'accroche à un personnage. J'ai particulièrement aimé "la môme" car on sent que cette vie dans ce village ne sera qu'un passage tandis que Gaby ou Philippe semblent condamner à vivre inlassablement dans cette contrée ingrate l'hiver et qui un jour ou l'autre deviendra un lieu touristique avec ses pistes, ses hôtels et commerces... Car ce paysage changera plus vite que ses habitants, assurément. Pour oublier le présent, Philippe, garde forestier, cherche à retracer le parcours d'Hannibal et ses éléphants dans ces Alpes, bien près d'ici, sans certitude toutefois.

Lire ce livre sur une vingtaine de jours est une bonne solution pour avancer presque au rythme des jours de ce journal et éviter l'ennui. Car finalement, ce livre est très riche. On apprend beaucoup sur la vie au quotidien dans un village de montagne, juste avant l'hiver et puis en pleine période de neige où tout change dans les comportements, l'organisation du travail etc... Et puis il y a cette histoire de famille "en attendant Curtil" dont on doute de plus en plus qu'il arrive, sans oublier Ludo qui est en fuite. Gaby va sur ses traces car il devrait venir obligatoirement la voir, même s'il est traqué...

Voilà. Lisez ce livre qui vous surprendra inévitablement...

Bonne lecture,

Denis

Une part de ciel de Claudie Gallay (Actes Sud)
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:14
Les cosmonautes ne font que passer d'Elitza Gueorguieva (Verticales)

Les cosmonautes ne font que passer d'Elitza Gueorguieva

(Editions Verticales - septembre 2016 - 180 pages)

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Nous voici devant un premier roman "jubilatoire" écrit par une jeune bulgare de 36 ans (née à Sofia en 1981) directement en français. Et quel français ! Un français que l'on sent être celui de l'enfance, transcrit bien plus tard par Elitza. Car la jeune fille du roman a 8 ans au moment de la chute du mur de Berlin. Elle était en Bulgarie et ne parlait pas un mot de français.

Sa culture c'était celle martelée par le parti communiste soumis à la botte russe.

Le héros, ici, surtout à l'école où va la jeune enfant, c'est Youri Gagarine (1934-1968). Il est venu planté un arbre dans son école autrefois, du temps où il avait fait la "conquête spéciale". Il y avait une statue de lui et un véritable culte pour le héros soviétique.

Incipit du roman ; "Vous êtes devant une multitude de petits cailloux brillants de toutes les couleurs ne ressemblant à rien du tout, mais comme ta mère a l'air ému, tu comprends qu'on n'est pas là pour rigoler. Elle t'annonce que ça, c'est lui, c'est Youri Gagarine et quand elle avait ton âge, il y a quelques siècles au moins, elle l'a personnellement vu planter des sapins, ici, dans l'allée de ce bâtiment : il s'agit de ta future école, et vous y êtes pour t'y inscrire, te dit ta mère en allumant sa dix-neuvième cigarette de la journée."

 

Le roman s'adresse à cette jeune fille en lui disant "tu". En 1989, tout va basculer, comme on le sait et l'auteure nous raconte avec grand humour cette période de la chute du mur de Berlin et la suite en Bulgarie, où les communistes sont conspués, où la statue, entre autre, de Youri Gagarine est détruite... où la meilleure amie de la fillette, Constantza, si gentille devient une peste et part pour la Grèce... Et le rêve dédevenir cosmonaute comme Youri Gagarine s'effondre.

C'est la démocratie qui est annoncée, l'ouverture au capitalisme et à la culture occidentale. Alors, la jeune fille se tourne vers une nouvelle idole, Kurt Cobain (1967-1994), le grand chanteur et guitariste de Nirvana.

Page 122/123 "Maintenant, c'est officiel : Kurt Cobain vient de se suicider. Ou alors, c'est un accident, un meurtre, un complot, rien n'est clair sur MTV ces derniers jours. Les hypothèses surgissent de tous les côtés, s'entrechoquent, se contredisent, s'annulent, les pistes sont complètement brouillées (...) Une seule thèse est irréfutable : tu viens de perdre de nouveau une idole. La vie est un trou noir, avait chanté Kurt Cobain de son vivant, et l'angoisse inouïe qui se niche dans ce constat te prend au dépourvu".

 

Le grand-père communiste et le père au chômage ne savent plus que penser de ce "nouveau monde" qui s'ouvre et où s'est engouffré avec détermination le grand cousin Andrei.

Le seul fidèle parmi les fidèles reste son chien Joki...

L'humour est présent à toutes les pages pour analyser ces mutations compliquées pour la Bulgarie, tellement soviétique pendant si longtemps, et qui prend délibérément le virage démocratique, du moins c'est ce qu'elle croit fortement.

Et vivre tout cela quand on a eu 8 ans en 1989 ! c'est incroyable !

Je vous recommande ce roman qui est un véritable coup de cœur pour moi.

