Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 16:18
Notre rentrée littéraire sur bonheur de lire
Notre rentrée littéraire sur bonheur de lire
Notre rentrée littéraire sur bonheur de lire

La rentrée littéraire chez "Bonheur de lire" ne sera pas forcément celle de tous, car le plaisir de lecture conduit à aimer aussi et surtout les chemins de traverse.

C'est le cas avec les trois premiers livres lus par Denis :

- La Muette d'Alexandre Lacroix (Don Quichotte Editions)

- La Zone des Murmures de Natacha Nisic (Tohubohu Editions)

. David Bowie n'est pas mort de Sonia David (Robert Laffont)

 

A venir :

- Comment vivre en héros ? de Fabrice Humbert par Fabienne

- La distance d'Alexandre Steiger (Leo Scheer) par Denis

 

Bonne lecture,

Denis et Fabienne

 

Et vous que lisez-vous de cette rentrée 2017?

 

Repost 0
Published by DENIS ET FABIENNE - dans SALONS - ANNONCES DIVERSES
commenter cet article
15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 16:03
David Bowie n'est pas mort de Sonia David (Robert Laffont)   #MRL17

David Bowie n'est pas mort de Sonia David

(Editions Robert Laffont - Août 2017 - 174 pages)

-------------------------------------

Le roman se décompose en trois jours qui sont en fait des périodes de quelques jours :

Premier jour : vendredi 22 – mercredi 27 mai 2015

Hélène, la narratrice,  alors qu’elle était en vacances avec des amis, a appris que sa mère a eu un AVC.

C'est alors la troisième fois qu'elle se sent proche d'elle tandis que sa mère a toujours été ingrate peu amante de ses trois filles. La première fois c’était il y a quinze ans quand Edith a eu l’appendicite. Puis ce fut en 2013 avec l'annonce d'un cancer du sein. Et l'AVC qui va se terminer cette fois par le décès le 23 mai 2015.

Après avoir accepté l'euthanasie, les trois sœurs se doivent de trier les affaires de leur mère et plus que jamais entrer dans l'intimité de cette femme intelligente, érudite mais qui a montré tant de froideur à son côté maternel. Elle a tout de même écrit dans ses instructions post mortem, à la fin « je vous embrasse ».

C'est l'occasion pour Anne, l’aînée, Hélène et Émilie la plus jeune de voir défiler les souvenirs du passé d'autant que la vie les a souvent éloignées. Et elles sont aussi très différentes.

Deuxième jour : lundi 2 – mercredi 11 mai 2016

Un peu moins d'un an plus tard le 6 mai 2016, c’est le père d’Hélène qui meurt après avoir lutté plusieurs années contre la maladie.

En 1973 il a quitté le domicile conjugal et sa femme exaspérante pour vivre avec Kirstin la jeune fille au pair de 19 ans d'origine norvégienne. Hélène est toujours restée fidèle à son père alors qu'Anne s'est détournée de lui à l’âge adulte. Le père a eu une fille Juliette avec sa nouvelle femme qui l'a aimé profondément et est restée avec lui jusqu’à la fin de sa vie.

Le 2 le père est opéré en urgence mais Hélène doit aller en Corse avec Pierre son compagnon. Sauf que, comme pour sa mère elle est obligée de rentrer en urgence après que Juliette, médecin urgentiste par ailleurs, lui dit qu’il va très mal.

Et le vendredi 6 mai avec l'accord de la famille les médecins arrêtent les machines. Pendant qu’elles font les démarches, Kirstin et les filles apprennent que le père était couvert de dettes au point de devoir renoncer à l’héritage.

Troisième jour : lundi 11 janvier 2016 - …

David Bowie est mort et Hélène se souvient qu’au lieu d’aller voir Bowie en concert sa mère l’avait emmenée au dernier moment voir un opéra de Mozart. C’était Anne qui était allée seule entendre Bowie. Les deux sœurs ont pu renouer quelques liens quand Anne a eu un cancer du sein qu'elle est venue traiter en France peu après la mort de leur mère...

 

On aura compris que ce roman parle beaucoup de mort et de remords. Hélène et ses sœurs perdent leurs parents à un an d'intervalle tandis que David Bowie est "réellement" mort le 11 janvier 2016.

