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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 16:46
Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville
Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville
Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville
Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville
Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville
Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville
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Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville
Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville
Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville
Sur les pas de l'Abbé Pierre à Esteville

Il y a 15 jours , nous nous sommes rendus à Esteville, sur les pas de l'Abbé Pierre.

Le Centre Abbé Pierre-Emmaüs est un espace muséographique qui présente la vie et le message de l’Abbé Pierre et du Mouvement Emmaüs en France et dans le monde.

 L'adresse : Route d'Emmaüs, 76690 Esteville

Niché dans un petit village d'une centaine d'habitants au nord - est de Rouen en Seine - Maritime, c'est le lieu où l'Abbé Pierre venait se reposer mais aussi travailler et cela durant une vingtaine d'années.

Quelques photos prises lors de notre visite et qui sait , peut - être aurez vous l'envie de vous y rendre, car ce lieu de mémoire est un lieu paisible et j'avoue m'y être ressourcée.

L'Abbé Pierre repose dans le cimetière situé dans l'enceinte de l'église du village avec d'autres compagnons Emmaüs.

 

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Published by Fabienne - dans SUR LES PAS DE ...
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 16:42
Marguerite de Jacky Durand (Carnets Nord)

Marguerite de Jacky Durand

(Carnets Nord - janvier 2017 - 238 pages)

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En août 44, Marguerite et Josette sont tondues sur la place publique pour avoir couché avec des allemands.

 

Cinq ans plus tôt, le 2 août 39, Marguerite s’est mariée avec Pierre et vit le grand amour.

Mais Pierre est parti dès le début septembre sur le front est. Elle doit assumer toutes les tâches seule et son retard de règles la fait croire enceinte mais le médecin dit que c’est dû au départ de Pierre qui a conduit à un choc émotionnel.

Elle reçoit des nouvelles de Pierre qui s’amuse sur le front car il n’y a rien à faire. Elle ne comprend pas la situation quand elle trime ici à assurer le quotidien.

Elle le voit à Noël là-bas près de son cantonnement puis il est fait prisonnier au court moment de la guerre face aux allemands en mai/juin 1940.

Elle travaille comme femme de ménage à la poste et apprend lors d’une perquisition que Raymonde la postière est résistante. On l’a croit même complice. On est alors en janvier 42.

Marguerite travaille à présent dans un atelier et elle aperçoit son amie Josette en compagnie d’un allemand.

Quant à André, il est un enfant gitan que Marguerite aide en lui donnant de la nourriture. Elle a même rencontré sa famille dans leur roulotte. Et depuis quelques semaines il passe ses dimanches dans la cour avec un allemand Frantz qui lui apprend à chanter et à mieux lire. Marguerite garde ses distances et ne veut pas parler à un allemand, cause de tous ses malheurs...

 

Vous aurez compris que ce roman raconte le destin difficile d'une jeune femme au cours de la seconde guerre mondiale. Un destin "ordinaire" pour Marguerite qui pense au quotidien sans trop chercher à comprendre plus en avant ce qui se passe dans cette époque trouble.

Son seul "héroïsme" est d'aider une famille gitane.

L'auteur a fait le pari de nous dévoiler dès le début que Marguerite a couché avec un allemand. Puis il déroule les grandes étapes de "sa" guerre d'août 1939 à l'été 1945, sans mettre au centre cette relation tardive. Ainsi, Jacky Durand nous fait comprendre qu'il faut avant tout s'attacher à cette femme qui s'endurcit avec cette guerre tout en gardant un regard humain sur son temps et montrant qu'elle est une femme "libre".