Vous verrez que l'humour d'Elitza Gueorguieva est fantastique dans la vidéo que j'ai rajoutée en fin d'article.

Son livre est publié aux Editions Verticales notamment suite au Master de Création littéraire à Paris et à la complicité d'Olivia Rosenthal et Maylis de Kerangal, deux auteurs phares de l'éditeur.

Un vrai moment de bonheur de lire pour moi que ce roman.

Bonne lecture,

Denis

 

 

 

Les cosmonautes ne font que passer d'Elitza Gueorguieva (Verticales)
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:25
Citation de Paul Auster sur la renaissance quotidienne
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 17:35
Le Vide et le Plein de Nicolas Bouvier (Hoebeke)

Le Vide et le Plein : carnets du Japon 1964-1970

de Nicolas Bouvier

(Hoebeke - "Etonnants voyageurs" - 186 pages - Septembre 2004)

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Nicolas Bouvier (1929-1998) est indéniablement le symbole de "l'écrivain-voyageur" du 20e siècle, après ses aînés qui ont servi tant de modèles aux futurs écrivains qui feront de leurs voyages de la littérature : Jack London, Robert-Louis Stevenson ou Joseph Conrad.

Ses carnets de voyage au Japon ont été retrouvés après sa mort. Ecrits entre 1964 et 1970, ils se situent après "L'Usage du Monde", publié en 1963.

L'auteur relate ses séjours en trois lieux principaux : Kyoto, le cap Kyoga et Tokyo.

Il entrecoupe ses récits de propos sur la littérature ce qui montre plus que jamais sa sensibilité à la vie de ses contemporains et à l'oeuvre littéraire qu'il lit au cours de ses voyages.

Il écrit dans les premières pages de ses carnets, page 18-19 : "L'écriture naît d'une illusion : illusion que je suis meilleur que moi-même, plus pénétrant, généreux et sensible. Illusion aussi que je suis capable d'écrire. Lorsque cette illusion est maintenue assez longtemps - comme un révélateur qu'on porte à température - elle devient réalité, j'écris et je m'ajuste aux exigences de l'écriture. L'écriture c'est mon théâtre et si je ne sais pas toujours comment la pièce commence, je sais par contre qu'elle finit bien..."

 

Nicolas Bouvier sait observer le monde pour nous le restituer avec acuité et pertinence. Il entend aussi réfléchir sur son art du voyage et de l'écriture, ce qui fait réellement de lui un grand écrivain. Il donne toujours de l'épaisseur à ce qu'il raconte. Les êtres humains, leurs pensées et leurs coutumes ont plus d'importance pour lui que les monuments qu'il peut voir.

Page 134: "La culture japonaise a toujours eu ses émotifs, ses sentimentaux souvent, ses romantiques jamais. Par exemple, ce goût romantique de la solitude et des paysages sauvages, si fort en Occident, seuls quelques désabusés, ermites ou initiés le partagent".

 

Ce livre fait partie du parcours de Nicolas Bouvier au plus près de son intimité. Il y parle assez peu de lui, fait quelques références à son épouse Eliane qui l'a accompagné régulièrement dans ses voyages, jeune mère à l'époque.

 

Je ne connaissais pas cette précieuse collection "Etonnants voyageurs" dirigée par Michel Le Bris, le grand spécialiste de cette littérature et initiateur du salon du livre de Saint-Malo.

 

Bonne lecture,

Denis

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 17:22
La fin de vie par les Pr. Borasio et Aubry (Eyrolles)

La fin de vie

"Ce que l'on sait, Ce que l'on peut faire, Comment s'y préparer"

par les Pr. Gian Domenico Borasio et Régis Aubry

(Eyrolles - octobre 2016 - 220 pages)

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Les Editions Eyrolles m'ont envoyé ce livre en octobre dernier en "service de presse".

Je l'ai lu avec attention sur plusieurs semaines, car vous aurez compris que ce livre est plut^to un livre "pratique" qu'un livre qui se lit comme un roman.

J'ai demandé à lire ce livre car le sujet est plus que jamais d'actualité, car on parle beaucoup de la "fin de vie", voulue ou subie ! Et puis surtout, il y a déjà un moment que ce thème m'intéresse. Quand on atteint la soixantaine, on commence, sans doute à tort !, de penser à la manière dont on voudrait mourir.

Deux Professeurs spécialistes de la fin de vie et des soins palliatifs nous présentent tout ce qui est fait, pensé dans le monde de la Santé pour donner ses lettres de noblesse à la fin de vie.

La version pour l'édition française a été mise à jour des lois de 2016.

Le personnel soignant est formé à la fin de vie et plus encore les services spécialisés de soins palliatifs à l'hôpital ou au domicile. Le patient est donc pris en charge dans des conditions optimales, ce qui est rassurant de ce point de vue.

Les familles et les patients sont entourés. Ceci n'empêche pas que le malade sait la plupart du temps qu'il va mourir.