C'est une "histoire" de famille où rien n'a été simple et ces morts permettent de revivre les moments forts de ces relations distendues.

Je me dois d'avouer que ce roman m'a peu convaincu. Je n'y ai pas appris grand chose.

J'ai lu ce roman dans le cadre du "match de la rentrée littéraire" organisé par "Price Minister".

Ce livre ne m'a pas inspiré une chronique créative car je l'ai lu sans enthousiasme.

Dommage.

Toutefois, si vous aimez les histoires de famille ce roman vous plaira sans doute, mais si vous êtes fan de David Bowie vous serez déçu(e) par ce roman qui parle bien peu de lui.

Denis

David Bowie n'est pas mort de Sonia David (Robert Laffont)   #MRL17
Repost 0
7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 15:45
Hommage à Debussy de Raoul Dufy

Le tableau "Hommage à Debussy" a été peint par Raoul Dufy (1877-1953) en 1952, longtemps après la mort du musicien Claude Debussy (1862-1918).

Ce tableau qui est exposé au MuMa du Havre est ainsi présenté :

"La musique tient une place importante dans da la vie et l’œuvre de Raoul Dufy. La thématique des orchestres est exploitée dès 1902. L’ Hommage à Mozart de 1915 préfigure la grande série  qu’il entreprend à la fin de sa vie. Ces hommages évoquent ses compositeurs préférés et tentent de traduire plastiquement leurs univers musicaux. Cet intérêt pour la recherche d’équivalences entre peinture et musique est partagé par certains peintres ou musiciens tels Vassili Kandinsky ou Arnold Schönberg.

Dans l’Hommage à Debussy de 1952 Dufy présente le piano selon des points de vues dissemblables. L’instrument est vu de profil mais son clavier est représenté une seconde fois, en transparence, dans une perspective frontale. Les fleurs et les feuillages recouvraient les murs de la salle à manger de l’appartement parisien de Raoul Dufy impasse Guelma où était aussi situé son atelier. L’artiste avait collaboré avec le couturier Paul Poiret  en 1910 puis avec la firme Bianchini -Férier spécialisée dans le textile haut de gamme. Il créa pour eux de nombreux modèles textiles.
L’artiste récupérait parfois quelques mètres de tissus imprimés pour décorer son propre intérieur sur le mur de droite, la tenture à bordure géométrique, nommée «
Amours, délices et orgues » est une évocation de son amitié avec Paul Poiret et de son travail avec le couturier.
Les fleurs et les feuilles flottent dans l’air et, métaphores des notes musicales, se concentrent au dessus du clavier. L’écriture du motif, arabesques aériennes, rappelle celle de la notation musicale. Les couleurs acides et printanières circulent librement hors de ce  graphisme. La légèreté, la transparence, les tonalités concourent à l’expression du rythme et de la sonorité de la musique de Debussy." (
http://archives.lehavre.fr/images/malraux/RAOULDUFYHommage.htm)

 

Laissons-nous porter par les Deux Arabesques de Claude Debussy :

 

 

Raoul Dufy

Raoul Dufy

Repost 0
Published by DENIS ET FABIENNE - dans PEINTURES - SCULPTURES
commenter cet article
5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 20:51
Prix Nobel de Littérature 2017: Kazuo Ishiguro

Le Prix Nobel de Littérature a été attribué aujourd'hui à l'auteur britannique d'origine japonaise Kazuo Ishiguro né en 1954 à Nagasaki.

Il est l'auteur de 7 romans et d'un recueil de nouvelles.

Deux de ses romans ont été portés à l'écran par James Ivory, dont "Les vestiges du jour";

Il est le 114e lauréat de ce prix et le 29e anglophone. 

Ses plus récents textes ont été publiés aux Editions des Deux Terres.

http://www.les-deux-terres.com/Ishiguro

Un auteur à découvrir indéniablement.