Juin 40 : "La nuit dernière, Marguerite n'a pas fermé l'œil. Elle s'est assise sur le rebord de la fenêtre, scrutant par l'entrebâillement des volets le flux ininterrompu de l'exode s'étirant le long du faubourg. C'est une masse informe, grouillante, hétéroclite où elle devine dans l'obscurité des autos qui roulent tous feux éteints par crainte de bombardements, des tombereaux écrasés par leurs chargements, des bicyclettes, des animaux de trait et surtout, surtout, des escouades de piétons, familles agglutinées autour d'une carriole, d'un landau, où l'on a installé les plus fragiles, vieillards, nourrissons, mères allaitantes, malades" (page 91)

L'écriture et le style sont sobres, sans fioriture mais ils nous emportent dans cette histoire qui pourrait être une "énième" histoire autour de la deuxième guerre mondiale. Certes, les grandes périodes sont "marquées" (la drôle de guerre, l'exode, la résistance et la collaboration, la libération et l'épuration) mais on s'attache à cette Marguerite qui ne baisse jamais les bras alors que son amour pour Pierre semble s'amenuiser après avoir vécu quelques mois enchanteurs et que "sa faute" n'a pas été le fait de "mauvaises intentions" !!

Bonne lecture et merci à Fleur de m'avoir adressé ce livre des éditions Carnets Nord dont j'ai toujours plaisir à lire les livres.

A noter que c'est le premier roman de Jacky Durand, par ailleurs, journaliste et chroniqueur gourmand à "Libération".

 

Denis

 

Marguerite de Jacky Durand (Carnets Nord)
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 16:50
Autour de ma chambre de Bernd Stiegler (Hermann)

Autour de ma chambre : Petite histoire du voyage immobile

de Bernd Stiegler

(Hermann -collection "Echanges littéraires"

- 260 pages - Octobre 2016)

Traduit de l'allemand par Laurent Cassagnau

Titre original : ReisenderStillsand. Eine kleine Gesischichte der Reisen im und um das Zimmer (2010)

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Tout a commencé avec le devenu célèbre "Voyage autour de ma chambre" de Xavier de Maistre, publié en 1794 qui va devenir un genre littéraire assez étonnant. L'auteur prouve par son récit que l'on peut explorer l'intégralité de ce qui se trouve dans sa chambre. On y fait forcément des découvertes par ailleurs.

De fait, peut-on vraiment voyager sans sortir de sa chambre?

En deux cent cinquante pages et 21 étapes Bernd Stiegler, professeur de littérature allemande moderne et d'histoire et théorie des médias àl'université de Constance, relève le défi en scrutant et explorant deux siècles de littérature et d'arts.

Bernd Stiegler nous donne une belle leçon d'histoire littéraire.

"Toutefois ces voyages si différents entre eux ont un point commun : ils présentent l'exploration de l'espace proche comme une véritable découverte, comme une expédition dans un univers prétendument connu, qui dans l'optique du voyage, se métamorphose soudain et devient étranger et résistant, énigmatique et instructif."

Jules Verne,  Huysmans, Nerval, Goethe et bien d'autres auteurs sont invités dans ce livre.

La photographie a aussi contribué à montrer la chambre dans tous ses états.

Les objets prennent vie et le flâneur sait aussi contempler tant sa chambre que son environnement. On peur aussi raconter ce que l'on voit depuis sa chambre.

Des expériences littéraires et artistiques ont continué à se perpétuer jusqu'à aujourd'hui. Samuel Beckett, l'Oulipo, des auteurs allemands se sont emparé de l'espace clos, celui de nos propres limites, pour en faire des oeuvres aussi exhaustives que possible.

De nombreuses illustrations et des bibliographies complètes, agrémentent  chaque étape de ce livre.

Un livre érudit assurément mais facile à lire quand on aime la littérature dans tous ses états, y compris dans les marges, car avec ce livre on est vraiment dans l'histoire littéraire des 200 dernières années.

Je remercie les Editions Hermann de m'avoir adressé ce livre paru il y a quelques mois dans la collection "Echanges littéraires". Tout un programme passionnant à découvrir également, comme "Sous le roman, la poésie. Le défi de Roberto Bolano" par Florence Olivier (2016).

N'oublions pas que les Editions Hermann existent depuis 1876 !