Les auteurs proposent par exemple la méditation comme méthode pour s'accompagner dans la maladie puis la fin de vie.

Il faut aussi savoir "prendre ses dispositions". (P163 : "Les mesures à prendre pour préparer sa fin de vie sont détaillées dans la loi du 2 février 2016. Deux principaux instruments sont à disposition : la désignation d'une personne de confiance et les directives anticipées contraignantes. De plus, établir une liste exprimant ses propres valeurs s'est révélé très utile dans la pratique."

Les auteurs précisent ensuite la notion de "directives anticipées contraignantes" : "Elles s'imposent au médecin, sauf dans trois cas : une urgence vitale, un caractère manifestement inapproprié ou une rédaction non conforme à la situation médicale du patient"... "Elles expriment la volonté de la personne relative à sa fin de vie en ce qui concerne les conditions de la poursuite, de la limitation, de l'arrêt ou du refus de traitements ou d'actes médicaux"... Elles peuvent être rédigées conformément à un modèle élaboré par la Haute Autorité de Santé et téléchargeable sur son site internet" (www. has-sante.fr)

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2619437/fr/les-directives-anticipees-concernant-les-situations-de-fin-de-vie

Vous aurez compris que ce livre est indispensable à toute personne qui est intéressée ou concernée par "la fin de vie" pour en faire un acte constructif et en pleine connaissance de cause pour maîtriser sa vie et son corps jusqu'au dernier moment.

 

Denis

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 10:53
Citation de Marcel Proust sur la lecture et le savoir
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 16:47
Ecrivains voyageurs par Laurent Maréchaux (Arthaud Poche)

Ecrivains voyageurs : ces vagabonds qui disent le monde

par Laurent Maréchaux (Arthaud Poche - janvier 2017 - 220 pages)

(Illustration de couverture : Nicolas Biouvier - Kurdistan - 1954)

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Ce livre est sorti au bon moment pour la thématique que je me suis proposé de suivre cette année : la littérature et le voyage.

L'auteur a fait le pari de diviser les 19 auteurs présentés dans ce livre en deux catégories :

- Voyageurs, ils devinrent écrivains :

Joshua Slocum  /  Pierre Loti  / Robert Louis Stevenson / Joseph Conrad / Alexandra David-Neel / Victor Segalen / Nikos Kavvadias / Wilfred Thesiger / Bernard Moitessier / Nicolas Bouvier.

Page 17/18  : "Tous, avant d'être voyageurs, avaient été des lecteurs boulimiques.(...) En devenant écrivains, ils s'acquittaient d'une dette : léguer au plus grand nombre ce goût de l'aventure né de leurs vertes lectures."

Ecrivains, ils se firent voyageurs :

Rudyard Kipling / Jack London / Pierre Mac Orlan / Blaise Cendrars / Joseph Kessel / Georges Simenon / Romain Gary / Jack Kerouac / Bruce Chatwin.

Page 117 : "Si leur vie mouvementée traverse des continents et des temps agités (guerres coloniales, Première et Deuxième Guerre Mondiale, crise de 1929, conflits régionaux) dans lesquels ils puisent situations romanesques et personnages pittoresques, ces professionnels de l'écriture ont vite compris le profit qu'ils pouvaient tirer de leur situation d'observateurs privilégiés des soubresauts de l'histoire. De journalistes, ils se muent - tels Kipling ou Kessel - en auteurs de nouvelles, avant de faire renaître leurs reportages sous forme de romans. Leur imagination se montre foisonnante."

Je laisse à l'auteur la responsabilité de ses choix d'auteurs et des deux catégories. Mais de fait, certains ont voyagé et en ont fait des livres qui les ont rangé dans le monde de la littérature et pour ceux qui étaient écrivains, le voyage les a fortement influencé dans l'approche de leur oeuvre littéraire.

Ces 19 auteurs sont présentés par Laurent Maréchaux sous forme de courtes biographies de quelques pages, mettant en avant leurs voyages qui ont influencé leurs publications.

Laurent Maréchaux a l'impression que la littérature de voyage n'a plus ses lettres de noblesse au début de ce XXIe siècle.

Il cite Nicolas Bouvier comme mise en garde aux apprentis écrivains voyageurs : "Il ne faut jamais que l'écrivain bouche le paysage. Il faut qu'il perde cette corpulence, et le voyage, s'il s'y soumet, s'en chargera pour lui. Quant à son écriture, elle doit devenir aussi transparente et mince qu'un cristal légèrement fumé".

 

Voyages en partie rêvés, recréés et donc objets de fictions ou récits "authentiques", la littérature de voyage n'a pas fini de nous étonner ou de nous émerveiller. Ce livre offre de bonnes pistes de lectures. C'est là l'essentiel.

Bonne lecture,

Denis

 

 

 

 

 

 

Ecrivains voyageurs par Laurent Maréchaux (Arthaud Poche)
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