Denis

Prix Nobel de Littérature 2017: Kazuo Ishiguro
Repost 0
1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 20:11
Une seconde vie de Dermot Bolger (Folio)

Une seconde vie de Dermot Bolger

(Folio - 355 pages - mai 2013)

Traduit de l'anglais (Irlande) par Marie-Hélène Dumas

Titre original :A Second Life (2010)

Première publication en France : 2012 (Editions Joëlle Losfeld)

---------------------------------- 

 

En un mot : EXCELLENT !

 

Sean Blake a été victime d’un accident de la circulation et s’est senti mort quelques secondes pendant lesquelles il a vu une autre vie de profiler, comme un état de grâce. Quand il a été réanimé il a eu l'impression qu’on lui volait cette vie. Il a fallu l’opérer d'urgence pour drainer le cerveau.

Elisabeth est restée persuadée toute sa vie que son fils Francis n'est pas mort à la naissance. Elle erre la nuit à sa recherche surtout qu'elle sait qu’il vient d'avoir un accident. Elle vit en Angleterre loin de son Irlande et a eu trois filles dont Sharon inquiète pour sa mère qui va mourir d'un cancer et est atteinte de démence.

Sean se rappelle des moments de jeunesse avec une mère absente qui l’a abandonné et  l'a obligé à vivre dans une famille d'accueil.  Aujourd’hui il est marié à Geraldine et à deux fils mais sa femme comprend que l’accident l’a transformé. Il parle de doubles vies.

Sean parle avec tante Cissie de sa mère biologique qu’il aimerait bien retrouver. Elle n'a que quelques indices à lui donner.

Pour l'heure il se doit de reprendre son activité de photographe. Il apprend qu'un accident a eu lieu et il comprend que c'est un ami Franck Conroy qui en a été la victime. Ils avaient travaillé ensemble sur le sujet de l’arrêt de la dernière mine irlandaise à Mullabeg.

Reprendre seul le volant après son accident est une épreuve mais il se doit d'aller sur les lieux de l'accident. Franck était jeune père et veuf presque en même temps, sa femme étant atteinte d'un cancer pendant sa grossesse. Et il se serait suicidé avec son bébé en se jetant dans la rivière au volant de sa voiture.

C'est Peter McHugh qui a racheté la mine pour en faire un terrain de golf. Comme Sean il a été élevé par une famille d’accueil. Alors il va lui rendre visite et McHugh le conduit vers un endroit qui pourrait être celui où Sean est né. Sans résultat. Il continue ses recherches et comprend que son couple est en danger car Geraldine ne sait pas qu’il a été adopté dans sa jeunesse et elle ne peut donc pas devenir pouvoir il s'absente régulièrement.

La quête du passé et de sa mère continue avec obstination et détermination...

 

Ce moment du "décès clinique" a été le déclencheur de cette recherche du passé.

Delmot Bolger sait nous entraîner avec brio dans les méandres de la mémoire et des oublis.

L'auteur nous dit en préambule qu'il a écrit une première version en 1993 et il précise qu'il a entendu beaucoup de témoignages de mères et d'enfants qui avaient été séparés dans les années 40 à 60, quand il était scandaleux d'avoir fait un enfant en dehors du mariage et souvent quand les jeunes femmes étaient très jeunes comme la mère de Sean âgée de 19 ans quand elle a accouché. L'adoption en a sauvé une majorité d'autant que la vie dans les couvents y était très difficile, les Sœurs n'étant pas franchement "humaines" dans leurs réactions face aux mères désespérées.

"Ce roman n'est donc ni l'ancien ni tout à fait un autre. J'aime à le considérer comme un roman remanié".

On se laisse emporter à chaque fois que l'on entre dans un nouveau chapitre (18 au total) par l'histoire que nous raconte l'auteur. Il revient en arrière quand il faut expliquer le présent et ce sont autant de "moments" littéraires à savourer. Par exemple, l'histoire de la mine qui ferme et l'engagement de Sean de faire un reportage photo qui saura rappeler le courage de ces mineurs qui ont travaillé avec panache jusqu'au dernier jour;les confrontations avec les membres de la famille de sa mère sont aussi magnifiquement restitués dans toute leur "vérité".

En conclusion, un formidable roman irlandais par un des grands représentants de cette littérature bien trop peu connue en France. Joëlle Losfeld fait partie de ces éditeurs qui ont plaisir à publier de grands auteurs souvent méconnus.