Bonne lecture,

Denis

Autour de ma chambre de Bernd Stiegler (Hermann)
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Published by DENIS - dans LITTERATURE
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 09:13
Citation de Gustave Flaubert sur l'ennui à contourner
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 17:57
Récidive - Sonja Delzongle

J'avais découvert Sonja Delzongle avec " DUST " , vu que mon mari et moi - même étions jurys pour le Prix du Balai d'or 2016 et l'auteur a d'ailleurs été récompensée du Prix " Balai d'argent " pour notre plus grande joie.

L'occasion de la rencontrer dans un contexte intimiste, et de partager un resto à l'issue de la remise des Prix.

Une auteur très sympathique, talentueuse  qu'il faut absolument découvrir !

Quand j'ai reçu " Récidive " , je me suis plongée aussitôt dans la lecture de ce thriller qui nous fait voyager entre Saint Malo et New - York, en présence d'Hanah, ,cette jeune profileuse, forte et fragile à la fois qui apprend la libération de son père, son géniteur comme elle l'appelle.

Et elle a peur pour sa vie, peur qu'il la retrouve et qu'il la tue à son tour.

Pour rappel :

Son père a tué sa mère à la suite d'une dispute et il a enterré le corps dans le jardin.

Hanah était toute jeune mais c'est elle , quelques années plus tard , qui dénonce son père pour le crime qu'il a commis.

Elle pourrait se croire à l'abri de l'autre côté de l'Atlantique mais il n'en est rien, Hanah a des appréhensions, fait des cauchemars qu'ils lui perturbent la vie en général et son sommeil.

A Saint - Malo, sitôt son père sorti de prison , une série de meurtres a lieu dans la cité corsaire et la police associent ceux - ci à cet individu.

On retrouve également le squelette de l'oncle d'Hanah remonté comme par magie à la surface de la mer après avoir séjourner de longues années dans l'eau !

Commence alors le début de différentes enquêtes et Hanah vient incognito à Saint - Malo.

J'ai beaucoup aimé l'écriture vive de Sonja Delzongle , le suspens qui nous tient en haleine jusqu'au bout et j'avoue que j'ai passé un bon moment de lecture grâce à la plume de cette auteur.

Je me suis très attachée au personnage d'Hanah , cette jeune profileuse qui se sert d'un pendule de Herkimer pour mener à bien ses recherches.

Vraiment hâte de la retrouver dans le prochain roman !

4ème de couverture

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.
À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?

Récidive
Auteur : Sonja Delzongle
Éditions : Denoël (Avril 2017)
Collection : Sueurs Froides
ISBN : 9782207135624
416 pages

 

 

Récidive - Sonja Delzongle
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 17:40
Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby (Actes Sud)

Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby

(Editions Actes Sud - Août 2016 - 267 pages)

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Mathilde Blanc revient le 1er juillet 2012 soit 50 ans après, jour pour jour, après le décès de son père, au sanatorium en forme de paquebot à Aincourt devenu une ruine classée aux monuments historiques.

Les parents, Odile et Paul (dit Paulot), tenaient le bar le Balto à La Roche. Le samedi soir c'était bal et Paul lançait le bal avec sa fille aînée, Annie, 16 ans, resplendissante.. Il jouait de l'harmonica. Mathilde les regardait de loin. Elle était née cinq ans après la mort de son frère encore jeune bébé. Alors elle a voulu être "le fils" de Paul à ses yeux et a toujours eu des jeux de garçon. Un peu casse-cou aussi malgré ses neuf ans. Après il y a eu tout de même le petit Jacques.

On est en 1952 et les mots pleurésie ou tuberculose et sanatorium sont souvent inconnus. Et Mathilde va les découvrir quand on va parler de la maladie de Paulot. Deux mois à Aincourt et tout doit rentrer dans l'ordre. Mais juste après Noël la maladie s'aggrave et la vie au Balto devient impossible pour le père.

Et une partie de la clientèle ne vient plus car on dit comme à l'école que le "bacille" est contagieux.

Il faut se séparer du Balto et emménager en face et ouvrir une librairie-presse. Mais vivre auprès du balto est insupportable pour Paulot. Alors ils s'installent à Limay et font bientôt faillite. Retour en face du balto où il faut survivre de petits boulots. Difficile pour Mathilde d'être heureuse et de faire rire son père.