Lisez Dermont Bolger, né en 1959 dans le nord de Dublin d'une famille d'ouvriers, nous montre à quel point il est engagé pour son pays et son histoire souvent douloureuse.

Bonne lecture,

Denis

 

Une seconde vie de Dermot Bolger (Folio)
Repost 0
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article
1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 19:21
Citation de Pascal Quignard sur le livre et le silence
Repost 0
Published by FABIENNE - dans CITATIONS
commenter cet article
24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 15:59
Moonraker de Fryniwyd Tennyson Jesse (Le Félin Poche)

Moonraker de Fryniwyd Tennyson Jesse

(Editions du félin - septembre 2017 - 205 pages - Collection Le Félin Poche)

Traduit de l'anglais par Marie-Yvonne Guyon

Titre original : Moonraker (1927)

-----------------------------------

On sait bien peu de choses sur Fryniwyd Tennyson Jesse (1888-1958) en France. C'est le deuxième livre publié après "Les derniers jours du Palais d'Or" en 1995 par les Editions du Félin.

Dans l'introduction de Bob Leeson (1981 pour l'édition anglaise), il cite les propres paroles de l'auteure : "C'était une féministe habile, enjouée, un peu clandestine, qui ne se refusa jamais un plaidoyer adroit pour la dignité et l'indépendance de la femme. Ceci revenait de façon à peine voilée dans ses livres, ses lettres, ses conversations quoiqu'elle n'a jamais participé à un mouvement féministe ou autre. Elle était solitaire".

Il ajoute "qu'elle était une navigatrice hors pair, bien meilleure que son modèle Robert Louis Stevenson. Elle savait tout des bateaux, des marins et des capitaines...".

Alors, voilà, Mooraker, c'est un vrai roman d'aventure et de pirate au début du XIXe siècle...

L'auteure entreprend de nous raconter l’histoire de Jacky Jacka au détour des années 1801-1802. Il est fils d'une lignée de marins anglais. Tamsin une vieille sorcière lui dit qu’elle voit dans ses yeux « de grands navires qui sombrent, et de sinistres actions dans le noir ». Il a alors la vision d’une femme blanche et d'un homme noir.

Elle lui dit qu’il doit immédiatement d’embarquer ce qu’il fait le jour même se faisant engagé sur la goélette le « Piskie » à destination des Caraïbes.

Le bateau est arraisonné par le bateau pirate le Moonraker dirigé par le capitaine Lovel. Jacky, épargné de la mort, devient un de ses mousses.

Nouveau combat cette fois avec un navire français et Lovel sauve de la mort un passager français, Raoul de Kerangal. Celui-ci s’avère être un ennemi de Napoléon et il vient ici prévenir Toussaint-Louverture (1743-1803) que l’empereur prépare une expédition contre lui. Lovel accepte de l'aider.

 

 

Toussaint-Louverture

Toussaint-Louverture

Les trois hommes débarquent à Port-au-Prince avec pour objectif de rencontrer le grand homme épris de liberté pour son peuple noir, Toussaint-Louverture. Mais l'armée française est arrivée par mer et demande à Toussaint de se rendre et d'abandonner son pouvoir sur l’île. Les trois hommes sont devenus intimes avec les Toussaint grâce à Raoul. Et ils ne savent plus quoi faire pour les aider car Toussaint veut rester ici. Melle Laura, une jeune américaine blanche au service des Toussaint est très séduisante et Raoul entend la sauver du marasme ambiant. Mais c'est Jacky qui reste auprès de Toussaint. Les noirs se rallient à Toussaint quand ils apprennent que les Français veulent rétablir l’esclavage sur l’île.

 

Ce qui est le plus passionnant dans ce roman, c'est de vivre la "révolution" à Haïti sous l'égide de Toussaint-Louverture (pour en savoir plus, j'ai mis le lien vers l'article de wikipedia).

On voit cet événement sous le regard des anglais, hostiles à Bonaparte, encore Premier Consul à l'époque, bien sûr. Il y aura un rebondissement original vers la fin du roman qu'il ne faut pas dévoiler ici.

C'est un livre plaisant à lire. Un bon roman d'aventure sur des bases historiques solides par une auteure qui maîtrise son art avec facilité.

Et à lire aussi pour replonger dans ces années "terribles" du début du XIXe siècle en rappelant qu'il a fallu attendre encore un demi-siècle pour voir l'esclavagisme enfin aboli.

Merci à Lauren des éditions du Félin de m'avoir adressé ce livre pour le lire et le présenter ici.

Bonne lecture,

Denis

 

Moonraker de Fryniwyd Tennyson Jesse (Le Félin Poche)
Repost 0
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article
20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 15:42
Poème : A Madame du Deffant par VoltairePoème : A Madame du Deffant par Voltaire

Voltaire (1694-1778) est surtout connu pour ses contes philosophiques tels Candide, Zadig. Il a toutefois été également poète. Ainsi, ce poème de 1773 à Mme du Deffand (1697-1780), connue comme épistolière et comme "salonnière". Elle ouvrit son salon en 1749 dans les appartements occupés autrefois par Mme de Montespan, rue Saint Dominique à Paris. D'Alembert, Marivaux entre autres l'ont assidûment fréquenté.

 

Titre : À Madame du Deffant

Voltaire (1694-1778)

Recueil : Poésies complètes (1778).

Hé quoi ! vous êtes étonnée
Qu'au bout de quatre-vingts hivers,
Ma Muse faible et surannée
Puisse encor fredonner des vers ?

Quelquefois un peu de verdure
Rit sous les glaçons de nos champs ;
Elle console la nature,
Mais elle sèche en peu de temps.

Un oiseau peut se faire entendre
Après la saison des beaux jours ;
Mais sa voix n'a plus rien de tendre,
Il ne chante plus ses amours.

Ainsi je touche encor ma lyre
Qui n'obéit plus à mes doigts ;
Ainsi j'essaie encor ma voix
Au moment même qu'elle expire.

"Je veux dans mes derniers adieux,
Disait Tibulle à son amante,
Attacher mes yeux sur tes yeux,
Te presser de ma main mourante."

Mais quand on sent qu'on va passer,
Quand l'âme fuit avec la vie,
A-t-on des yeux pour voir Délie,
Et des mains pour la caresser ?

Dans ce moment chacun oublie
Tout ce qu'il a fait en santé.
Quel mortel s'est jamais flatté
D'un rendez-vous à l'agonie ?

Délie elle-même, à son tour,
S'en va dans la nuit éternelle,
En oubliant qu'elle fut belle,
Et qu'elle a vécu pour l'amour.

Nous naissons, nous vivons, bergère,
Nous mourons sans savoir comment ;
Chacun est parti du néant :
Où va-t-il ?... Dieu le sait, ma chère.

À Ferney, le 16 novembre 1773.

Voltaire.


Read more at http://www.poesie-francaise.fr/voltaire/poeme-a-madame-du-deffant.php#1CAmB5PDAA8xiF0t.99

Poème : A Madame du Deffant par Voltaire
Repost 0
Published by DENIS - dans POEMES
commenter cet article
13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 09:48
Le 16e prix du roman FNAC est attribué à Véronique Olmi pour "Bakhita" (Albin Michel)

Information reçue ce matin par Anaïs de l'agence Anne et Arnaud :

 

Le 16e Prix du Roman Fnac est attribué à

Véronique Olmi pour son livre Bakhita 

publié aux éditions Albin Michel.



L’auteure succède ainsi à Gaël Faye, récompensé pour son premier roman Petit pays (éditions Grasset), écoulé à 387 800 exemplaires (source Gfk).

 

Le roman de Véronique Olmi Bakhita a été élu Prix du Roman Fnac par un jury composé de 400 adhérents Fnac et 400 librairies.

 

Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte. Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

 

 

Véronique Olmi recevra son Prix lors de l’inauguration de Forum Fnac Livres, ce vendredi 15 septembre, par l’invitée d’honneur du Forum, Leïla Slimani.

 

La seconde édition du Forum Fnac Livres se tiendra du 15 au 17 septembre à la Halle des Blancs Manteaux (Paris IV). Entièrement gratuit et ouvert à tous, en plein cœur de Paris, cet événement réunira de nombreux auteurs incontournables de la rentrée littéraire et des grandes figures de la bande dessinée, des sciences humaines, du bien-être, de la littérature jeunesse et de la musique.