Elle veut danser comme Annie ce qui lui permet de rencontrer Mathieu. Mais Odile et Paul sont de plus en plus malades de cette tuberculose. Avec quelques aides de l'état ils vont à Aincourt. Jacques et Mathilde mineurs doivent partir dans une famille d'accueil. On est le 2 janvier 1960.

Mathilde est une rebelle et contre vents et marées elle va voir ses parents chaque semaine y compris le père en cellule d'isolement. Elle est bien avec Mathieu. Se plaint de la veuve qui l'a recueillie et finit par rentrer chez eux à La Roche où elle  ôte les sellés.

Mathilde mène seule alors le combat pour le mieux être de la famille. Sa meilleure alliée est Jeanne, jeune fille handicapée, qui lui apporte de l'amitié, de la complicité, lui donnant de l'énergie pour lutter contre les malheurs des Blanc.

L'auteure nous introduit, comme si on y était, de par le langage de la narratrice adapté au "monde de Mathilde", de par le contexte historique où la "guerre" d'Algérie est l'événement majeur, en dehors du combat quotidien au temps où l'aide sociale, la sécurité sociale sont loin d'être un "paradis" pour ramener les malades à "la vie". On survit tant bien que mal quand on est atteint d'une grave maladie dans ces années 50-60, surtout si on est commerçant.

Une "fille courage" que cette Mathilde qui porte toute la famille et qui accompagne ses parents dans la maladie, qui essaie de donner un peu de confort à son petit frère, tandis qu'Annie, elle, fiat sa vie avec son mari et son enfant aussi loin que possible des risques de contamination par ce "bacille" destructeur.

 

Le livre n'a pas l'intensité de Kinderzimmer, le précédent roman de Valentine Goby. Le roman s'essouffle un peu sur la fin. On peut être dérangé comme moi par le style fait de simplicité, de juxtaposition de mots, mais après réflexion, je me suis dit que ce style est lié au langage de l'époque, dans cette famille.

Page 66 :" Mathilde veut voir Paulot vivant. Elle veut qu'il rie, elle s'en donne la mission. Ce jour-là, elle marche, ultra-légère dans l'air de juin, traversée de lumière comme les fins corps d'insectes. Elle a quatorze ans, elle est sèche comme une gosse de dix ans, pas de formes, pas de gras, que du muscle".

 

Le roman est inspiré par le témoignage d'Elise Bellion et d'autres témoins de cette époque où la "paquebot" d'Aincourt était en activité. Il est devenu en partie une ruine.

 

Une nouvelle lecture faite en commun avec Marjorie dont les échanges sont très éclairant tout au long de notre lecture.

 

Denis

 

Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby (Actes Sud)Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby (Actes Sud)
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 16:38
Le garçon incassable de Florence Seyvos (L'Olivier)

Le garçon incassable de Florence Seyvos

(Editions de l'Olivier - 173 pages - Mai 2013)

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Elle est française, écrivain, et se trouve à Los Angeles car elle écrit un livre sur Buster Keaton et se rend à la villa où il vécut.

Elle se rappelle deux Henri, tous deux déficients mentaux. Mais surtout elle a vécu avec son demi-frère handicapé d'abord en Côte d'ivoire puis en France quand sa mère est partie vivre avec le père d'Henri. Un père plutôt sévère avec son fils.

Buster Keaton a reçu ce surnom de Buster quand il a dévalé bébé un escalier. Il est devenu alors une "chose" dans les spectacles de ses parents volant de place en place pour le plaisir des spectateurs. C'est ainsi qu'il est devenu acteur physique dès son enfance.

Henri à force de persévérance et soutenu par les siens a pu savoir lire puis il a pu travailler dans un CAT. Henri a passé beaucoup de temps à attendre. Attendre que l'on s'occupe de lui, attendre que les activités auxquelles il ne pouvait pas se mêler se terminent...

Keaton a eu plus de bas que de hauts dans sa vie d'artiste. Mais avec le temps il a eu du succès notamment lors de rétrospectives de des films dans les années 50-60. Sa femme l'a quitté mais Eleanor une jeune femme l'a suivi dans sa fin de carrière avec amour et dévouement. L'alcool et plus encore le tabac ont eu raison de sa vue et il est mort en 1966.

 

Le roman alterne ainsi entre la "biographie" de Buster Keaton et la narration des années passées aux côtés de Henri, le "demi-frère" que la famille a pris en charge et a accompagné dans sa vie.

On ne comprend pas trop bien le lien entre les deux histoires si ce n'est que ce sont des moments de vie de la narratrice.

La quatrième de couverture nous éclaire ainsi : "A travers leur commune étrangeté au monde (ne passent-ils pas tous deux pour des idiots ?), et cette fragilité qui semble les rendre invulnérables, Henri et Buster sont peut-être détenteurs d'un secret bouleversant."

Le grand intérêt de ce roman est le style de l'auteure qui nous emporte. En courts chapitres, ce sont des moments de vie qui sont racontés, comme de courtes nouvelles juxtaposées.

Florence née à Lyon en 1967 a peu publié :4 livres en 20 ans, dont "Les apparitions" qui a obtenu le Prix Goncourt du premier roman en 1995.

Un livre à lire pour ces instants de vie et pour se rappeler qui était Buster Keaton.

Denis 

Le garçon incassable de Florence Seyvos (L'Olivier)
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:28
Trois jours à Oran d'Anne Plantagenet (J'ai lu)

Trois jours à Oran d'Anne Plantagenet (J'ai lu - 222 pages - décembre 2014)

Suivi de "Le désir et la peur" (Texte de septembre 2014)

Première édition : Stock - janvier 2014

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C'est l'auteure qui a persuadé son père qu'il serait bien qu'il retourne à Oran sur les traces de sa jeunesse. On est le 15 septembre 2005 à Orly et le père tarde à arriver. Anne culpabilise de l'avoir entraîné dans ce voyage.

Ils partent tout de même et le premier endroit où ils vont c'est rue Condorcet où le père a vécu avec ses parents, de condition modeste, en Algérie, ce que la grand-mère n'a jamais vraiment dit quand elle habita à Dijon à partir de 1961, un peu avant l'indépendance.

Anne aussi a habité une rue Condorcet mais à Paris.

L'habitant de l'appartement finit par ouvrir sa porte au père.

Amine est leur guide dans Oran et le soir ils vont sur la plage en compagnie d'un deuxième oranais Mohamed.

Le lendemain ils se rendent au village de Misserghin. Mais là le père ne reconnaît plus rien du village où il passait ses vacances dans la ferme des grands-parents. Et à force de persévérance ils voient un algérien qui reconnaît le père et ils passent un bon moment avec cette famille qui malheureusement n'a pas bien entretenu la ferme.

Avant de partir ils vont au cimetière où est demeuré le tombeau familial des Montoya.

Le troisième jour se passe à Oran et dans les alentours mais n'apporte plus grand chose aux souvenirs.

A Paris le père remercie sa fille.

 

Trois jours pour se retourner vers soi. Pour le père c'est évident puisqu'il revient sur les traces de son passé. Mais pour sa fille Anne c'est l'occasion de prendre du recul par rapport à sa vie parisienne entre sa famille et P., l'homme qui a changé sa vie récemment, qui l'aime et qu'elle aime, mais avec la réticence de faire exploser son univers familial.

 

"Trois jours à Oran" est donc un récit de voyage mais aussi un récit d'introspection qui vient télescoper cette Algérie "nouvelle" que retrouve le père et que découvre sa fille, ce qui rend parfois ce texte déroutant, décalé.

Il fallait "faire ce voyage", ce que certains lecteurs ont confirmé à Anne Plantagenet dans les courriers qu'elle a reçu à la suite de la première édition et qu'elle explique dans le texte "Le désir et la peur".