 

 
Repost 0
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 19:33
Voyager de Russell Banks (Actes Sud)

Voyager de Russell Banks (Actes Sud - 315 pages - mai 2017

collection "Lettres anglo-saxonnes")

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Furlan

Titre original : Voyager - travel writings (New York - 2016)

Photo de couverture : Russel Banks en 1962

-------------------------------------

 

L'auteur aime voyager dans les îles à commencer par celles des Caraïbes si proches des USA.

Il y était allé autrefois et s'en est inspiré pour écrire son premier roman "le livre de la Jamaïque". Il y est retourné à la fin des années 80 avec celle qui allait devenir sa quatrième épouse. Ce long périple dans les Caraïbes est alors l'occasion pour lui de raconter ses déboires conjugaux et sa culpabilité d'avoir fait souffrir trois femmes et sans doute quatre enfants.

Autres contrées ensuite avec l'est africain et son île aux esclaves Gorée.

Encore plus loin, les Seychelles paradis des plongeurs et des oiseaux. À chaque fois l'auteur fait tout pour éviter les lieux touristiques préférant marcher et méditer loin des foules. Et toutes ces îles sont riches de montagnes et de plages éloignées des centres d'attraction.

L'auteur et sa future quatrième femme ont décidé de se marier loin de chez eux pour n'incommoder personne. Ils ont choisi Édimbourg. Leur surprise a été de se dire que leur morphologie pouvait s'apparenter à celle des écossais.

Autre voyage :  l'Alaska au volant d'un Hummer H2 flambant neuf qui a fait sensation tout au long du voyage. Un véhicule pas trop approprié pour parcourir ces contrées qui devraient être respectées par les écologistes. Mais le véhicule lui a été prêté par un magazine new-yorkais pour le tester.

Attiré par l’alpinisme dans la région des Adirondacks où il vit Russell Banks a décidé de partir avec deux libraires, un couple d’amis et un guide rencontré l'an passé, pour l'Equateur et escalader la Cotopaxi. Une chute près du sommet lui donne une grande amertume. Trois ans plus tard, en 2000, il escalade, toujours en groupe, le plus haut sommet des Andes, l'Aconcagua et le deuxième derrière l’Himalaya.

Il fera une dernière ascension près de l'Himalaya.

 

Certains de ces récits de voyages ont été publiés en revue avant d'être réunis dans ce recueil.

Comme nous l'avons vu, la première partie, qui fait près de la moitié du livre, est intime, ce qui est rare chez l'auteur puisqu'il y raconte non seulement un voyage mais aussi une confession sur ses déboires conjugaux.

Le titre américain est identique au titre français "Voyager".

Autant en français, voyager, fait tout de suite pense au voyage, autant en américain, "Voyager" fait référence aux deux sondes spatiales américaines lancées en 1977. Russell Banks y fait d'ailleurs plus qu'allusion.

Page 137 : "La sonde visait Alpha Centauri, le sabot du Centaure, le système d'étoiles le plus proche de notre soleil, situé à 4.37 années-lumière d'ici, soit environ 41 300 milliards de kilomètres. A la vitesse actuelle de Voyager 1, le survol d'Alpha Centauri est programmé pour dans quarante mille ans à peu près (...) Voyager 1 pourrait  tout aussi bien être en route pour le paradis, l'enfer ou n'importe quel autre lieu purement imaginaire, n'importe quel autre pays des morts".

 

Un livre passionnant et toujours l'écriture limpide et magnifique de Russell Banks (né en 1940) l'un des plus grands écrivains américains.

 

Bonne lecture,

Denis

Voyager de Russell Banks (Actes Sud)
Repost 0
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article

Présentation

  • : BONHEUR DE LIRE
  •                       BONHEUR DE LIRE
  • : BLOC D'UN COUPLE PASSIONNE DE LIVRES, ART , HISTOIRE, LITTERATURE ET COLLECTIONNEURS DE MARQUE-PAGES.
  • Contact

             

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Texte Libre

*** Phrases diverses ***