Ce livre entre dans mon cycle de lectures sur la littérature et le voyage.

Bonne lecture,

Denis

Trois jours à Oran d'Anne Plantagenet (J'ai lu)
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 09:53
Citation de Patrick Modiano sur l'intimité du lecteur avec l'auteur
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 19:47
(Photo Fabienne)

(Photo Fabienne)

Lecture ce dimanche 2 avril 2017 d'un texte de l'écrivain Joydeep Roy-Bhattacharya par Sarah Vermande : Adèle dans le musée Victor Hugo de Villequier et dans le cadre du festival "Terres de Paroles".

 

L'endroit était bien sûr plus que jamais bien indiqué pour y parler d'Adèle, la plus jeune fille de Victor Hugo née en 1840 et décédée en 1915.

Adèle avait treize ans quand sa sœur Léopoldine s'est noyée ici, dans la Seine. Une blessure prochaine mais le texte nous révèle qu'Adèle n'était pas l'enfant préférée de son père. C'est donc une deuxième blessure qui a terni sa vie. Après Villequier ce sera Guernesey qui la fera souffrir, "esclave" de son père quand il a besoin d'elle pour recopier ses textes dans les moments où Juliette n'est pas disponible. Et au moment où elle va s'enfuir pour aller vers l'homme qu'elle aime, Albert Pinson elle va apprendre qu'il n'est pas celui qu'elle attendait. Elle nous dit d'ailleurs qu'elle ne l'a jamais aimé !

 

Adèle de J. Roy-Bhattacharya : lecture par Sarah Vermande à Villequier

Sarah Vermande lit avec beaucoup d'émotion ce court texte d'une vingtaine de minutes denses, intenses.

Elle sait nous faire ressentir les émotions d'Adèle dans tous ces moments difficiles qui ont fait ses malheurs.

 

Sarah Vermande est comédienne et traductrice. Formée comme comédienne au Drama Centre London, elle est venue à la traduction par la traduction théâtrale. Elle traduit aussi des romans et de la non-fiction, dont Le Fils de Philipp Meyer (Ed. Albin Michel), qui a obtenu le Prix Littérature-Monde du festival Étonnants Voyageurs en 2015. Elle a coordonné  le comité anglophone de la Maison Antoine Vitez, dont elle est membre depuis plus de dix ans. Elle a notamment traduit pour le théâtre James Saunders, Mark Ravenhill, Moira Buffini, David Farr, Amelia Bullmore (avec Dominique Hollier), Alexandra Wood, debbie tucker green (avec Sophie Magnaud et Gisèle Joly) et Linda McLean (avec Blandine Pélissier). Elle collabore avec l'auteur britannique Matthew Hurt à des traductions vers l'anglais (dont plusieurs surtitrages pour le Festival d'Avignon et Le Mardi à Monoprix d'Emmanuel Darley). (Source Maison Internationale Antoine Vitez)

Adèle de J. Roy-Bhattacharya : lecture par Sarah Vermande à Villequier

L'auteur du texte est Joydeep Roy-Bhattacharya. Il devrait publier l'an prochain un roman sur Adèle Hugo.

 

Joydeep Roy-Bhattacharya a étudié la philosophie et les sciences politiques à l'université de Calcutta et à l'université de Pennsylvanie. Ses romans, The Gabriel Club, The Storyteller of Marrakesh, et Une Antigone à Kandahar (The Watch), sont parus dans dix-sept langues et ont notamment été nominés à de nombreux prix littéraires. The Wall Street Journal a qualifié Une Antigone à Kandahar de "premier grand roman sur la guerre en Afghanistan". Le livre est publié en France chez Gallimard (2016). (Source Maison Antoine Vitez)

Adèle de J. Roy-Bhattacharya : lecture par Sarah Vermande à Villequier

Un très bon moment complété par une visite du musée Victor Hugo, que nous connaissons déjà. Mais c'est toujours un plaisir de revenir sur les traces du poète, de sa famille enterrée au cimetière de Villequier.

Denis

(Photo  Fabienne)

(Photo Fabienne)

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